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"Homme libre, toujours tu chériras la mer !"
"La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent."
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 Quand on ne regarde pas devant soi ... (libre) [La Souris]

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MessageSujet: Re: Quand on ne regarde pas devant soi ... (libre) [La Souris]   Dim 03 Juil 2011, 23:09

Durant le reste de la nuit, l'homme avait fini tout l'alcool qu'il avait dans son sac, il n'avait plus de tabac non plus. Il avait réfléchit à sa quête, il y en avait une dans le port, bien caché avec pour gardien un petit garçon. Il venait lui aussi du Pays des Lions. "La Souris" tenait cette information de la sorcière qu'il avait rencontré sur cette ile à la quel il avait pensé une parti de la nuit.

Quand le soleil commença à pointer son nez, il était là à le contempler, c'était son premier levé de soleil ici sur ce continent, sur cette ile. Lunielle se réveilla peu de temps après. Ils s'étaient sourit et prit leur petit déjeuner. Elle avait mit entre eux une boite avec des baie, certaine lui était inconnu, mais il goûta quand même.


- Alors, on commence par où ? Comme tu ne connais pas la région, je vais te décrire rapidement Lan Rei Est. Tout d'abord, il y a Reilor, une très grande ville, c'est là que nous nous trouvons.

Elle déroula une carte pendant qu'elle parlait, il sourit, mais avait la bouche pleine et ne pouvait la couper.


- Il y a beaucoup de villages éparpillés, on passerait des semaines à tous les fouiller ! Je ne connais pas beaucoup de choses sur les sorcières mais je crois qu'elle aiment vivre en hauteur. Je pensais donc à la montagne. Or sur cette île, il y a l'immense ceinture de Brendian. Des géants y vivent, ils sont de redoutables créatures. Ils vivent dans les monts de Pan Rei. La ville de guerriers de Fort-du-Col repousse ces géants. Il y a bien sûr aussi le sommet le plus grand de l'île, c'est le pic de Rei Dên. Il parait que on peut voir les autres îles de là-haut. J'ai traversé une fois ces montagnes, je voulais aller à l'ouest mais j'ai vite renoncé, je n'étais pas assez préparé ... Il existe peut-être une sorcière dans ces monts, qui sait ? ... Alors, ça te tente ? L'un des guerriers de Fort-du-Col est une vieille connaissance, il me reconnaitra peut-être ...

Quand il eu fini sa bouché, il posa sa main sur la carte et la regarda dans les yeux, plusieurs de ses dreads était tombé sur son visage et il dit simplement.


- Il y en a une dans le port.

En se reculant, il reprit quelques baies et le mangea. Il remit ses cheveux à leurs places. Il sourit à l'elfe et reprit la parole.


- Elle vit à quelques maisons de la taverne de hier soir et elle possède un gardien à l'apparence pur, de plus, il fait parti de mon peuple. Dès qu'on sera allait la voir si notre but n'est pas atteint, nous irons dans les montagnes.

"La Souris appréhendait le moment où il rencontrerait ce gardien. Il savait quel mal il aurait à le vaincre. Le dernier qu'il avait affronté semblait invincible, il était rapide et précis, il aurait sans difficulté coupé en deux le corps de "La Souris" si il l'avait touché avec sa hache. Et à en croire les paroles de sa sorcière, celle du port de Lan Rei Est serait plus puissante et son gardien doté d'un pouvoir destructeur.

L'homme reprit des baies, il regarda la jeune femme et machinalement chercha dans ses poches son paquet de tabac et se souvenu qu'il n'en avait plus.


(Hors-Sujet : désolé légèrement court :'( )
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MessageSujet: Re: Quand on ne regarde pas devant soi ... (libre) [La Souris]   Lun 04 Juil 2011, 15:08

Pour une suprise, c'en était une belle ! Elle ne s'attendait pas du tout à ce qu'une de ces créatures étranges vive si près d'elle et qu'elle ne s'en soit jamais rendue compte pendant toutes les longues années où elle avait vécu ici. Elle sourit. Comme quoi, la vie cache bien des mystères ...

Alors là, cette nouvelle allait drôlement leur faciliter la tâche. Ce gardien devait être drôlement puissant si elle n'en avait qu'un. Il étaient deux, le gardien était tout seul. S'il combattaient ensemble, ils avaient une chance. Lunielle, qui n'avait encore jamais combattu de gardien, avait hâte d'analyser son adversaire. Elle voulait le tester et pouvoir ajouter cette personne à la longue liste de combats intéressants qu'elle avait déjà fait.

Elle se doutait que cela n'allait pas être facile. Le combat sera sûrement très long et étreintant et, même si elle risquait de mourir, elle était prête à tout pour retrouver Laralen. Même si la vengeance n'apporte jamais rien de bon, elle avait trop souffert pour laisser cela de côté. Elle se devait de la faire, pour l'honneur de Draren et le sien.

Par contre, elle n'avait aucune idée de ce qu'elle allait faire après s'être vengée si elle était encore en vie. Elle n'y avait pas vraiment réfléchit en faite. Elle pourrait aller voir les nains et s'offrir ainsi une mémorable bagarre suivie d'une fête génial qui durerait des jours entiers. En plus, Fibur serait sûrement content de la revoir. Ou bien, elle pourrait retourner à Jennelden, son village natal. Depuis son bannisement, elle n'y avait pas remis les pieds. Elle irait sûrment là-bas, juste histoire de voir ce qu'était devenu le vieux débris qui lui servait de grand-père. Ou encore, elle pourrait retourner sur l'Opale auprès de ses compagnons d'équipage et vivre encore de fabuleuses aventures. C'était cette idée qui l'enchantait le plus même si elle était bien décidée à réaliser aussi les deux autres. Peut-être qu'au cours de l'un des ses prochains voyages ...

Elle sourit encore et, une fois que Sou eu fini de manger, elle rangea la boîte de baies.


- Bon, alors veux-tu qu'on aille voir la sorcière encore aujourd'hui, ou préfères-tu attendre un peu ? Personellement, je voudrais passer acheter quelques armes avant d'y aller afin de préparer quelques petits tours à ce cher gardien. Une journée devrait me suffir pour ça.
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MessageSujet: Re: Quand on ne regarde pas devant soi ... (libre) [La Souris]   Mar 19 Juil 2011, 17:07

La jeune elfe changea de comportement quand elle apprit qu'il y avait une sorcière en ville, comme si elle se réjouissait d'un combat futur, un combat de "qualité". "La Souris" ne comprenait plus ce genre de sentiments, il avait trop souffert, trop endurer. Il se doutait que la suite des évènements ne lui irait pas, il hésita, se leva attrapa dans son sac une petite fiole, le liquide à l'intérieur était marron, comme de la boue, ou une flaque d'eau au milieu d'un terrain vague. Il regarda la fiole puis la jeune femme puis la remit dans le sac sans dire un mot.


- Bon, alors veux-tu qu'on aille voir la sorcière encore aujourd'hui, ou préfères-tu attendre un peu ? Personnellement, je voudrais passer acheter quelques armes avant d'y aller afin de préparer quelques petits tours à ce cher gardien. Une journée devrait me suffire pour ça.

Préparer quelque petits tours? Besoin d'une journée? L'homme n'avait nul envie d'y aller maintenant, ni non plus de combattre le gardien, il venait du pays des lions et il était lié par un quelconque lien de fraternité patriotique avec ce gardien là.

"La Souris" regarda la jeune femme à nouveau et lui fit un sourire gêné, il ne pourrait pas affronter un fois de plus un de ses patriote. Il le savait, il savait aussi que battre un enfant n'était pas un honneur et qu'après avoir était renié par les siens il le serait pas ses dieux. Le pire châtiment qui puisse lui être donné, après ça il n'aurait plus qu'à mettre un terme à sa vie. Il fini par dire à la jeune elfe :


- Il n'y a pas besoin de préparation, nous ne combattrons pas le gardien. Et si il le faut, nous ne le ferons pas aujourd'hui.

