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"Homme libre, toujours tu chériras la mer !"
"La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent."
"La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit."
"Il est des moments où les rêves les plus fous semblent réalisables à condition d'oser les tenter."
"Le voyage est une suite de disparitions irréparables."
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"Il y a trois sortes d'hommes : les Vivants, les Morts, et ceux qui vont sur la Mer."

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 Marcher, courir, sans s'arrêter. (PV Nazj)

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MessageSujet: Marcher, courir, sans s''arrêter. (PV Nazj)   Sam 09 Mai 2009, 22:55

(Je pense que ton "vieille homme" est un peu prêt condition physique pour un peu d'escalade, je ne me trompe pas?
Edit : Bon bas je me trompait un peu quand même.

Marcher, courir, au grès du vent et de la fatigue. Puis revenir au près de son "enseignant" pour constater les progrès qu'il avait fait lors de son énième voyage. Il fallait que le jeune Oweon devienne un brise-rêve respectable. Si l'un d'eux pouvait être respecté. Il avait eu l'occasion de voir des Cauchemars à l'œuvre, en premier temps, il avait été impressionné par leur capacités. Puis, il c'était dit, non sans orgueil, que ce niveau ne devait pas être si difficile à atteindre. Il avait donc redoublé d'efforts pour accroitre ses capacités. Il n'était nullement à la recherche de puissance. Non, Oweon cherchait juste une façon de se venger contre cette chose immatérielle qu'était la mort. La mort qu'apportait le Rêve.

Le jeune homme marchait donc sans ciller et ne laissait pas entrevoir la fatigue qui le rongeait. Son chien lui, tenait le rythme facilement. Les chemins escarpés du pic de Rei Dên étaient dangereux et à plusieurs reprises, Oweon faillit tomber dans un trou mystérieux dont on ne voyait pas le fond. A plusieurs reprises, il dut faire une halte pour étudier avec attention le trajectoire qu'il allait emprunter pour grimper à des rochers. Il avait commencé son ascension depuis deux jours déjà. Il percevait toutefois la pointe du massif se qui lui donnait du courage. Oweon portait Brilic lors des ascension, son chien n'ayant pas la physionomie d'un humain et ne pouvant s'accrocher aux prises rocailleuses. En fin d'après-midi, il arriva au sommet du pic. L'air était pesant mais restait frais. Les nuages gris avertissait toutefois qu'une averse se préparait. Il devait s'arrêter maintenant. Entamer la descente tout de suite était imprudent. La végétation était rare en altitude. Du bois pour le feu serait un luxe. Oweon chercha dix minutes environ, des branches et brindilles. Les soupesant dans sa main pour savoir si elles étaient gorgées d'eau ou non. Ses recherches ne furent pas fructueuses. Avec le bois amassé, il pouvait alimenter un feu pendant cinq minutes à peine. Cela suffirait pour ne pas manger froid.

Le jeune homme avait bien emporté quelques bâtonnés de viande au goût détestable mais qu'il savait très nourrissant, mais le goût de la viande cuite et saignante restait de loin meilleur. Oweon alluma le feu avec aisance et commença à préparer sa viande. Mais, telle une moquerie du temps et des éléments, un grondement sourd retentit. Suivit d'un flash et de gouttes de pluies. Très vite, son feu s'éteignit. Il ne restait là qu'un tas de bois à peine calciné. Un autre grondement de tonnerre, son chien aboya, terrifiait. L'orage était assourdissant, montrant à l'homme que jamais il ne pourrait s'emparer de ça puissance. Oweon se serra contre son chien, trouvant du réconfort dans ses poils doux mais toutefois humides. Rapidement, l'humain fut trempé. Cela ne suffit pas à le faire oublier sa faim et il sorti de son sac un de ses bâtonnés répugnants. Il avait trop faim pour jeuner. Avec une grimace de dégoût, il ingurgita sa nourriture de fortune.


Dernière édition par Oweon Jeraëjan le Mar 12 Mai 2009, 20:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Marcher, courir, sans s'arrêter. (PV Nazj)   Sam 09 Mai 2009, 23:52

Nazj s'était lancé dans une entreprise pour le moins hasardeuse...Il avait décidé de monter en haut de la montagne, pour contempler l'archipel, ou plus précisément pour décider où aller frapper en premier. Mais sa condition physique n'était peut-être pas approprié à un tel exercice...il se lança tout de même, et se rendit bien vite compte qu'il n'avait pas eu tort, il avait surestimé les capacités de son corps.

Le dos brisé, pris de douleur, soutenu par un bâton de fortune qui soutenait à peine son poids de plume, Nazj errait sur la dernière partie de la montagne, sentant qu'il était proche de la victoire. Il avait marché avec vigueur au début, puis avait escaladé plusieurs parois, ce qui eut pour effet de meurtrir ses mains, déjà si faibles, et si précieuses à ses yeux. Il avait ensuite ignoré la route pour se lancer à la conquête des rochers... il avait plusieurs fois été à deux doigts de se briser les jambes, mettant un terme à son voyage, et sans doutes à sa vie...en y repensant, Nazj trouvait cela fort ironique...

