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"Homme libre, toujours tu chériras la mer !"
"La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent."
"La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit."
"Il est des moments où les rêves les plus fous semblent réalisables à condition d'oser les tenter."
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 La petite Biche est aux abois...Dans les bois se cache le Loup. (wouwouwouwouuuu)

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MessageSujet: La petite Biche est aux abois...Dans les bois se cache le Loup. (wouwouwouwouuuu)   Mer 17 Mar 2010, 17:02

Isilwen errait depuis tellement longtemps… Elle avait perdu le compte des heures… Et où était le soleil ? Cela faisait déjà un moment, lui semblait-il, qu’il n’avait dardé quelques uns de ses rayons sur la peau pâle de la semi-elfe. Elle était dans une sorte de chemin tortueux, dans une sorte de forêt extrêmement dense… Étaient-ce des arbres, qui bordaient son chemin ? Oui… Mais ceux-ci étaient si tordus, et avaient l’air si torturé qu’on aurait dit d’anciennes créatures figées dans l’horreur d’une vision effrayante… Il lui sembla que les ronces se plaisaient à merveille dans cette satané forêt… Plus elle regardait les buissons de plantes épineuses et plus celles-ci lui évoquaient d’immonde bestioles venues d’outremonde, semblables à des serpents.
Isilwen avait perdu son chemin et était seule. Elle sut que plus jamais elle ne reverrait la lumière du jour. Plus jamais elle ne recroiserait âme qui vive. Elle avait cette certitude déjà ancrée en elle, tandis qu’elle marchait à pas lents dans les ténèbres. Et rien n’y personne ne s’inquiéterait pour elle. Personne ne saurait qu’elle aurait disparu.
Dans une certaine mesure, mieux valait être seule. C’était toujours mieux que d’être mal accompagnée… Un craquement sonore dans les arbres à sa gauche lui fit remettre en question cette dernière certitude. Était-elle vraiment seule dans ces bois ? Loup y es-tu ? M'entends-tu ? xD
Elle n’en pouvait plus, ses nerfs allaient finir par éclater tant elle était tendue. Et les larmes de rage et d’angoisse n’allaient pas tarder non plus, c’était couru d’avance. Elle se mordillait la lèvre inférieure depuis si longtemps que le goût du sang lui fit comprendre qu’elle avait finit par ouvrir sa propre chair. Elle passa la langue sur le mince filet de sang. Une mélodie lui s’éleva soudain, la faisant frémir de tout son être.

« Un, deux, trois, nous irons au booois .. ! »

C’était une voix féminine, douce, très douce, presque murmurée. Et aussi, remarqua-t-elle, légèrement tremblante. Notre jeune semi-humaine laissa son regard percer les arbres et les bosquets, à la recherche de la provenance. Un bruissement de feuilles la fit alors tressaillir et elle se retourna brusquement, à temps pour apercevoir une chouette prendre son envol. Une autre l’observait posément, ses yeux immenses ne perdant pas une miette du spectacle. La jeune femme sentait mille yeux posés sur elle. Des bruits non identifiés lui arrachèrent un gémissement étouffé. Elle posa une main sur ses yeux en se concentrant pour ne pas crier. Toujours tremblante, elle écarta les doigts pour voir « à travers » sa main. Le noir se faisait plus opaque de minute en minute et déjà elle peinait à voir à plus d’un mètre devant elle.

« Quatre, cinq, six, cueillir des cerises … »

Isilwen se laissa choir par terre, avec cette impression que le poids de l’obscurité pesait sur ses épaules, sur son dos.... Elle laissa sa main glisser jusqu’à sa bouche, se rendant compte que c’était elle-même qui poussait la chansonnette, presque contre son gré. Et d’ailleurs elle ne se rappelait absolument pas où elle avait apprise cette chanson.

« Sept, huit, neuf […] »

Un craquement sourd se fit entendre, l’interrompant brutalement. Enfin pas tout a fait. Elle n’avait pas fini sa phrase mais ses paroles s’étaient transformées en un long gémissement ininterrompu relativement stressant, même pour elle-même. Elle se mordit la joue pour … sans raison particulière en fait.
Isilwen se releva hâtivement et maladroitement, en commençant à avancer avant même d’être complètement redressée. Elle poursuivit son chemin le cœur battant à tout rompre, les muscles tendus à en exploser, d’un pas trop rapide, comme si elle allait se mettre à courir d’une seconde à l’autre. Ne surtout pas s’arrêter, non, continuer à avancer, l’orée du bois n’est surement plus très loin … Elle songea qu’elle ne se rappelait même pas de quelle manière elle avait échoué dans cette épaisse forêt. Quand donc avait-elle décidé d’aller se balader ? Pour quelle raison ? Et pendant qu’elle se posait cette question, la forêt sembla devenir une sorte de caverne, comme si les arbres s’étaient tellement resserrés qu’ils formaient des parois. On ne sentait plus le vent, on ne voyait plus rien… Il n’y avait plus aucun cri de rapaces nocturnes… plus de craquements sinistres.
Isilwen étouffait. Suffoquait. Elle avait le sentiment d’être emmurée, enfermée dans une boîte sans aucune issue. Une impression de déjà-vu s’empara d’elle tandis qu’elle se sentait partir dans les limbes…Comme si c’était le moment de s’évanouir… Elle laissa tomber son panier rempli de fruits d’un rouge sang prononcé – et depuis quand portait-elle ce panier ?!- et le bruit du panier atteignant le sol claqua dans la nuit. Cela eu pour effet de la réveiller pour de bon, la ramenant à la réalité d’un coup.
Elle ne voyait absolument rien, mais elle devinait les cerises qui s’étalaient par terre, certaines éclatant, d’autres roulant plus loin en rebondissant...
Elle avait toujours préféré les fraises.