Il regarda le sol et commença à rassembler ses affaires, il n'en avait pas beaucoup, mais elles lui suffisaient pour vivre. Un fois son sac sur les épaule, il s'approcha de troue dans le mur et regarda la ville, destin cruel, humanité vil.

La cité était éclairé par le soleil matinal, l'odeur des fourneaux des boulangers se faisaient sentir jusqu'au sommet du clocher, dans les rues les gens s'activaient comme de petites fourmis, certains était là pour protéger les citoyens, empêcher les fauteur de trouble d'agir, d'autres transporter, matériaux, aliment et outil, c'était la première fois que "La Souris" voyait cette ville de ce point de vue et il fut encore plus consterné, ces personnes allait faire ça toute la journée, jusqu'au couché du soleil après, ils rentreraient chez eux pour manger et se coucher, et demain tout recommencerait et à aucun moment ces personnes profiteraient du plaisir de marcher pied nu dans l'herbe, de fumer et de boire un bonne alcool au soleil en regardant les nuages, ou la mer tanguer. Triste vie. Les coutumes sont tellement différente, tellement dictée, tellement oppressante dans cette partie du monde, qu'il fut prit de nostalgie et eu un pensé pour ce gardien qui était là depuis plusieurs années, loin de chez lui et qui n'avait surement jamais revue l'un des siens depuis qu'il avait quitté son pays.


( Hors-Sujet : Désolé, j'ai été gardé une semaine de plus, mais logiquement je pourrais te répondre maintenant pendant toute les vacances )
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MessageSujet: Re: Quand on ne regarde pas devant soi ... (libre) [La Souris]   Mar 19 Juil 2011, 17:45

Sa réponse m'étonna au plus haut point. J'ouvris de grands yeux pendant qu'il ramassais ses affaires, puis je rengeais à mon tour les miennes.

- Tu ne veux peut-être pas le combattre mais j'ai des informations à lui demander à cette sorcière. Et ça m'étonnerai qu'elle veuille nous les donner gentimment. Je veux bien tenter la manière diplomatique mais au moindre signe d'aggression je combat ce gardien. Je dois faire le plein de fléchettes, il ne m'en reste plus beaucoup, c'est pour cela qu'il faut que je passe par un marchant d'armes ou un forgeron. Mais, laisse moi te poser une question : es-tu réellement décidé à rencontrer cette sorcière ?

Je n'avais pas de temps à perdre. J'avais déjà gaspillé trop de cette chose invisible que l'on appelle temps. Douze ans. C'était le temps que durai la chasse à la vampire. J'avais envie de commencer quelque chose de nouveau, de voir mes anciens compagnons de bataille peut-être, mais je ne pouvais pas passer ma vie à boire et combattre dans les tavernes miteuses de Reilor.

Je pris mes affaires et descendit de la plate-forme sur laquelle nous avions passés la nuit en lui lançant :


- Si tu veux la voir, suis-moi. Sinon ... c'était bien sympas de te rencontrer, Sou.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Quand on ne regarde pas devant soi ... (libre) [La Souris]   Mer 20 Juil 2011, 15:42

Il avait agacé la jeune elfe, mais là, il avait choisi, choisi de prendre quelque distance entre sa quête et lui, il était déterminé à ne pas combattre, la morale, un sentiment abstraie, dictée par des règles, des lois que l'on nous à apprit, et ceux qui nous l'enseigne l'ont apprit de d'autre personne qui l'ont apprise eux même, et au final, elle ne rime plus à grand chose. Mais au fond de lui, "La Souris" avait un "je ne sais quoi" qui lui disait de ne pas foncer tête baisser, et c'est exactement ce que la jeune femme était prête à faire.

Il attrapa dans son sac la fiole marron, la déboucha et renifla, l'odeur était désagréable. Il regarda Lunielle descendre, et lui dit :


- Je suis désolé, je ne t'accompagne pas... Pas maintenant... Retrouve moi ici dans une heure.

Il espérait tant retrouver son nom, son honneur et potentiellement proche du but, il commençait à douter. Il allait devoir utiliser la magie de ses ancêtres pour retrouver cette confiance, cette sureté, ou la perdre.


- J'ai moi aussi quelque choses à faire avant d'aller ou non voir cette femme.

La fiole marron était toujours débouché, en réalité, elle contenait simplement un mélange de champignons hallucinogène, de graines écrasé et de la résine de pavot, dans cette partie du monde, tout ces ingrédients sont considérer comme des drogues à part entière, mais la communions avec les dieux devait se faire. Il n'attendit pas la moindre réponse de la jeune elfe. Il avala le contenu de la fiole. Ses sensations changèrent, il sentit ses jambes lourde, ses paupières, puis ses bras. Il s'assit et fini par se coucher.


Noir - Blanc. Obscurité - Lumière. Le Bien - Le Mal. J'aime me retrouver ici. Je ne ressent rien, je ne voit que ce que je dois voir, j'entends que le nécessaire. Ici la vie m'importe peu, je suis ici, mais je ne le suis pas, mon âme à quitter mon corps, mais je ne suis pas mort pour autant, c'est comme un changement de dimension. Je suis, et je resterais.

L'arrivé dans ce monde est toujours difficile, car j'y vois des lumières par milliers, changeante en intensités et en couleurs, des forme plus ou moins géométriques, des ronds, des carrés, des rectangles, des polygones à plusieurs centaines d’arêtes, et toujours ces lumières qui m'éblouissent, ce sont les âme de tous ceux qui se sont perdu dans ce monde, hostile et pacifique, bienfaisant et malfaisant. Et enfin je sens quelque choses, ou plutôt, je ne sens pas cette choses, le sol. Je tombe, pour le moment je n'ai pas peur, je suis encore au-dessus des nuages, j’aperçois au loin un oiseau, et plus il s'approche de moi et plus je distingue ses formes, ce n'est pas un oiseau, mais plutôt un griffon, des ailes en or, une tête d'aigle royale, un corps de lions, cet animal tourne au-tour de moi et repart comme si je n'étais pas là. La partie la plus difficile de mon voyage arrive et je la vois s'approcher de moi à plus de deux cents kilomètres-heures. L'impact est inévitable si je veux continuer, si je dois affronter mon destin, ou le subir.

J’atterris sans le moindre mal, sans le moindre bruit, aucune douleur, rien, j'ai percuté le sol et je me relèves, ce monde est magnifique, je suis au milieu d'une ville portuaire, vide, personne au tour de moi. Une petite lumière tourne au-tour de ma tête, puis me montre le chemin. Je reste debout, inerte, impassible, et enfin de compte je me rend compte que je suis dans le port de Reilor. Décidé à suivre la lumière j'avance et me retrouve devant une toute petite chaumière, ressemblant en tout point aux descriptions que l'on m'en a faite, une bougie noir avec des écriture rouge brulé, un petit garçon assis sur un banc, lui aussi ressemble vaguement à une description, mais je ne m'en souvient pas, il me regarde, ses cheveux étaient coiffé en dreadlocks, il a le teint légèrement matte. Il se lève et en se levant, il grandit et prit la forme d'un adulte et plus il se redressait et plus je me rendit compte que sont corps se transformait, ses cheveux se démêlaient, et quand il fut debout, il n'avait plus forme humaines, il avait un tête de lions, une belle crinière, ses mains ressemblait à des pattes, tout comme ses pieds et il se pencha lentement et se retrouva à quatre pattes par terre, le jeune garçons était devenu un beau et grand lion.


