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"Homme libre, toujours tu chériras la mer !"
"La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent."
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 Sur le chemin... [Michael]

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MessageSujet: Sur le chemin... [Michael]   Dim 06 Juin 2010, 14:49

Lillandrile avançait tranquillement sur le chemin qui se traçait devant elle. Elle ne savait plus quoi faire, ni quoi dire. Finalement ce n’était peut être pas une bonne idée de revenir à la charge, mais elle devait vraiment le savoir et donc elle marchait de nouveau sur ce chemin qui l’avait déjà conduite là bas.

Elle passerait surement par cette forêt. Enfin d’ailleurs, elle y était déjà arrivée. La colline d’or possédait une petite forêt très belle et qui d’ailleurs possédaient des arbres très très anciens. Ils recelaient d’une énorme quantité d’énergie qui pouvait lui permettre de se régénérer en une toute petite journée. Se régénérer aussi bien au niveau physique qu’au niveau moral. Lillandrile avait déjà utilisé leur pouvoir, leur sagesse et leur énergie. Elle avait puisé une fois sans le vouloir dans leur réserve. Les arbres ne lui en voulaient pas, elle le savait aujourd’hui elle avait besoin de se régénérer moralement sinon elle allait bientôt sombrer.

Comme une évidence, elle s’arrêta devant l’arbre le plus anciens de la forêt et d’ailleurs le plus gros. Il se situait à la lisière du chemin qui menait à la ville. Elle posa ses épées courtes qui se tenait à ses côté puis elle posa son arc qui lui était dans son dos. Tout en les ayant à côté d’elle, elle posa son dos le long de l’écorce et sa main sur la racine. En quelques secondes, elle ressentit les battements de la sève, la vie de l’arbre. Ils éveillaient ses sens, ses souvenirs. Elle se sentit flottée sur un nuage comme transporté à l’époque ou ses parents adoptifs étaient encore en vie. Des images passèrent devant ses yeux, les jeux qu’il faisait étant gosse et puis ses amis.

Tous, ils avaient tous périt à cause de ses mercenaires qui voulaient la retrouver. Elle se demandait encore pourquoi aujourd’hui. Elle n’avait pourtant rien fait pour attiser la colère de quelqu’un, elle n’était pas en mesure de faire quoi que ce soit. Mais il semblait chercher autre chose. Des larmes se mirent à couler le long de ses joues. Oui les souvenirs étaient insupportables, enfin ces souvenirs là l’étaient. Elle se demandait encore aujourd’hui ce qu’elle aurait pu faire pour ses parents, mais à cette époque, ils lui interdisaient le moindre sport ou autre qui aurait pu révéler sa nature elfique et non humaine, elle le comprenait aujourd’hui.

Elle resta là une bonne heure, en se sentant revivre. Elle avait toujours eu peur des autres dés lors et rien ne changerait cette état de fait. Cependant, elle n’avait plus qu’à avancée désormais. Elle se leva, remis ses épées de chaque côté de ses hanches puis elle reposa l’arc et le carquois dans son dos. Elle commença à avancer sur le chemin lorsqu’elle entendit du bruit derrière elle. Sur la défensive, elle prit l’arc dans ses mains et regarda dans toutes les directions. Puis elle se calma, l’arc à la main elle ferma les yeux et ressentit les sons et les odeurs. Il était clair qu’elle n’était pas seule ici, ami ou ennemi ne restait que cette question !
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MessageSujet: Re: Sur le chemin... [Michael]   Dim 06 Juin 2010, 16:38

J'étais revenu dans le Monde. Étais-je vraiment parti ? Ou alors était-ce simplement un songe dans les profondeurs de mon esprit ? Je m'étais réveillé dans une magnifique forêt, faite d'arbres anciens et puissants qui dégageaient une force phénoménale. La lumière du jour m'avais d'abord blessée les yeux, le corps et l'esprit, voila longtemps que je n'avais pas contemplé le soleil. L'effet estompé j'entrepris de me lever et de chercher des repères.
Où suis-je ? Sur quelle île ?
Je n'ai pas de souvenirs qui me permettraient de savoir comment je suis arrivé là... Je marche lentement, effleurant les arbres, respirant l'air pure des environs. Les collines d'or... Ce n'est pas la première fois que je viens ici. Un souvenir envahit ma tête. Il faisait nuit, Hugin me tenait compagnie.
Hugin ? Où est-il ?

- Hugin...
Il ne me répond pas. Je dois le retrouver, c'est le dernier ami qu'il me reste...
Je me rappelle son plumage noir et blanc. Noir sur le dos et la queue, blanc sur le poitrail, la gorge et le bout de ses ailes. Son beau bec argenté, ses yeux dorés. Cela doit faire un ans qu'il m'a sorti des Grandes Geôles. Un ans que nous errons... Je suis perdu dans mes pensées. Je ne me rend pas compte que j'ai continué à marcher, droit devant moi. A tel point que je n'ai pas remarqué la jeune elfe qui me pointe sa flèche sur la tête.
Une elfe ici ?
Je ne sais pas du tout quoi faire, voila un moment que je n'ai pas conversé avec une vrai personne. J'essaye de ne pas faire de gestes brusques, le problème étant que je suis à quelques centimètres de son corps. Je peut l'observer, la détailler. Elle a de beaux cheveux couleur or, la lumière du soleil s'amuse à y faire de merveilleux reflets qui éblouissent mes pupilles. C'est à ce moment que je remarque ses beaux yeux bleus azur. Elle semble effrayé par mon apparence, sa fine bouche est crispée et son front plissé traduisait son léger malaise. Il faut dire que j'étais vraiment proche.
Je regarde ses vêtements, son arsenal. Elle semble prête à se battre, mais se battre contre quoi ? Voila longtemps que je n'ai pas pris de nouvelles du Monde.

