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"Homme libre, toujours tu chériras la mer !"
"La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent."
"La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit."
"Il est des moments où les rêves les plus fous semblent réalisables à condition d'oser les tenter."
"Le voyage est une suite de disparitions irréparables."
"Nous sommes de l'étoffe dont sont faits les rêves, et notre petite vie est entourée de sommeil."
"Dieu nous rêve. S'il s'éveille, nous disparaissons à jamais."
"Nous trouverons un chemin... ou nous en créerons un."
"Le rêve de l'homme est semblable aux illusions de la mer."
"Il n’est pas de vent favorable, pour celui qui ne sait pas où il va…"
"Il y a trois sortes d'hommes : les Vivants, les Morts, et ceux qui vont sur la Mer."

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 Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!

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*Elfe*

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*Elfe*

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MessageSujet: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Lun 06 Juin 2011, 23:34

Les hommes avec qui fricotait Kaplen ne me plaisaient décidément pas du tout. D'abord des pirates qui ne considéraient mon statut de femme que comme une raison de m'observer sans aucune retenue, et ensuite ces hommes qui avaient eu le culot de me considérer comme... un corps présentant une possibilité de plaisir et d'abus pour d'autres! Je n'en pouvais plus de ces humains sans foi ni lois. Dans l'intérêt du groupe, je m'étais retenue de lui faire littéralement avaler sa langue, mais j'avais pris soin de graver précisément dans ma mémoire les moindres détails de son visage afin de m'en souvenir : ce marchand d'esclave périrait de ma main, et payerait pour tous les esclaves qu'il avait fait et qu'il faisait souffrir... J'avais donc gardé la tête haute, refusant de regarder ces malheureux pour lesquels je ne pouvais malheureusement rien sur le moment.

Lorsque les gardes avaient débarqué, cela avait presque été un soulagement : une telle tension s'était accumulée que l'air en était devenu quasiment irrespirable. Toutefois, alors que chacun n'aurait du penser qu'à sa survie, le neko c'était rué sur Kaplen et le reste de son groupe s'attaquait aux autres. Ma main avait fait des allers-retours à mon arc, quasiment imperceptibles et innombrables, et la majorité des truands avait trouvé la mort sous mes flèches. enfin, Kaplen parvint à se libérer et notre petit groupe se précipita à sa suite dans l'espoir fou qu'il connaisse une façon de nous tirer de ce guêpier... Mais nous n'avions trouvé qu'une porte trop solidement fermée pour être forcée en une poignée de secondes. Dans un espoir fou, nous avions tenté d'escalader des caissons vides pour atteindre les toits, mais sans grands espoirs. L'elfe était détachée et gisait quasiment sans vie, et son corps était un handicap mortel. Kaplen fut donc engloutit par des gardes, et malgré ses remarquables efforts, ils étaient bien trop nombreux pour qu'il en vienne à bout. Rugissant, j'avais décoché mes dernière flèches, elles aussi insuffisantes face à cette marrée de gardes. Dans un dernier espoir, j'avais bondi au milieu du cercle qu'ils avaient formés et, un large poignard dans la main et Pampelune à mes côtés, j'avais tenté de défendre le corps inerte du capitaine. Feulant comme un chat sauvage, j'avais pris une posture d'attaque en espérant décourager quelques hommes mais l'effet de surprise ne dura pas et je fus rapidement submergée. Le poignard n'était pas mon arme de prédilection, et j'étais rapidement tombée, après un violent choc à l'arrière du crâne.


Noir. Douleur.
Volonté.

Je repris péniblement conscience. Toutes les parties de mon corps me faisaient abominablement souffrir. Sous mes doigts, je sentais de la pierre froide et humide, et des effluves d’urine, de transpiration et d’humidité me parvenaient. Fronçant le nez, j’ouvris péniblement les yeux. Il me fallut plusieurs minutes avant qu’ils ne s’habituent à l’obscurité ambiante. Lorsque les taches noires cessèrent de m’obscurcir la vision, je me relevai péniblement. Des bruits étouffés me parvenaient. Le râle d’une respiration difficile à ma gauche, et des pleurs étouffés à ma droite. En me tournant, je reconnus le marin qui nous accompagnait. Recroquevillé contre le mur, il semblait prit d’une crise d’angoisse. Mon regard balaya la pièce : bien que glauque et d’une insalubrité sans nom, elle était assez grande, et je ne découvris Pampelune et Kaplen que dans le coin opposé. La jeune femme ne semblait pas blessée mais elle pleurait silencieusement et ses larmes laissaient ses yeux rouges et des sillons sur ses joues. Elle tenait contre elle son époux, assez mal en point. Sa chemise était tachée de rouge au niveau du coup, et sa jambe formait un angle bizarre. Il ne semblait pas avoir repris connaissance. Pestant silencieusement, je retins mes gémissements et rejoignis péniblement le couple en me massant la tête. J’avais du recevoir un bon coup, mais heureusement je ne semblais souffrir d’aucune fracture. Mes contusions disparaitraient dans quelques jours. Pampelune me fit signe de faire le moins de bruit possible, et, soudain, je réalisai qu’il manquait quelqu’un.

Affolée, je m’adressai à la jeune femme en chuchotant :

-Pamp ! Où est Keinvor ?!

Elle fondit en sanglots

-Je ne sais pas, bredouilla-t-elle. Ils me l’ont arraché des bras en prétendant que je l’avais acheté, que c’était l’enfant d’un esclave. Ils les ont tous libérés et… si l’un d’entre eux revendique la paternité…

Je restai saisie

-En plus, Kaplen n’a toujours pas pris reconnaissance ! Ils l’ont blessé gravement. Et ils m’ont torturé en arrivant… Ils voulaient savoir où est-ce que nous étions passés pendant toutes ces années, d’où venait l’enfant, si nous avions obtenu une alliance avec les elfes… Ils risquent de t’interroger aussi…

Je frémis.

-Me torturer ?! Mais je ne sais rien ! Je ne comprends rien à ce qui nous arrive ! Où sommes-nous ?

Pampelune ouvrit grand ses yeux.

-Mais… En prison bien sûr !! Elle reniffla dédaigneusement. Et pas dans le meilleur cachot en plus…

-Hé !!! Il y a du bruit les gars !! Y’en a un qui a du se réveiller !!

Pampelune gémit pendant que des bruits de course se faisaient entendre. La porte s’ouvrit en grand et trois grades pénétrèrent dans la cellule, l’épée au clair. La lumière en profita pour rentrer largement et, éblouie, je mis une main sur les yeux.

-Ah ! C’est l’elfe ! L’homme ricana méchamment. Bien, j’espère qu’on pourra un peu s’amuser avec elle ensuite ! ajouta-t-il en me jetant un coup d'oeil appuyé.

Je tentai de résister lorsqu’ils m’empoignèrent, mais leurs muscles endurcis ne me laissaient aucune chance. Ils me trainèrent en dehors de la cellule, la refermèrent sèchement et se dirigèrent vers les escaliers. Je distinguai d’autres cellules, pas toutes occupées, dont une abritait les marchands d’esclave. Frissonnant malgré moi, je me jurai de leur faire payer ce qu’ils nous faisaient subir. J'aperçus à ma plus grande horreur Kaleya, Wilaine et Unded eux aussi enfermés. Il fallait absolument que je sois maitre de moi-même, que je me calme… et que je trouve une bonne idée. Je respirai profondément.


Enfin, nous débouchâmes dans une pièce de taille moyenne. Un siège occupait le centre de la pièce. Les gardes m’assirent sans ménagement dessus et m’y attachèrent à l’aide de solides chaines. Un homme qui portait des habits recouverts de ronds dorés fit son entrée et se planta devant moi. Je me composai une figure sereine et forte, et plantai mes yeux dans les siens.

-Votre nom !!! Hurla-t-il

-Elever la voix ne fera pas paraitre votre question moins polie ni moins mal placée. Si quelqu’un doit demander des explications, ici, c’est moi. Puis-je savoir pourquoi suis-je traitée de cette manière ?

J’avais répondu avec aplomb et la voix sûre, espérant que cela déstabiliserait mon interlocuteur, sans le mettre plus en colère. C’était un pari risqué, mais je me refusais à ramper à ses pieds. En m’exprimant comme une hôte de marque indignée, j’espérai le faire douter du bien fondé de ses actes me concernant.

L’homme ouvrit grand la bouche, puis la referma. Il se retourna vers ses hommes qui semblèrent se ratatiner sur place, avant de reporter son attention sur moi.

-Très bien, fit-il avec un ton mielleux. Mettons tout de suite les choses au clair. Ici, c’est moi qui commande et qui pose les questions. Dans votre intérêt, il serait préférable que vous coopériez… Ajouta-t-il avec un petit sourire carnassier.

Je le fixai dans les yeux.

-Je me nomme Niüna, et je suis l’ambassadrice de mon peuple. Vous m’avez interrompu dans une mission de la plus haute importance.

L’homme me répondit avec une pointe d’incertitude dans la voix.

-Très bien, euh… Nyuna. Justifiez votre présence dans ce hangar clandestin, en présence de pirates recherchés activement dans toute l’île.

Je poussai un soupire.

-NIÜNA, avec un Ü. Levant les yeux au ciel, je continuai avant qu’il puisse m’interrompre. Malheureusement, ma mission est trop importante pour que j’en réfère à n’importe qui… Mais vous me semblez un homme d’importance ? Comprenez-vous, si cela venait à ce savoir, je risquerai de faire échouer des années de préparation… Ajoutais-je d’un ton contrit.

Ma ruse fonctionna à merveille. Le gradé, naïf, ne pensa plus qu’aux informations capitales que je pouvais lui révéler. Il bomba le torse d’un air important et congédia sèchement ses gardes qui s’en allèrent de mauvais cœur.

-Je vous écoute, déclara-t-il, très attentif.

Je pris une grande respiration, avant de parler d’un air important.

-Eh bien, il y a deux ou trois ans, un adolescent est arrivé chez nous par un bateau. Sa famille avait été capturée par les marchands d’esclaves, et entreposée dans cet hangar avant d’être vendus. Lui-même était très jeune, et personne n’en voulait. Il est donc resté assez longtemps dans cet endroit, subissant les brimades, les insultes et les violences propres à ces hommes là, et regardant avec désespoir l’état de ses parents et de ses compagnons empirer avant qu’ils ne soient vendus… ou tout simplement qu’ils meurent. J’étouffais un faux sanglot et essuyai une larme imaginaire sur ma joue. Profitant d’un déplacement, il a réussi miraculeusement à se sauver et il s’est enfui le plus vite possible, avant de monter en passager clandestin dans un bateau, l’Opale, dont le capitaine se trouve être un certain Kaplen.

L’homme buvait mes paroles d’un air avide.

-Lorsqu’ils l’ont découvert, ils se sont moqués de lui et il a dû effectuer toutes les tâches ingrates existant sur un navire, était battu régulièrement, et recevait à peine de quoi se sustenter. Finalement, ces gredins l’ont balancé par-dessus bord au large de mon île, et il a réussi à regagner la plage par miracle. C’est là que nous l’avons recueilli, à demi mort. Depuis ce jour, nous-nous sommes juré de faire payer ces infamies à tous les coupables. Ce garçon est à présent adulte, mais mon peuple n’a pas voulu l’autoriser à entreprendre ce voyage une nouvelle fois. Il m’a appris tout ce qu’il savait sur la vie à Reilor, et sur les pirates. Nous…

Ma voix se brisa, et l’homme me tendit un mouchoir, ému par mes paroles. Je pris une grande inspiration, comme si il m’était difficile de continuer, mais voyant qu’il s’apprêtait à me tapoter le bras, je reprenais immédiatement.

-Nous-nous sommes mariés et avons eu un enfant, Keinvor. Il est le portrait de son père, ajoutais-je en souriant. Il a été décidé que je prendrais la mer avec les même pirates qui avaient emmené mon époux chez moi, que je devais me débrouiller pour qu’ils m’emmènent à Reilor, une fois là-bas que je tue les marchands d’esclaves, puis que je rentre avec l’équipage. Le reste de mon village m’attendra sur la plage pour tuer Kaplen et les autres pirates, ajoutais-je avec un rictus de vengeance. Mais pour cela, il me fallait un moyen de me faire accepter par eux…

-Ne me dites pas que… Fit-il d’un ton horrifié

Je baissai la tête.

-Si, la compagne de Kaplen est stérile, et leur rêve le plus cher était d’avoir un enfant. J’ai donc monnayé mon voyage contre mon enfant. Vous comprenez maintenant pourquoi, et j’en suis désolée, j’ai du tirer sur vos hommes. Elle avait mon fils, et je ne pouvais pas le laisser… Et… Mon mari m’a confié une autre mission : Il voudrait instaurer un échange entre Reilor et mon village. Selon lui, les deux seraient gagnants. Nous avons énormément de richesses qui vous seraient utiles ici.

Une lueur d’envie s’alluma dans les yeux de l’homme.

-Bien sûr ! Bien sûr ! Mais maintenant, tout va bien ! Les marchands sont arrêtés, et votre magnifique fils en lieu sûr.

Il s’éloigna et gagna la porte, cria des paroles incompréhensibles et revint vers moi pour me détacher, en s’excusant des traitements qu’ils m’avaient fait subir. Très vite, un homme entra avec mon enfant dans les mains. Je courus vers lui en tendant les bras et le prenais contre moi en le berçant. Il paraissait en bonne santé, et dormait paisiblement. Le gradé nous regardait, attendri.

-Vous n’avez plus rien à craindre à présent. Je vais donner des ordres pour qu’on vous ramène chez vous, avec de bons contacts pour commencer le commerce. Vous ne reverrez plus les pirates, ils seront exécutés à l’aube.


J’eus un visage implorant.

-Oh non, s’il vous plait… Mon village rêve de se venger depuis si longtemps… S’il vous plait, laissez-nous mener à bien cette mission.

Je le regardai, implorante, en battant des cils.
L’homme fondit et réfléchit quelques instants

-Très bien. Mais j’espère que vous vous en sortirez… Dans ce cas… je vais vous faire remettre en cellule en déclarant à mes soldats que vous n’avez rien dit, mais que vous étiez coupable. Comme ça, personne ne se doutera de rien.

Songeant que si l’homme avait dégagé moins de puanteur j’aurais sans doute poussé le vice jusqu’à lui baiser les mains, je continuai simplement, hésitante

-Oh merci ! Mais… Il faudra que nous nous échappions d’une manière discrète, sinon ils me soupçonneront… Vous serait-il possible de prévoir un trajet jusqu’à l’autre bout de Lan Rei, et de nous laisser une occasion à ce moment là ? Une porte male fermée, des chaines pas assez serrées…

-Mmmm Oui, cela devrait être possible…

-Je ne saurais jamais comment vous remercier assez ! Il reste un tout petit détail néanmoins : Kaplen a une jambe cassé et ils ne voudront jamais repartir sans le reste de l’équipage… Nous étions arrivés avec une centaure, une néko et un lycan…

-Quoi ?! Ils étaient ensemble ?! Je ne peux pas là, cela fait trop de monde… Et puis comment allez-vous vous en débarrasser ? Ils seront trop nombreux !