Mais il avait survécu aux défis de la montagne, et souriait triomphalement sous son capuchon...sourire qui s'évanouit bien vite quand l'orage commença à gronder, et la pluie à tomber. Il sentit la douleur dans son dos devenir plus forte encore, et maudit son corps qui devenait plus inutile au fil du temps…Il était un nécromancien avec une certaine renommée, et il devait subir les caprices du temps ! Nazj grommela, et continua à avancer…le sommet était proche, il allait l’atteindre, pluie ou pas ! Ce n’est que lorsqu’il se tiendrait sur le plus haut rocher qu’il pourrait s’accorder une pause !

Il évoluait avec peine dans cette pluie, qui était en fait un véritable rideau devant ses yeux, il voyait à peine à un mètre devant lui. Il glissa plusieurs fois, et tomba même à genoux dans la boue, mais il se releva, jurant comme un charretier, et continua son avancée pénible...

Soudain, Nazj trébucha sur quelque chose, il voulut se rattraper, mais tomba la tête la première…Il eut le temps d’entendre les aboiements d’un chien avant de sombrer dans l’inconscience quand sa tête heurta la terre…et Nazj voulut rire de cette nouvelle blague du destin.
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MessageSujet: Re: Marcher, courir, sans s'arrêter. (PV Nazj)   Dim 10 Mai 2009, 14:44

Oweon savourait la vague de silence qui était survenue. Le tonnerre c'était tu pendant un bref instant. Mais il y avait ce bruit, infime. En dehors du bruit de l'eau et des mouvements du chien et de son maître. Un bruit qui avait alerté Brilic qui, oubliant sa peur de l'orage, c'était dressé au quart de tour. Le bruit ressemblait à celui d'une masse tombant dans l'eau, ou dans quelque chose de plus ou moins liquide. Oweon n'avait pas l'oreille assez aiguisée pour percevoir la respiration ou le froissement d'habits qui avait alerté son chien. Il le suivit pourtant, intrigué. Brilic l'amena vers une parois et manifesta une ferme intention de descendre.

« Mais... Brilic, ont ne peut pas descendre maintenant, ce serait dangereux, qu'est ce qu'il y a... Qu'est ce que tu as bien pu entend... »

Sa voix se stoppa nette. Le jeune homme c'était accroupi pour rassurer son chien. En jetant un regard sur la parois qui semblait difficile à escalader ou à descendre, il l'avait vu, sur un chemin boueux et certainement glissant en contrebas, un corps. Étendu par terre de tout son long. C'était cela qui avait alerté Brilic... Impossible en tout cas de descendre par cette parois. La pluie l'avait certainement rendue glissante et les prises semblaient inexistantes. Il repéra un chemin, à l'air certes peu engageant, mais semblant moins périlleux que la parois rocheuse. Il si engagea, intimant à son chien de ne pas bouger. Celui-ci obéit non sans pousser quelques couinements d'inquiétude. Il progressa lentement, trébuchant à plusieurs reprises mais tenant bon. Quand il arriva près du corps de l'inconnu, il se voyait mal remonter avec ce poids, aussi inexistant soit-il. L'odeur âcre du sang l'entourait. Il examina le corps, trouva un pouls, mais également une vilaine plait à la tête. Le scénario n'était pas très difficile à reconstituer, l'inconnu était tombé, il c'était cogné contre un rocher et avait perdu connaissance. Du sang sur une pierre en témoignait. Oweon saisit l'inconnu passant ses bras sous ses aisselles et entreprit de le remonter. Il n'était pas bien jeune, qu'elle folie lui état passée par la tête, pour qu'il tente l'ascension du pic de Rei Dên connu pour son danger ? ... Il arriva en haut épuisé et trempé mais lava et soigna la plaie de l'homme sans rechigner.
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MessageSujet: Re: Marcher, courir, sans s'arrêter. (PV Nazj)   Dim 10 Mai 2009, 15:20

Nazj était aux portes de la Mort. Il nageait dans un océan de ténèbres, sans aucune sensation physique, dans une torpeur hypnotique. Tout autour de lui, des spectres au visages squelettiques volaient et dansaient, comme pour lui annoncer la bienvenue, bienvenue à cet homme qui fut serviteur de leur cause...Et devant lui, sans la voir, il devinait la frontière qui séparait la vie de la mort. Il percevait quelque chose, quelqu'un derrière cette frontière, il sentait qu'on lui tendais la main, qu'on allait l'emmener chez lui, vers la place qu'il avait désiré, et mérité....Mais Nazj éclata de rire, il se moqua de ces spectres, il rit au nez des ténèbres, et ignora la frontière...Il fit un bref geste d'adieu, et commença à reculer...doucement, puis à mesure qu'il s'éloignait de la frontière, il voyait des étoiles éclairer les ténèbres...et soudain...

Nazj ouvrit les yeux, un sourire déjà accroché à ses lèvres. Il prit brutalement conscience du mauvais état de son corps, et de la douleur dans sa tête...Il se releva avec grande peine, s'appuyant sur ses bras faibles. Debout, il fut pris de vertige, et dut s'assoir sur un rocher. Il remarqua qu'il ne pleuvait plus, et que le ciel était assez éclairé, bien qu'un peu nuageux, un air frais et pur lui indiquait que c'étais le petit matin.