- Bonjour, excusez moi de mon indélicatesse, j'ai dut vous effrayez à avancer comme ça vers vous, j'étais quelque peu perdu dans mes pensées...
Je saisis sa main et y dépose un baiser en me courbant légèrement. Je me relève et lui fais un petit sourire.
- Je me prénomme Michael...
Son expression me laisse perplexe, n'est-ce pas comme cela qu'on se présente ?
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MessageSujet: Re: Sur le chemin... [Michael]   Dim 06 Juin 2010, 17:48

Lillandrile regardait l’homme avancer sans faire de bruit. Soit il était soul, soit il était dingue ou alors perdu dans ses pensée. Il suivait le chemin comme si c’était la première fois qu’il le voyait. Elle semblait perplexe et ayant peur des gens, elle encocha la flèche et le tint en joug jusqu'à ce qu’il arrive à sa hauteur. Bien trop près pour elle d’ailleurs. Il était à quelques centimètres d’elle. Elle ne savait comment réagir et sur son visage, elle pouvait sentir apparaitre un rictus crispée et ses yeux semblaient éprouvés de la peur. En réalité ce n’était pas de son apparence qu’elle avait peur mais surtout de sa proximité. Jusqu’à ce que ces souvenirs passé s’efface, aucun homme ne l’approcherait plus de trop près.

Elle le détailla de la tête au pied. Des cheveux couleurs argent, des yeux mauves qui semblait chercher quelque chose, plutôt grand par rapport à Lilli et très fin. Mais ce qui marquait le plus Lillandrile, c’était surtout les deux crocs qui semblaient à peine dépassé de sa bouche. Elle baissa son arc, elle sentait qu’elle n’aurait rien à craindre de lui pour le moment. Elle le regarda une dernière fois, il lui rappelait son meilleur ami mort au combat pour la protéger. Il avait le même regard mauve et les mêmes cheveux argent, cependant il ne les avait pas aussi désordonnés. Ca lui donnait un certain charme elle devait l’admettre, pourtant elle ne voulait plus rien à voir affaire avec les hommes jusqu’à être complètement remise, aussi pensa t’elle à s’éloigner de lui.

- Bonjour, excusez moi de mon indélicatesse, j'ai dut vous effrayez à avancer comme ça vers vous, j'étais quelque peu perdu dans mes pensées...

Bon, au moins il était poli. Elle ne pouvait pas vraiment lui enlever ce trait de caractère là, mais comment était il réellement, là était toute la question. En le regardant elle cherchait une réponse quand il se pencha, lui prit la main et lui déposa un baiser dessus tout en disant :

- Je me prénomme Michael...

Alors là, Lillandrile prit peur, son visage changeant et elle recula jusqu’à être hors de portée de lui et laissa son cœur se calmer tout en regardant le jeune homme. Il devait la prendre pour une folle, mais cela n’avait que peu d’importance. Elle lui dit cependant :

-Excusez ma réaction, seulement … comment dire, pour être franche avec vous les hommes me font peur.

Voilà c’était sortit. Il ne semblait pas en prendre ombrage et elle se sentit soulager. Elle se ré avança un peu et repris :

-Je me nomme Lillandrile, pardonner mon manque de courtoisie, mais je m’approche rarement des gens alors je ne me comporte pas forcément correctement quand j’en voie.

Elle lui sourit gentiment comme pour s’excuser puis lui redit :

-Il y a très peu de gens qui prenne la peine de venir dans cette forêt. Que faites-vous ici ? Cherchez-vous quelque chose comme vos yeux semblent le faire penser?

Et voilà, encore une fois elle avait vraiment trop parlée, bon tant pis s’il la prenait pour une folle, elle rangea la flèche et l’arc rapidement dans son dos tout en attendant la réponse à sa question.
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MessageSujet: Re: Sur le chemin... [Michael]   Dim 06 Juin 2010, 18:35

- Je crois que nous ne sommes pas mieux l'un que l'autre pour les entrées en matière non ?
Je lui rend son sourire et m'assoit sur le sol, le dos appuyé contre le tronc d'un arbre. Je réfléchit à sa question et suis tenté de lui dire la vérité mais qu'elle seras sa réaction ? Elle a déjà remarquer mes crocs, bientôt mes pupilles vont beaucoup plus l'intriguer et elle finira par comprendre...
Mais si elle peut m'aider à retrouver Hugin alors je doit lui raconter mon histoire, quitte à l'effrayer, je n'aime pas mentir...

- C'est une longue histoire qui risque de ne pas vous plaire...
Elle continu à me regarder, je n'arrive pas à traduire l'éclat dans ses yeux, de l'étonnement ? De la rage ?
Un vent se lève et envoi voler ses cheveux comme de multiples vagues incandescentes, cela fait longtemps que je n'ai pas contempler une femme... D'après ce que j'ai put observer cette elfe, Lillandrile, sait se battre.
Mais est-ce qu'elle sait tuer ?
Des souvenirs me reviennent, je vois mon père qui me parle, je dois avoir quinze ans, il va m'apprendre à vider un corps de sa vie. C'est la première fois que je vais tuer, et je ne sais même pas ce que c'est. Je revois le rictus de méchanceté qui me barre le visage quand j'ai tué ce pauvre homme, cette mort je l'ai sur ma conscience, comme les centaines autres... Les tournois, les affrontements, je sais comment tuer, je sais ce que sa veut dire, mais cette elfe le sais-elle ?
Elle a l'air de savoir manier ses armes, les miennes se résument à mon corps; mes crocs, mes bras, voilà mes armes. Je cligne des yeux, Lillandrile me contemple toujours, elle n'ose pas me déranger mais je sais qu'elle attend ma réponse. Je prend une grande inspiration et prépare soigneusement mes mots.