- Cela fait bien longtemps que tu n'es pas venu me rendre visite Xxxxx, la dernière fois tu te demandais si tu devais ou non affronter ton père. Et je m’aperçois que le jeune lionceau à grandi et maintenant tu viens me voir pour me quérir quelques conseil sur ta quête.

J'essaye de répondre, mais je n'y arrive pas, je n'ai pas la permission de répondre à ce dieu vivant, pourtant il me connait, et je le connait, depuis mon baptême il me suit et depuis mon baptême je le suit, je ne sais pas quoi faire, je m'assoie sur le banc et lui devant moi, il pause son imposante tête sur mes genoux, je passe mes doigts dans sa crinière, elle est douce, pas un nœud, pas une saleté, l'animal est pur, divin.


- Xxxxx, suis ton chemin, car il sera sombre et sanglant, affronte ton destin et reviens chez nous en héros, soumet toi à la tentation du bien et du mal, trouve ta vocation et si tu dois renier nos principes, vas jusqu'au bout de ta quête.

- Je ne veux pas perdre mon parrain, je ne veux pas perdre tes conseils, je veux pouvoir vivre à nouveau sans remord.

Je continue à caresser l'animal, perplexe, un peu surprit par son discourt, comme si tout ce que l'on m'avait apprit perdait son sens, je me sens encore plus perdu que quand je suis arrivé, pourtant c'était simple, il faut que je suive ma route. Mais à présent je me souviens, la chaumière c'est celle de la sorcière et l'apparence du petit garçon c'est celle de son gardien. Mon parrain s'évapore, le monde au tour de moi se met à tourner, le sol sous mes pieds commence à reculer, les lumières de couleurs réapparaissent, puis les formes géométriques.


"La Souris" ne se réveilla pas, il dormait à même le sol, la fiole dans une de ses main. Il respirait fort, mais ne bougeait pas. Son voyage spirituel avait bien durée une heure.
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MessageSujet: Re: Quand on ne regarde pas devant soi ... (libre) [La Souris]   Mer 20 Juil 2011, 17:54

- C'est d'accord, à dans une heure alors !

Je sortis ensuite dans l'air frais du petit matin. J'étais à court de fléchettes et il fallait que je fasse une réserve de somnifère ainsi que de poison. Pour cela, une petite visite chez quelques amirs s'imposait.

Je pris une rue annexe et traversais le port. Reilor était déjà bien réveillée, non, en fait, elle ne s'endormait jamais, tout était un continuel va-et-viens. Pendant que des personnes dorment, d'autres les remplacent et ainsi de suite sans cesse. Je passais devant une petite boutique d'armes puis je m'arrêtais devant une bâtisse à l'allure ancienne.

Je poussais la porte et entrais à l'intérieur sans hésitation. Je me trouvais dans une petite échoppe, toutes sortes de potions se trouvaient sur les étagères, de toutes les couleurs, de tous les aspects allant de la simple bave de crapaud aux potions les plus complexes à réaliser. Je m'approchais du comptoir et tapais la petite clochette poussiéreuse. Le son retentit dans l'air et une femme apparut, sortant de l'arrière boutique.

Elle avait la trentaine et avait été gâtée par la nature. Elle portait une simple tunique décolletée et un pantalon de toile clair. Ses cheveux noirs s'échappait en touffes éparses du bandeau blanc qu'elle portait sur la tête. Une aile blanche dépassait de sous son omoplate gauche. Dès qu'elle me vit, elle s'approcha et s'accouda avec nonchalance.


- Tiens donc, mais c'est Luni ma parole ! Ça fait un bail que t'es pas venu dans ma boutique ! Qu'est-ce tu deviens ?

- Kalliana ! Comment vas-tu ? Ton aile ne te fait pas trop souffrir ?

- Ça vas mieux depuis quelques jours. J'ai été voir Len et il m'a refilé des médoc. La différence avec ceux de l'autre fois c'est que ceux-là marchent vraiment ! Je ne ressent plus la douleur. Je te jure ! Ces connards de mafieux ! Ma vie est un enfer depuis le jour où ils m'ont coupé une aile ! Mais je crois que je t'ai déjà raconté cette histoire, non ?

- Oui, que depuis dix ans maintenant tu es forcée de vivre dans ce taudit et à vendre tes foutus potions, je sais, c'est la vingtième fois que tu m'en parle mais tu as raison, entre amis on partage tout.

- Ouais, j'ai toujours enviée ta liberté Luni. Et même si tu as vécue quatre fois ce que j'ai vécue, tu reste quand même une gamine pour moi ! Alors, la chasse est bonne ces temps-ci ?

- Bof, comme d'habitude quoi ! Mais je viens de mettre la patte sur une nouvelle piste qui me ménera peut-être au grand méchant loup. Tu étais au courant qu'il y avait une sorcière dans le port ?

- Ouais, cette vieille chouette illuminée qui se trimbale sans cesse avec un gamin ? Je ne la connaisa pas personnellement et je ne l'ai vu que deux fois en dix ans ! dit-elle en ajoutant le geste aux paroles.

- Et tu m'as rien dis ?! Figure-toi que peut-être grâce à elle, je vais mettre la patte sur ma proie ! Sais-tu si elle est puissante ?

Elle hocha les épaules et ajouta :

- Oh, ça j'en sais rien ! Je suis pas fonctionnaire ! Mais une chose est sûre, elle traficotte un truc cette mégère-là ! Après ce que j'en dis ... tu crois bien ce que tu veux mais je suis sûre que, vu le regard déterminé que tu m'affiche là, tu vas aller lui causer deux mots ! Je me trompe ?

- Eh non, tu as juste, encore une fois ! Tu devrais sérieusement penser à devenir voyante !

- Oui, bien sûr ! Tu me vois me casser le cul avec des foutus cartes à la con ?! Dès que je ferais un pas dehors, il me prendront pour un oiseau de mauvaise augure et je finirais en poulet grillé dans une des tavernes dans lesquelles tu cause un si joli bordel !

- Chacun ses petits jeux et plaisirs, d'accord ?! Et puis, ce que je fais dans les tavernes ne regarde que moi !

- C'est vrai, c'est vrai ! Excuse-moi si j'ai touché ta fierté inébranlable, madame la buveuse ! N'empêche, fait gaffe quand même, les flics sont partout ! Bon, t'es pas venu ici pour taper la causette, quoique ça me ferait bien plaisir mais t'es pas de cette trempe à venir faire chier les gens qui t'aident ! Alors, je t'emballe quoi ?

- Tu ne changeras jamais, Kalliana ! Bon, je te prends un bocal de somnifère, un de poison de serpent des monts d'El ainsi qu'une fiole de poudre de poison de grenouille jaune des marais.

- Ça marche, dis-moi, toi, tu prépare un petit tour à quelqu'un ! Si tu veux, pour le somnifère, j'ai des petites doses, un bocal vaut quinze, je te les emballe ?

- Oui, ça m'arrange, ce sera plus facile pour les flèchettes.

Elle alla chercher la marchandise et je rengeais le tout dans mon sac. Puis, m'interpella de nouveau :

- Ça fait 23 pièces d'or, je te fait un prix. T'as du change ?

- Bien sûr, pour qui tu me prend ? Je suis ta meilleurs cliente !

Je sortis deux bouteilles de rhum et une de vodka et je posais le tout sur le comptoir. Elle les saisis, les observa d'un oeil expert et, enfin satisfaite, posa les trois bouteilles dans un coin. Je lui tendit ensuite un morceau de vieux papier avec quelque chose de griffonné dessus.

- C'est quoi ?

- Le lieu où tu peux trouver ce fameux papillon vénéneux que tu cherches tant. Il m'a fallut deux mois pour l'avoir ! Mais je te dois bien ça !

- Merci Luni, passe quand tu veux !