*J’ai donc dormi si longtemps ?*

Le choc avait été violent, et avait bien failli l’emporter…mais une fois encore, la volonté de Nazj avait triomphé. Il prit alors consciences de détails troublants. Premièrement, il se trouvait à une hauteur plus élevée que là ou il était tombé, il en était certain, les rochers déchirés par les vents et les quelques herbes le lui indiquaient, et deuxièmement, en touchant la plaie qu’il avait à la tête, il remarqua que le sang n’avait pas coulé, qu’elle était propre et ne risquait pas de s’infecter…Quelqu’un s’était occupé de lui ?!

"Par la barde du Diable, c'est un coup de chance, mais il faut que je reprenne le contrôle de la situation, je ne peux pas laisser les hommes et les éléments jouer avec moi comme avec une marionnette !" grommela-t-il

Nazj se leva, et résista au vertige en titubant, et en s'appuyant sur un rocher…Il remarqua alors, un peu plus loin tout près de lui, un homme. Il lui tournait le dos, aussi ne savait-il pas s'il était éveillé ou non, mais Nazj se dirigea vers lui…peut-être pourrait-il en tirer quelque chose ? Un début de plan germait dans son esprit.
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MessageSujet: Re: Marcher, courir, sans s'arrêter. (PV Nazj)   Mar 12 Mai 2009, 22:01

Oweon avait veillé l'inconnu pendant dix minutes. C'était peu, pour un homme qui risquait de se réveillait. Mais le jeune homme avait été pris par une fureur nouvelle. Que devait-il à cet homme ? Son "enseignant" lui disait qu'aider les autres ne servait à rien mis à part à s'encombrer d'inutiles débris. Le vieil homme dont il devait s'occuper n'était donc qu'un poids. Il s'était coucher, tentant en vain de gommer ses gestes et s'empêchant de retourner tuer l'inconnu, qui sans lui serait certainement mort. Oui, Oweon n'était pas fière de lui. Il échouait sans cesse à respecter les règles qu'on lui fixait et celles qu'il se fixait. Rien n'était plus désagréable que le goût de la défaite, car au fil des pensées du jeune homme, être venu en aide à un vieil homme devint une défaite. Oweon n'était pas parvenu à trouver le sommeil, bien que ses muscles courbaturés et ankylosés hurlaient de fatigue. Ilétait resté allongé longtemps, l'esprit tourmenté. Au milieu des étoiles et du noir mystérieux qu les encadraient. Son chien contre lui, pour oublier la solitude.

L'aube avait pointé le bout de son né à une vitesse hallucinante. Le jeune homme s'en était à peuine aperçu. Le soleil était timide et le vent glacial. Oweon avait froid, sans doute, mais il ne s'en apercevait même pas. Il restait couché sans bouger. Peut-être l'inconnu était-il mort cette nuit ? Impossible, il s'était trop bien occupé de sa plaie. Comme pour accompagner cette pensée, des pas lourds se firent entendre derrière lui. Oweon se leva pour faire face à l'homme.

"A votre place, je n'essayerais pas de me lever. Mais après tout, faîtes comme vous voulez, je n'ai rien à vous rendre et je ne suis pas vous, je suis moi. Sinon, a qui-ai-je l'honneur ? Pour ma part se sera Oweon."


L'homme semblait en piteux état. Ses jambes tremblaient et il semblait peiner à se tenir sur celle-ci, ayant besoin de l'appuie d'un rocher pour se soutenir sans problèmes. Il haletait légèrement, sous l'effort qu'il devait fournir pour bouger ses muscles, pour certains tuméfiés. Oweon le fixait des yeux, le visage austère et froid. Comme à son habitude. Il était toujours d'un calme déconcertant extèrieurement et caché aisément le tumulte qui habitait son corps, son esprit, ses gestes, ses pensées, son être.
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MessageSujet: Re: Marcher, courir, sans s'arrêter. (PV Nazj)   Mer 13 Mai 2009, 12:54

Nazj affichait un léger sourire fatigué, il était haletant, et prêt à s'éffondrer...Mais il restait debout. Il avait devant lui un homme très jeune, du moins pour lui, au corps assez bien bâti, montrant qu'il était plus un guerrier, un homme d'action, qu'un homme d'esprit. Nazj vit qu'il avait un chien à côté de lui, et il se rappela vaguement des aboiements, la nuit dernière...est-ce que c'était ce chien qui lui avait sauvé la vie ? Quelle cruelle ironie, mais peut-être le destin ne le voulait pas encore mort ?

"Vous êtes bien bavard, jeune homme, je me nomme Nazj, et vous ne me dicterez pas mes actions."

Il s'était dit que s'affubler d'un "Seigneur Nazj" en cet instant aurait été ridicule, vu son état, qui était des plus pitoyable. Il s'assit sur un rocher à côté de l'homme.

"Je suppose que c'est vous que je dois remercier pour ma survie n'est-ce pas ? Hum, c'est quelque chose que suis forcé d'apprécier, mais...c'est une décision fort stupide en effet, pourquoi secourir un vieillard, au péril de votre propre vie ? Qu'est-ce que cela va vous apporter ? Aucune richesse, seulement une maigre robe déchirée...et mouillée."