-Oh, j’ai du poison…

L’homme soupira.

-Bien… vous serez transférés dans une cellule tous ensembles, avant d’être acheminé ailleurs. Je ferai en sorte que vous y trouviez de quoi faire une attelle rudimentaire à ce pirate.

A ma plus grande répugnance, il me baisa la main. Affichant un faux sourire sur mon visage, j’attendis la suite. A son ordre, quatre gardes entrèrent dans la pièce et m’empoignèrent pour me ramener dans ma cellule. Leurs haleines fétides parvenaient jusqu’à mon nez et je manquais de vomir à plusieurs reprises. Enfin, ils me jetèrent dans le cachot, où je rejoignis immédiatement Pampelune afin de lui rendre son enfant. Celle-ci poussa un cri de joie et berça tendrement Keinvor.

-Oh, merci Niüna…

Du coin de l’œil, j’aperçus Kaplen qui m’observait avec des yeux perçants.
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*Humain*

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MessageSujet: Re: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Mer 08 Juin 2011, 23:26

Kaplen avait donc perdu...


De sourdes douleurs le sortirent de la torpeur dans laquelle il était tombé lorsqu'il s'était évanoui. Des douleurs qui provenaient de partout... Tête, poitrine, bras... Mais le noyau de souffrance venait de sa jambe. Des bruits de pas, des voix qui s'élevaient autour de lui, et des sanglots contre sa tête le réveillèrent totalement. Encore dans le flou de l'évanouissement et du sommeil, le jeune homme observa une ombre blonde disparaître derrière des... Barreaux?

Et merde... Le jeune capitaine ouvrit grand les yeux et essaya de se débarrasser de cet état qui le prenait depuis qu'il s'était éveillé... Souffrance, douleur et amnésie. Il lui fallut du temps avant qu'il ne se rende compte que Pampelune se collait à son épaule et pleurait dans son coin. Intrigué et apeuré, Kaplen tenta de se redresser immédiatement. La douleur de sa jambe se réveilla et lui arracha un gémissement de souffrance mêlé à un chapelet de jurons qui décrivaient à eux seuls tout ce qu'il ressentait.

Pampelune recula légèrement, elle ne s'était pas rendu compte qu'il s'était réveillé et revint de plus belle vers le jeune homme.

-Kaplen, Kaplen... C'est horrible...

Lorsqu'il parvint enfin à se redresser, le jeune capitaine jeta un rapide coup d'oeil autour de lui avant de prendre Pampelune dans ses bras. Il se rendit compte qu'il avait merveilleusement bien merdé. L'elfe qui avait empêché leur fuite était allongée dans un coin, inconsciente... Et Niüna n'était pas là!

-Où est Niüna?

Pampelune regarda un long moment Kaplen avant de se remettre à pleurer. Le jeune homme la serra longuement contre elle tout en grimaçant face à la douleur et aux efforts que ça lui demandait.

-Ils l'ont emmené... Pour la torturer... Comme ils ont fait avec moi... Kaplen aide nous, je veux retrouver mon fils, je ne veux pas qu'il meurt...

Keinvor! Le jeune homme ne s'était pas rendu compte de son absence.

-Ils ont prit Keinvor?... J'aurais du m'en douter. Et merde, merde! Putain! C'est de ma faute, j'aurais jamais du vous emmener avec moi, vous n'aviez rien à faire là! Et maintenant... Voila que vous vous retrouvez en prison avec moi... Ah... Il faut que j'aille corriger ça moi-même... Vous n'y êtes pour rien!

Qu'avait-il fait pour qu'ils en arrivent là? Voyant un garde passer, Kaplen tenta de se lever mais sa jambe gauche le retint au sol. Il ne pouvait plus la bouger ni la poser... N'importe quel mouvement lui arrachait des grimaces et contractaient tous ses muscles. Pampelune essaya de l'aider, mais elle ne pouvait rien faire elle non plus. Lorsqu'il posa enfin son regard sur sa jambe, Kaplen déglutit. L'angle de son genoux n'était pas naturel... Son fémur quant à lui semblait sinuer comme un serpent... En combien de morceaux lui avaient-ils cassé la jambe? Essayant de la replier, le jeune capitaine se rendit compte que sa cheville droite avait également prit un coup.

-ça va? Lui demanda Pampelune.

-On a eu des jours meilleurs hein? Souffla t-il tandis qu'il cherchait toujours à se relever.

Prendre appui sur la jambe droite. Même si sa cheville semblait luxée, ce n'était rien en comparaison de sa jambe gauche en miettes.

-Pampy tu peux m'aider s'il te plait?

(attention passage guimauve!) La jeune femme se passa une main sur le nez et se leva pour l'aider. Finalement tout ce qu'il venait de se passer, la prison, la perte de son fils n'avait rien entaché à sa beauté. Elle avait les cheveux sales, la peau tachée de sang et de poussière que les larmes avaient mélangés.... Mais cela ne changeait rien. Lorsqu'elle s'approcha pour lui soutenir l'épaule droite, il en profita pour l'embrasser sur la joue.

-Que ferais-je sans toi? Murmura t-il entre deux grimaces.

Le couple avança ainsi jusqu'à la grille et Kaplen put prendre appui sur les barreaux. Le garde repassa une nouvelle fois sans les regarder.

-Hey attendez!

Aucune réaction.

-Je sais que vous n'aimez pas parler avec les détenus mais je vous assure que je veux seulement obtenir quelques informations concernant notre... Détention.

L'homme ne fit même pas mine de s'arrêter.

-FILS DE PU*E, TU VAS FAIRE CE QUE JE TE DIS BOR*EL! ON EST PEUT ETRE DES CHIENS POUR TOI MAIS...

-PAS DES CHIENS, DES SALETES DE PIRATES DE MES DEUX QUI VONT PRENDRE POUR LEUR GRADE!

Kaplen était essoufflé. Mais un petit sourire se dessina sur son visage. Il avait l'habitude des lieux, il les connaissait, il les avait déjà visité... Et pas seulement du coté des visiteurs justement. Il savait comment jouer avec les gardes, ce qu'il fallait leur dire... Même si cela ne lui plaisait absolument pas. Ces geôles crasseuses n'avaient aucun secret pour lui... Si ce n'était un moyen sur de s'échapper. Le garde fit demi-tour et s'approcha du capitaine. Il faisait bien une tête de plus que Kaplen et devait peser bien deux ou trois fois son poids. Mais le sourire sur les lèvres du jeune homme demeura.

-Arrête de me regarder comme ça. Je connais les chiens galeux de ta race, pirate! Tous les mêmes, vous méritez de tous finir pendus!

Le garde, qui jouait avec son trousseau de clef, les fit tomber. Le temps qu'il les ramasse, le jeune homme put apercevoir le tatouage qu'il portait sur la poitrine. Cet homme... Ce tatouage, cette force herculéenne, ce regard... Il le connaissait... Kaplen lâcha les barreaux de la grille et manqua de tomber. Il se raccrocha immédiatement à Pampelune qui accusa le coup sans un mot avant de revenir dans une position plus confortable.

-Plus facile d'insulter sa propre espèce hein?

Le garde fit mine de ne rien avoir entendu et commença à ouvrir la grille.

-Oh tu peux nous faire ce que tu veux, venir nous frapper, nous achever, ça te ferait plaisir hein? Me tuer moi, de tes propres mains, moi qui ai eu TOUS les privilèges alors que tu as finit ici... Il existe une autre vie après la piraterie tu sais....?

-TA GUEULE! Qu'est-ce que tu voulais savoir?

Le garde avait arrêté de tourner la clef dans la serrure et attendait, le regard fixé sur ses pieds.

Gagné, pensa le jeune homme.

-Il y avait une jeune elfe avec nous... Tu sais où ils l'ont emmené?

-Haha en salle de torture! Elle va pas comprendre ce qui lui arrive la donzelle!

-Je comprends maintenant pourquoi je t'ai tant haï! Et après, qu'est-ce qui va nous arriver?

-Tu veux vraiment savoir ce qu'il arrive à quelqu'un comme toi? Tiens regarde j'ai la liste des accusations... Meurtre devant témoins, piraterie, vol, fuite, annulation du contrat qui te liait avec la ville... Et ce d'une façon pour le moins violente je dirais... Ah et attends le meilleur pour la fin quand même , trafic d'esclaves. Alors tu es sur que tu veux savoir?

Kaplen opina du chef, connaissant lui même la réponse.

-Si tu as de la chance tu seras jeté dans l'eau attaché avec un boulet aux pieds... Sinon c'est la pendaison en place publique, et ce sera cette solution là je pense! Il est de plus en plus rare d'attraper des gros poissons comme toi! Il y en a qui vont se faire un plaisir à te voir mourir.

Pampelune poussa un gémissement et s'accrocha à Kaplen.

-C'est vrai?

Le jeune capitaine acquiesça lentement avant de lui demander de l'aider à retourner au fond de la cellule.

-Nous n'avons plus rien à te demander, tu peux partir.

-Et ce sera avec plaisir votre altesse.

Le retour fut plus difficile que l'allée car Kaplen n'avait plus le mur pour le soutenir à gauche mais seulement l'aide de Pampelune. Ils s'installèrent lentement. A peine étaient-ils assis que la grille s'ouvrit et laissa enter Niüna qui tenait Keinvor dans ses bras. La jeune elfe s'avança vers Pampelune et lui donna l'enfant qui dormait doucement. Ce dernier ne semblait pas avoir subit de sévisses...

-Tu te portes drôlement bien pour quelqu'un qui vient de se faire torturer! La phrase était teintée d'ironie et de sarcasme.

Si Kaplen ne le montrait pas, il n'en voulait pas à la jeune elfe mais à lui même à cet instant. Et le fait qu'elle ait récupéré Keinvor sans aucun problèmes restait cependant assez louche... Très louche même qu'avait-elle pu leur raconter? Le jeune femme se releva et lui lança un regard de victoire qui fit frissonner le capitaine (Kapytaine?? xD).

-J'aurais préféré des remerciements... Mais je ferais avec.

-Qu'est-ce que tu leur as raconté? Kaplen se redressa un peu.

-Juste ce qu'il faut pour nous sortir de là... De toute façon à ce que j'ai comprit, un peu plus un peu moins ça ne changera pas grand chose...

Niüna s'approcha du jeune homme et commença à regarder sa jambe. Elle ne cacha pas la grimace que lui inspiraient ses blessures et allait s'en occuper quand le jeune capitaine l'arrêta. Lui montrant l'inconnue qui gisait toujours inconsciente dans un coin il dit:

-Vas t'occuper d'elle avant... Elle en a plus besoin que moi.

-J'ai fait tout ce que j'ai pu, il faut la laisser dormir, elle en a besoin. Maintenant c'est de toi que je dois m'occuper...

-Et Pampelune? Ils l'ont torturée, elle a besoin de soins elle aussi! Je te jure que tout va bien...

Niüna lâcha un petit rire qui en disait long. Elle regarda Pampelune qui lui lança un grand sourire. Ils ne lui avaient rien cassé, et ses blessures se résumaient à des bleus... Aucune coupure, aucune attaque des chaires... Et ce n'était pas normal. Une séance de torture finissait souvent avec la mort du torturé, et Pampelune s'en sortait avec de simples bleus...

-Pampy... ça va?

-Oui ne t'inquiète pas, quand je leur ai dis que j'étais prête à mourir à tes cotés, ils ont arrêté... Je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai rien...

Regardant Niüna, Kaplen soupira et finit par accepter.

-D'accord tu peux regard....AAAAAH MAIS T'ES FOLLE?

Déjà la jeune elfe s'occupait de sa jambe. Elle tentait de tout remettre en place, de tout réarranger, et la douleur était vraiment insupportable. Si bien que par moment le jeune homme ne pouvait s'empêcher de pousser des petits cris. Il avait l'impression que sa jambe était découpée de tous cotés, qu'elle était broyée... Tous ses sens disparurent sous la douleur mais il ne s'évanouit pas, bien qu'à certains moments les taches rouges et noires qui dansaient devant ses yeux s'intensifiaient.

Lorsque Niüna eut finit, elle se recula de quelques pas pour apprécier son travail. La douleur était toujours sourde dans la jambe de Kaplen mais elle diffusait plus lentement. Ce dernier transpirait abondamment et haletait, complètement essoufflé.

-Bon, il y avait du boulot... J'ai fait ce que je pouvais, j'ai remis les os en place et je les ai ressoudé mais très peu, donc tout mouvement trop brusque les recassera.

-Tu les as ressoudés...? Mais comment?

-Je suis une elfe, j'ai mes secrets...

Kaplen accepta la réponse énigmatique sans rétorquer et soupira. Profitant de la douleur qui disparaissait au fur et à mesure, il tenta de se relever. L'action était toujours difficile, mais il y parvint sans demander l'aide de la jeune elfe ou de Pampelune, simplement en s'accrochant au mur. Au moment où il allait remercier Niüna, les grilles s'ouvrirent et laissèrent entrer plusieurs individus... Un homme tout nu (huhuhu) et... Un centaure!

-Unded? Wilaine?

Les gardes qui les accompagnaient jetèrent Unded au fond de la cellule non loin de l'inconnue et laissèrent passer Wilaine avec une certaine crainte. Lorsqu'ils refermèrent la grille, l'un d'eux envoya un clin d'oeil à Niüna avant de dire:

-Voila, comme ça vous serez bien tous ensembles! La racaille avec la racaille... Les requins avec les requins! On ne mélange pas les genres... Et si vous voulez vous entre dévorer, cela nous fera moins de travail!

Lorsqu'il disparut, Kaplen s'enquit de ce clin d'oeil à Niüna.

-Je voudrais vraiment savoir ce que tu leur as dit... Soudain son visage s'éclaira.

-Aurais-tu appris à mentir?
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MessageSujet: Re: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Mar 14 Juin 2011, 00:51

J'étais couché sur la plaque de bois me servant de lit ,avec seulement une parka sur le dos, les yeux mi-clos, repensant à tout ce qui était arrivé. L'humiliation que j'avais subit en traversant la ville en tenu d'adam, humiliation renforcé par les sifflements des gardes, j'avais enregistré leur visages, me tardais de les retrouvés. Wilaine m'avait donné sa parka, mais ça ne suffisait pas à réchauffer mon corps. Pourtant j'avais bien ri lorsque la centaure avait humilier leur chef, un type imbu de lui même, ce croyant spécial... Connerie ! Il avait même pas réussi à reprendre l'épée plantée dans la porte !