Je sortis après un dernier salut et montais sur les toits. Ayant trouvé une place confortable et assez proche de la petite église, j'entreprit la fabrication de mes flèchettes. Je rejoignit ensuite Sou à l'intérieur de l'église. Une heure s'était écoulée depuis mon départ et il semblait ne pas avoir bougé.
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MessageSujet: Re: Quand on ne regarde pas devant soi ... (libre) [La Souris]   Dim 24 Juil 2011, 19:35

Quand on dort, quand on est dans un monde créer de toute pièce plongé dans son fort intérieur, on ne s’aperçoit pas que dans le monde réel notre corps est fragile, en proie au premier danger, mais quand on est plongé dans ce genre de monde, rien autour n'a plus d'importance que le bien-être dans le quel nous nous trouvons. Le réveil est difficile, voir violent, et parfois, nous ne nous réveillons pas.

La veille, "La Souris" avait accosté dans un port qui lui était étranger, inconnu. Il avait marché au milieu de la foule, aveugle et violente, par peur, ou dépit, il avait fuit cette cohue. Il était entré dans un bar que la populace était entrain de fuir, et il avait bousculé une elfe, il avait sympathisé avec elle, ils avaient bu, un bagarre c'est déclenché et pour ne pas avoir affaire à la justice des hommes, ils avaient fuit par les toits. Ils avait trouvé refuge dans une vieille église désaffecté, en ruine, et passé la nuit là bas, chacun d'eux avait un but, un objectif, et ils allaient s’entremêler, leurs quêtes devinrent la même, à la recherche de la plus rare des créatures de ce monde, mi-humaine, mi-démone, ils cherchaient une sorcière.

Ce ne fut pas le bruit des pas de Lunielle qui le réveilla, ni même le chant des oiseau qui avait leur nid dans la charpente de la bâtisse, non, ce fut un éclaire, non bien-sur pas un éclaire au sens propre, un éclaire dans le sens qu'il dormait et dans son rêve, il se vit assassiner un enfant, pire, un enfant de son peuple, un enfant lion. En sueur, paniqué il se redressa sans crier gare, sortant par la même occasion de son sommeil. "La Souris" eu un peu de mal a se situer, a retrouver exactement ses idées. La jeune elfe était là, une heure c'était écoulé, déjà et pourtant il c'était passé quelque choses. L'homme sourit se mit debout, il était sur et certain, il n'avait plus aucune hésitation, il devait y aller, sinon tout son voyage n'aurait servis à rien, toute cette douleur, cette violence. Il fit passer ses cheveux derrière ses épaules et fini par dire


- Je n'ai plus aucune hésitation, plus aucun doute, Je vais... Nous allons allé voir la sorcière.

Il se baissa pour prendre la fiole vide, la rangea dans son sac, fouilla dedans et en sortie une dague, la lame était légèrement courbé, avec des motifs en or et en argent, le manche était fin, et se terminait en tête de lion avec la gueule ouverte, tenant entre ses dents un rubis d'un rouge éclatant. Il souris et la tendis à la jeune elfe.


- Ce matin nous allons y aller.
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MessageSujet: Re: Quand on ne regarde pas devant soi ... (libre) [La Souris]   Dim 24 Juil 2011, 20:26

- Ce matin nous allons y aller.

Je lui souris et nous sortîmes tous les deux de la petite église. Nous nous dirigeâmes ensuite vers le port.

L'air était doux et un tout petit Vent soufflait sur le port, accompagnant les navires. Ceuxc-i étaient grands et magestueux, ils regardaient les hommes du haut de leur coque, beaucoup plus grands que ces créatures fragiles.

Mais celui qui sait être libre peut monter encore plus haut que les navires. Oui, il se sert de celui-ci, lui grimpe dessus comme un vulgaire insecte escaladant une montagne. Il monte sur le mât, utilisant ses capacités pour se propulser toujours plus haut, encore et encore jusqu'à atteindre le sommet matériel. Debout dans la vigie, ne pouvant monter plus haut et ne sachant pas voler, il tend les mains vers le ciel.

Le ciel, immense étendue parcourue de nuages aux couleurs changeantes selon le temps. Le ciel, abri du paradis, domaine des anges. Un endroit où tout n'est que pureté, où l'on se sent si léger que la simple notion d'apesanteur n'est que rigolade. C'est ce que racontent les légendes mais si elles sont vrai, alors j'aimerais bien aller faire un petit tour là-bas un de ces jours, juste histoire de pouvoir traverser le ciel librement.

Oui, sentir le Vent sur sa peau à des dizaines de mètres d'altitude, se fondre dans les nuages, se laisser porter, dériver jusqu'à des contrées inconnues, toujours plus loin, sans s'arrêter jamais.

Mais celui qui sait se sentir libre garde néanmoins les pieds sur terre. Il n'a pas le choix, il ne peut pas monter plus haut, ne possédant pas d'ailes. L'accès au ciel lui est refusé mais toutes sortes de compensations l'attendent sur terre, il suffit juste de bien chercher.

Je repris le cours de mes pensées au moment où nous arrivions devant l'habitation de notre fameuse sorcière. J'étais prête et il me semblait que maintenant Sou l'était aussi.
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MessageSujet: Re: Quand on ne regarde pas devant soi ... (libre) [La Souris]   Mer 27 Juil 2011, 22:58

Comme si la dispute qu'il y avait eu une heure avant avait laissé un froid entre les deux êtres, ils prirent la route pour se rendre chez la sorcière.

Ils passèrent sur le port, devant plusieurs grand voilier, "La Souris" ne les regarda même pas, la mer, les bateaux, il avait passé tellement de temps sur des navires qu'il espérait remonter sur l'un deux uniquement pour rentrer au pays. Il ne dit pas un mot à la jeune elfe, et elle ne prit pas la parole pour autant. Comme si elle était dans ses pensé, elle semblait dans ses pensées, comme ébahie devant les navires. "La Souris", lui repensait à son voyage spirituel, et il pensait déjà au prochain qu'il ferait, rencontrer son parrain un nouvelle fois, mais cette fois, il ne viendrait pas pour lui demander conseil, il viendrait pour lui. Depuis son enfance il était là, depuis son baptême, et jamais depuis ce jour, il ne l'avait senti comme ça en lui, jamais il n'avait trouvé plus de sens à ses mots que cette fois-ci.

Plus ils marchaient et plus ils s'approchaient de la chaumière et forcément, ils arrivèrent devant. La porte était ouverte, des bruits d'enfants se faisait entendre derrière la maison, un ballon de cuir vola par dessus le toit et arriva juste devant les pieds de la jeune elfe, "La Souris" posa sa main sur l'épaule de cette dernière, sentant qu'elle était prête à attaquer à tout instant. Deux jeune garçons d'une dizaine d'année arrivèrent en courant, l'un avait les cheveux très court, le ventre bedonnant et l'air niais, l'autre avait les cheveux long en dreadlocks, la peau matte et le corps svelte, il était pieds nu, avec un simple short qui lui arrivait au-dessus des genoux, il était torse nu.


- Excusez-nous, on jouait au ballon, est-ce que vous pouvez nous le rendre s'il vous plait?

Le petit bedonnant resta en arrière, mais l'enfant lion lui s'approcha téméraire, insouciant, comme si il ne se doutait pas du danger. "La Souris" le regardait sans pouvoir dire un mot, ce garçons lui ressemblait quand il était plus jeune, avec quinze ans de moins, sa aurait pu être lui à la place de ce jeune garçon. Derrière les deux enfants, sur le seuil de la porte une jeune femme sorti et regarda la scène, elle resta sans un bruit, sans dire le moindre mot, elle dévisageait "La Souris" et Lunielle, elle savait pourquoi ils étaient là.

"La Souris" regardait toujours le jeune garçon, comme si il était en état de choc, sa détermination reprit le dessus s'accroupit pour se mettre à la hauteur du garçon, le jeune bedonnant partit en courant.