Il donna un léger coup de pied dans une caillou devant lui, réajusta les manches et le capuchon de sa robe.

"Hum, et maintenant, auriez vous un pe ude nourriture à me proposer ? Une fois rasasié, je reprendrais ma route vers le haut du pic"

Il avait bien sur l'intention de détruire cet homme une fois qu'il serait en haut...Maintenant, c'était bien trop risqué, sa tête aurait roulé sur le sol avant la fin de l'incantation...et de plus, torturer son âme à l'aide d'un pentacle serait fort jouissif...il avait juste besoin de quelqie chose à sacrifier...Bah, il trouverait bien un animal des montagnes.
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MessageSujet: Re: Marcher, courir, sans s'arrêter. (PV Nazj)   Mer 13 Mai 2009, 15:32

"Je ne vous dicterez pas votre conduite non, cela ne servirait à rien, tout comme l'aide que je vous ai apportée. Je n'en ai effectivement tiré aucun bénéfices. Mais est à vous de vous plaindre ?"

Oweon ouvrit son sac et en tira les bâtonnets de viande si souvent évoqués. Il les tendit à l'homme qui avait réclamé de la nourriture. Il ne pouvait lui donner quelque chose de moins répugnant, n'ayant pas de feu et doutant trouver du bois sec pour en faire, après la nuit d'intempéries qu'il avait passé.

* Je perds encore de mon temps et de mon argent avec cet homme. Quel poids, je n'aurais jamais du le secourir. Je m'en vais, je n'ai rien à faire ici, ce n'est pas Nazj qui va me retenir.*

Sans ajouter un mot, il se leva et manifesta sa ferme attention de commencer à redescendre le pic. Si il ne dictait pas sa conduite à ce Nazj, l'homme lui non plus n'avait rien à lui dire. Oweon était solitaire depuis longtemps. Seul son chien nourrissait l'illusion de liberté et de bonheur qu'il se faisait. L'impression de ne jamais être seul, alors qu'il l'était plus que n'importe qui n'aurait pu l'imaginer. L'impression d'être vivant et utile, alors qu'il ne l'était pas réellement. Les brises-rêves étaient un espoir pour lui. L'espérance de devenir quelque chose. Le garçon se demanda un instant si Nazj rêvait. Et une vague fulgurante de jalousie naquit en lui. Non, il ne devait pas penser cela. Mais pourtant, il se rappelait à la perfection les sensations du Rêve. L'envie d'aller sur Aïklando ne l'avait pas quittée, il l'avait simplement repoussée. Il l'a repousserait toujours. Encore. Jusqu'à son dernier souffle. Qui même s'il ne s'en était pas aperçu était tout de même assez proche. A lui de courir pour distancer la mort.

"Au revoir. En espérant que l'idée de mourir ne vous reprenne pas. Je ne serais pas là et quand bien même je serais là, je ne vous aiderait pas, pour sûr. Après tout, vous l'avez dit vous même, je n'ai récolté qu'une tunique déchirée et de la fatigue. Brilic !"

Pourquoi s'excuser de partir si vite, Oweon ne connaissait pas Nazj et l'homme ne l'intéressait pas. Après l'appelle ferme de son maître, le chien se dressa prêt à le suivre. Oweon vérifia si ses couteaux recourbés se trouvaient aux endroits où ils devaient se trouver et enfin, marcha.
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MessageSujet: Re: Marcher, courir, sans s'arrêter. (PV Nazj)   Ven 15 Mai 2009, 20:12

Nazj se débâtit avec ces maudits bâtonnets de viande...ils étaient secs et durs, du moins beaucoup trop pour Nazj, dont les mâchoires avaient perdu de leur vigueur. Il lui fallait lutter à la force de ses bras maigres et affaiblis pour que ses dents déchirent la chair, afin qu'il puisse l'avaler...difficilement cela dit. Il regarda l'homme et le chien partir, et il ne leur fit pas de geste d'adieu...c'est seulement un peu plus tard que Nazj se leva et hurla en direction de l'homme :

"La mort nous rattrape tous un jour, Oweon ! Que nous la cherchions ou la fuyons, c'est la mort qui vient nous chercher ! Et certains la rencontrent plus tôt que d'autres !"

Puis il partit dans un grand rire, avant de reprendre la route. Il mit un certain temps avant de retrouver un rythme de marche normal. Il titubait au début, ne cessait de trébucher, sans tomber cette fois, il réussissait à se rattraper juste à temps. Il reprit bientôt une démarche fière et droite...Il commençait alors à se détacher de son corps, et à sombrer dans ses pensées.

Il avait, depuis quelque jours, une terrible envie de tuer…non, pas seulement de tuer, il voulait réduire la chair en charpie, il voulait faire danser les os, il voulait se délecter des hurlements d'une âme torturée…Et il venait de se rendre compte qu'il était en train de rater une occasion en or de rassasier ses "besoins naturels". Il avait pensé pouvoir mettre fin à la vie du guerrier du haut de la montagne…Il lui semblait à présent que cette idée était bien moins jouissive que d'assister directement à sa mort, et puis de toute façon, au vu de la vitesse à laquelle se déplaçait l'homme, le sort ne l'atteindrait pas.