Par chance nous n'avions subit aucune torture, nous n'avions pas la moindre égratignure, même pas un bleu !En même temps, un peu difficile de nous torturer lorsque l'on reste seul, sans voir un seul garde. L'on nous avait même pas apporter la bouillie infâme que l'on sert habituellement en prison ! L'on avait d'abord été dans les prisons habituelles, c'est à dire entouré d'autre prisonnier plus dégoutant les uns que les autres, leur odeurs me donnaient envi de vomir ! La cellule possédait une fenêtre à barreaux donnant sur la rue, l'on y avait séjourné 2 heures, durant ces deux heures l'on avait discuter de la manière de s'évader, puis cette discutions c'était peu à peu transformer en dispute, depuis l'on ne se parlait plus. Après ces deux heures, l'ont a été déplacé dans la pièce où l'on se trouvait actuellement, c'est à dire quatre murs, une porte en bois renforcée de morceaux de ferrailles avec une trappe pour nous passer la bouffe et une fenêtre à barreau donnant sur la guillotine, une vue très joyeuse...

Puis avait commencé l'attente interminable, jusqu'à ce que je sois réveillé il y a maintenant 4 heures par 4 gardes qui semblaient transporter au bruit qu'ils faisaient des corps inertes. Je leur avait bien demandé des fringues mais l'on m'avais magistralement ignoré, et Wil qui restait dans son coin, semblant boudé... Puis avait recommencer l'attente...

Sortant de mes rêveries je décidais d'agir, si j'arrivais à rompre le bois, j'allais pouvoir me faire une arme de fortune, pas bien dangereuse mais c'était déjà ça. Le bois rompit facilement, je me retrouvais avec un morceau de 20 cm entre les mains, je me mis à le frotter frénétiquement sur le sol. Une heure, deux heures, le bois prenait peu à peu la forme d'une lame, une fois finit le couteau improvisé,ce fut un bien piètre échec, la taille de départ avait été divisé par 3 et il ne couperait même pas du beurre, mais l'on pouvait faire illusion en prenant quelqu'un en otage !

Tout à coup quelqu'un frappa à la porte, une voie retenti :

- Placez-vous contre le mur en fasse de la porte vermine.


Avec précipitation je mis l'arme dans la poche de la parka. L'homme entra, mais il ne vit personne adossé au mur, ni moi ni Wil n'avaient daigné bouger, moi allongé sur la planche, cachant le morceau manquant, et Wilaine posée dans un coin. Le teint du garde vira au rouge.

-Vous vous foutez de ma gueule les monstres ? Allez ! Levez-vous et tout de suite !

-T'sais que si je me lève je te brise la nuque? Dis-je.

-Fais-ça et t'aura un second trou du cul comme récompense le clebs !


-Bof, z'avez déjà prévu de me pendre non ?

-T'as tout juste, t'es condamné à mort pour assassina, tentative d'assassinat et piraterie ! Dit-il en sortant une feuille de sa poche. Allez, debout, on vous conduit dans votre dernière cellule.

4 hommes entrèrent à ce moment.

-Et nous obligez pas à utiliser la violence, bien que ça me ferait plaisir ! Ajouta-t-il.

Nous obtempérâmes, nous passâmes devant une dizaine de pièces avant de s'arrêter, un des gardes ouvrit les grilles et l'on nous fîmes entrer dans la cellule, ce que je vis me laissa bouche bée, a l'intérieur ce tenait la moitié de l'équipage de l'opale, Même le gosse du capitaine était là. Kaplen était livide, il semblait être en très mauvais état, Pampelune et Nïuna étaient à peu près indemne, au fond ce trouvait une elfe évanouie.

-Unded ? Wilaine ?

Kaplen semblait aussi surpris de nous voir que nous de les voir. A peine avais-je ouvert le bouche pour lui demander ce qu'ils faisaient ici que l'on me pousser au fond de la cellule

-Voila, comme ça vous serez bien tous ensembles! La racaille avec la racaille... Les requins avec les requins! On ne mélange pas les genres... Et si vous voulez vous entre dévorer, cela nous fera moins de travail!

Le temps de me relever, les grilles s'étaient refermés.

-Je voudrais vraiment savoir ce que tu leur as dit... Aurais-tu appris à mentir? dit Kaplen à Nïuna.

- Et oh, avant tout, vous pouvez me dire ce que vous foutez ici ?
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MessageSujet: Re: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Mar 14 Juin 2011, 20:07

    J'avais fini par m'étaler au fond de notre seconde cellule, pas parce que je ne supportais plus de rester debout, mais surtout parce que le plafond était dorénavant trop bas pour moi. Les odeurs nauséabondes des autres cellules ou condamnés avaient laissé place à des brigades de mouches attendant le prochain guillotiné pour pouvoir se rassasier de sang frais. Unded était couché sur le dos sur la planche en bois qui servait aussi de lit, et à part les mouches, rien ne troublait le silence de la cellule.

    Unded avait fini par s'endormir, ce qui ne me faisait ni chaud ni froid. Nous avions fini par franchement nous énerver l'un contre l'autre en cherchant une manière de s'évader, mais cet énervement n'était pas resté bien longtemps en moi. J'avais repris ma longue et lente réflexion sur notre évasion, seule, cherchant une idée construite. La fenêtre aurait été assez large pour laisser passer Unded, qui me paraissait étonnamment mince sans ses vêtements, mais sortir sur une cour gardée par des dizaines d'hommes revenait à un suicide, surtout que je voyais mal comment démonter les barreaux, trop hauts pour que je les atteignent avec mes sabots, et trop gros pour qu'Unded les arrache, même avec sa mâchoire de loup.

    Je m'étais donc reportée sur la porte, mais j'avais vite abandonné. C'était le même combat. Les murs, quant à eux, étaient recouverts de chaux, facilement friable, mais étaient en réalité fait de blocs de pierre énormes, datant de belle lurette, et donc incassables pour nous.

    Je pris un vieux brin de paille de la bouche et me mis à le mâchouiller, histoire de combler la faim et de m'aider à réfléchir. Les ronflements d'Unded eurent vite raison de ma motivation, et je savais que ça ne servait à rien de me forcer à réfléchir. Le temps serait sûrement un ami dans cette situation.

    Unded fut réveiller par un passage des garde, qui traînaient un corps. Des pleurs de femme suivaient les hommes, et j'eu un pincement au coeur en sentant une forte odeur forestière, me rappelant celle d'un Elfe. Niüna. Je pris une inspiration. Ce ne pouvait pas, et surtout ne devait pas être elle.
    Unded se mit dans l'idée de se faire une lame d'un bout de bois pourri et tellement sec que d'aucune utilité. La lame prit peu à peu forme, mais elle n'aurait sans doute jamais de tranchant réel. Pendant ce temps, je ruminais sans pouvoir faire quoi que ce soit d'autre.

    Des gardes nous parlèrent finalement, nous demandant de nous mettre au fond de la cellule. Nous n'eûmes même pas besoin d'échanger un regard avec Unded pour savoir que nous n'obéirions pas. Ils entrèrent en nous hurlant dessus, mais je n'avais même pas le courage d'écouter vraiment ce qu'ils disaient. Nous sortîmes de la cellule et les suivirent jusque dans une autre cellule. Je compris dès l'ouverture de la porte par l'odeur forte des sous-bois que Niüna avait bel et bien été arrêtée, et que Pampelune pleurait. L'homme qui avait été traîné devait donc être Kaplen. Merde. Je passais derrière Unded pour entrer dans la cellule, et mes pensées se confirmèrent. Je m'écroulai lourdement au fond de la pièce, dans un angle d'où l'on pouvait voir et la porte et la fenêtre. Kaplen nous regarda avec des yeux immenses.

    « Unded ? Wilaine ? » demanda-t-il. Non, un fou et une autruche.

    « Voilà, comme ça vous serez bien tous ensembles ! La racaille avec la racaille... Les requins avec les requins ! On ne mélange pas les genres... Et si vous voulez vous entre dévorer, cela nous fera moins de travail ! »

    L'homme se retourna et partit. Je l'entendis jurer quelques mètres plus loin. Je lui avait laissé un joli crottin au milieu du passage, et apparemment il l'avait remarqué un peu trop tard. Dommage !

    Je regardais les autres dans la pièce. Unded était dépité, Kaplen mourant, Pampelune pleurait, Keinvor dans les bras et Niüna semblait nerveuse. On était dans la mouise profonde, et rien d'autre ne me venait à l'esprit. Ah, si. Même dans les pires écuries que j'avais fréquentées, il y avait moins de mouches.
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MessageSujet: Re: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Mer 15 Juin 2011, 16:19

Noir, c'est tout noir.

Lunielle ouvre doucement les yeux, ne voulant pas que la lumière l'aveugle. Mais il n'y a pas de lumière. Elle s'en étonne et ouvre, cette fois-ci, franchement les yeux.

Ce qu'elle voit la laisse bouche bée.

Elle est en prison ! La dernière chose qu'elle se rappelle avant le pays des rêves c'est cette petite chambre d'auberge où l'avait emmené un homme ainsi que Pampelune. Elle se rappelle aussi cet homme et cette elfe qui étaient arrivés par les toits. Ensuite, c'est le trou noir.

Là, juste sous ses yeux se trouve 6 personnes, les unes plus bizarres et différents que les autres. Luni s'assoit, bouge le bras droit et s'arrête. Un flot de souvenir l'asseye. Elle est censé être blessée au bras, ici, juste là. Elle s'inspecte sous tous les angles. Rien, aucune douleur réelle. Comme s'il ne s'était rien passé. Elle approche son petit nez de sa peau, renifle et sent comme une odeur familière. C'est les restes d'une lotion elfique utilisée pour soigner les blessures telles que les coupures. Bizarre. Elle ne se rappelle pourtant pas avoir été soignée, même touchée par qui que ce soit. Mais comme elle a dormi un bon moment, il a sûrement du se passer un tas de choses.

Elle continue d'observer les personnes qui l'entourent. Elles sont toutes différentes mais c'est comme si quelque chose d'indescriptible les liaient. Elle ne sut dire quoi mais ces personnes avaient l'air d'être très proches et d'avoir vécu un sacré paquet d'aventures ensemble.

Une équipe. Voilà à quoi ils lui font penser. Une équipe très bizarre et hétérogène mais une équipe quand même.

Elle reconnait Pampelune. La jeune femme serre tendrement son bébé dans les bras et les larmes coulent sur sa figure de porcelaine. Malgré le fait qu'elle a l'air très secouée, elle ne semble pas être blessée.

Juste à côté d'elle se trouve un homme. C'est lui qui est venu par les toits avec l'elfe. A en juger par sa proximité avec Pampelune, elle pourrait affirmer que c'est le père mais rien n'est sûr. Il est couché et transpire abondamment. Il a l'air fatigué. Elle pose un regard sur sa jambe et recule d'horreur. Il saigne de partout mais une elfe s'occupe de lui. Elle ne sait pas pourquoi mais quelque chose lui dit qu'il a énormément souffert récemment ...

L'elfe en question, c'est elle aussi que Luni a aperçut dans l'auberge. Elle semble par contre beaucoup plus jeune qu'elle. Une vingtaine d'années, tout au plus. Mais son regard est déterminé et farouche. Elle sourit. Décidément, cette elfe lui plaît ! Elle se calme légèrement, rassurée de n'être plus la seule de sa race dans cette cellule.

Au fond, se trouve un centaure. Ce n'est pas la première fois qu'elle en voit un. Elle a beaucoup voyagé et elle est même resté quelque mois en compagnie de centaure mais ça lui fait toujours quelque chose d'en voir un, aussi près d'elle. Elle soupire mélancoliquement. Ca fait si longtemps qu'elle n'a pas vu de centaures, au moins 30 ans ! Du coin de l'oeil, elle l'observe. Son pelage est rouan, une couleur qu'elle a déjà vu à maintes reprises. Le centaure semble calme, elle ne bouge pas comme si elle réfléchit à quelques chose et est quasiment affalée sur le sol. Le plafond est trop bas et la pauvre doit se courber.

Elle se tourne pour observer la dernière personne et sursaute. Juste à côté d'elle se trouve un homme. C'est pas qu'elle n'aime pas les hommes, ni rien de ce genre mais le problème c'est ... qu'il n'a pas de pantalon. Il porte juste une parka qui ne suffit pas à cacher entièrement son corps. Il a des cheveux noirs et une cicatrice sur tout le visage. Elle rougit et recule jusqu'à buter contre le mur.

Soudain, ils la regardent tous.
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MessageSujet: Re: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Ven 17 Juin 2011, 00:53

- Et oh, avant tout, vous pouvez me dire ce que vous foutez ici ?

Kaplen esquissa une grimace avant de faire plusieurs pas en direction des deux nouveaux. Il dévisagea Unded et Wilaine qui semblaient tout aussi étonnés que lui.

-Je peux vous retourner la question...

Puis se tournant vers Niüna:

-Comment savais-tu qu'ils étaient ici?

Soudain l'elfe qui se trouvait au fond de la cellule, évanouie, se réveilla, coupant court à la conversation. La jeune femme se leva d'un bond et dévisagea tout le monde. Visiblement les soins de Niüna avaient fait effet... Qui était-elle? Que faisait-elle avec Pampelune...?

-C'est qui celle la? Demanda Unded.

-Une grosse bêtise... Répondit Kaplen, qui commençait à se souvenir de la raison pour laquelle ils étaient enfermés ici. Sans elle nous ne serions pas là à l'heure qu'il est!

-Mais nous si...

-Arrête de te lamenter sur ton sort, tu l'as bien cherché! Rétorqua Wilaine. La jeune centaure était vraiment très à l'étroit dans la cellule, et on voyait qu'elle ne pouvait se tenir droite sans toucher le plafond.

Des quelques mois qu'ils avaient passé ensembles en mer, le jeune homme avait vu que la centaure était une jeune femme sérieuse et peu prompte aux bêtises. Quant à Unded... Il soupira. Le jeune lycan était presque nu et personne n'avait rien à lui offrir, tant pis pour lui s'il était là par sa faute!

-Qui es-tu? Redemanda plus calmement Kaplen.

Pampelune observait la scène en retrait, Keinvor entre les bras. Ce dernier dormait profondément et ne semblait pour le moment pas perturbé par la situation. Kaplen voyait bien qu'elle avait envie de se faire pardonner... Mais il ne fallait pas qu'elle croit que tout était de sa faute. La faute incombait à Kaplen, c'est lui qui aurait du mieux géré ses affaires.

L'inconnue semblait réellement mal à l'aise. Son regard passait d'une personne à l'autre et elle gardait la bouche entre ouverte. Comme si elle voulait parler mais qu'elle n'y parvenait pas. Le jeune capitaine commençait à ressentir les bienfaits des soins de Niüna. Il pouvait désormais se tenir debout sans l'aide de personne et même faire plusieurs pas. Bien que très fatigué et encore sous le choc, l'arrivée d'Unded et Wilaine le confortèrent dans l'idée qu'une évasion était possible.

-Nous pouvons éviter le bourreau... Murmura t-il à l'adresse de Niüna et de Pampelune.
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MessageSujet: Re: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Ven 17 Juin 2011, 10:45

-C'est qui celle la? Demanda Unded.

Tous les regards se tournent vers elle. Intimidée elle tente de reculer mais le mur l'en empêche. Saisissant son courage à deux mains comme une grande chope de bière, elle relève la tête et fait face à leurs regards scrutateurs. Fière, elle ne baisse pas les yeux mais n'est pas tout à fait à l'aise dans cette cellule.
Sa fierté quelque fois arrogante a ENCORE une fois reprit le dessus sur sa personnalité.