- Je sais qui vous êtes Monsieur, et vous aussi Madame. Vous êtes l'homme au nom oublié et vous vous êtes la femme à l'amour assassiné.

Comment savait-il ça? Son pouvoir? Pour "La Souris", il avait peut-être quitté son pays après l'accident, mais il était trop jeune pour se souvenir de ça, mais pour la jeune elfe, c'était une histoire qui avait eu lieu avant sa naissance. La femme derrière fini par s'avancer, elle dégageait une grande puissance, elle n'avait pas une aura bienfaisante, mais pas non-plus malfaisante, et elle regarda Lunielle dans les yeux.

"La Souris" lui, un peu désarçonné par les paroles du garçon prit la parole


- Nous voulons juste voir ta maitresse.

- Moi je le connais votre nom, vous vous appelez "La Souris", vous avez mérité ce nom, vous l'avez entretenu et combattu pour l'avoir, maintenant que vous l'avez vous n'êtes pas fière de le porter? Et vous Madame, la personne que vous chassez, c'est vous même, vous rejetez la faute sur cette femme, mais vous n'êtes pas capable de prendre vos responsabilités, d'assumer vos actes.
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MessageSujet: Re: Quand on ne regarde pas devant soi ... (libre) [La Souris]   Jeu 28 Juil 2011, 13:44

C'est alors que nous arrivâmes devant la maison de notre cible. Une maison assez simple je dois l'avouer mais j'avais appris à me méfier des apparences et c'est tendue comme un arc que je vis le ballon atterir devant moi. J'étais légèrement surprise et je levais un sourcil interrogateur quand Sou posa la main sur mon épaule comme pour me calmer. Deux jeunes garçons apparurent de derrière la maison et s'approchèrent de nous.

Le premier, un simple humain plutôt rond resta en arrière, comme appeuré en voyant mon air décidé. Le deuxième n'hésita pas une seconde et s'approcha encore plus près. Il ressemblait beaucoup à Sou mais avec quelques années en moins.


- Excusez-nous, on jouait au ballon, est-ce que vous pouvez nous le rendre s'il vous plait ? Demanda-t-il d'une voix assurée.

J'avais répliquer mais l'enfant ne s'arrêta pas en si bon chemin et continua :


- Je sais qui vous êtes Monsieur, et vous aussi Madame. Vous êtes l'homme au nom oublié et vous vous êtes la femme à l'amour assassiné.

J'en ai presque sursauté de surprise. Comment ce gosse pouvait-il savoir ? Je n'aimais pas cet endroit : il sentait la magie à plein nez. Et le problème c'est que je n'arrivais pas à dire si cette magie pouvait nous être menacante ou non. Je détestais ça.

Tout de suite, mon esprit anaysateur reprit le dessus et je me mis à réfléchir intensément tout en m'efforçant de garder mon calme. Il m'avait appellé madame, or de physique je n'avais que vingt-quatre ans. Ça aurait pu être par politesse mais j'en doutais et penchais plutôt qu'il savait exactement qu'elle âge j'avais. De plus, le fait qu'il soit très au courant de mes relations amoureux ne me laissait pas indifférente. Le sentiment que cet enfant en savait beaucoup trop devint encore plus présent dans mon esprit.

Soudain, Sou rompit le silence en prenant la parole :


- Nous voulons juste voir ta maitresse.

- Moi je le connais votre nom, vous vous appelez "La Souris", vous avez mérité ce nom, vous l'avez entretenu et combattu pour l'avoir, maintenant que vous l'avez vous n'êtes pas fière de le porter? Et vous Madame, la personne que vous chassez, c'est vous même, vous rejetez la faute sur cette femme, mais vous n'êtes pas capable de prendre vos responsabilités, d'assumer vos actes.

Ce fut la phrase de trop. Ce gosse avait raison, Draren était mort de ma main mais ce n'était pas moi qui avait lancé le défi et puis Laralen avait été aussi perdante que moi dans cette histoire. Je cédais la place à la colère et je fis un pas menacant vers l'enfant qui ne bougea pas d'un poil. Je détestais avouer que nous avions tous les deux raison d'un certain point de vue. C'est tellement plus facile de rejeter la faute de ses actes sur quequ'un d'autre.

Mais un fait pourtant me turlupinait : pourquoi, dans ce cas, Laralen avait fuit ? Si elle était restée, elle n'aurait pas hésité à me faire des reproches et je me serais alors vraiment sentie coupable. Peut-être même que toute cette histoire ne serait jamais arrivée. Mais elle avait fuis, abandonnant son ancienne vie derrière elle, refusant de songer au passé. Et moi pendant ce temps, j'avais fait tout le contraire.

Je fis alors un autre pas en direction du gosse qui ne bougea toujours pas et ne sembla même pas avoir, ne serait-ce qu'un peu, peur de moi.
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MessageSujet: Re: Quand on ne regarde pas devant soi ... (libre) [La Souris]   Jeu 28 Juil 2011, 19:55

Lunielle s'énervait de plus en plus, mais comme si quelque choses l’empêchait d'agir comme elle l'avait décidé dès le début. L'apparence du garçon était toujours aussi désappointante, et les paroles qu'il proférait à présent l'était toute autant.

"La Souris" voyait bien que la jeune elfe avançait vers le gamin et que lui ne bougeait pas, et cela l'énerverait surement. L'homme au dreadlocks, se releva et prit une garde discrète, pied gauche devant et le fit reculer pour que le pied droit prenne sa place. Le garçon lui, regarda la jeune elfe et se mit à rire, la femme qui s'avança arriva à leur hauteur.


- Mademoiselle, Monsieur, que puis-je faire pour vous?

Elle était jeune, son visage était fin et ses cheveux étaient blanc et long, elle avait la peau blanche, comme si elle n'avait jamais vue le soleil, ses yeux étaient violet, presque rose. Elle était habillé avec une robe jaune-orangé qui lui descendait au niveau des chevilles.

Quand le garçon entendit la voix de la femme, il s’arrêta net de rire et fit un pas en arrière, son assurance changea, il semblait avoir peur. "La Souris" regarda Lunielle, puis regarda l'enfant et enfin regarda dans la femme qui venait d'arriver. Elle ne lui inspirait pas confiance, et son aura n'était pas rassurante, il ne savait pas comment réagir.


- Et bien exprimez-vous.

Le garçon fit un deuxième pas en arrière, il regardait maintenant le sol, la femme se retourna vers lui brusquement puis se tourna à nouveau vers Lunielle et "La Souris". Le jeune garçon stoppa tout mouvement et s’agenouilla.

"La Souris" eu senti son cœur se retourner quand il vit la réaction de l'enfant, la particularité du pays des lions est que son peuple est libre, et voir ce garçon soumis à cette femme. Il n'y a pas de doute possible, c'était elle la sorcière.


- On a besoin de vos services.

Il la fixa droit dans les yeux, attendant une réponse, une geste.

Surement qu'elle vivait là incognito, sans que personne sache réellement qui elle était, et ce qu'elle faisait, mais c'était une jeune femme, avec un enfant, alors les gens du quartier ne se posait certainement pas la question à savoir si oui ou non elle pratiqué les magie illégales. Quand on lui demandait ce qu'elle faisait ici elle devait répondre que son mari avait été assassiné par une créature de la nuit, que pour garder son fils en vie elle était venu s’installer en ville et personne ne devrait se poser plus de question que ça.
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MessageSujet: Re: Quand on ne regarde pas devant soi ... (libre) [La Souris]   Ven 29 Juil 2011, 15:18

- Mademoiselle, Monsieur, que puis-je faire pour vous ?