Nazj se retourna vivement, et commença à courir le plus vite possible, en direction d'où il était venu. Ses maigres jambes n'étaient pas très musclées, et il ne faisait pas souvent d'exercice, mais il faisait des pas d'une longueur considérable, et la légèreté de son corps et de ses habits semblaient être en sa faveur. Il dut néanmoins relever le bas de sa robe, ce qui entravait un peu ses mouvements, mais lui permettait de ne pas se prendre les pieds dans le tissu, de ne pas tomber, et donc de rester en vie.

Le chaos du chemin se faisait durement sentir sous les pieds, habillés seulement de sandales. Il s'était déjà cogné plusieurs fois les pieds, et dut se forcer pour ne pas boitiller. Un moment il se dit qu'il serait plus sage d'arrêter, qu'il n'arriverait qu'à précipiter son trépas avec toutes ces roches à proximité, mais cet instant de clairvoyance s'enfuit, et Nazj l'oublia totalement.

A cette allure, il espérait rattraper l'homme vers l'après midi, s'il n'avait pas dévié du chemin qu'il avait emprunte en quittant Nazj. Ensuite, il le suivrait, pendant un jour peut-être ? Et une nuit, alors qu'Oweon dormirait, il passera à l'action !
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MessageSujet: Re: Marcher, courir, sans s'arrêter. (PV Nazj)   Dim 31 Mai 2009, 22:22

(Vraiment désolé pour la réponse très tardive Sad)

Oweon avait progressé rapidement. La matinée touchée à sa fin et il avait au moins parcourus un quart du chemin. Il ne ressentait plus la fatigue et ignorait la douleur fourmillant dans ses doigts. Il était à vrai dire assez fier de lui. Avoir parcourut une telle distance de falaise escarpée et de chemins périlleux et glissants n’était pas à la porté de tous. Surtout en une matinée. Il ne voulait pas s’arrêter, malgré ses muscles tendus et courbaturés, malgré Brilic, poids dans son dos, qui manifestait sa faim en gigotant, le déséquilibrant d’ailleurs à plusieurs reprises. Plusieurs fois, Oweon avait failli tomber. Plusieurs fois, il n’était pas tombé. Le vent fouettait ses joues à tous moment, mais le froid ne semblait pas atteindre le jeune homme. Il retournerait vers son « instructeur » au plus vite. Pour une raison bien particulière.

///« -Quand me verrais-je confier ma première mission ?
-Bientôt.
-J’ai hâte !
-Je sais, mais tu patienteras comme les autres.
-Ce sera quoi… Ma première mission ?
-Quelque chose de simple, je ne sais pas.
-Quand, bientôt ?
-Vas escalader le Pic de Rei Dên, quand tu reviendras, en pleine forme et pas avant, je te donnerais ta mission pathétique.
-Oui. »///

Le jeune homme frémit. Depuis longtemps, il attendait. Si la vengeance ne viendrait que petit à petit, il en s’avouerait déjà son goût. Cette vengeance ridicule, qui n’en était pas vraiment une. Car le jeune homme était faible. Qui pouvait oser défier les forces du mondes, les mystères noueux d’Aïklando par exemple ? Un idiot. Mais Oweon était idiot, et il était devenu cupide. Il croyait défir le Rêve et la mort, ceux-ci se moquaient éperdument de lui. Jouaient. Il n’avait pas songé que une fois sa vengeance accomplit, il comprendrait. Cela ne ramènerait pas son frère et le laisserait là, telle une coquille vide de sens, de but, de Rêves, … Une âme pathétique, qui semblerait puissante au première abord, sans pitié, invincible, mais affreusement faible, en réalité. « On peut percevoir le vide de deux façons, l’absence matérielle, l’absence psychique, alors dit moi, qu’est ce qui est vide ? »…

Oweon décida de s’arrêter en fin de journée. Terré dans une étroite, mais tout de même assez large pour qu’il s’y faufile, fissure. Il dévora un morceau de pain et du fromage pour tenter de trouver le sommeil. Sommeil qu’il n’avait trouvé qu’à de rares occasions. Tourmenté, torturé.
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MessageSujet: Re: Marcher, courir, sans s'arrêter. (PV Nazj)   Ven 05 Juin 2009, 20:09

(Hrp: Pas grave, t'inquiète Smile)

Nazj était entendu sur le sol dur de la montagne, son dos brisé par les centaines de petits cailloux pointus qui jonchaient la route…Ses mains et ses pieds étaient meurtris par les chutes dans les rochers, les trébuchements, et quelque plante aux épines acérées…Nazj était étendu sur le sol de la montagne, et il soupira…

*Que faire à présent ? Je peux me relever, et continuer cette course effrénée qui a déjà dévoré mes forces, sans être certain de rattraper l'homme à temps, et sans même être sur de pouvoir faire quelque chose si jamais je le trouve…je peux aussi retourner sur mes pas, et trouver une destination…*

Mais cette dernière proposition, comme toujours, sonnait fausse à ses oreilles…c'était sans doute une vaine tentative de son esprit encore sain pour ramener le sorcier sur le droit chemin…futile. Mû par une volonté de meurtre, Nazj se releva, faisant fi de la douleur des pierres enfoncées dans son dos, des courbatures, et des plaies. Il reprit immédiatement la course. Au début, comme d'habitude, le rythme était incertain et Nazj dut s'appuyer sur quelque rocher…mais au bout de quelque minutes, le vieil homme était entrainé dans la descente de la montagne…Sa course était ponctuée de grognements et de grimaces de douleur, mais il continuait, il ne voyait que le bout du chemin, un corps sanglant auprès duquel il pourrait se reposer.