-Une grosse bêtise... Sans elle nous ne serions pas là à l'heure qu'il est!

Elle ne réponds pas et pinçe les lèvres. Elle ne sait absolument pas ce qui s'est passé mais d'après le ton et les propos de cet homme, elle juge que c'est sa faute. Elle ne se sent pas coupable, coupable de quoi, au fait ?

-Mais nous si...

-Arrête de te lamenter sur ton sort, tu l'as bien cherché!

-J'ai deux petites questions à vous poser ... Premièrement, il semble que c'est à cause de moi que l'on se trouve tous ici, dans cette foutu cellule sale, or je n'ai aucune idée de ce qui a pu se passer quand j'étais dans les vappes. Donc si quelqu'un pouvait me dire ce qui s'est passé ce serait sympas, hein ? Et deuxièmement je ne connais que deux personnes dans cette salle donc ce serait sympas de juste connaitre vos identités comme on est tous dans la même merde ...
Mais personne ne lui répondit.


-Qui es-tu? Redemanda plus calmement Kaplen.

Elle inspire profondément. Autant faire les présentations tout de suite ...

-Je suis Lunielle Elwindor. J'ai été bannie de ma forêt mais ce serait trop long à vous expliquer. Bref, j'ai beaucoup voyagé et il y a 20 ans environ je pensais avoir trouvé une famille. Sauf que quelqu'un a mit un terme à mon bonheur en me volant mon fiancé.

Elle fait une pause, comme pour se redonner du courage et cacher ces horribles images, puis reprend :

-Il est mort, assène-t-elle. C'est de sa faute et depuis ce jour, je réclame vengeance. C'est afin de la retrouver que je suis venue au port de Reilor pour prendre la mer et explorer des contrées que je n'ai encore jamais vu. C'est à ce moment-là que j'ai rencontré Pampelune. Heureusement que je suis arrivée parce qu'elle était bien en mauvaise posture. Enfin bon, on s'est fait attaquée et comme une conne j'ai réussie à me faire blesser par une lame empoisonnée. C'est là que Pam m'a emmenée dans l'auberge et la dernière chose que je me rappelle avant le pays des rêves c'est votre arrivée par les toits, dit-elle en montrant Kaplen et Niüna du menton.

Luni attend la réponse de l'homme. Mais au lieu de lui répondre, il murmure quelque chose aux deux femmes derrière lui. C'en est trop. Elle déteste quand on l'ignore. Elle s'approche de l'homme, le dévisage avec un rictus cruel, juge sa force du regard et plante froidement ses yeux dans les siens.

-J'ai commencé les présentations, à votre tour, déclare-t-elle d'un ton glacial. De plus, cet endroit ne me dit rien qui vaille ...
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MessageSujet: Re: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Ven 17 Juin 2011, 12:04

La jeune elfe parlait beaucoup... Esquissant un sourire, Kaplen pensa à Niüna. Elle aussi parlait beaucoup. Peut être était-ce une habitude d'elfe après tout. La jeune inconnue s'était approché de lui au fur et à mesure qu'elle se présentait. Le jeune homme écoutait, attentif, mais il avait autre chose en tête, il pensait déjà à leur évasion.

Lunielle donc s'approcha de Kaplen et le fixa droit dans les yeux. Le jeune homme, encore en proie à d'autres problèmes était tourné en direction de Niüna. Il se rendit compte que l'elfe le fixait quand il tourna finalement la tête dans sa direction. Elle n'était pas très grande, mais visiblement elle allait bien. Son visage formait une sorte de rictus de rage, et elle ne démordait pas. Agacé, Kaplen lui rendit son regard et s'avança lui aussi dans sa direction. Clopin-clopant, il repoussa tout doucement la jeune femme avant de lui lancer un grand sourire.

-J'ai commencé les présentations. De plus, cet endroit ne me dit rien qui vaille ...

-Du calme, ce n'est pas le moment ni l'endroit pour s'énerver. Pampelune n'aurait jamais du sortir, je te suis reconnaissant de l'avoir aidée... Sauvée?... Soit. Je suis Kaplen, capitaine de l'Opale, derrière c'est Niüna, c'est elle qui t'a soignée. De l'autre coté, on a Unded et Wilaine... Et bien sur Pampelune.

Lunielle s'était reculée d'elle même, mais elle dardait toujours Kaplen de son regard glacial. Les elfes... Tous les mêmes pensa t-il. Ils étaient finalement pas si éloignés des hommes quand on y pensait. Même façon de combattre pour ses idées, pour ses convictions, même passion dans l'affrontement, même désir de survie...

-Tu n'étais pas prévue. Et on ne pouvait pas te laisser pour morte dans l'auberge. Tu peux remercier Niüna, sans elle tu serais déjà morte. Nous... Étions dans une position délicate et nous avions deux choix: s'enfuir sans toi et te laisser aux gardes ou s'enfuir avec toi. J'ai choisi la deuxième, et comme tu étais inconsciente, ton corps nous a empêché tout simplement de fuir. Nous avons été pris au piège...

Le jeune homme se retourna et poussa un profond soupir.

-Tu vas mourir, avec nous. Je pense que Reilor sera en liesse quand nous serons tous pendus au milieu de la place des exécutions.
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MessageSujet: Re: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Ven 17 Juin 2011, 14:25

-Tu n'étais pas prévue. Et on ne pouvait pas te laisser pour morte dans l'auberge. Tu peux remercier Niüna, sans elle tu serais déjà morte. Nous... Étions dans une position délicate et nous avions deux choix: s'enfuir sans toi et te laisser aux gardes ou s'enfuir avec toi. J'ai choisi la deuxième, et comme tu étais inconsciente, ton corps nous a empêché tout simplement de fuir. Nous avons été pris au piège...

Lunielle se calme un peu. Kaplen avait raison, ce n'est pas le moment de se prendre la tête. Il n'a pas l'air si mauvais après tout. Ainsi donc, l'elfe qui l'avait soignée s'appelle Niüna ... Se tournant dans la direction de celle-ci, elle dit :

-Merci pour les soins, je vous suis redevable.

Puis elle fait de nouveau face au capitaine.

-Je vous suis reconnaissante de m'avoir sauvée. Sans vous je serai morte à l'heure qu'il est. Je considère donc que la dette que Pampelune avait envers moi n'est plus. Nous sommes quittes.

Le capitaine semble rassuré. Néanmoins, comme pour plomber encore plus l'atmosphère, il ajoute :

-Tu vas mourir, avec nous. Je pense que Reilor sera en liesse quand nous serons tous pendus au milieu de la place des exécutions.

Cette nouvelle lui fait l'effet d'une grande claque en plein visage. Un soupçon de peur passe dans ses yeux bleus mais il est vite remplacé par une détermination sans faille. Elle s'adresse à l'homme.

-Je n'ai pas l'intention de mourir ici. Je me dois d'accomplir ma mission.

Elle regarde un à un les prisonniers. Tous ont l'air de pouvoir marcher voir même courir, il faudra sûrement quelqu'un pour aider Kaplen. A part ça, s'ils trouvent la bonne chose à faire au bon moment, ils peuvent sortir d'ici. Et Lunielle a sa petite idée ...

-Si vous avez un plan pour sortir d'ici, je vous écoute. Je suis prête à coopérer afin qu'on sortes tous d'ici. Je suis en état de combattre et il me semble que vous n'allez pas négliger cette aide précieuse. J'ai une idée pour nous faire sortir de cette cellule par contre je ne sais absolument pas ce qui nous attends de l'autre côté. Laissez-moi les gardes. Et vous, quel est votre plan ?

Elle soupire puis s'approche de capitaine et sans lui laisser le temps de répondre, elle continue :

-Je dois absolument prendre la mer. Vous venez de dire que vous êtes capitaine d'un navire ? Excellent. Exactement ce qu'il me faut.

Soudain au grand désarroi de tous, elle pose un genou à terre et plonge son regard farouche dans celui de Kaplen.

-Je sais très bien que maintenant nous sommes quittes, que vous voulez vous échapper et que vous ne me devez rien. Cependant, je vous demande juste une petite chose : laissez-moi faire parti de votre équipage ! Emmenez-moi en mer avec vous ! Asséna-t-elle avec force ...
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MessageSujet: Re: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Ven 17 Juin 2011, 19:22

Pampelune ouvrit des yeux. L'obscurité l'effraya tout d'abord puis ces souvenirs revinrent petit à petit. Elle était enfermer dans une cellule de Reilor... Elle était là parce que elle et Kaplen avait fait une erreur quelque part. Sans aucun doute au niveau de leur choix de revenir ici... Elle soupira. L'assoupissement lui avait fait un bien fou mais la douche froide du réveil et se rendre compte que tout est réalité ne va pas... Elle bougeât et le geste que l'enfant fit dans ses bras la fit sourir. Keivnor, le plus beau cadeau que lui avait offert la nature. Elle espérait qu'il n'allait pas aussi mal tourner que ces parents... D'ailleurs le père du bébé discutait à voie basse avec une elfe. La souffrance qu'elle lisait dans ces yeux mon trait avec quelle dureté les hommes qui les avaient emprisonner avaient pris soin de Kaplen. L'amour de sa vie souffrait et cette fois sans rien pour le soigner, elle n'avait aucune chance à lui en venir en aide. La demoiselle blonde n'était pas Nïuna. La jeune mère soupira. Lunielle. L'elfe qu'elle venait de rencontrer. Pampelune se demanda rapidement comment pouvait on entrainer des gens que l'on vient de rencontrer d'une miasme pareille. Un nouveau souffle traversa ces lèvres. La réponse était simple. Elle avait autant de merde dans sa vie que l'équipage de l'Opal. Elle se releva péniblement attirant sur elle le regard de toutes les personnes présentent. Elle s'étira en regardant avec un air d'aguicheuse le soldat qui les regardait à travers les barres de métale, tortilla des fesses et alla s'assoir vers Kaplen. Elle lui frola l'épaule de la main et échangea avec lui un regard long charger d'inquiétude. Un homme seul pouvait facilement sortir de prison, à deux cela était possible mais la présence d'un bébé et de tout un équipage ou arrivait de l'impossible... Elle embrasse le bébé chauve sur la tête et le donna à son père.

-Je crois que nous allons avoir un problème... Nous allons bientot servir de pantin éternel à la mort...

Le sourire qui apparut sur le visage de son mari devant cette tentative d'humour lui redonna un peu de courage. Elle lui rendit son sourire, se leva s'approcha de la porte de leur cachot et cracha au nez de celui qui les écoutait.


-Mon cher petit monsieur ayez l'amabilité d'allez vous nettoyer je ne suis pas sur que ma bave soit d'une propreté impeccable! Vous comprenez je suis une pirate et on sait tous que les pirates... Enfin bref vous me comprenez! En tan que mère j'ai également un conseil à vous donnez. Ecouter au porte ce n'est pas bien! Ni jouer au pervers en regardant Unded ou Wilaine dans leur courtes tenue pour se rincer l'oeil! Je pense que votre détestable mère ne vous a pas appris à faire ça! La bonne éducation c'est de laisser aux gens leur liberté! D'ailleurs vous devriez peut être nous libérez!


Le soldat qui devait surtout être là par contrainte, cherchait surtout à ce divertir en écoutant les confessions des futurs morts. La tirade que venait de sortir la blondinette lui sortait par les trous de nez. Il la regarda d'un air menacant.


-Vous!

Pampelune en avait marre qu'on la prenne pour une cruche. Elle était peut une incapable au maniment d'épée mais depuis le temps celui du mot et de l'insulte lui était devenue coutumier.


-Je? Je quoi? Vous ne savez par parler ou ne pouvez prononcer qu'un seul mot? Ce n'est pas normal à votre âge! Votre éducation est a revoir! Rentrez donc dans cette cellule que je puisse voir ce que vous valez réèllement!


La soldat ne pris pas la peine de réfléchir et entra dans la cellule refermant par la même occasion la porte qu'il venait d'ouvrir. Pampelune le remarquanr éclata de rire.


-Quest ce que je disais? Même pas capable de se rappeler que la porte ne s'ouvre que d'un côté et que la clef pour l'ouvrir et rester de l'autre côté! Je vous avez demandez de partir pour pouvoir discuter avec mes amis d'une éventuelle possibilité de fuite mais je vois que vous avez décidé de vous joindre à nous!

Elle esquiva facilement le premier point que lui envoya cet homme. La deuxième au contraire toucha en plein but et envoya voler la blondinette contre le mur de leur cellule. Etrangement cela lui fit du bien. La douleur terminait de la réveiller après la petite sieste qu'elle venait de faire. Le sourire mauvais qui apparut sur son visage en aurait fait fuir plus d'un elle se releva tan bien que mal.

-Le coup que tu viens de me porter vient également de tacher ma superbe robe. Tu m'excusera si je fait de même?


Elle lui mis un atémis aux côtes lui coupant la respiration. Elle se retourna vers Kaplen.

-Va falloir qu'on trouve un moyen de s'échapper... On a plus grand chose perdre. Nos vies sont djà en jeux... Par contre c'est pas l'autre poulpe qui va nous aidez...


La poulpe en question qui venait de se remettre de son coup venait de poussez un rugissement et lui avait foncé dessus la bousculant. La tête de la jeune fille vint rencontrer le ventre du loup garous...
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MessageSujet: Re: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Dim 19 Juin 2011, 00:38

Ainsi tout s'expliquait, le reste de l'équipage c'était retrouvé en prison en essayant de sauver l'elfe inconnue... Enfin, ça n'expliquait toujours pas pourquoi ils étaient poursuivi par les gardes... quoi qu'en y réfléchissant il était possible que ce soit de notre faute avec Wil, après tout c'est nous qui avions mis les gardes en état d'alerte... 'fin bref, nous étions obligés d'attendre désormais...

Je m'assis contre le mur, à moitié allongé. Au milieux de la cellule, l'elfe c'était agenouillée devant Kaplen, lui demandant de rejoindre l'équipage... Il allait surement répondre par l'affirmatif, mais ce n'était pas mes affaires de toute façon... Soudain Pampelune se leva et dit quelque chose à son mari, l’empêchant de répondre à l'autre elfe. Puis elle se dirigea vers le garde de l'autre côté des barreaux qui nous épiais et lui dit :

- Mon cher petit monsieur ayez l'amabilité d'allez vous nettoyer je ne suis pas sur que ma bave soit d'une propreté impeccable! Vous comprenez je suis une pirate et on sait tous que les pirates... Enfin bref vous me comprenez! En tan que mère j'ai également un conseil à vous donnez. Ecouter au porte ce n'est pas bien! Ni jouer au pervers en regardant Unded ou Wilaine dans leur courtes tenue pour se rincer l'oeil! Je pense que votre détestable mère ne vous a pas appris à faire ça! La bonne éducation c'est de laisser aux gens leur liberté! D'ailleurs vous devriez peut être nous libérez!