La femme avait l'apparence d'une personne jeune mais à chacun de ses pas, la certitude que c'était notre sorcière se renforça dans mon esprit. Elle n'était pas dangereuse d'apparence mais les illusions sont parfois trompeuses et je ne m'arrâtais pas à cette eventualité.

Elle fut bientôt à notre hauteur et, si Sou se mit discrètement en garde, je n'en fit rien. Ou du moins, je n'en laissais rien paraitre mais je bouillais intérieurement. Je n'avais qu'une envie c'était de me jeter sur ce gamin et lui donner une bonne correction afin de lui apprendre comment parler aux plus vieux que soi.

Pourtant, je n'en fis rien, laissant la discusion passer avant les actes. La femme s'arrêta à deux mètres de nous et reprit :


- Et bien exprimez-vous.

Le gamin recula alors et se mit à genoux à côté d'elle avec une expression de crainte sur le visage. Il lui était soumis. Cela renforça encore plus mes doutes et j'eu presque pitié pour cet enfant. Sou enchaina alors.

- On a besoin de vos services.

Je ne dis rien, laissant mon partenaire mener la conversation. Je restais néanmoins sur mes gardes, ne connaissant rien sur les personnes qui nous faisaient face mais sentant que c'étaient elles que nous recherchions. Je ne savais pas si cette femme allait nous donner simplement les informations que nous étions venus chercher mais j'étais plus ou moins prête à toute éventualité ...

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Quand on ne regarde pas devant soi ... (libre) [La Souris]   Dim 31 Juil 2011, 17:31

Lunielle laissait "La Souris" se débrouiller avec les diplomatie, mais elle était elle aussi sur le point de déclencher un nouveau combat.

"La Souris" attrapa une de ses dreadlocks d'une main et la roula, comme si c'était un geste machinal, il regarda le garçon, puis à nouveau la femme, tout ce passa très vite en réalité, ça ne faisait pas très longtemps qu'ils étaient là, mais la pression, et les effets des drogues qu'il avait prit avant de venir lui faisait croire que le temps passé beaucoup plus lentement.


- Bien, alors suivez moi!

La femme parlait sèchement, mais gardait un ton et une allure poli, elle tourna le dos à ses deux convive et s’avança vers la petite chaumière. Les voisins ne sortaient pas le bout de leurs nez, des personnes avec des apparence peu commune, qui se présente dans une chaumière ou une femme vie, de plus si cette femme dit que son mari a été assassiné, en sommes, ils avaient peur.

"La Souris laissa la jeune elfe suivre la femme, il aida le garçon à se relever, même si il n'en avait pas besoin. Il marcha à sa hauteur et avant de rentrer dans la maison, il ne put s’empêcher de demander


- Tu as quitté le pays quand?

- Vous savez, le chef, n'est pas comme le précédent, celui-là a armé la milice, il leur fait porter des vêtements métallique, il ne respecte plus le monde.

- Tu es trop jeune pour partir, par toi même, si tu es ici c'est pour une bonne raison.

- Je suis maudit comme vous Monsieur, moi je ne vieilli pas. J'ai vue votre combat, j'ai acclamé votre père, et j'ai pleuré votre... Lâcheté. Le nouveau chef a fait assassiné mes parents peu de temps après votre départ et je suis allé voir la sorcière, elle ma dit que si je voulais que tout cesse, je devais lui rendre un service et maintenant, je suis au service de son arrière-petite-fille.

Quel macabre révélation,


( Hors-Sujet : Désolé, c'est un peu court, sa n'avance pas trop, mais la sa fait quelque poste que je trouve qu'il ne se passe pas grand chose, ou du moins j'ai l’impression de faire avancer tout seul, alors je coupe mon poste ici comme sa sa te laisse champ libre pendant quelque minute avec la sorcière dans la maison. )
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MessageSujet: Re: Quand on ne regarde pas devant soi ... (libre) [La Souris]   Lun 01 Aoû 2011, 15:10

- Bien, alors suivez moi !

Je suivis la femme, laissant Sou discuter un peu avec l'enfant qui, visiblement, semblait le connaitre beaucoup.

La maison était une simple chaumière. Elle ne contenait rien de spécial au premier abord et était assez vide de meubles. Seulement le nécessaire se trouvait là. Elle passa par ce qui semblait être un salon, puis se dirigea vers une porte lourde qu'elle ouvrit sans problèmes. Je la regardais faire et cela me renforça encore plus dans la conviction que c'était bien la personne que nous cherchions.

Elle entra et je la suivis sans hésiter. C'est dans ce genre de moments que toute personne normale devrait avoir peur. Quand le soit-disant méchant vous fait entrer dans son antre maléfique afin de vous faire tomber dans un piège des plus prévisibles. Sauf que j'étais loin d'être normale. Par mon passé, mon physique, mes capacités.

Je la suivis et elle laissa la porte ouverte sûrement pour que Sou nous trouve sans problèmes. Un escalier sombre s'enfonçais dans les profondeurs de la terre et elle avança doucement, moi sur ses talons. Chaque pas me clamait qu'au bout de cet escalier se trouvait un endroit bourré de magie noire et blanche, ce qui était assez étrange comme sentiment.

Enfin, nous arrivâmes au bout de l'escalier qui donnait sur une salle assez vaste. Une grande table se trouvait au milieu, plusieurs armoires étaient collées aux murs ainsi que des étagères pleines à craquer de potions et divers grimoires poussiéreux. Elle sortit une sorte de boule de cristal d'un coffre en bois et la posa sur un coussin de velours mauve qui se trouvait sur la table.

Je n'avais jamais vu de sorcière et encore moins de sorcière faire de la magie. C'est donc avec intérêt que je notais tout dans ma mémoire.

Elle posa alors un regard glacial sur moi et me demanda d'une voix forte et sérieuse :


- Alors, que voulez-vous savoir ? Je vous pose la question par pure politesse, je sais très bien pourquoi vous vous trouvez ici, mademoiselle Elwindor. Ou bien, dois-je vous appeller madame Seiwyr ? Voyez-vous, votre cas est tellement compliqué et ambigue que moi-même je ne sais comment vous appeller. Mademoiselle Elwindor, le nom de vos parents mais vous avez été fiancée mais presque mariée. De plus, vous avez eu un enfant avec votre défunt futur-mari/fiancé. Je dois donc avouer que vous êtes le cas le plus casse-tête que je n'ai jamais rencontrée !

- Merci pour ces paroles, je prendrais ça comme un compliment. Mon titre suffira.

- Dans ce cas, dois-je vous appeller Guerrière de Lodola ou bien chevaucheuse du Vent et de la Nuit ?

- Disons, le titre plus poétique alors. Et la simple fonction suffira.

- Très bien, chevaucheuse donc.

- Pourquoi toute cette mise en scène ? Vous connaissez presque tout sur moi, prendre le nom de mes parents vous aurait suffit, non ?

- C'est pour remplir votre fiche, je fais une fiche sur chaque personne qui demande mes services. Il me faut donc des informations complètes et précises.

Je me dis rien mais je n'aimais pas trop l'idée d'une quelconque trace de moi dans les affaires de cette sorcière. J'étais venue ici pour un simple renseignement et afin d'accompagner Sou. La femme posa alors ses mains sur le cristal et commença à prononcer toutes sortes d'incantations mélangeant les deux types de magie. Je n'avais jamais vu ça et c'est avec curiosité et intérêt que je la regardais faire. La boule s'alluma et prit les sept couleurs de l'arc-en-ciel à la fois. Puis, elle s'éteignit et la sorcière me donna son verdict.

- Votre proie se trouve en mer en ce moment, il me semble qu'elle se dirige vers Ghurol. Mais elle n'est plus sur Lan Rei, s'est certain. Maintenant, parlons de ce que vous allez me donner en échange ...

- Que voulez-vous ?