- Je suis né sur l'île de Ghurol, je suis un vampire...
Ses yeux reprennent l'expression de peur de tout à l'heure mais elle ne fait pas un seuls mouvements, craint-elle pour sa vie ?
- J'ai été initier à l'art de la tuerie dés ma quinzième année et j'ai immédiatement adoré ça, je suis rapidement devenu un des fléau de l'île, je n'étais pas le plus fort, je n'étais pas le plus rapide, mais j'étais celui qui prenais le plus de plaisir à tuer, à boire le sang encore frais d'un homme vigoureux qui a vainement essayer de protéger son fils, celui qui étais le plus sadique, au point d'adorer tuer les femmes enceintes parce que le bébé à l'intérieur posséder un sang parfaitement pure...
Je marque une pause.
J'ai fais des choses horribles durant ma vie, j'ai tenté de me punir mais rien n'y fait. Je la contemple, me demande ce qu'elle pense à l'instant même. Toutes ces années de tueries me traverse l'esprit, un être en moi en réclame toujours plus en permanence. En regardant Lillandrile il s'excite, je dois user de toute ma volonté pour le retenir, pour l'empêcher de lui faire du mal. Je sais que si je me relâche un tant soit peu il se jetteras sur elle. Je suis tenté de continuer mon histoire mais j'ai peur de l'effrayer voir même de la dégouter...
Je le mérite, je ne suis qu'un monstre, mais j'aimerai tant avoir une amie, à nouveau...


Dernière édition par Michael le Dim 06 Juin 2010, 20:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sur le chemin... [Michael]   Lun 07 Juin 2010, 10:36

Lillandrile le regardait, elle ne savait que penser de lui, en réalité elle se disait qu’un compagnon de route n’était peut être pas si mal, mais le voulait-il vraiment. Il y avait dans son expression des choses qu’elle connaissait, des attitudes qu’elle avait vu sur une île ou elle avait du aller voir pour retrouver ses parents. Elle se souvenait encore de ce qu’il s’était passé sur l’île alors quand elle entendit Michael dire qu’il venait de l’île de Ghurol, elle ne put s’empêcher d’éprouver une certaine peur. Sur cette île, elle avait vu les pires horreurs. Elle s’était demandé comment cela était possible de généré autant de peur.

Les vampires, oui elle savait qu’ils étaient dangereux et aussi très beau à ce qu’il paraissait. Cela elle n’en savait rien, elle n’était pas restée assez longtemps sur l’île pour le vérifier, et même si elle savait se battre et que la rapidité des elfes n’était pas comparable à celle des vampires, elle savait que leur force était supérieure à celle des elfes. Les souvenirs remontaient dans sa mémoire, défilant devant ses yeux. Des corps sans vie, vidé de leur sang. Beurk non pas la manière dont ca avait été fait mais Lillandrile était végétarienne et sentir le sang lui mettait l’estomac à l’envers la plupart du temps.

Michael repris son récit, et lui raconta ses méfaits. Dans sa voix, on pouvait distinguer qu’aujourd’hui il n’avait plus rien à voir avec cette personne qu’il était auparavant. Et ses yeux semblaient repousser les images de sa vie antérieure. Oui, il ne ressemblait plus au jeune homme qu’il lui racontait. Il avait changé, en bien surement. Il semblait combattre sa nature profonde alors, avant qu’il reprenne, Lillandrile prit la parole :


-Tu sais je ne suis pas non plus sans sang sur les mains. J’ai tué nombre de personne qui me barrait la route lorsque je cherchais à retrouver mes parents et lorsque j’ai vengé mes parents adoptifs. Je peux paraître une combattante tranquille qui combat sans tuer. Mais ce n’est pas exacte, même s’il est vrai que désormais je combats et je tue seulement lorsque c’est nécessaire, à un moment tout ceux qui se mettaient en travers de mon chemin passaient par mes lames. Je voulais des réponses, et je voulais venger mes parents alors peut m’importait. Puis je me suis rendu compte que ce n’était surement pas ce que mes parents auraient voulu.

Lillandrile s’arrêta un moment, se leva et posa sa main sur le tronc de l’arbre. Elle avait beau être un guerrier, elle n’en était pas moins complètement perdu et bien trop sentimentale depuis qu’elle était sortit de sa torpeur et qu’elle avait vu les massacres qu’elle avait engendré. Rien ne pourrait jamais lui faire oublier les visages de tous ces mercenaires qui avaient surement une famille. Ils étaient la pour la tuer et elle pour avoir des réponses, elle avait pensée cela nécessaire à l’époque, maintenant elle n’était plus sure de rien. Elle regarda Michael droit dans les yeux et pour une fois vit les pupilles étranges d’un vampire. Trop attirant à son goût ce regard mais elle ne pouvait s’en détacher, elle reprit :

-Tu sais, je me suis demandé ce que j’aurais pu faire pour m’arrêter, mais il y a des moments ou on se rend compte qu’il n’y à rien à faire que c’est ainsi. Ce qui compte aujourd’hui, ce n’est pas ton passé. Lui il n’existe plus, il est passé. Ce qui compte c’est ce que tu veux construire, ce que tu veux devenir. Allez de l’avant, c’est ce que me disaient toujours mes parents.