De sa voix de gamine effrayée, elle chuchota la dernière phrase de sa comptine

« Dix, onze, douze… Elles seront toutes rouges… »

Le simple craquement d’une brindille lui fit alors un effet électrisant. Les poils de ses bras se hérissèrent et Isilwen, qui ne put résister à la pulsion de ses muscles, partit dans une course effrénée. Elle n’avait pas l’habitude d’être aveugle, elle se sentait oppressée comme jamais auparavant, et le fait de courir à l’aveuglette sans savoir où elle se dirigeait rajoutait encore plus de pression.
Isilwen prit soudain conscience d’un élément important : Elle ignorait ce qu’elle fuyait. Elle s’était persuadée qu’il y avait quelque chose dans le noir, qui la guettait, mais que pouvait-ce être .. ? La peur des monstres nocturnes commune à tous les enfants l’avait envahie et elle avait éteint son cerveau aussitôt pour fuir comme tout animal ferait. Mais elle venait de réfléchir, et cela fit baisser d’un cran son niveau de stress, tandis qu’elle continuait à courir à toutes jambes à une allure folle.
De quoi devait-elle avoir peur, déjà ? Elle connaissait le danger mais ne parvenait pas à se rappeler ce que c’était... Elle savait qu’elle avait toutes les raisons du monde de craindre… Mais… Wtf. Au bout de ce qui lui sembla une éternité, Isilwen s’arrêta. Elle n’était pas essoufflée, et la panique qui la poussait en avant avait laissé la place à une sourde angoisse qui la figeait sur place. Elle aurait voulu que la lumière du soleil envahisse l’endroit étrange où elle était. Elle aurait aimé entendre un oiseau chanter… Elle aurait aimé ne jamais avoir fait cette promenade dans les bois.

Isilwen était aux abois, complètement immobile, telle une biche qui a entendu un chasseur mais n’est pas encore certaine de la necessité de fuir. Elle ne pouvait s’empêcher d’attendre de voir son traqueur avant de s’enfuir. Plantée là, dans sa robe blanche floconneuse qui lui tombait jusqu'au dessus des genoux, évoquant un fantôme, elle attendait, aveuglée par l'obscurité omniprésente.

Dans les bois se cachent les loups, petite biche, tu n’aurais pas dû sortir de chez toi… lui murmura alors sa conscience.

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MessageSujet: Re: La petite Biche est aux abois...Dans les bois se cache le Loup. (wouwouwouwouuuu)   Mer 09 Juin 2010, 19:28

Un silence de plomb pesait sur la forêt plongée dans le noir. C'était comme si le ciel avait fini par s'effondrer sur le monde. Une légère brise se leva. Un souffle glacial qui venait mordiller les oreilles pointues de la jeune semi-elfe et faire trembler ses cheveux fins. Se riant de la cécité et de la terreur de la biche effarouchée, il se fit plus puissant. Le crin de la pauvre créature s'affola subitement et le vent lui siffla des mots assassins.

C'est alors qu'un rire s'éleva. Pas le rire gémissant de la bise, un rire guilleret et flûté, un rire d'enfant. Un rire qui n'était pas inconnu à la pauvre femme prise au piège. Le vent tournoyait autour d'elle, brouillant ainsi son ouïe. Le rire continuait et semblait venir de toutes parts. Parfois, il s'approchait, parfois il disparaissait. Jusqu'à ce que finalement, une voix de petite fille s'élève juste au creux des oreilles fines de la demoiselle. C'était une voix amusée, mais aussi pleine de glace et satisfaction.

― Bonsoiiir... Isilweeeen...

Les rires d'enfants éclatèrent de nouveaux et se mélangeaient, comme si une multitude de marmots s'amusaient de la voir paniquer. Des grognements canins parvinrent à leur tour aux tympans de la fille du Lune. La gamine parla de nouveau.

― On va faire un jeu... (I want to play a game)

La voix de Rána allait et venait autour d'Isilwen. La fillette prenait plaisir à séparer ses phrases par un tapis sonore de rires et de grognements.

― C'est l'histoire de la biche aveugle qui se retrouve dans la tanière des loups gris. Il faut qu'elle leur échappe jusqu'à ce que le chevalier vienne la sauver.

Un nouveau silence. Une fourrure d'animal effleura les mollets de la semi-elfe.

― Dis moi, Isilwen... Est-ce que tu connais un chevalier ?

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MessageSujet: Re: La petite Biche est aux abois...Dans les bois se cache le Loup. (wouwouwouwouuuu)   Sam 12 Juin 2010, 00:55

Isilwen devient folle.
Isilwen devient dingue.
Sa folie lui inflige des dégâts.



[EN cours de Rédaction.]

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