- Un litre de votre sang. Le sang elfique recelle bien des secrets et vous êtes même une exception dand votre race. Votre sang est donc extrêmement rare et précieux.

- Un millilitre.

- Cent.

- Vingt et on oublie la fiche.

- Ça marche.

Elle sortit ensuite une petite fiole et me préleva un peu de sang avec une petite seringue. J'entendis ensuite du bruit dans l'escalier. Ce devait être Sou accompagné de l'enfant ...
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MessageSujet: Re: Quand on ne regarde pas devant soi ... (libre) [La Souris]   Mar 02 Aoû 2011, 08:08

Devant les révélations du garçon, "La Souris" se rattrapa au chambranle de la porte. Le seul qui pouvait prendre la place de son père à par lui était son oncle, le frère de son père, il était machiavélique, méchant, et d'un profond sadisme, il représentait toute la malveillance du pays des lions, il était à lui seul, l'homme le plus apte à détruire le pays de l'intérieur. "La Souris" Regarda le garçon, il savait que la sorcière qui les avait maudit tout deux n'était pas bienveillante, elle avait fait sacrifier dix nouveaux nés pour soi-disant protéger le combat ultime, le dernier combat d'un chef digne. Avec du recul, l'homme aux dreadlocks comprit que c'était en réalité pour maudire ce combat, et permettre d'éliminer les deux puissant combattant du pays et permettre à un traitre de prendre le pouvoir.

"La Souris" et l'enfant finirent par entrer dans la chaumière, elle semblait normal d'apparence, quand on entrait, on arrivait dans un genre de salon, avec un table basse et un canapé en cuir, une cheminée avec un foyer allumé, sur le feu, il y avait une marmite qui cuisait à feu doux et dégageait une odeur de soupe à la tomate. Rien à voir avec la magie, enfin, en apparence.


- Je suis désolé, pour tout ce qui t'es arrivé.

- Ce n'est pas votre faute, c'est le destin.

Cruel destin, toi qui contrôle nos vie, toi qui dirige les peuples, et qui fait des hommes de simples jouets. "La Souris" ne croyait pas au destin, pour lui c'était quelque choses que l'on provoquait, voir qui n'était simplement une excuse aux maux d'une vie. Il pensait que le destin était une choses qui empêcher les gens de vivre comme ils le veulent. D’ailleurs, la vie, il la voyait avec un caractère plutôt hédoniste, se satisfaire de l'instance présent, vivre au jour le jour, en résumé "Carpe Diem". Il posa sa main sur l'épaule du garçon, se mit à sa hauteur. Il chercha dans son sac et en sortie le livre qu'il avait montré la veille à Lunielle.


- Prends-le! Se sera le gage de la promesse que je vais te faire.

Le garçon regarda le livre, puis regarda l'homme qui lui tendait, il était ému, comme si on venait de lui offrir une étoile, ce livre résumait l'histoire, les coutumes et les rite de toute un peuple, tout un pays. Le livre expliquait tout le chemin à faire pour devenir un adulte aux yeux de la société, il expliquait les raison de tel ou tel règle. Mais il avait aussi une valeur sentimental pour "La Souris".


- Quand je rentrerais au pays avec mon nom et l'honneur de ma famille, je prendrai la place de mon père, et ferai de notre peuple, de nos terre, les plus heureuse, et les plus chaleureuse de ce monde.

Le garçon sourit et l'homme lui répondit. Au final, ils finirent par s'avancer par la lourde porte encore ouverte, et ils descendirent les escaliers. Au bout de quelque marche le garçons s’arrêta et remonta, "La Souris" ne s'en rendit pas compte. Au pied des marches, il entra dans un pièce assez sombre, mais éclairé par des bougies, et quelque feu dans quelque cheminées.

La sorcière était là, Lunielle aussi, elles avaient certainement fini de commercer leurs informations, Pour "La Souris", cela allait être une autre affaire. Il regarda la table, un coussin y était posé et une boule de cristal sur le coussin, cette sorcière avait, elle aussi ce genre d'outil, elle utilisait surement le même genre de magie que son arrière-grand-mère. Il regarda d'un mauvais œil la pièce, puis la femme.


- Avancez jeune homme. Nous venons de finir à l'instant.

Il s'approcha avec méfiance, et regarda Lunielle. Il sentait la colère et la haine monter en lui, son côté pacifiste était entrain de tomber, et quand il arriva à la hauteur de la table, il posa sa main violemment dessus.


- Contrecarre cette malédiction sorcière.

- Je savais que vous veniez pour ça, mais je ne peut pas le faire. Vous connaissez la raison.

- Expliquez moi en quoi vous ne pouvez pas le faire.

Il s'énervait tout seul, au fond de lui, il savait que ça n'arrangerait rien de se mettre dans cet état, mais la femme... La sorcière l'énervait à un point quasi sur-humain.


- C'est contraire à toute les lois de mon ordre.

- Au diable !!! Vos lois ne sont pas nos règles !!!

Il frappa du poing sur la table, faisant sauté la boule de cristal de son coussin. En le regardant on ne pouvait pas le reconnaitre, il avait abattue la partie de son être qui était calme, et pour la sorcière, face à lui, il ressemblait plus, avec ses dreadlocks et son regard marron, à un fauve enragé qu'a un être réellement humain.
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MessageSujet: Re: Quand on ne regarde pas devant soi ... (libre) [La Souris]   Mar 02 Aoû 2011, 14:06

C'est alors que Sou entra dans la pièce. Mais il était seul, le jeune garçon ne l'accompagnant plus. Ce détail attisa ma curiosité.

Vu le regard et le comportement de Sou, il se reconnaissait dans ce jeune garçon et, gardien ou pas, je n'avais en aucun cas le droit de faire quoi que ce soit. J'étais juste là pour aider Sou dans sa quête, maintenant que je venais d'obtenir les informations à propos de ma proie.

Sou asséna alors son poing sur la table, faisant trembler la boule de cristal. C'était la première fois que je le voyais énervé et cela m'étonna, moi qui pensais qu'il était incapable de se mettre en colère. Visiblement, son échange avec le garçon venait de briser son côté calme et pacifique. Je sentais mon partenaire tendu comme un arc, c'était une mauvaise chose autant pour négocier que pour combattre.


- Contrecarre cette malédiction sorcière.

Ainsi, il en venait au sujet principal. Il avait raison, c'était complètement inutile de passer par quatre chemins, surtout vu la personne qui nous faisait face.

- Je savais que vous veniez pour ça, mais je ne peut pas le faire. Vous connaissez la raison.

Ses paroles titillèrent méchamment mes oreilles, doublant ainsi mon attention et ma concentration. Nous venions de changer d'ennemi. Ce n'était plus le gardien mais cette sorcière elle-même.

- Expliquez moi en quoi vous ne pouvez pas le faire.

Sou baissa d'un ton en prononçant cette phrase mais je savais que ça n'allait pas durer si la sorcière continuait de le contrarier. Même moi qui avait l'habitude de tapre sur tout ce qui me gêne, pour une fois, je trouvais que la méthode douce allait peut-être nous sortir d'affaire. Du moins, tant que Sou ne faisait pas un geste déplacé.

- C'est contraire à toute les lois de mon ordre.

- Au diable !!! Vos lois ne sont pas nos règles !!!

Il n'avait pas tord mais elle non plus. Je savais à quel point certaines personnes sont ancrées dans les traditions et autres choses de ce genre mais il est tout à fait possible de passer outre cette barrière, de faire une exception. Cependant, notre sorcière n'avait pas l'air décidé à le faire.

Je posais alors ma main sur l'épaule de Sou, afin de le calmer un peu puis je renonçais finalement à la méthode douce en sortant ma lame d'argent. Le poignard brilla à la lumière des bougies qui oscillait à cause de nos souffles violents.