Elle s’arrêta, la main toujours sur l’écorce de l’arbre, elle se laissa tomber à ces racines. Des larmes coulaient sur ses joues. Elle avait beau être adulte, elle était toujours la petite fille qui se sentait perdu et qui était trop émotive quand elle n’était pas en combat. Elle sourit a Michael et l’incita a reprendre son récit.
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MessageSujet: Re: Sur le chemin... [Michael]   Lun 07 Juin 2010, 18:31

Je ne sais pas comment un être humain réagit face à ce genre de choses. Lillandrile venait de me livrer une part de son passé, un passé qui comme le mien semblait lourd de fardeaux.
Elle s'était laissée tomber sur le sol, quelques larmes venant glissées le long de son beau visage. Une chose en moi m'ordonna de me lever, de la prendre dans mes bras mais je ne savais absolument pas comment elle réagirait et je ne tenais pas à la vexer. Elle me fit un sourire et m'intima à continuer mon récit mais ses paroles m'avaient convaincus, je n'avais pas besoin de lui raconter ce que j'étais, mon passé, mes erreurs, cela n'a pas lieu d'être dans notre relation. Pourtant je dois lui parler de Hugin, je dois le retrouver...
Je nous voit face à un Géant.
Ces monstres ignobles se font bien rares à présents, celui-ci faisait honneur à sa race. Haut d'au moins trois mètres, et d'une carrure impressionnante, il m'avait rapidement intimidé et je ne l'aurais jamais affronté si je n'avais pas vu les cadavres de la famille... Il ne restait que l'enfant, âgé d'à peine cinq ans, que le Géant tenait dans sa main.
Je n'ai jamais su comment ils étaient arrivés là lui et ses parents mais la vision d'horreur que délivrait cette endroit me convainquit. Je sentis la force affluer en moi, Hugin prit son envol et quitta mon épaule pour essayer de percer les yeux du Géant. Malheureusement il n'eut pas le temps de sauver le petit qui fut avaler...
Je reviens dans ce monde.
Ces souvenirs qui ne cessent d'affluer sont lassants, ils ne font que me rappelaient mes erreurs. Je peut voir qu'il commence à faire nuit, Lillandrile continuant à me regarder comme tout à l'heure. Pendant quelques secondes je me demande ce qu'elle veut et me rappelle mon récit.

- Je cherche un compagnon,un mugin pour être précis, vous savez, cette variété de corbeaux noir et blanc. Il était avec moi avant le... Je ne sais même pas ce que c'était... Vous pensez que vous pourriez m'aider ?
Je la regardais avec espoir, les elfes ont un don avec les arbres et la nature, peut être a-t-elle un don ou je ne sais quoi qui ramènerait Hugin ici ?
Le vent est tombé, la nuit s'est maintenant installée, je me demande si il fait chaud ou froid, en observant les animaux partir en courant se réfugier dans leur repaire je souris intérieurement, j'aimerai tant pouvoir sentir la caresse de la fraicheur de la nuit, le poids du souffle chaud du soleil...
Je me suis encore perdu dans mes pensées, mon interlocutrice va commençait à se lasser, je la regarde et espère encore.
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MessageSujet: Re: Sur le chemin... [Michael]   Mar 08 Juin 2010, 15:08

Lillandrile attendit un moment, regardant toujours Michael. Tout comme elle, il avait souffert, il s’était demandé qui il était et il avait finit par comprendre que ce qu’il faisait n’était pas forcément quelque chose de bien. Alors il essayait de changer. Lillandrile le regardait avec un œil neuf, se départir de ce que l’on vous a appris ce n’était pas chose facile, mais lui il voulait avancer et voir au-delà. Changer et devenir quelqu’un de respecté. Il avait raison. En le regardant, elle comprit qu’une fois encore il s’était perdu dans ses pensées, il avait le regard vide comme perdu dans un lointain passé dont il n’arrivait pas à se détacher. Elle se promit intérieurement de tout mettre en œuvre pour pouvoir l’aider.

Elle attendit encore un moment, puis sortant de sa rêverie, Michael dit enfin :


- Je cherche un compagnon, un mugin pour être précis, vous savez, cette variété de corbeaux noir et blanc. Il était avec moi avant le... Je ne sais même pas ce que c'était... Vous pensez que vous pourriez m'aider ?

Lillandrile le regarda interloqué. Rare sont ses animaux à se lié d’amitié avec quelqu’un. Les mugins étaient plutôt solitaire d’après ce qu’elle se rappelait. Elle se demandait ce qui pouvait le lié au vampire. Elle regarda un instant le ciel, les étoiles commençaient à s’installer gentiment. Ce n’était pas encore la pleine lune, mais pas loin. De plus il ne faisait vraiment pas froid. Ils pouvaient rester la indéfiniment sans soucis. Lillandrile braqua son regard sur Michael et dit enfin :

-Je peux toujours demander aux arbres s’ils n’ont pas vu un mugin. En leur montrant à quoi il ressemble, ils seront capable de ma rapporter ce qu’il ont vu, sentit et entendu. L’un d’entre eux aura surement vu quelques choses. Les arbres sont très bavards en réalité, il suffit juste de savoir les écouté.

Un sourire sur les lèvres destiné à Michael, Lillandrile se retourna face à l’arbre, inspira un grands coup et commença à formé l’image d’un mugin dans sa tête. Elle pensa aussi à son nom. Les arbres seraient capables de leur parler. La nature avait de drôle de façon de se comporter, mais Lillandrile n’en prenait pas ombrage. Elle savait comment faire depuis toute petite. Chaque elfe savait parler à la nature selon son affinité. Lillandrile avait toujours été capable de communier au mieux avec elle, comme une sœur, une confidente la nature lui répondait toujours.

Elle posa alors ses mains à plat le long de l’écorce de l’arbre, cherchant les battements de la sève sous ses doigts. Il lui fallut dix bonnes minutes pour arriver à les atteindre sans problèmes. Elle cala les battements de son cœur et son esprit à l’arbre et lui envoya les images qu’elle avait en tête. Le nom de la créature écrite et épeler ainsi que la description. Elle n’avait vu que deux fois un mugin aussi était-il difficile de bien le décrire, mais les arbres ne s’embarrassaient pas des détails. Dés qu’elle eut fini, elle rouvrit les yeux et enleva ses mains de l’arbre. On pouvait entendre les feuilles remuer comme des murmures. Le message passait ne restait qu’à attendre.