Il ne s'arrêta que la nuit, essoufflé, ensanglanté, il sentait qu'il était proche de la mort…il devait dormir…Non, il devait trouver Oweon ! Il avait même oublié pourquoi, mais cet objectif était fixé dans son esprit, obstruant toutes les autres…Nazj se baissa, et prit une poignée de sable, ou de poussière…bref, tout ce qui était petit et granuleux à portée de main. Il prononça quelque mots, approcha ses mains de son visage, et souffla. Toute la poussière qu'elles tenaient lui fut envoyée au visage, et Nazj ouvrit grand les yeux…et le sort agit.

D'abord ombres bleutées, puis plus comme un rêve, l'image d'Oweon et de son chien lui apparut. C'étaient de brèves apparitions, et Nazj eut du mal à les suivre, surtout dans le noir, où les dangers du chemin étaient invisibles. Fatigué par ses blessures, au bord de l'inconscience, Nazj continua tout de même, il n'était pas homme à abandonner ainsi. Il ne sut combien de temps il suivit les ombres, mais tout lui apparaissait comme dans un rêve…cette poussière enchantée avait eu l'effet d'une drogue sans doute...mais bientôt, l'image d'Oweon et de son chien disparurent dans une fissure de la paroi…Nazj s'y approcha, et y vit une forme qui se tournait, et se retournait, sans doute en proie à un sommeil fort agité…Nazj eut un sourire fatigué un peu fou.


"Ah, Oweon, enfin te voila !" murmura-t-il "Ta nuit semble bien agitée, dommage que je n'en sois pas la cause…la nuit prochaine, sans doute…"

Ne pouvant pas aller dans la fissure car il était bien trop fatigué, Nazj décida de profiter d'un peu de sommeil…il s'éloigna un peu, et s'écroula, pour s'endormir aussitôt.

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MessageSujet: Re: Marcher, courir, sans s'arrêter. (PV Nazj)   Mer 10 Juin 2009, 19:13

Oweon s’était réveillé. Un bruissement, des pas, un râle, le sifflement du vent, des pas encore. Il releva la tête, une silhouette noire se découpant dans la nuit. Un souffle, une respiration, fatiguée, presque celle d’un homme malade. Oweon ferma les yeux, toutes ses images s’enfuirent. Loin, très loin. Au fin fond de sa mémoire.

Le jeune homme se réveilla au petit matin. Fatigué et de mauvaise humeur. Il ne s’accorda toutefois qu’une très brève pause. Il repartit ensuite avec Brilic qui, lui, ne bronchait pas, ayant eut sa dose de sommeil. En sortant de l’anfractuosité qui l’avait abritée du vent, et de d’autres désagréments, il ne le remarqua pas. Ce détail, qui pouvait très bien être insignifiant. Le sable remué et retourné par des pas lourds et cette étoffe camouflée par la boue qui la recouvrait. Un morceau de cape, ou autre chose. Mes les yeux d’Oweon peinaient encore à, eux, se réveiller. Ses paupières étaient encore lourdes et le garçon ne remarqua donc rien. Pour reprendre dans la joie la descente, il devait descendre une paroi légèrement inclinée, mais il se voyait tout de même contraint à porter son chien sur son dos. Le système était simple, un morceau de tissu, plutôt un haillon, et le tour était joué. Brilic se retrouvait dans le dos d’Oweon tel un bébé qu’une mère porte. Pour redescendre, le jeune homme regagna toute son attention. Il n’était pas spécialement doué pour l’escalade, mais l’habitude l’avait doté d’une certaine expérience et il connaissait le terrain. Il agrippa une prise, encore une, puis une autre, cherchant de grosses fissures ou avancées de pierre à l’aide des quelles les descentes lui serait plus facile. Le temps n’était pas meilleur que celui d’hier. Jamais le soleil ne semblait percer les nuages sur le pic de Rei Dên. Le vent ne semblait toutefois pas décidé lui non plus à se montrer aujourd’hui. En tout, le temps ne rendait pas la progression d’Oweon plus difficile, mais Brilic lui, se tortillait dans son dos, le déséquilibrant et le faisant parfois presque tomber.

Le garçon serait bientôt arrivé au bas du pic de Rei Dên qu'il avait eut temps de mal à gravir. Il faudrait compter moins d'une semaine pour qu'il arrive à rallier Rosyel. Oui, il serait en bas dans moins d'une heure.