Je me redressais légèrement, quelque chose d'intéressant semblait débuter. La face du type vira au rouge, il eu a peine le temps d'émettre un son que La jeune femme enchaina :

-Je? Je quoi? Vous ne savez par parler ou ne pouvez prononcer qu'un seul mot? Ce n'est pas normal à votre âge! Votre éducation est a revoir! Rentrez donc dans cette cellule que je puisse voir ce que vous valez réellement!

L'homme ne se fit pas prier, il entra et dans la précipitation refermit la grille, s'enferma par la même occasion avec nous, quel idiot ! Et Pamp en profita pour en remettre une couche

- Quest ce que je disais? Même pas capable de se rappeler que la porte ne s'ouvre que d'un côté et que la clef pour l'ouvrir et rester de l'autre côté! Je vous avez demandez de partir pour pouvoir discuter avec mes amis d'une éventuelle possibilité de fuite mais je vois que vous avez décidé de vous joindre à nous!

Cette fois-ci l'homme, enragé, lança son poing vers la jeune femme qui l'esquiva aisément, mais elle ne vit pas le second arrivé et se le prit de plein fouet, elle fut projeter contre le mur. Je me relevais d'un bon, furieux, mais le sourire de la jeune femme m’arrêta, ça allait faire mal... Elle lui dit quelque chose à propos de sa robe et asséna un violent atémis à l'homme qui en eu la respiration coupé. Elle dit quelque chose à Kaplen, l'homme se releva soudainement et l'envoya bouler sur moi, je la réceptionnais comme je pus, nous tombâmes tout deux à terre.

Je me relevais furieux, mon visage s'orna d'un sourire sinistre, mes yeux virèrent aux rouges. Je m'approchais de l'homme et dis sèchement :

- Et sac à merde, on t'a jamais appris qu'il ne fallait pas frapper les femmes ?

- La ferme, monstre ! Fais un pas de plus et j'appelle les autres gardes!

L'homme avait tellement reculé qu'ils se retrouvait adossé aux barreaux, ces jambes tremblaient, me voyant continuer à avancer il essaya de m'asséner un coup de poing, je l'esquivais facilement et l'attrapa à la gorge, le plaquant contre la grille pour lui chuchoter à l'oreille :

- T'sais que j'ai froid... j'aimerais prendre tes fringues... je peux ? Et évite de les souillés à cause de la peur, j'ai aussi très faim...

Mes paroles se finir par un sourire carnassier, on teint vira au blanc crayeux, il lacha un petit couinement de crainte, il essaya d'appeler de l'aide mais il ne réussit qu'à émettre un son inaudible, surement à cause de ma main qui exerçait une forte pression sur sa gorge. Finalement, ces yeux virèrent au blanc et il s’évanouit...

- C'est tout ? T'me déçois mon gros...

Je l'allongeais sur le sol et entreprit de le dépouiller de ses fringues sous les yeux de mes compagnons de cellule. J'avais de la chance... il ne c'était pas chier dessus. Mais même sans ça ces vêtements émettaient une odeur répugnante. Je n'aurais jamais porté ça en temps normale.

Une fois les fringues enfilés, je partis m'assurer que Pamp allait bien et je repris ma place de départ sous les regards des autres...
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MessageSujet: Re: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Dim 19 Juin 2011, 01:38

La jeune elfe s'était agenouillée d'un seul coup sans prévenir, laissant Kaplen dans l'embarras. Il allait lui dire qu'il n'était pas nécessaire qu'elle se roule dans la fange, mais elle fut plus rapide que lui.

-Je sais très bien que maintenant nous sommes quittes, que vous voulez vous échapper et que vous ne me devez rien. Cependant, je vous demande juste une petite chose : laissez-moi faire parti de votre équipage ! Emmenez-moi en mer avec vous !

Le jeune homme allait répondre que ce n'était certainement pas le moment de demander ce genre de chose lorsqu'il aperçut Pampelune du coin de l'oeil. Cette dernière allait visiblement parler au garde qui les regardait d'un oeil mauvais depuis plusieurs minutes déjà.

- Mon cher petit monsieur ayez l'amabilité d'aller vous nettoyer je ne suis pas sur que ma bave soit d'une propreté impeccable! Vous comprenez je suis une pirate et on sait tous que les pirates... Enfin bref vous me comprenez! En tant que mère j'ai également un conseil à vous donner. Ecouter aux portes, ce n'est pas bien! Ni jouer au pervers en regardant Unded ou Wilaine dans leur courte tenue pour se rincer l'oeil! Je pense que votre détestable mère ne vous a pas appris à faire ça! La bonne éducation c'est de laisser aux gens leur liberté! D'ailleurs vous devriez peut être nous libérer!

Bingo... Intérieurement, le jeune homme se mordit la lèvre et attendit patiemment la suite des évènements, même s'il redoutait que cela ne se déroule pas très bien...

-Je? Je quoi? Vous ne savez pas parler ou ne pouvez prononcer qu'un seul mot? Ce n'est pas normal à votre âge! Votre éducation est à revoir! Rentrez donc dans cette cellule que je puisse voir ce que vous valez réellement!

-Pampelune, non!

Trop tard. L'homme était entré en trombe et s'était retrouvé pris au piège. Visiblement très énervé, il s'était jeté sur Pampelune et lui avait assénné un tel coup que cette dernière avait volé sur plusieurs mètres. Kaplen s'était alors jeté à sa rencontre, mais sa jambe non consolidée l'avait cloué au sol. Incapable de bouger, il avait alors assisté, paralysé à la suite des évènements. Pampelune s'était relevée et avait rendu à l'homme ce qu'il lui avait envoyé d'une telle façon qu'il se retrouva un moment sonné. Pas assez seulement pour ne pas envoyer une nouvelle fois la jeune femme au tapis. Et cette fois ci, elle avait été réceptionnée par Unded, qui, prit d'un soudain accès de rage avait commencé à se transformer.

La métamorphose n'avait pas été complète, mais il subsistait dans cet homme la puissance de la chimère qu'il était. Prenant le garde à bras le corps, il l'avait simplement étranglé. L'homme n'avait put se soustraire à sa poigne et était mort très rapidement. Puis le jeune lycanthrope avait récupéré ses vêtements.

Couché sur le flanc, Kaplen tenta de ramper jusqu'à Pampelune. Il essaya de se relever avec plus ou moins de succès et vérifia que sa jambe ne s'était pas de nouveau cassée. Niüna lui avait dit qu'elle était encore très fragile, ce n'était pas le moment... Il finit par arriver au niveau de la jeune femme qu'il prit dans ses bras. Cette dernière saignait à l'arcade et avait les lèvres tuméfiées. Elle réclamait son fils que Niüna gardait sagement dans ses bras.

-Là, tout va bien... Murmura t-il à son adresse. Puis plus fort, pour que tout le monde l'entende:

-Nous n'allons pas vivre ici avec un cadavre sur les bras. De plus je suis persuadé que sa chaire est mauvaise et que même Unded n'en voudrait pas!

Faible tentative d'humour infructueuse. Ce qui venait de se passer en avait choqué plus d'un. Niüna regardait le cadavre avec une telle mou de dégoût qu'il aurait put se désagréger sur l'instant. Wilaine restait prostrée dans son coin, comme si elle attendait quelque chose, toujours aussi calme... Pampelune tremblait dans les bras de Kaplen, elle avait reçut un sacré coup dans la tête, Unded semblait assez satisfait de lui, le marin qui les avaient accompagné restait stoïque, attendant les ordres de Kaplen, et Lunielle les observait tous avec des yeux immenses.

Le jeune capitaine se releva complètement en grimaçant et dévisagea chacune des personnes qui se trouvaient là. Il allait dire quelque chose lorsque plusieurs gardes entrèrent. Ils s'arrêtèrent face au corps inerte de leur collègue et l'un d'eux poussa un cri de fureur qui aurait pu égaler celui d'un lycanthrope en colère.

-Mais c'est quoi ce bordel... Murmura le deuxième. Comment vous.... ?

-Laisse... Un garde mieux habillé que les autres dépassa le petit groupe et se ficha devant Kaplen. Aussi grand que lui, il était bien coiffé, bien rasé et sentait légèrement l'eau de Cologne. Son sabre, bien travaillé pendait à sa gauche. Ses bottes cirées luisaient dans la faible lueur de la cellule. Il avait les cheveux noirs et les yeux bleus. Récupérez le corps de votre collègue et jetez le dans la fosse commune.

Deux hommes s'avancèrent alors, passèrent devant Kaplen sans un regard et soulevèrent le corps inerte et presque nu du garde qui avait été tué par Unded. Puis le garde haut gradé revint vers Kaplen et avança sa main dans sa direction.

-Lieutenant Borh', ravi de faire votre connaissance.

Kaplen dévisagea la main que lui tendait le garde avant de relever les yeux et de plonger son regard dans le sien.

-Vous êtes notre chargé d'exécution?

-Vous connaissez bien la loi à ce que je vois... L'auriez vous étudiée? Sa voix était teintée d'ironie et il n'avait encore pas posé le regard sur une seule autre personne que le jeune capitaine. Ce denier haussa les épaules et esquissa un petit sourire.

-Je ne suis pas sans avoir lu les différents textes de loi en effet. Qu'est-ce qui vous a pousser à entrer dans la cellule?

Le garde hôta ses gants doigt par doigt, et rendit le sourire du capitaine.

-Simple curiosité, j'aime rencontrer les gens que je vais tuer.

Sur ces mots, Kaplen vit qu'Unded, Niüna et Pampelune s'étaient contractés dans le but de sauter sur le garde. D'un simple geste, le jeune capitaine les intima de ne surtout pas bouger.

-Naturellement... Autre chose?

Le garde fit alors le tour de la cellule d'un coup d'oeil avisé et désigna Wilaine à ses subordonnés.

-Je vous enlève votre amie équidée, elle va aller dans un endroit plus adapté aux gens de sa race: Dans l'écurie!

La centaure se laissa faire sans un mot ni un geste déplacé et disparut dans un bruit de sabots sans un regard en arrière. Le garde jouait avec ses gants blancs. Il replongea son regard dans celui de Kaplen et lui tapota l'épaule. Le jeune homme attrapa son bras et le dégagea de son épaule avant de lui serrer la main.

-A demain matin donc...

-Exactement!

Sur ces mots le garde disparut avec les autres et la porte fut refermée à clef.
Lorsqu'il fut sur que tous les gardes étaient bien partis, Kaplen poussa un soupir et reprit:

-Notre exécution a été avancée. Il va falloir absolument trouver un plan. Se tournant vers Niüna, il continua: Tu peux parler aux animaux, si j'ai bien comprit, je suis certain que tu peux faire quelque chose pour nous. Utilise tout ce que tu peux trouver: rats, chiens, chats, chevaux, oiseaux... Tout est bon à prendre.

La jeune femme acquiesça.

-Je vais essayer. Je peux même faire un appel également. Les elfes qui se trouvent non loin le recevront, certains viendront peut être nous aider.

-Je n'y crois guère, mais ce ne sera pas perdu, je te laisse faire. Kaplen se tourna ensuite en direction d'Unded. Unded, j'ai besoin de tes talents de lycanthrope. Ta force nous sera très utile, ainsi que tes crocs et tes dents.

Doucement, le plan du jeune capitaine se mettait en place. Il avait toutes les idées en tête, un rôle pour chacun...

-Lunielle, tu es une elfe, tu peux être agile et rapide! J'aurais besoin de toi pour aller délivrer Wilaine, sans elle je ne pourrais jamais m'enfuir. Je suis incapable de courir dans l'état actuel des choses.

Finalement Kaplen posa son regard sur Pampelune.

-Pampelune, tu t'occuperas de la vie de Keinvor, elle est entre tes mains. Ecoutez... Nous attendrons patiemment que l'on vienne nous chercher. L'homme qui est entré est celui qui va s'occuper de notre exécution, et vu son grade, je penche pour une pendaison en bon et du forme. Niüna, tu as jusqu'à demain matin pour appeler tous les animaux du coin à la rébellion, et les elfes aussi si tu veux. Les gardes viendront nous chercher, ils nous menotteront et certainement nous passeront un sac sur la tête. Je veux que vous vous laissiez faire. Ne vous montrez pas trop docile hein, mais ne tuez personne! Lorsque nous nous arrêterons, c'est que nous serons sur le gibet. Lorsqu'ils nous retireront les sacs de la tête... Ce sera le signal. Unded, tu te transformeras, je sais que tu peux le faire quand tu veux et que personne d'autre ne le sais. Ce sera la surprise, ils n'auront pas prit de mesure de sécurité pour ça! Tu nous détacheras et pendant ce temps la les animaux débarqueront. Tout sera dans l'effet de surprise. Lunielle en profitera pour s'enfuir délivrer Wilaine et nous nous essayeront de tuer le plus de gardes et de soldats possibles. La foule sera bien sur un obstacle, mais la débâcle nous aidera. Si jamais nous nous perdons, retrouvons nous à L'Opale. Lunielle, tu reviendras avec Wilaine le plus rapidement possible. Tout le monde est d'accord?

Grand silence. Tout le monde était plongé dans ses propres réflexions.

-C'est nos vies contre la leur. Je sais que cela ressemble à une mission suicide, mais dans l'état actuel des choses ce sera notre plus belle chance de fuite. Vous avez tous des dons, ils serviront notre cause.

Lunielle continuait de fixer Kaplen, et ce dernier se souvint subitement qu'elle lui avait posé une question plusieurs minutes auparavant.

-Lunielle, si nous survivons tu seras la bienvenue sur l'Opale. Si nous mourrons... Je ne pourrais rien t'offrir. A toi de voir ce que tu veux.

Le jeune homme avait très mal à la jambe. Il était persuadé que sa chute récente n'y était pas pour rien. Harassé, il était déja essoufflé après son discours et recommençait à transpirer.

"Saleté de blessure, saleté de torture" pensa t-il. Le jeune capitaine s'avança doucement en direction de Pampelune et attrapa Keinvor que Niüna lui tendait et le rendit à sa femme. Il imagina un instant son petit corps pendu au bout d'une corde avant de déglutir. Non cela n'arriverait jamais. Pas tant que Kaplen lui même serait encore en vie.
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MessageSujet: Re: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Dim 19 Juin 2011, 14:49

Il en avait dans le pantalon, le capitaine !
Tous les membres de l'équipage en fait !

Le petit combat qui vient de se dérouler devant ses yeux l'a surprise. Elle ne s'attendait pas du tout à ce que Pampelune, qu'elle commençait à bien connaitre, ai le crant de faire ça !

Elle sourit et regarda attentivement Unded. Le fait qu'il ai tué le garde ne l'avait pas plus étonné que ça, elle avait su que dès le moment où celui-ci était entré dans la cellule qu'il n'en resortirais pas vivant, mais elle n'avait pas du tout anticipé le fait que le jeune homme soit un lycanthrope. Ses traits ne ressemblent en rien à ceux de son ancien fiancé, néanmoins, elle sent comme une aura familière.