Lillandrile se rassit dos contre l’arbre et tourna la tête vers Michael puis lui dit :


-En attendant une quelconque réponse, si tu me disais dans quelles circonstances tu as rencontré un mugin ? Enfin si ce n’est pas indiscret.

Elle lui sourit comme elle le faisait depuis tout à l’heure espérant ne pas rentrer dans le domaine privée de Michael. Elle savait très bien ce que cela faisait de ressassé les souvenirs si c’était trop dur pour lui autant ne rien savoir.
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MessageSujet: Re: Sur le chemin... [Michael]   Mer 09 Juin 2010, 09:51

Elle venait d'accepter, il me semblait bien que les elfes avaient des capacités "sylvestres".
A priori l'opération pouvait durer un moment et Lillandrile venait de me poser une nouvelle question. Les arbres de la forêt semblaient parler entre eux, quel endroit magique ! J'ai rarement senti autant de paix et quiétude. Je pense à allumer un feu pour ma compagne mais elle ne semble pas gênée par la température, je suis tenté de lui demander si l'air n'est pas trop froid mais j'ai peur de passer pour un idiot...
Elle me fait encore son joli sourire, sourire qui me rappelle beaucoup de souvenirs. Elle n'a pas l'air pressée de me quitter et je me demande si ma compagnie l'intéresse, je n'arrive pas à imaginer quelqu'un voulant rester avec moi, sauf Hugin bien sur.
D'ailleurs je devrais répondre à sa question.

- Je t'ai déjà décrit ce que j'avais fait durant mon passé... Tout ces actes pourraient paraitre mauvais et contre-nature mais chez les vampires ils sont d'une banalités affligeantes.
Oh on éprouvent parfois de la fierté à ce que son fils ait "chasser" trois hommes vigoureux ou encore que son frère ait manger sept bébés.
Justement ce mode de vie à tendance à devenir une compétition, en tout cas au sein de ma famille ça l'était. Avec mon frère c'était à qui tuerait le plus d'être humains en un temps imparti...
Toujours est-il que j'ai un jour eut une prise de conscience face à cette horreur. J'ai voulut tout changer, j'en ai parler à mon père et on s'est battu. La milice est arrivée et ma enfermé dans les Grandes Geôles.
Tu connais cet endroit ?
Là où seule la Mort peut te parler, où entendre les autres est signe de délires parce que personne ne parle, personne ne gémit, personne ne pleure...
J'ai passé quatorze ans dans l'obscurité, la faim ne m'a pas tué, la solitude ne m'a pas tué, le remord non plus...

Je m'arrête un moment.
Le souvenir des Geôles pénètre dans mon corps, traverse mon esprit, une sensation que je ne connais pas se disperse partout et me blesse au plus profond de mon être. J'ai vu beaucoup de choses horribles là-bas...
Je revois les orcs répugnants, les trolls...

Une cellule.
Beaucoup trouvent encore la joie et le bonheur, celui-ci se résume à leur cellule, certains sont seuls et se vantent, d'autres se la partagent. On arrive souvent à des querelles, provoquées par la bêtise ou tout simplement la folie. Car les Geôles rendent fous, on ne s'en rend compte qu'au moment où on lèche les parois couvertes de sang tandis que son voisin gratte et mange la terre. Ou encore quand son compagnon est par terre en gémissant et que l'on mange se que l'on peut de son corps encore chaud...
Je ne sais pas si je suis devenu fou.
J'avais une voisine, une succube pour être précis. Je revois la lueur de joie qui prenait naissance dans son regard quand elle m'a vu pour la première fois. Ce regard n'a pas duré longtemps quand elle a compris que je ne céderais pas à ses manèges et autres illusions. Je me rappelle un jour son corps sans vie qui jonchait le sol, je me rappelle l'incroyable pulsion qui m'a traversée et l'effort de volonté que j'ai du procurer pour me retenir.
C'était la première fois que je réussissais à contenir ma part vampire...

Encore une fois les souvenirs m'envahissent et j'ai peine à les repousser.
Il fait totalement nuit maintenant, je sens mon corps se chargeait d'obscurité. Au fond de moi un être a faim et cette faim me tord les entrailles.
Je dois manger sinon je ne vais pas tenir.

- Ça te gêne si je vais chasser ? Je te rassure j'ai arrêter de tuer les humains ou les elfes, je ne m'attaque qu'aux animaux.
De toute façon pour sa sécurité j'ai intérêt à le faire, j'espère que la faune est intéressante, seul un gros animal pourra me rassasier se soir.
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MessageSujet: Re: Sur le chemin... [Michael]   Mer 09 Juin 2010, 10:48

Lillandrile le regarda paisiblement. Elle savait qu’il luttait pour ne pas céder à ses pulsions, elle l’avait vu faire. Bien sur elle aussi parfois devait lutter mais ce n’était rien comparé à ce qu’il endurait. Elle le regarda toujours avec le sourire et répondit à la question qu’il avait posé :

-Bien sur, mais fais attention, les arbres sont parfois mesquins et peuvent dresser des barrages devant toi surtout dans cette très ancienne forêt.

Elle s’arrêta un instant espérant ne pas lui avoir fait peur puis lui redit :

-Tu devrais y aller, selon les plantes, il y a du gros gibier au nord. Je te conseille de commencer par ça.

Puis Lillandrile regarda au dessus de sa tête les étoiles. Elle se rappela les paroles de Michael. Ainsi, il avait connu les grandes Geôles. Un frisson d’effroi passa dans son dos. Oh elle ne les avait jamais vu non, mais en avait entendu parler. D’après les dires de tout le monde, il était quasiment impossible de s’échapper de cet endroit. Les rares qui s’y étaient essayait périssait avant de trouver la sortie. Mais lui avait pu en sortir. Elle en était impressionner, elle-même ne savait pas du tout si elle s’en serait sortit.