Oweon avait faim. Voilà longtemps qu'il n'avait pas mangé de viande fraîche. Et justement, il pourrait chasser dans la forêt. Il avait bandé son arc et se préparait déjà à tirer alors que le soleil commençait à descendre paresseusement. Un oiseau serait agréable, Oweon aimait bien les oiseau. Mais il fallait encore qu'il décoche un tir juste et précis qui atteigne sa cible. Le jeune homme bloqua sa respiration, il avait repéré une proie. T'en pis pour l'oiseau, une biche était plus grosse et à vrai dire, ce n'était pas moins bon qu'un volatil. Il tira, sa flèche fusa vers l'animal en un chuintement léger. Mais au dernier moment, la biche bougea, s'enfuit. Et non sans cause. Quelque chose avait fait du bruit, avait fait craquer une brindille, ou autre chose, mais avait fait un bruit assez conséquent pour alerter l'animal. Et ce n'était pas Oweon.
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MessageSujet: Re: Marcher, courir, sans s'arrêter. (PV Nazj)   Lun 15 Juin 2009, 02:02

Quelque chose agita Nazj dans son sommeil…une partie de lui voulait le tirer de cet état de faiblesse, ou l'esprit était une loque, et le corps semblable à un mort. Il perçut des bruits quelque part…très faibles, mais qui l'avaient agités…des bruits de quelque chose d'asse lourd tombant à rythme régulier sur le sol, et s'éloignant petit à petit…des pas ! Un éclair se fit dans l'esprit de Nazj, et il ouvrit brusquement les yeux…il entendit très clairement les pas s'éloigner de lui, il voulait se lever pour les suivre…mais sa faiblesse reprit le dessus, et il s'endormit de nouveau.

Plus tard, combien de temps exactement, il ne le savait pas, il se réveilla naturellement…mais mécontent. Il avait raté une occasion en or de suivre Oweon de très près, et de frapper le plus tôt possible ! À présent Nazj se fichait bien de la raison pour laquelle il voulait tuer cet homme…c'était devenu un désir fou, voila tout. Lorsque Nazj voulut se relever, la douleur le cloua de nouveau au sol, chaque muscle de son corps était courbaturé, chaque os était affaibli, et chacune de ses plaies suintaient quelque chose qui n'était pas du sang. À cet instant il voulut posséder un corps mort, ne nécessitant aucune nourriture, aucune boisson, et aucun sommeil…mais ça ne lui irait pas, il ne pourrait plus entrer en ville.

Nazj ne pouvait se permettre d'attendre que ses muscles se remettent de leurs extravagances de la veille, ce n'était que de la douleur, il était remis, sa fatigue avait disparue, il avait trop dormi même selon lui. Le sorcier se força à se relever, grognant de douleur, et se remit en route…vers où précisément, il ne savait pas trop, il continuait sur la route qu'il suivait depuis le début, en espérant qu'Oweon n'ait pas changé d'itinéraire. Au passage, il jeta un coup d'œil dans la faille dans laquelle avait dormi l'homme, pour s'assurer qu'il était bel et bien parti…

Nazj avait décidé d'arrêter sa course effrénée et de marcher à un rythme normal, la veille, il était sur le point de délirer. Il eut faim en cours de route, il n'avait pas mangé depuis un bon bout de temps. Il trouva le cadavre d'un oiseau, c'était un bien maigre repas, mais suffisant pour lui. Il dépluma et dépeça l'animal avec des pierres, des branches, et même à mains nues, bref, avec tout ce qui lui permettait de le faire, pour dévorer cette chair morte toute crue.

Perdu dans ses pensées, Nazj quitta le chemin sans s'en rendre compte et arriva près d'un petit cours d'eau, où il but, et qu'il suivit sans corriger sa route. Il arriva bientôt dans une forêt, baignée par la lumière du jour descendant, bientôt le crépuscule…son moment préféré. Il évolua dans cet environnement en caressant les ombres des arbres et des pierres, et en écoutant le vent, qui avait quelque chose de plus que quand il faisait jour…le crépuscule lui donnait toujours une joie macabre.

Soudain, Nazj vit quelque chose…un être vivant parcourant ce royaume de silence et de beauté morte. C'était une simple biche, un bel être innocent, quoiqu'assez gros. Nazj sourit légèrement, et avança d'un pas…il tendit la main, et commença à murmurer quelque chose dans une langue inconnue…bientôt, sa main commença à luire d'une faible lueur, à la couleur encore indéfinissable, mais tout de même inquiétante…tout autour du sorcier sembla plus froid…plus sombre…et soudain, Nazj marcha sur une branche, il rompit le sort, et vit la biche s'enfuir devant lui.


"Malédiction !" jura-t-il.

Puis il entendit le sifflement d'une flèche passer là où se tenait la biche un instant auparavant, et il vit ladite flèche se planter dans un arbre. Le sorcier écarquilla les yeux, et se précipita pour se cacher derrière un arbre. Il risqua un coup d'œil vers l'endroit ou la flèche avait été tirée, et son cœur flétri bondit dans sa poitrine.

*Oweon !*

Nazj ne savait plus quoi faire, enfin l'objet de sa traque était à sa portée ! Mais comment réagir, que faire à présent…Nazj sourit, et se dit que cet homme allait souffrir. Puis il sortit de sa cachette, et se mit bien en vue devant le jeune garçon, à une quinzaine de mètres de lui…assez de cette poursuite qui avait failli lui couter la vie, il fallait agir.