Cachant son trouble, elle reporte son attention sur le couple. Le capitaine vient de s'approcher de sa femme et vérifie son état général. Sacré Pampelune ! Il n'y a que les humains pour faire des folies pareils ! Bon d'accord, elle aussi est très doué pour ce genre de choses mais là n'est pas le sujet.

En à peine quelques minutes, le capitaine venait d'établir un plan d'évasion. Il tenait bien la route mais certains aspects ne l'enchantaient guère. Mais avait-elle le choix ? Bien sûr, on a toujours le choix. Suivre le plan de Kaplen, s'échapper si tout va bien et embarquer sur l'Opale ou bien ne rien faire et attendre tranquillement la mort. Sans hésitation elle pencha pour la première solution.

-Lunielle, tu es une elfe, tu peux être agile et rapide! J'aurais besoin de toi pour aller délivrer Wilaine, sans elle je ne pourrais jamais m'enfuir. Je suis incapable de courir dans l'état actuel des choses. dit soudain le capitaine en s'adressant à elle.

Elle sourit et attendit que Kaplen ai fini de parler pour prendre la parole. Elle le fixa, attendant qu'il ajoute quelque chose, n'ayant toujours pas donné sa réponse.

-Lunielle, si nous survivons tu seras la bienvenue sur l'Opale. Si nous mourrons... Je ne pourrais rien t'offrir. A toi de voir ce que tu veux.

-On survivra, dit-elle positivement. On a toutes les cartes en main maintenant et à moins que quelqu'un ne nous mette des bâtons dans les roues, tout devrait bien se passer. Je dois avouer que ton plan tiens la route, capitaine. Ne t'inquiète pas, j'irais délivrer Wilaine, et j'ai ma petite idée sur comment je vais le faire ...

Un sourire aux lèvres, elle ajouta :

-Ils ont beau avoir prit toutes nos affaires, dont mon arc et mon sac de voyage, ils ne m'ont pas fouillés partout ... Il ne faut jamais sous-estimé une elfe qui a plus d'un siècle d'expérience ...

Et sous les regards ébahis de ses camarades, d'un geste assuré, elle plongea la main dans son décolleté. Après quelques secondes, elle en ressortit une quinzaine de minuscules flèches en métal. D'un air fier, elle les montra à l'assemblée.

-Ces flèches en métal contiennent dans leur pointe un puissant somnifère. N'importe qui s'en prend une dans le coup se voit plongé dans le pays des rêves pour 2 jours ! Je n'ai même pas besoin de tube pour les lancer, il suffit juste que je les place comme il faut entre les dents ... Comme elles font quelques centimètres de longs, elle sont pratiques à transporter et elle ont été taillées d'une façon spéciale ce qui ne nécessite pas de lanceur.

Ensuite elle les replaça et entreprit d'ouvrir ses bottes, cuissardes brunes montants jusqu'aux genoux. Elle en sortit trois lames fines. Elle en garda une, et posa les deux autres par terre en disant :

-Une seule me suffira, prenez les deux autres elles vous serront sûrement utiles.

Deux personnes se servirent.

-Si j'en ai l'occasion, j'essairais de trouver l'endroit où ils ont mit notre équipement, dites- moi ce qu'ils vous ont prit et je pourrais peut-être le récupérer. Avec Wilaine, on devrait réussir à tout transporter. Voilà tout ce que j'ai en stock, capitaine ...
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MessageSujet: Re: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Mar 21 Juin 2011, 16:25

[color=lightgreen][Bon, vu que Luni m'a dit qu'on m'attendait du coup je réponds, même si apparemment c'était à Unded parce que je risque de pas trop être disponible après, si le RP convient pas, MP moi.]

Il y avait deux solutions : soit la proximité des murs et la bassesse du plafond rendait le lieu trop petit pour moi, soit le fait que nous soyons si nombreux dans un espace restreint me rendait claustrophobe, tant est il que je ne supportais plus aucun de mes camarades.
Le regard déplacé de Lunielle sur Unded, comme si elle n'avait jamais vu d'homme nu dans sa vie m'énerva passablement. Qu'elle le remarque, c'était normal, rassurant même, mais elle aurait pu avoir la décence qu'avaient eu les autres de ne pas le fixer bouche bée pendant plusieurs secondes. Et puis supplier Kaplen de la prendre comme membre de l'équipage, là, maintenant, alors qu'il était blessé... Elle manquait franchement de tact. Et puis sa tête me revenait pas.
Ils m'énervaient tous avec leur violence comme seule echappatoire et je n'appréciais pas du tout la tirade de Pampelune. Le gardien n'y était pour rien, il n'avait rien demandé, et je ne supportais pas qu'elle puisse s'en servir de la sorte. Lorsque Unded l'étrangla, ce fut le coup de grâce. Je ne connaissais aucun animal aussi perfide pour agir et par surprise et en surnombre, et pour tuer. La seule à avoir été intelligente dans l'histoire, à ce que j'avais compris, c'était Niüna. Au moins une qui savait se servir de sa parole mieux que de ses poings.
Quand le garde arriva pour me transférer aux écuries, j'y allait presque d'un pas joyeux. C'était horrible à dire, mais je ne tenais pas à rester une heure de plus avec eux. Je ne m'étais pas permise de demander quoi que ce soit, alors que je savais pertinemment que délivrés, nous fuirons tous vers l'Opale, alors que peu m'importait le bateau mais bien plus mon arc, qui devait déjà être en vente à l'armurerie pour une somme exorbitante. Ils n'avaient pas compris que parfois prendre son temps et réfléchir permettait d'éviter de gros problèmes, d'autant plus que je leur aurait volontiers proposé de sacrifier la bourse de pépites d'or que j'avais sur moi contre notre liberté, ce qui aurait été une solution pour tout le monde, vu que nous aurions tous récupéré nos effets, et nous serions partis sans aucun risque de représailles. Mais la violence bridait tout mes actes charitables, dommage... ! Enfin, heureusement pour mon or, dirons nous.
J'avais l'impression de nager en plein cauchemar, et d'être la pire hypocrite au monde. Le lieutenant qui m'accompagnait aux écuries était celui à qui j'avais acheté pour une bonne somme des pointes de flèches et autres armes ce matin, et je sentais bien que je n'aurais aucun mal à me le mettre dans la poche. Je dépenserais moins d'or, et je récupèrerais mes biens. Il n'était pas stupide, et même si les armes récupérées par ma capture lui rapporteraient une bonne somme, je lisais dans ses yeux qu'il ne faisait pas parti des hypocrites profiteurs de ce monde (catégorie à laquelle j'avais de plus en plus l'impression d'appartenir), et qu'il n'était pas plus heureux que ça de me voir ici. Il semblait faire partit de ces gens honnêtes et qui ont confiance en l'esprit humain.

« Vous allez les mettre à mort ?
- Vos amis ? J'acquiesçai, il soupira. Oui, ils l'ont tous mérité.
- A ce que je sache, les trois demoiselles et l'enfant ni sont pour rien.
- Parce que vous n'en savez pas plus ? demanda-t-il ironiquement. La blonde est la femme du pirate, et les deux elfes sont venues sur son bateau... Tout comme vous. Le lycan, lui, il a assassiné pas mal de personnes...
- Si vos bateaux accostaient plus souvent sur les autres îles, elles n'auraient pas été forcées de prendre le seul bateau qui accostait, et qui était celui de Kaplen, lui dis-je avec un ton de reproche.
- Soit, mais la blonde...
- On ne choisit pas de qui on tombe amoureux. »


Nous arrivâmes en vue de ma future stalle, aussi bien gardée qu'une cellule. L'inspecteur s'approcha de moi.

Il sorti de la stalle et la ferma avec un faux sourire satisfait sur les lèvres.

« En plus, l'équidé, t'as une super vue sur tes affaires par la fenêtre là bas ! C'est bête hein, tu peux pas les toucher... Ah, et ton épée est toujours plantée dans la porte. On fait un concours pour regarder qui arrivera à l'enlever. T'es même assez douée pour nous donner de la distraction, la mûle ! »

Je retins un sourire. Je n'avais plus qu'à espérer que le reste de la troupe pense à moi et évite de tuer tout le monde, et nous serions libres. Avec nos affaires. En attendant, moi j'avais à boire, et à manger. Je m'allongeais sur la paille et commençais à me nourrir de foin frais.


Dernière édition par Wilaine le Sam 02 Juil 2011, 12:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Mar 21 Juin 2011, 23:47

Hey bien ils ne leur restait plus qu'à attendre hein... Visiblement, ils étaient tous d'accord sur le plan de Kaplen, ce qui lui retira un poids certain des épaules. Au moins une chose était sur et certaine et avait été programmée. Comment elle se passerait, personne ne le savait... Mais il restait toujours un espoir de passer à coté de la potence.

Lunielle avait déposée deux flèches empoisonnées par terre. Kaplen en attrapa une et laissa Niüna attraper l'autre. Il savait qu'avec sa jambe blessée, tout ce qu'il avait prévu serait difficile... Mieux vallait mettre le plus de chances de leur coté. La nuit tomba. La cellule, déja sombre, plongea dans une obscurité quasi complète. Plus aucuns gardes n'étaient passé devant eux... Comme si l’épisode d'Unded les avait refroidis. Et ce n'était pas plus mal.

S'approchant de la jeune elfe, il lui donna le signal. Cette dernière s'exécuta sur le champ. Son petit écureuil blanc apparut quelques instants après et se retira par la très haute fenêtre à barreaux qui leur permettait de respirer. Cette dernière était tout juste au niveau du sol. Puis Niüna tomba soudainement dans une sorte de transe avant de reprendre pied quelques minutes plus tard. Elle se pencha en direction de Kaplen et lui avoua qu'au moins un elfe avait répondu à son appel. Qu'il était près à les aider, et qu'il s'appelait Cloud.

-Tu lui as expliqué exactement?

-Oui, il sait tout.

-Parfait...J'espère pour nous que ça va marcher.

La nuit passa lentement. La lune décrivit son chemin et chaque nouvelle heure passait comme une éternité. Chacun était prêt. Ils savaient que c'était cette fois là où jamais. Lorsque le soleil se leva, une escouade de gardes entra dans la cellule. Ils se jetèrent en premier lieu sur Unded qui se laissa faire placidement, à leur grande surprise, puis chacun fut apprêté de la même façon et attaché, pieds et poings liés. Kaplen, qui avait toujours beaucoup de mal à se déplacer, fut emmené par deux gardes qui n'allait pas tarder à lui recasser les jambes s'ils continuaient ainsi.

Un sac sur la tête, le jeune homme ne voyait plus rien. Il se laissa conduire sous les coups des gardes sans réagir. Cependant, il parvint à sentir la lumière du jour au travers des mailles du sac. Autour de lui, des gens criaient et jetaient des légumes pourris. Ils les insultaient, ils n'attendaient qu'une chose... Le jeune homme sentit des marches et du monter après un terrible effort. Voila, il était sur l’échafaud. Il fallait absolument que tout marche.

Soudain le silence se fit. Un homme monta sur l'estrade et lut les chefs d'inculpations qui pesaient sur leurs épaules... Des gardes se postèrent devant chacun et...

Un bruit énorme s'éleva derrière lui. Suivit par des cris et des craquements. Le jeune capitaine fut violemment poussé et tomba à plat ventre sur l'estrade. Soudain quelqu'un lui retira le sac qu'il avait sur la tête et il vit. Devant lui, Unded transformé dévorait tout ce qu'il trouvait. Il tuait les gardes avec une facilité presque déconcertante. Mais rapidement ces derniers furent tellement nombreux qu'ils le submergèrent. Kaplen se releva tant bien que mal et essuya le coup d'un garde qui venait l'attaquer. Le poing arriva juste au niveau de sa pommette. Le jeune homme eut tout juste le temps de sortir la flèche de Lunielle et de l’effleurer. Le garde tomba directement et le jeune capitaine put repartir. Il attrapa le sabre du garde et continua. Autour de lui, tout le monde se battait, mais les gardes étaient nombreux, très nombreux, même Unded avait beaucoup de mal à se frayer un chemin à coup de crocs et de griffes.

Kaplen tourna la tête et essaya de distinguer Lunielle, mais la jeune elfe avait visiblement disparue. Parfait. Niüna quant à elle avait récupéré un arc et tuait le plus de gardes possibles. Mais entre la foule et les forces de l'ordre, il y avait beaucoup trop de monde... Allaient-ils pouvoir s'en sortir? Le jeune homme planta son sabre dans un garde qui avançait dans sa direction et descendit les escaliers, marche par marche, tout en faisant reculer l'ennemi. Il regrettait ses jambes et espérait qu'elles guériraient vite. Cette allure d'escargot ne lui plaisait pas. Il se sentait prisonnier de son propre corps, prisonnier de sa propre lenteur.


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MessageSujet: Re: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Dim 26 Juin 2011, 19:05

Les heures passèrent, longues et fatiguantes. Elle essaya de se reposer quelque peu, histoire d'être prêt pour demain. Demain ... le jour de leur évasion ou bien celui de leur mort. Elle préférait nettement la première et essaya de ne plus y penser. Anttendre patiemment. Juste avant l'aube, elle vérifia une dernière fois son équipement. Elle avait quinze fléches, Kaplen en avait prit une et Niüna aussi. Il ne lui en restait donc plus que treize. Elle espéra que ce serait suffisant car c'était exactement ce qu'il lui fallait pour passer inaperçue.

Le jour arriva enfin et les gardes aussi, hélas. Comme l'avait dit le capitaine, on lui plaça un sac sur la tête et ses mains et pieds furent liés. Unded fut emmené le premier. Il se laissa faire. Chacun savait exactement ce qu'il devait faire. Un peu plus tôt, Niüna avait dit qu'un elfe du nom de Cloud allait les aider. Elle ne savait absolument pas qui c'était. Elle connaissait beaucoup de monde mais ce nom là ne lui disait rien.

Les gardes les conduisirent ensuite dehors. Elle sentit les rayons du soleil et un peu de vent. Le temps n'était pas trop mauvais. Elle marchait sous la stricte surveillance des gardes. Elle ne se sentait pas bien. Les sacs sur la tête, quelle poisse ! Elle avait l'impression d'étouffer. De plus ses tympans la faisaient aussi souffrir car tout autour des gens hurlaient. La foule était déchainée. Son ouïe plus sensible que celle des humains en prennait un coup et ses anneaux d'argent frémissaient sans cesse.

Peu de temps après, elle sentit des marches. Ils montaient sur l'estrade. Un homme se mit soudain à parler et réciter tous les crimes commis par l'équipage. Puis soudain, quelqu'un enleva son sac et de grands cris retentirent. Unded venait de se transformer et tappait sur tout ce qui se trouvait à porté de sa main. Il s'approcha ensuite rapidement d'elle et la libéra de ses liens. Elle lui jeta un regard reconnaissant et sauta de l'estrade. Niüna venait de trouver un arc et tirait sur les gardes, Kaplen était couché sur l'estrade, Unded se faisait subbmerger par les gardes très nombreux et Pampelune serrait Keivnor dans ses bras.