Oh elle avait été emprisonnée une fois oui, elle avait subit des tortures, d’ailleurs les cicatrices qu’elle portait sur son corps le prouvaient aisément. C’est à ce moment là qu’elle avait changée. Elle avait appris à se battre correctement, et son maître maniant les doubles haches lui avait appris ce maniement. Seulement Lillandrile préférait les doubles épées, plus rapide et plus longues. Elle avait enseigné à son maitre le maniement de l’arc. Elle sourit à cette pensée. Son maitre était doué au corps à corps, comme un mercenaire, mais en ce qui concernait la distance, il était vraiment nul. Combien de fois avait-elle du le reprendre.

Elle tourna son regard vers la forêt. Sa famille avait l’air tout à fait charmante. Des concours pour tuer des humains. Elle imaginait bien voir des humains courir dans tous les sens comme des animaux pour échapper aux chasseurs qui les suivaient. Le sentiment de traque, le sentiment de défaite et puis finalement l’achèvement de la traque. Oui elle l’avait ressentit lorsqu’elle s’était fait capturer. Lorsqu’elle avait tout perdu. Sa gentillesse, sa douceur, tout s’était envolé à ce moment la et lors de sa sortie grâce à un demi-elfe emprisonné sans raison lui aussi elle avait décidé de se battre et se venger. Rien ne pouvait plus rien lui arrivait maintenant.

Pourtant avec Michael, sa gentillesse et sa douceur avait refait surface. Peut être pouvait-il lui redonner confiance dans les hommes. Peut être arriverait-elle a refaire confiance à un homme. Elle se le demandait par fois. Tout à sa réflexion, elle n’entendit pas les murmures de l’arbre et lorsqu’elle ressentit cogner la sève derrière elle, elle sursauta. Elle posa sa main sur l’écorce, s’aligna avec l’énergie de l’arbre et attendit qu’il passe le flot d’information. Ainsi ils avaient appris quelque chose. Elle rassembla les fragments d’image que lui avait fournit l’arbre et regarda. Oui il y avait bien un oiseau ressemblant à un corbeau sans lui ressemblait vraiment. Il n’avait pas répondu aux arbres. Mais perdu comme il l’était cela pouvait être normal.

Elle se reposa une nouvelle fois sur l’arbre et perçut les murmures dans les feuilles. Lillandrile avait demandé à ce qu’ils suivent le petit oiseau pour ne pas le perdre. Il ne restait plus qu’à attendre Michael pour partir voir si c’était bien lui.
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MessageSujet: Re: Sur le chemin... [Michael]   Mer 09 Juin 2010, 11:36

Je ne tenais pas à se qu'elle me voit, aussi ne lui ais-je pas proposer de m'accompagner.
Ma faim s'accentua, je me levais rapidement et fit un grand bond pour m'éloigner le plus silencieusement possible, Lillandrile avait l'air concentrée et je ne voulais pas la gêner.
Progressant rapidement à travers les branches et les feuillages je cherchais des traces d'animaux mais seuls quelques lapins erraient dans les environs.
Je continuais à monter quand je sortis de la forêt, devant moi une vaste prairie doré qui s'étendait à perte de vue, interrompue par divers bâtiments.
Mon estomac grondait intérieurement, devant moi ce trouvé un troupeaux de cerfs et de biches. Un mâle pour le moins impressionnant les surveillés.
Ses rameaux étaient splendides, long comme mes jambes, d'une couleur brun sombre, tout comme son pelage. Il semblait vigoureux et à la vue de tant de vie je laissais mon énergie débordée, il n'y avait aucun humain dans les parages aussi ne risquais-je pas d'en attaquer un par mégarde.
Mes pupilles se rétractèrent pour ne former qu'une mince fente à la couleur rouge sang, mes canines s'allongèrent pour devenir quatre crocs, la force afflua dans mes membres et une soif insatiable s'empara de ma gorge.
Le cerf comprit une fraction de seconde avant, il brailla et tout ses congénères se sauvèrent, le laissant seul devant l'ennemi.
Une part de moi admire ce courage, mais je sais qu'il ne lui servira à rien, j'ai abattu des monstres bien plus impressionnants.
Mes genoux se plient, mes bras s'écartent, je pousse un rugissement de plaisir et saute. Mon bond se fait pratiquement à l'horizontale, mes crocs se fichent dans le cou de l'animal, mes bras serrent sa tête, mes jambes s'ancrent dans le sol.
Le cerf est perdu, il tente vainement de se débattre mais ses gestes n'ont aucunes impactes sur moi, moi qui boit la vie à travers sa jugulaire.
Je ne laisse rien, pas la moindre gouttes. Cela devrait suffire pour quelques jours.

Les Grandes Geôles m'ont permis une chose.
J'ai passé quatorze ans de ma vie a sucer le sang de rats décrépis, à aspirer le peut que contienne l'air, tout ça pour ma survie.
Ce régime m'a rendu endurant, fort, je peut tenir plusieurs semaines sans boire de sang pour peu que ma précédente victime m'ait fournit un repas copieux. J'arrive également à séparer nettement ma part humaine de ma part vampire, si on peut appeler ça une part humaine.
Je revois les malheureux dans les cellules, beaucoup étaient fous, essayant de hurler mais étant piégés dans un silence impitoyable.
Je ne suis pas devenu fou...