"Oweon ! Quelle surprise, je te pensais déjà arrivé en bas ! Te souviens-tu de moi ? Le vieil homme que tu as sauvé, là haut, sur la montagne…C'est une sacrée coïncidence…une sacrée coïncidence…"

Le sourire de Nazj s'élargit encore…il lui semblait que les ombres autour de lui se mouvaient, dansaient, s'élargissaient, et murmuraient. Ils n'attendaient qu'une chose : qu'une des deux âmes vivantes présentes vienne rejoindre leur royaume, et que le corps vienne fertiliser la terre de cette forêt qui semblait alors bien macabre.

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MessageSujet: Re: Marcher, courir, sans s'arrêter. (PV Nazj)   Lun 15 Juin 2009, 22:31

(Bon, en ce moment, mes messages son pas fameux xD, désolé.)

Le calme étai revenu. Les pas de course de la biche n'était plus qu'un timide écho et Oweon était debout, arc toujours en main. Devant lui, un vieillard qui disait être celui qu'il était l'homme qu'il avait sauvé lors de son ascension du pic. Oui, il se souvenait de cet homme... Mais que diable lui était t-il arrivé ! Son visage ne ressemblait pas à grand chose. Des égratignures et traces de sang séché et de boueux le salissait, ses lèvres était sur le points d'exploser car elles étaient trop sèches, sous ses yeux, on pouvait voir des cernes à la teinte violacée et ses traits tirés témoignaient d'un repos négligé. Pourtant l'homme souriait, un sourire véritable. Il était donc fou ? Sa cape déchirée était imbibée par endroit de sang et maculée de boue, elle était déchirée et... Oui, Nazj faisait peine à voir. Et Oweon n'aimait pas les coïncidences... Le vieillard avait du descendre à toute vitesse le pic de Rei Dên pour arriver aussi vite en bas ! Un souvenir rejaillit, telle un spasme, pour s'enfuir aussi tôt. Un souvenir pluvieux et agité, vague et ensommeillé. Il ne laissa qu'une certitude à Oweon. Nazj l'avait suivit.

La coïncidence... Comment dire... Coïncidait beaucoup trop. Un vieillard fatigué se remet de ses émotions après avoir échappé de justesse à la mort, sauvé par un jeune homme. Oweon, encore jeune avance forcément plus rapidement que lui. L'homme ferait mieux de ne pas se presser pour ne pas tomber encore. Et il le sait, puisqu'il est déjà tombé. Alors comment Nazj a réussit à arriver en bas en même temps, voir avant Oweon, en empruntant un peu près le même itinéraire. Nazj c'était forcément dépêche, d'où ses nombreuses blessures et son mauvaise état... Une vague glacée remonta l'échine d'Oweon. Pourquoi l'avait-il suivit et quelle attitude adopter ? Si l'esprit du jeune homme fut soudain emplit de questions, il n'en laissa rien paraître à son interlocuteur.

"Vous m'avez fait rater ma proie." Dit-il simplement d'une voix froide, puis il ajouta : "Oui, une coïncidence."

Puis il tourna les talons et s'éloigna dans l'ombre, il aller partir et régulièrement vérifier si Nazj ne le suivait pas. Après tout, son comportement ne paraîtrait pas étrange, il n'avait aucunes raisons de rester avec le vieil homme qu'il connaissait à peine.
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MessageSujet: Re: Marcher, courir, sans s'arrêter. (PV Nazj)   Mar 16 Juin 2009, 21:48

Nazj fut surpris et irrité par la réaction du jeune homme…tourner les talons, comme ça, presque sans rien dire, devant LUI !? La fureur s'empara de Nazj, une rage renouvelée par cet affront, ravivant la flamme destructrice de son insatiable désir de faucher une vie. Devant ses yeux défilaient des images de lames, de douleur, de sang versé et de mort…Ce jeune inconscient venait de faire une erreur.

Alors que Nazj se demandait quelle attitude adopter, il se crispa, et laissa échapper un peu de magie…ça lui faisait du bien. Quand il expira l'air de ses poumons, c'est une brume glacée qui s'échappa de ses lèvres meurtries. Autour de ses pieds, il voyait les quelque feuilles tombées à terre se couvrir de gel, les fleurs se faner, et il semblait que les oiseaux autour de lui s'étaient tus…cela lui fit le plus grand bien, et sur ses lèvres était accroché un sourire extatique…comme à chaque fois qu'il laissait libre cours à sa magie, plutôt que de la canaliser pour un sort concret.

Tout à coup il s'élança. De son premier pas, il brisa les feuilles gelées, et il courut dans la forêt avec cette douce sensation de froid. Très vite, il rattrapa Oweon, et sa main, comme une serre, s'agrippa à son bras. Il s'adressa à lui en souriant, avec le doux ton d'un maître à son élève.


"Oweon, voyons, ce n'est pas ainsi que l'on accueil les voyageurs ! Deux hommes dans la montagne doivent bien s'entraider, non ? Je suis désolé pour cette biche, mais je suis certain que tes talents de chasseur te permettrons d'en trouver un autre…n'as-tu jamais jeuné, jeune homme ? Il n'y a rien de mieux pour purifier son esprit, et se sentir bien…"

Puis Nazj lâcha le bras d'Oweon, et attendit sa réaction, qu'il espérait positive…Il serait bien plus facile de le tuer s'il était en confiance…pendant la nuit peut-être ? Peu importait, tout vient à point à qui sait attendre…

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