Jettant un dernier regard à ses compagnons, elle quitta la cour sans trop de mal. Se faufilant entre les caisses, se cachant derrière les portes, les murs, elle réussit à atteindre les écuries. Elle avait utilisé 5 flèches dans sa course et n'avait pas encore été repérée. Wilaine ! Elle devait trouver la centaure !

Endormant un autre garde et usant ainsi une énième flèchette, elle passa rapidement devant les stalles. La plupart étaient vides. Elle arrivait presque au bout et toujours aucune trace de la centaure quand soudain, elle la vit qui mâchonnait tranquillement du foin.


-Wilaine ! Je suis venue te chercher ...
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MessageSujet: Re: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Lun 27 Juin 2011, 21:51

Le plan du capitaine était risqué, très risqué, mais en même temps c'était la seule solution... et puis, s'évader devant tout le monde, on pouvait dire que c’était la classe ! Enfin bref, mon rôle dans le plan me plaisait, j'allais pouvoir faire passer à tout ces crétins l'envi de se moquer de moi... L'elfe, c'était quoi son nom déjà ? Peu importe, elle avait sortie des flèches qu'elle avait réussit à cacher à ces crétins de gardes... 'fin, pas très dur, con comme ils étaient ! Kaplen et Niuna en prirent chacun une, j'hésitais, puis abandonnais l'idée, je n'en aurais aucune utilité...

Puis les heures passèrent, je somnolais, j'allais devoir être en forme, au bout de 2 heures je réussis à m'endormir, un sommeil sans rêve, reposant. Je fus réveiller par plusieurs gardes, je peinais à reprendre mes esprits tendis qu'ils me maintenaient au sol, s’attendant à ce que je leur résiste. Ils m'attachèrent les mains et les pieds puis me firent lever, et me passèrent un sac sur la tête. Ils avaient dût faire de même avec les autres.

Après avoir traversé de nombreux couloirs, le bruit d'une foule en colère me parvint aux oreilles, un fruit m’explosa au visage, je sentis des marches monter, et voila, j'étais sur l'échafaud, c'était le moment ! Un homme nous récita nos chefs d'inculpation. Dès qu'il eu fini, mon visage s'allongea, déchirant le sac, mes yeux virèrent aux rouge sang, mes dents devinrent des crocs capable de broyer n'importe quoi, mon corps se couvrit de poils noir tel les plumes d'un corbeau. Je rompit les liens qui maintenaient mes mains immobiles d'un coup sec et coupais ceux qui me retenaient les pieds avec mes griffes. Les gardes, prient par surpris ne réagirent pas, je mordis le premier au coup, lui en arrachant un morceau, il s'effondra dans un râle d'agonie et tua l'autre d'un coup de griffe. Je libérais l'elfe que l'on venait de rencontrer et Nïuna, avant de fendre le crane du garde qui m'attaquai par derrière.

Soudain la foule paniqua, ça hurlait de partout, des gardes se précipitaient sur moi, je leur tranchais la gorge, leur ouvrais le ventre, les cadavres s'amassaient devant moi et pourtant, il y avait toujours un homme pour prendre la place d'un autre. Très vite je fus débordé, mon corps se couvrait d'estafilade sanglante tandis que je me frayais un chemin dans la foule, je ne me préoccupais pas des autres, je luttais pour ma survie. J'allais abattre mes crocs sur un garde lorsqu'il attrapa une femme pour se protéger, ma mâchoire rencontra son cou, elle mourut sur le coup, l'enfoiré ! Je le pris et lui vida les intestins.

Soudain, un coup de feu retenti, puis une douleur vive fusa dans mon épaule, une balle l'avait traversé de part en part, ça faisait horriblement mal, le sang se mit à couler à flot de la blessure. Et pourtant je ne m’arrêtais pas, il fallait réussir à s'enfuir. Je regardais autour de moi, il n'y avait plus aucun, civil, moi Kaplen, Niuna et Pampelune étions encerclés par les gardes, il n'y avait aucune échappatoire...
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MessageSujet: Re: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Mar 28 Juin 2011, 01:31

Ils étaient encerclés. Kaplen était parvenu à descendre de l'estrade et embrochait les gardes un à un avec beaucoup de difficulté. Il y avait cependant tellement de bazar que le jeune homme parvenait à s'en sortir sans trop de casse. Soudain un coup tiré derrière lui le fit se retourner. Arrachant son sabre des entrailles d'un homme qui s'effondrait devant lui, il aperçut Unded qui poussait un râle de souffrance. Son épaule venait d'être transpercée par une balle de belle taille. Cette dernière avait été tirée de près, si bien qu'elle avait traversé les chaires avant de tomber un peu plus loin. Le sang coulait abondamment sur les poils du lycan, mais ce dernier reprit vite ses esprits.

Lorsque Kaplen se retourna de nouveau, il se rendit compte qu'ils étaient encerclés. Autour d'eux des dizaines de gardes les tenaient en joue. Certains avaient sortis des armes à feu, d'autres les menaçaient avec leurs sabres... Unded saignait toujours autant. Se retournant en direction de Niüna, Kaplen parvint à s'y approcher suffisament pour lui chuchotter à l'oreille:

-Et ton elfe et tes animaux ils font quoi?

-Ils arrivent. Souffla t-elle en jetant un regard aux jambes de Kaplen.

Ce dernier avait de plus en plus mal mais tenait bon. Les autres blessures qu'il avait essuyé entre le combat chez le marchant d'esclave et la torture se réveillaient toutes. Et la situation n'arrangeait rien. Le jeune capitaine espérait sincèrement que la jeune femme disait vrai... L'homme qui était venu les voir la veille dans leur cellule apparut au travers de tous les gardes et les soldats. Les hommes le laissèrent passer. Lorsqu'Unded le vit, il tenta de se jeter dessus mais Kaplen l'arrêta immédiatement. Ce n'était pas le moment de perdre le loup garou. Il était facile pour tous ces gardes de lui envoyer une balle dans la tête.

L'homme s'arrêta à la limite formée par les premiers gardes, retira doucement ses gants comme il l'avait fait dans la cabine et applaudit lentement. Un petit sourire trônait sur ses lèvres fines et sur sa gueule d'ange.

-Bravo! Bravo! Vraiment mille fois bravo! C'était... Magnifique. Les jeux très travaillés... Une grande représentation théâtrale.

Kaplen tourna la tête en direction des membres de l'Opale. Niüna avait le visage fermé et serein... Elle savait qu'ils allaient s'en sortir... Pampelune tenait fermement Keinvor dans un bras et un sabre dans l'autre main. Elle avait le regard déterminé de celle qui ne se laissera pas mourir sans se défendre. La lame du sabre était pleine de sang et la jeune femme essuyait également de nombreuses estafilades sur les bras. Unded attendait. Son corps énorme respirait bruyamment. Il souffrait, cela se voyait. Et le sang ne cessait de couler. Ainsi ils étaient pris au piège?

-Maintenant trêve de plaisanteries! Finalement vous n'êtes pas si bête que ça. Au lieu d'une mort lente au gibet vous allez mourir rapidement sous les balles... Comme quoi...

Soudain il y eut de l'agitation chez les gardes. Les rangs furent rompus, et ce fut rapidement la débandade. L'homme se retourna et chercha la source d'une telle agitation. Unded en profita pour se jeter dessus et lui arracher la tête du corps d'un grand coup de crocs et de griffes.

-Un de moins! Rugit-il en se léchant les babines.

Soudain une armée de rats déferla autour d'eux. Les gros rongeurs se jetaient sur les gardes et leur mordaient les jambes, les mains, le cou, la tête... Devant eux, c'était une marée grise et rouge qui faisait tomber de nombreux hommes debout. Lorsqu'ils furent remis de leur surprise, les gardes ripostèrent et tuèrent de très nombreux rats qui hurlaient autant de colère que de souffrance. Kaplen observait la scène incrédule.

-On doit y aller! Cria Niüna.

Le jeune capitaine reprit ses esprits et s'élança... En marchant. Il ne pouvait pas courir au risque de finir vraiment avec une jambe en moins. Voyant qu'il peinait, Pampelune s'arrêta pour l'aider. Un garde en profita pour la viser avec son arme à feu mais Kaplen poussa violemment la jeune femme qui évita de justesse le coup de feu.

-Avancez sans moi je vous rattraperais!

Kaplen attrapa un pistolet qui était tombé entre les rats et tua le garde d'un coup bien visé entre les deux yeux. Il vit Pampelune s'en aller en courant et Unded reprendre son inexorable travail. Un à un il tuait les gardes avec force et violence. Les hommes hurlaient lorsqu'ils le voyaient et se jetaient... Dans la gueule du loup! Mais aussi étrange que cela puisse paraître les gardes semblaient toujours aussi nombreux. Ils venaient de partout. De droite, de gauche, de devant, de derrière... Kaplen espérait que Lunielle était parvenue à libérer Wilaine car il avait vraiment besoin d'elle.

Les sorties étaient loin de lui et il savait qu'il ne parviendrait pas à les atteindre si les choses restaient en l'état. Il avait l'impression qu'on était en train de lui scier les os. Et les gardes, malgré les rats et Unded continuaient à affluer dans sa direction. Le jeune homme avait perdu la flèche de Lunielle mais il possédait désormais un pistolet et un sabre qu'il employait avec beaucoup de zèle.

Les gardes parvinrent à reprendre le contrôle des lieux. Unded commençait à ployer sous le nombre d'ennemi et à cause de la grande quantité de sang qu'il avait perdu. Et Kaplen avait de plus en plus de mal à se battre. Il lâcha son pistolet lorsque ce dernier n'eut plus de munitions. Se retournant, le jeune homme reçut un coup de sabre entre les côtes.

*Et merde... Cette fois c'est bon je suis mort...*

Jetant un regard dans le lointain, il aperçut Pampelune qui venait de s'arrêter et qui courait dans sa direction en hurlant. Le jeune homme voulut lui dire qu'il fallait qu'elle continue à fuir mais la douleur l'en empêchait. Tombant sur ses genoux, il accusa une autre douleur qui provenait elle de ses jambes. Le garde qui l'avait eu hurlait de joie.

-J'AI EU LE CHEF J'AI EU LE CHEF! J'AI EU LE... GRBLBLBLBL...Chef......

-Je ne suis pas encore mort.

Kaplen était parvenu à ficher son sabre dans le coeur du garde qui s’effondra dans un gargouillis. Il trouva la force de retirer celui qui entaillait ses chaires mais le sang qui s'écoula alors le cloua face contre terre. Les rats continuaient de courir autour de lui. Comme une marée grise ils s'étendaient et attaquaient les cadavres de façon presque infinie. Dès qu'un rongeur disparaissait, un autre apparaissait à sa place. Le regard du jeune capitaine fut rapidement constellé de taches noires et rouges. Il entendit Pampelune s'arrêter au dessus de lui et l'attraper en hurlant.

-Non NON! Kaplen, tout va bien, tout va bien on va pouvoir te sauver!

La voix de la jeune femme se fit de plus en plus lointaine puis finit par disparaître. Elle fut rapidement rejointe par Niüna qui poussa un juron d'elfe puis... Plus rien.
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MessageSujet: Re: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Jeu 30 Juin 2011, 18:51

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MessageSujet: Re: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Sam 02 Juil 2011, 12:04

J'avais doucement somnolé pendant la nuit, malgré mes appréhensions quant à la suite. Je doutais fortement de nos chances de réussite. Même si Niüna ou Lunielle, étant des Elfes, devaient avoir quelques tours en réserves, l'état de Kaplen m'inquiétait énormément, ainsi que le fait que nous devions transporter Keinvor avec nous. Si il y en avait un à sauvé, ce serait l'enfant.

L'aube se leva tranquillement, imperturbable. Les rayons filtraient dans les stalles poussiéreuses de l'écurie. Et lentement, un mugissement monta du sol. Les échos de cris, de hurlements de haine se répercutaient imperceptiblement sur les murs, émettant un doux son grave, presque rassurant même si j'en connaissait la provenance.

Quelques bruits de pas étouffés se firent entendre, et je vis la nouvelle Elfe arriver. Elle était seule, et tenait une flèche entre les dents. Mortelle ou pas, je n'en avais aucune idée. Elle ouvrit ma stalle sans un bruit, et je me levais rapidement. Elle m'indiqua la suite du couloir, la sortie, mais je lui montrais la fenêtre à travers laquelle nous distinguions nos armes, et tout notre barda.

Nous avançâmes vers la baie vitrée, et Lunielle se dirigea vers la serrure, dans le but de la crocheter. Je regardais l'épaisseur de la vitre, et surtout celle du bois. Épais, solide, fiable. Parfait. Je poussais l'Elfe et donnait un coup de sabot modéré sur la serrure, qui se cassa sourdement. Le verre se fissura un peu, mais pas assez pour faire du bruit. Lunielle ouvrit la porte et nous entrâmes dans la salle, blindée d'armes en tout genre appartenant aux détenus.

Lunielle repéra ses affaires et celle de Niüna et Pampelune, les seules qu'elle connaissait. Je me rendit alors compte que je ne savais même pas comment ils s'étaient évadés, et qu'au final, ça avait peu d'importance. Je récupérais mon harnachement, que je mis en place. J'en avais pour quelques minutes, vu que les deux barils de poudre de Kaplen étaient encore dessus. Lunielle avait fini, et me regardait avec un air impatient et énervé. Je lui montrais une rangée de filets, et la lignée de chevaux impatients. Unded nous suivrait en courant, je pouvais porter quelqu'un à condition de me débarrasser des barils de poudre, ce que je comptais faire, mais en faisant un joyeux feux d'artifice au nez et à la barbe des gardes. Il nous fallait donc trois chevaux, sachant que Lunielle et Niüna savaient très bien monter, elles pourraient même tenir en longe celui de Pampelune, sachant que j'envisageais de prendre Kaplen sur mon dos, vu qu'il ne devait pas être en état de conduire un cheval. L'Elfe me sourit et se mit au travail, tandis que je finissais de serrer mon harnachement.
Hélas il ne leur fallut pas longtemps pour nous trouver. J'entendis des cris de rage dans le couloir, et le bruit d'un corps qui s'effondrait. Un garde, que Lunielle avait dû abattre d'une flèche empoissonnée, supposais-je.

D'un bond, je me redressais, m'empressais d'accrocher le dernier crochet de mon harnais, attrapais une hache de guerre (une hache de guerre ?!) au passage, moi qui n'avait jamais manié ce genre d'arme, ça allait être un carnage. Je rejoignis Lunielle, bien en peine avec quatre ou cinq gardes autour d'elle. Mais elle avait réussi à grimper sur un cheval, et les stalles des autres chevaux qu'elle avait harnachés étaient ouvertes. J'assommais un garde par surprise, puis un second, et l'Elfe fit sortir en trombe son cheval de la stalle, et je hennis pour que les deux autres chevaux la suivent. En un rien de temps, nous avions semés les gardes et nous avancions vers le plus gros du problème.