Le cadavre desséché git devant moi, quelques rapaces viennent réclamé leur dut, j'observe le ciel en espérant y voir mon ami mais rien.
Ma force reflue, mes yeux redeviennent "normaux", mes canines retrouvent leur taille.
Je scrute la forêt pour retrouver Lillandrile, je voit les traces imperceptibles que j'ai laissé. Je fais des bonds pour mon plaisir, sautant de branches en branches à une vitesse inhumaine.
Je songe à mon futur, une fois Hugin retrouvé que vais-je faire ?
La réponse me vient toute seule, comme piégée depuis des années et enfin libérée.
Je voudrais contrôlé cette part d'ombre, pouvoir l'utiliser quand bon me semble et ainsi aider les gens en difficultés.
Peut être que Lillandrile pourrait m'indiquer quelqu'un ? J'apprécie sa compagnie, voila longtemps que quelqu'un ne s'était pas soucier de moi.
J'arrive à notre "campement", atterrit souplement au même endroit où j'étais quelques minutes plus tôt et m'allonge, la tête contre le tronc de l'arbre.
Je regarde Lillandrile.
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MessageSujet: Re: Sur le chemin... [Michael]   Jeu 10 Juin 2010, 11:54

Lillandrile attendait depuis à peut près dix minutes lorsque la faim la tarauda au point qu’elle n’arrivait plus à réfléchir. Elle sortit alors de son sac une miche de pain et un morceau de fromage. Elle se demandait si Michael mangeait aussi normalement à part le sang. Il faudrait qu’elle lui pose la question ainsi elle pourrait lui préparer des trucs quand elle pourrait. Elle croqua un morceau de pain puis un bout de fromage. Elle ne craignait pas du tout le froid, seulement la chaleur. D’ailleurs elle sortait rarement quand il faisait trop chaud. Cette nuit n’était ni chaude, ni froide tiède, elle était dans un entre deux assez agréable pour tout dire.

Une fois rassasiée (quelques bouchées suffisaient), elle reporta son attention sur les étoiles. Elle sentait battre la sève de l’arbre dans son dos signifiant qu’il suivait toujours le petit animal. Elle se rappelait des souvenirs avec ses parents adoptifs, des humains chaleureux et tellement aimants et gais. Les larmes lui vinrent instantanément. Il était bizarre pour elle de constater que ces sentiments étaient aussi fragiles après avoir subit autant d’épreuve. Faire la fière lui allait drôlement bien, cependant elle était bien plus fragile qu’elle ne le laissait paraitre, et dieu savait qu’elle n’avait pas le loisir de laisser les autres la voire dans un état de faiblesse. Sinon cela signifierait sa mort.

Elle entendit du bruit venir de par le chemin que Michael avait emprunté. Elle ne savait pas combien de temps cela lui prenait de se nourrir et perdu dans ses pensées, elle n’avait pas du tout fait attention au temps écoulé. Elle essuya d’une main les larmes restées dans ses yeux. Sa vision nocturne était en pleine action lorsque d’un bond elle le vit débouler. Il avait atterrit directement ou il s’était placé quelques minutes ou heures auparavant. La tête contre le tronc tout comme lui, elle le regarda. Elle se demandait ce que ca faisait de devoir chasser pour se nourrir. Elle-même n’en avait pas besoin ne mangeant pas de viande.

Elle tourna sa tête vers lui et remarqua son regard. Il était vraiment mignon pour un mort-vivant. Un sourire s’étira sur ses lèvres. Elle remarqua une petite tâche de sang sur le côté de sa bouche. Elle n’avait jamais beaucoup vu de vampire, mais le peu qu’elle avait vu avait suffit à la dégoûté, pourtant elle avança son bras et essuya la petit tâche puis elle lui dit :


-Les arbres m’ont reporté qu’un étrange corbeau serait non loin d’ici. Il est perdu et ne sais ou aller ni comment se nourrir. Je crois qu’il ne sait plus très bien ou il en est.

Lillandrile s’arrêta un instant contemplant toujours le regard du jeune homme puis reprit :

-Les arbres et les plantes le suivent. Il ne se déplace que très peu et retourne toujours à l’endroit où il à atterrit. Si c’est ton ami, il semble complètement dérouter ce qui est tout à fait normal. Nous allons le laisser se calmer, car d’après les arbres il commence à se fatiguer et nous partirons à sa recherche demain. Si c’est ton ami, tu l’auras retrouvé demain soir logiquement.

Elle tourna la tête vers la voute étoilé et se laissa aller sur l’herbe, une main derrière la tête et une sur la racine de l’arbre pour ne pas perdre le contact. Depuis son enchainement dans les donjons, jamais elle ne s’était laissé aller avec quelqu’un. Pourtant elle sentait qu’elle n’avait pas à avoir peur du vampire. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle en était sure ; il ne lui ferait aucun mal. Elle se sentait bien à ses côtés, pour une fois elle avait réellement envie de rester avec quelqu'un. Elle regarda une dernière fois les étoiles puis dit tranquillement :

-Pour le moment je vais me reposer un peu cela fait trois jours que je n’aie pas dormit. Tu peux te reposer aussi si tu le souhaite, les arbres nous protègent et ils me préviendront dés le moindre danger réel.