- Vous connaissez tout de notre passé, donc vous devez aussi savoir qui étaient mes parents. Ainsi que mon niveau et ma maitrise de la magie qui, je pense, doit être équivalente à la votre. De plus, je suis une guerrière, ce que vous n'êtes en aucun cas. Donc, dans un combat, vous avez moins de chances de gagner, surtout que nous sommes deux et que mon ami ici présent et vraiment très doué. Donc, je vais le demander gentimment : pouvez-vous enlevez cette malédiction et nous dire ensuite ce que vous voulez en échange ? Sinon, il nous suffira juste de vous couper la tête et de trouver une autre sorcière. De plus, ça libérera ce garçon, d'une pierre deux coups !
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MessageSujet: Re: Quand on ne regarde pas devant soi ... (libre) [La Souris]   Mar 02 Aoû 2011, 16:43

- Vous connaissez tout de notre passé, donc vous devez aussi savoir qui étaient mes parents. Ainsi que mon niveau et ma maitrise de la magie qui, je pense, doit être équivalente à la votre. De plus, je suis une guerrière, ce que vous n'êtes en aucun cas. Donc, dans un combat, vous avez moins de chances de gagner, surtout que nous sommes deux et que mon ami ici présent et vraiment très doué. Donc, je vais le demander gentiment : pouvez-vous enlevez cette malédiction et nous dire ensuite ce que vous voulez en échange ? Sinon, il nous suffira juste de vous couper la tête et de trouver une autre sorcière. De plus, ça libérera ce garçon, d'une pierre deux coups !

Quand Lunielle mit sa main sur son épaule, il sentit que les négociation approchaient de leur fin.

Derrière eux, sur la dernière marche, le jeune garçon était arrivé en courant, quand il avait entendu, les bruits de coups sur la table, hésitant, à savoir ce qu'il devrait faire, combattre les étranger ou faire pourquoi il était là? La sorcière elle gardait son calme, comme si elle était certaine de la suite.

"La Souris" toujours aussi énervé posa son sac à terre, c'était nécessaire car pendant un combat il le gênait, et malgré les apparence, il était lourd et contenait des affaire fragile.


- C'est pour ce genre d'occasion que nous les sorcière nous avons des gardiens, les hommes en générale n'apprécient pas nos magie. Mais moi, j'ai réussi à créer le plus obéissant, le plus violent et le plus méchant.

C'est sûr ces parole que "La Souris" comprit, l'enfant lion, il n'était pas le gardien, il avait été mené ici pour faire un semblant de gardien, mais face à certain adversaires, il ne pouvait pas se battre, et avec son jeune age, il n'était pas de taille à affronter plus d'un ennemie à la fois.


* Xxxxx, suis ton chemin, car il sera sombre et sanglant, affronte ton destin *

Il entendait les paroles de son parrain raisonner dans son crâne, il pouvait presque palper cette colère qui montait encore en lui, comme si il se gorgeait de puissance. Il fini par attraper la table à deux main et la retourner sur place, la boule de cristal explosa au contacte du sol. Un fois l'obstacle qui était entre lui et la sorcière supprimé, il agrippa par le col d'une main et de l'autre par le derrière de la tête, il accompagna le visage de la femme à quelque centimètre du sol, juste au dessus des morceau de la boule de cristal, la menaçant de la défigurer. Quel démonstration de violence, il ne trouvait aucun passage de sa vie, ou il avait été autant énervé, et haineux, peut-être que son parrain avait raison, "Sombre et Sanglant".


- LA MALÉDICTION !!!

Le jeune garçon se manifesta par un petit cri d'effroi, il lâcha le livre qu'on venait de lui offrir et courut en direction de la scène, mais passa à côté, il se dirigea vers le fond de la salle. Dans un coin sombre où il y avait des cages certaine recouverte de couverture d'autre non, il en ouvrit une et un grognement retenti, suivi d'un rugissement.
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MessageSujet: Re: Quand on ne regarde pas devant soi ... (libre) [La Souris]   Mer 03 Aoû 2011, 13:43

Sou s'énervait vraiment et renversa la table. La boule de cristal tomba par terre, se fracassant sur le sol en milliers de petits fragments de verre. La sorcière n'avait pas bronchée, un sourire pâle apparut cependant sur son visage.

- C'est pour ce genre d'occasion que nous les sorcière nous avons des gardiens, les hommes en générale n'apprécient pas nos magie. Mais moi, j'ai réussi à créer le plus obéissant, le plus violent et le plus méchant.

Ses paroles faisaient froid dans le dos. C'est alors que mini-Sou poussa un cri d'effroi et lâcha un livre. Je reconnus la couverture avant que celui-ci ne tombe dans l'escalier. C'était le livre que Sou m'avait montré, celui qui regroupait toutes les cultures et légendes de son peuple ainsi que son histoire. J'en déduisis donc que mon partenaire l'avait donné à ce jeune garçon.

Mini-Sou passa alors à côté de nous tel une furie et ouvrit précipitamment l'une des cages recouverte d'une couverture. La grille métallique produisit un affreux grincement qui me cassa les oreilles, puis un terrible rugissement s'en suivit. Un frisson glacé parcourut mon dos mais je me repris vite et fis glisser Bèll' Bètt devant moi.

L'arc frémit sous mes doigts quand j'enlevais la couverture. Attrapant une flèche violette, je l'encochais, tendis la corde, amenant les plumes de la flèche jusqu'à ma joue. Expirant calmement, j'attendis que le gardien se montre pour commencer à viser.

C'était un véritable monstre. Et des monstres, j'en ai vu un bon paquet mais celui-là était le pire de tous. Mesurant vers les deux mètres, ses cornes touchant presque le plafond de la salle, il était large de tout autant. Ses gros bras étaient puissants et on pouvait voir les veines contractées à certaines endroits de son corps.

Les mots me manquaient pour décrire la créature hideuse qui se trouvait devant moi. Comme les centaures, il avait le bas du corps d'un cheval, avec quatre membres terminés par un sabot par lequel je n'avais pas du tout envie de me faire écraser. Ensuite, son buste était couvert de poils noirs et sa tête était celle d'un immense taureau. De son muffle coulait un long filet de bave dégoutante et ses grandes cornes étaient repliées vers le centre. Il avait un grand anneau de métal dans le muffle. Ses petits yeux rouges envoyaient des éclairs. Il tenait une hache dans chaque main et c'était du gros calibre. Je ne serais pas étonnée d'apprendre que c'étaient de véritables haches naines, celles du genre à vous arracher un bras au passage.

Mais au contraire des centaures, il n'avait pas une queue composée de crins mais d'écailles ! C'était la queue d'un dragon. Ou, du moins, ça y ressemblait beaucoup. Cette créature était une véritable abomination de la nature, pire qu'uns chimère même si je n'avais rien contre cette espèce.

Il poussa un véritable rugissement et secoua violemment sa grosse tête, projetant de la bave un peu partout autour de lui. La sorcière se mit dans un coin, suivie par le garçon. Je décochais alors ma flèche et celle-ci se planta dans le torse du monstre. Si celui-ci était diablement fort et une véritable machine à tuer, il n'était pas pour autant rapide. Il aurait facilement pu briser ma flèche avec un seul mouvement mais visiblement, il n'étais pas assez intelligent pour faire ce genre de choses.

Ce qui m'étonna aussi fut le fait que rien ne se passa. Cette flèche était empoisonnée. Je jurais tout bas tandis que le monstre grogna et nous fonça dessus, véritable machine à tuer. C'était pire qu'un troupeau de centaures affolés au galop. J'esquivais en effectuant une roulade, tandis que Sou faisait de même. Je me retournais alors vers le monstre et encochais une nouvelle flèche.
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Quand on ne regarde pas devant soi ... (libre) [La Souris]

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