[A vous la suite !]
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MessageSujet: Re: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Sam 02 Juil 2011, 13:20

J'ouvrit la porte de la stalle de Wilaine et elle en sortit rapidement. Ensuite, elle m'indique une pièce où se trouvaient nos effets. Bien, nous allions gagner du temps. Petit problème au passage, la porte menant à la salle possédait une serrure. J'essayais de l'ouvrir mais le mécanisme était complexe et nécessiterait pas mal de temps. Wilains fut plus rapide. Elle donna un grand coup de sabot dans la serrure et la vitre se fissura même. Je me retournais pour voir si quelqu'un nous avait entendu mais visiblement tout le monde était occupé sur la place de pendaison.

Nous entrâmes ensuite toutes deux dans la salle. Dans la pièce, se trouvaient toutes les affaires des détenues et il y en avait un paquet ! Reconnaissant les affaires de Niüna et pampelune, je m'en emparais tandis que Wilaine mettait son harnachement. Je saisis ensuite mon sac de voyage et vérifia que rien ne manquait, puis je plaçais Bèll' Bètt dans mon dos. La couverture recouvrait toujours l'arc et il frémit de plaisir quand je m'en emparais.

La centaure portait deux immenses barils de poudre de quoi faire une belle explosion. Je souris. Nous allons bien nous amuser !

Elle me montra ensuite une lignée de chevaux et nous décidâmes qu'il nous en fallait trois : un pour Niüna, un pour Pampelune et un pour moi. Unded allait pouvoir courir et même s'il devait être transporté, je pourrait le prendre derrière moi. Kaplen, quand à lui allait être sur le dos de Wilaine. Je souris et laissais la centaure terminer de se préparer.

Je me dirigeais ensuite vers les chevaux et rapidement les observais afin de choisir les meilleurs. L'un d'eux, un bai semblait calme et doux. Je le caressais et l'harnachais rapidement, celui-là serait pour Pampelune, il n'avait pas l'air trop difficile. Ensuite, j'en vit un autre noir. Il me regarda en me lançant un regard de défi et cogna contre la porte de sa stalle. Il était beau et sauvage. J'étais sûre que Niü allait l'adorer. Je réussis à lui parler et à le calmer un peu afin qu'il se laisse harnacher. Puis je suivis son regard. Il observait une jument blanche qui se trouvait un peu plus loin. Elle était jolie, certes, mais je n'étais pas sûre qu'elle était assez endurante et rapide. C'est alors que l'étalon essaya de négocier avec moi.


- Pfffff, hiiii pppiiiiiihhhh fffffffiiii hhppiiiii hii hhhoohhhuiiii. (Je ferais tout ce que tu veux si tu l'emmènes aussi !)

- Hiiiii, ppffiiii hhiiii pffffff piiiiifffff hoooiiiiiippppfff. (Je ne sais pas ... est-elle assez endurante et rapide pour ne pas nous gêner ?)

- Pfffffiiiiiiiii ! Fiiiiii hhhooohiiiiiii ! (Tu veux rire ? C'est la meilleure jument de la garde ! Allez, je ferais tout ce que tu voudras !)

Je souris et m'approchais de la jument avec l'harnais le plus confortable que j'avais trouvé. Je lui parlais et elle accepta de nous suivre. Une fois harnachée, je la rapprochais des deux autres dont j'avais ouvert les stalles. J'attachais ensuite les affaires de Niü sur l'étalon noir qui était tout joyeux et visiblement il ne laissait pas de marbre la jument. Ensuite, je mis les affaires de Pampelune sur le bai et ouvrit les stalles des deux mâles.

L'actions n'avait duré que quelques minutes et Wilaine n'allait pas tarder à arriver. Je montais donc sur la jument quand soudain six gardes arrivèrent et m'attaquèrent. L'un deux tomba sous les sabots de mon cheval mais les autres m'encerclaient dangereusement. Il ne fallait absolument pas qu'ils blessent les chevaux ...

Soudain, Wilaine arriva et assoma deux gardes d'un coup. J'en provitais pour lancer mon cheval au galop. Ensuite Wilaine ainsi que les deux autres chevaux me suivirent et la centaure se mit à ma hauteur. Nous avons vite semé les gardes et nous dirigions vers l'endroit où se trouvait le reste de l'équipage en espérant que tout se passa bien pour eux ...

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MessageSujet: Re: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Dim 03 Juil 2011, 22:40



-NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON!

Le cris que lâcha la jeune femme traversa l'endroit et tout les soldats a leur poursuite stoppèrent nette. Keivnor qui pour l'instant n'avait rien dit commença a pleurer.

-Nuina prend le je m'occupe de Kaplen!


L'elfe surprise le pris le tit garçon sans chercher à contredire la jeune femme. Celle ci avait dechirer le bas de ça robe et commençais a faire un garrot à son mari en lui disant qu'il ne devait pas mourir qu'il devait rester avec elle. Évanouit il allait être un poids mort pour le transporter. Elle regarda autour d'elle à la recherche d'une idée. Bien que soigner Kaplen était dans l'immédiat important, il l'était tout autant qu'ils en sortent vivant. Soigner et mort les bandages n'auraient servit à rien. Les soldats ce précipitait maintenant vers eux.

Après le cris de la blondinette ils s'étaient ruer. La surprise qu'un si petit corps frêle de jeune femme puisse lacher un tel cris pour un homme les dépassait. Mais ils avaient des ordres. Ils avaient une chance de les tuer. Pourtant le regard noir qu'ils captèrent lorsqu'elle eu finit de bander l'homme les glaça. Entrainer, pourtant, ils continuèrent leur chemin en courant. La jeune femme ce leva et marcha dans leur direction. Que faisait elle!? Il n'avait certes plus de belle, mais les épées et les sabre dont ils se servaient étaient tout aussi redoutable. Elle se mis alors a courir. Ils s'arrêtèrent une fois de plus surpris par cette jeune femme blonde. Elle attrapa un cruche poser dans une niche creuser qui servait à l'occasion au soldat de garde de soulager leur vessie et projeta son contenue sur leur poursuiveur. Elle entra alors en contact avec l'un des gardes et l'assoma purement et simplement avec la pissotière (le nom de la cruche xD). Elle attrapa au passage le sabre de l'homme et tourna sur elle même comme une toupie blessant deux autres soldats.

Quatre autres restaient. La surprise avait aider mais elle savait que cela ne suffirait pas. Elle savait que bientôt d'autre allait arriver. Elle essaya de ce battre avec le premier des soldats qui avaient repris ces esprits ais fut projetter rapidement contre un mur. L'épée vint ce ficher dans son épaule a quelques centimètre de ça clavicule. Elle affronta des yeux le regard remplis de fierté et de triomphe du soldat en envoya le sabre vers Nyu pour que celle ci ce défende. Elle essaya une dernière fois un coup de pied là ou le soldat aurait mal mais ne reussit qu'a se faire enfoncer plus en avant le sabre. Le secoua la tête de douleur. Il fallait que Lunielle et Wilaine arrive maintenant... Ou n'importe qui dès maintenant pour que Kaplen, Keivnor et Nyu au moins s'en sorte... Elle ferma les yeux pria quelques seconde pour le dieu nez et hurla;


-MAAAAIIIINNNNTEEENNNNENNNNTTTT!!!!!!!!!!!!


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MessageSujet: Re: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Lun 04 Juil 2011, 16:00

Hache en l'air, criant comme une folle, les gardes fuyaient sur mon passage. Heureusement pour moi, parce que la hache n'était vraiment pas mon arme de prédilection. Je me frayais plutôt facilement un passage parmi la foule, les rats, et l'équipage. Je repérais Niüna et Pampelune en difficulté, mais Lunielle m'avait devancée, et elle courait avec les deux chevaux près des jeunes femmes. Unded luttait bravement, mais était sérieusement blessé. Quelques gardes eurent la folie de s'approcher de moi. Je me cabrais et agitant ma hache dans tous les sens, les frappant du plat de l'arme. J'étais vraiment pas douée.

Je compris alors que Pampelune et Niüna se tenait près du corps de Kaplen, inconscient, allongé au sol. D'un bond, je galopais en leur direction, écrasant quelques membres au passage, bien malgré moi. Les gardes formaient un attroupement massif autour des jeunes femme, que Lunielle avait réussi à percer, mais que je ne pouvais pas approcher sans nous faire encercler. Je déviais donc de ma trajectoire, gardait ma hache dans une seule main (elle était lourde, mais soit) et attrapait une torche contre un mur avec ma main gauche. Le feu d'artifice n'allait pas tarder...

Les gardes avaient bien entamés le bois des barils de poudre, qui fuyaient intensément. Je m'approchais d'Unded, encerclé, et fit le tour des gardes proches de lui. Une traînée de poudre coula sur le sol.

« UNDED, PROTÈGE-TOI ! »

Je vis le lycan battre en retraite, se roulant en boule. Je me baissais et mis le feu aux deux traînées de poudre, qui crépitèrent impatiemment avant d'exploser autour du loup-garou. Les gardes, brûlés ou soufflés par l'explosion, étaient paniqués.

Je me retournais. Du côté des jeunes femmes, la situation évoluait difficilement, mais à leur avantage. Lunielle, perchée sur son cheval, avait réussi à amener l'étalon noir auprès de Niüna, qui avait pu monter dessus avec Keinvor. Pampelune esquivait les attaques des gardes, mais commençait à peiner. Et Kaplen était toujours au sol.

La déflagration avait arrêté le temps quelques secondes, et rapporté l'attention de quelques uns des gardes sur moi. Je galopais en direction de Kaplen, jetant la hache à travers la foule, gardant une main libre pour décrocher un baril. Je fis en sorte que celui-ci tombe quelques mètres avant Kaplen, s'écrasant au sol dans un fracas de bois. Je ne pouvais pas l'allumer sur le champ, au risque d'exploser moi aussi. Je ramassais donc un des morceaux de bois, galopais vers le Capitaine en l'allumant avec la torche, et le jetais au milieu des gardes, en espérant avoir visé correctement.

Une explosion confirma mes souhaits au moment même où je me baissais pour prendre Kaplen sur mon dos. Je tirais le jeune homme sans plus d'attention, pressée par le temps. Je l'attachais tant bien que mal avec une sangle, puis commençais à détacher le deuxième baril de poudre en m'approchant des jeunes femmes, rejointes par Unded.
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MessageSujet: Re: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Jeu 07 Juil 2011, 13:14

Je ne compris pas tout ce qui se passait mais la situation tournait visiblement à notre avantage. Niüna venait de monter sur l'étalon noir et tout de suite, s'empara habilement des rênes tout en tenant Keivnor. Pampelune était près de Kaplen et elle était blessé. Je ne savais pas si elle savait monter mais j'espérais que oui. Elle monta tant bien que mal sur le cheval bai dont j'accrochais ensuite les rênes sur le pommeau de la selle de Niüna qui ne dit rien et se contenta de balayer un peu les rangs ennemis.

Une explosion retentit alors et Wilaine déboula vers nous, accrocha Kaplen sur son dos. Le jeune homme était inconscient et blessé. Niüna n'allait pas pouvoir soigner ses blessures à elle toute seule, elle en avait déjà beaucoup fait. J'allais devoir l'aider.

Puis Wilaine détacha le deuxième baril pendant que je tendais ma main à Unded qui venait d'arriver.


- Allez, grimpe !

Il attrappa ma main et se hissa sur la selle juste derrière moi. Bon, tout le monde était visiblement prêt à partir et le tas de poudre semblait attendre patiemment que quelqu'un l'allume. Je fis alors cabrer ma jument, renversant quelques gardes au passage et fracassant aussi des crânes, puis la lançais au galop. Les autres chevaux suivirent Wilaine qui galopait juste derrière nous et juste avant de partir, elle alluma le tas de poudre.

L'explosion rententit derrière nous mais déjà nous nous dirigions vers le port. Tout aurait pû se terminer bien et nous aurions embarquer sur l'Opale tranquillement, sans précipitation. Mais non, plusieurs cavaliers nous suivirent. Ils commençaient à rattrapper le cheval de Pampelune. Je soufflais alors quelques mots à l'oreilles de ma jument et tendant les rênes à Unded, je me levais sur ma selle.

Le cavalier s'écroula une flèche en travers de la gorge. Plusieurs autres gardes subirent le même sort et je me rassis. Au loin apparurent les contours de notre navire ...

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MessageSujet: Re: Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!   Jeu 07 Juil 2011, 15:03

Depuis combien de temps ce battait-on, mon pelage était recouvert de sang, celui de mes ennemis et le mien,lorsque nous nous étions fait encerclés, l'homme au gants apparu,il fit un petit discourt, à chaque mot qu'il prononçait l'envi de le tuer grandissait,ne pouvant tenir, je lui sautait dessus,mes crocs s'enfoncèrent dans son coup, la tête en fut arraché, tout de suite la bataille repris de plus belle.

Je comprit que Kaplen était blesser uniquement lorsque Pampelune hurla, un cri déchirant, la bataille cessa instantanément, le temps était comme arrêter, prit d'une colère froide la jeune femme alla ce battre avec, en guise d'arme, une pissotière (XD). Cette action marqua la reprise de la bataille. Lorsque Pampelune fut blesser je voulu aller l'aider mais il y avait toujours un garde pour me barrer le chemin. C'est à ce moment la Que Wlaine et Lunielle ce décidèrent à apparaitre, la centaure ce dirigea vers moi et m'ordonna de me replier,ce que je fis en voyant les trainés de poudre qu'elle s'apprêtait à faire exploser. Je sentis le souffle de l'explosion, mes poils roussirent légèrement. En quelques secondes,des dizaines de gardes avaient périt.

Et pourtant cela ne suffisait toujours pas, les gardes affluaient, Wilaine alla rejoindre Kaplen, et le fit monter sur son dos, une seconde explosion retentit. Voyant qu'il était temps de partir j'allais rejoindre les membres de l'équipage, tout en reprenant une forme humaine. Lunielle me tendit sa main,je la pris et elle m'aida à monter sur son cheval, je fis une grimace lorsqu'il fallut que je m'appuie sur mon bras blessé, mon épaule me faisait atrocement mal, des points noirs défilaient devant mes yeux. La jument partie au galop, écrasant des gardes, derrière nous une nouvelle explosion retenti, s'en suivit une course effrénée, après plusieurs minutes de galop nous étions presque arrivé au port, suivi par plusieurs cavaliers.

L'elfe me tendit les rênes et se leva sur sa selle, son arc à la main, très vite une majorité des cavaliers tombaient de leur monture, elle se rassit, visiblement à court de flèche. Plus que quelques mètres nous séparaient de l'Opale, mais les derniers gardes nous avaient presque rattraper, il en restait à peine 6. Tout à coup, je sautais de la jument, tout en me transformant, je poussais un hurlement qui effraya les chevaux de nos poursuivant, les hommes furent renversés et piétinés. Satisfais de moi, j'allais rejoindre l'équipage qui avait atteint le navire...

Spoiler:
 
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Quand la chance nous quitte, on se retrouve dans la m****. SHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!

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