A peine eut-elle dit cela que la fatigue l’emporta. Des rêves commencèrent à filtrer derrière ses paupières. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas rêvée ainsi et surtout de cela.
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MessageSujet: Re: Sur le chemin... [Michael]   Jeu 10 Juin 2010, 18:43

Des larmes.
Elle les essuie rapidement, comme si elle avait honte de ses pleurs.
Je ne peut pas pleurer...
Je n'ai pas le temps de lui parler que déjà elle s'endort, m'ayant dit auparavant que je pouvais me reposer en toute tranquillité. Je n'ai pas besoin de dormir aussi je contemple les environs, livrant à mes yeux le spectacle de la forêt endormie.
Pas de vent, pas de bruit, excepté des bruits de pas provoqués par des lapins. Aucun feuillage n'ose interrompre le sommeil de la jeune elfe.
Mon regard revient à elle.
Paisiblement endormie elle semble faire un de ces rêves dont on ne veut pas sortir, qui, au réveil, nous manquent cruellement. Mes pensées vagabondent au gré des souvenirs qui peuplent mon esprits.
Je pense à Hugin qui , comme la dit Lillandrile, est perdu et désorienté. Mon fidèle compagnon qui m'a suivi dans toutes mes errances. Je n'ai pas envi d'attendre demain mais je n'ose pas abandonner ma compagne dans cet endroit. Les arbres veillent surement sur elle mais je préfère reste dans les parages, au cas où.
J'ai toute une nuit a passée...
Je tente de me rappeler ce que je faisais les autres nuits mais les souvenirs me dissuadent bien vite. Je repense à mon objectif et me dit que je pourrais m'entrainer. Après tout la forêt se porte bien pour ce genre de pratiques. Je me met à courir entre les branches à la recherche d'une proie, préférant m'éloigner de l'endroit où Lillandrile dort, autant pour le risque que pour le bruit.
Cela doit faire plusieurs kilomètres que je parcourt quand je tombe sur une petite clairière peuplée de lapins. Je saute sur une branche et les observent, j'essaye de retenir ma part d'ombre pour voir si je parvient à la contrôler.
J'essaye de combattre...
La rage explose et je me jette sur un lapin, lui plante mes crocs et aspire son sang. Une fois rassasier je parviens à reprendre le contrôle, sa va être une longue nuit...

La fatigue ne m'atteint pas.
J'ai essayer toute la nuit à contrôler au mieux mes pulsions face à de potentielles proies mais tout ce que j'ai réussit à faire c'est d'épargner le dernier lapin...
Je ne pensais pas que ce serait aussi dure. Les pointes du jour se forment quand je contemple le ciel et décide de rejoindre Lillandrile. Je saute sur une branche et parcourt la forêt en volant littéralement d'arbres en arbres.
Une fois arrivé au camp je m'assoit en équilibre au dessus-d'elle et observe les lieux.
Rien n'a changé sauf peut être sa position. Elle dort toujours quand je songe à lui chercher à manger puis me rappelle qu'elle est végétarienne aussi je reste sur ma branche et attend.
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MessageSujet: Re: Sur le chemin... [Michael]   Ven 11 Juin 2010, 11:15

Lillandrile émergea de son rêve comme s’il s’était projeté dans la réalité. Toute la nuit, elle avait l’impression d’être seule et pourtant elle se savait entourée. Elle ne savait plus vraiment ou elle en était ces jours ci. Bien trop perdu pour comprendre le pourquoi du comment de toute façon, elle ne chercha pas à démêler ses rêves. Ils se démêleront bien tout seule pensa t’elle.

Elle ouvrit les yeux et vit le tronc de l’arbre. Ainsi, elle s’était encore retournée dans son sommeil. Un sourire vint à ses lèvres et elle se mit sur le dos. En regardant le ciel, elle remarqua un drôle d’oiseau sur les branches. Michael était assis en haut et l’observait. D’habitude cette attitude l’aurait terrorisée puis énervé. Etrangement là, elle se sentait apaisée. Bien sur elle savait que s’il perdait son sang froid il pourrait tout aussi bien l’abattre et chez les vampires, leur force rattraper aisément la rapidité des elfes. Pourtant elle n’avait nullement peur de lui. Elle se sentait même rassuré.

La main toujours posée sur l’arbre, elle fit un signe à Michael pour lui dire bonjour. Le jour était à peine levée, et il semblait que lui n’avait pas dormit. Il devait être impatient de retrouver son compagnon. Elle dit néanmoins :


-J’en ai pour un bon quart d’heure, histoire de me rafraichir et de manger quelque chose ensuite nous pourrons aller retrouver ton ami.

Elle sortit une serviette de son sac à dos, puis en footing, elle rejoignit la rivière a dix minutes de marche. En même pas cinq minutes, elle y était arrivée. Elle se déshabilla puis se glissa dans la rivière. L’eau fraiche revigorait son corps par trop courbaturé. Elle détacha ses yeux et les laissa flotter au gré du vent. Elle sortit après cinq bonnes minutes, se rhabilla et tout en mangeant un morceau se redirigea vers le campement de fortune.

A peine arrivé, elle s’agenouilla devant l’arbre. Se concentré était chose aisé, l’arbre lui répondait comme s’il était humain et à côté d’elle. Lillandrile reformula alors la question d’hier. Le mugin avait changé de route, il était près de la cascade et semblait être plus calme depuis qu’il était près de l’eau. Avant la fin de la soirée ils y seraient pensa t’elle. Elle rattacha ses épées de chaque côté de ses hanches récupéra son sac a dos, son arc et son carquois. Elle remit tout dans son dos puis regarda devant elle.

Une bourraque de vent souleva ses cheveux, elle lui murmurait la route à suivre. Les herbes resteraient en contact ainsi. Toujours les cheveux dans le vent, elle releva la tête et regarda Michael avec un sourire. Fichtre qu’il avait de beaux yeux pensa t’elle, puis, elle se rappela à l’ordre et lui dit :


-C’est partit. Avant la tombé de la nuit tu devrais pouvoir avoir récupéré ton ami.

Elle lui sourit et commença sa progression en écoutant les murmures des feuilles. Les arbres les guideraient car Lillandrile ne savait pas vraiment ce qu’il y avait du côté de la cascade. Elle ne s’y était aventuré qu’une fois et avait vu des cadavres d’animaux en assez mauvaise état. Elle espérait que tout irait bien. Sur cette dernière réflexion, elle accéléra le pas.
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