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"Homme libre, toujours tu chériras la mer !"
"La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent."
"La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit."
"Il est des moments où les rêves les plus fous semblent réalisables à condition d'oser les tenter."
"Le voyage est une suite de disparitions irréparables."
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"Nous trouverons un chemin... ou nous en créerons un."
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"Il y a trois sortes d'hommes : les Vivants, les Morts, et ceux qui vont sur la Mer."

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 Quand Morphée vous abandonne (Pv Lucy)

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*Succube*

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*Succube*

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MessageSujet: Quand Morphée vous abandonne (Pv Lucy)   Ven 22 Fév 2013, 17:23

La nuit recouvrait ses pas doucereux comme un drap de velours enlace les victimes de Morphée. Il errait, longeant les murs, s’attardant aux fenêtres et épiait l’intérieur faiblement éclairé. Le jour avait fui depuis longtemps, c’était maintenant l’aube des créatures et des malveillants. Sangre, à sa désagréable habitude, était tourmenté intérieurement, remuant dans tout sens des questions aux réponses si facile, mais qu’il ne pouvait se résoudre à admettre. Il s’arrêta à une intersection et l’ironie pinça ses lèvres en un sourire en coin. Voilà à quoi se résumait sa vie. Un long chemin et pour le moment il était arrêté à une intersection, ne sachant quel chemin prendre. Le premier menant possiblement vers ce qu’il voulait, le second menant indéniablement vers ce qu’il était. Sa vie comme celle de tout succube et de tout incube avait commencé sur le second chemin, mais un jour il s’était vu poussé sur le premier et avait découvert une part de lui qui était étrangement… humaine. Une sale ordure d’humain qui tue dans l’ombre pour satisfaire des désirs incohérents… Mais c’était ça qui le rendait si proche de ces faibles rêveurs. Et aujourd’hui le revoilà, si loin de son peuple, si loin de cette race affublé d’un énorme complexe de supériorité, dominant pratiquement tout y compris les mâles de son espèces. Enfin, pratiquement tout… Ces mâles sont donnés en pâture aux vampires pour des raisons qui n’ont pas davantage de sens que les problèmes du pauvre incube. Il est loin de son peuple, certes, il n’en a jamais été proche, mais au fond de lui il se sent appelé vers cette grande étendue désertique, il veut rejoindre ces femmes fatales et se soumettre à leur volonté. Il est fait pour cela. Au fond de lui, il ne désire qu’être lui-même, mais il ne sait pas qui il est.

L’intersection est loin derrière lui, il continue d’errer ne sachant que faire de sa nuit, repousser sa nature ou se laisser envahir par cette dernière ? Le goût de la chair emplit sa bouche. Oui, il a faim, cette nuit il tuera, mais qui ? Comment ? Il se satisfait des deux façons, autant en tuant qu’en rêvant. Et depuis trop longtemps il n’a pas rêvé, il n’a pas entraîné une douce créature dans ses songes avant d’y gouter, d’abord l’extase de fusionné à ce monde interdit à son espèce, ensuite le frison de ce contact charnelle, puis le plaisir de saccager à feu et à sang l’univers de l’endormi, sentir ce corps réagir aux cauchemars et finalement lorsque ces paupières s’éveillent, certaines de pouvoirs échapper à cet enfer, la délectation de cette peur bien réelle. Il la domine, il la contrôle, et il tient les dernière minute de sa pure vie entre ses mains et lui s’en réjouit, il se fait justice, il mangera à sa faim.

* Mais tu pourrais tellement faire justice plus grande*

C’est vrai en un sens, mais il est alors humains et se souci de ces infimes bestioles. La premier chemin lui offrirait l’accès au monde des rêves de façons totalement illimité… Si ce chemin n’est pas vain. Sangre n’est sûr de rien, mais il a de l’espoir, et ça aussi, ça le rends très humain.
Il grimace, dégoûté, il ne veut pas être l’une de ces créatures. Mais veut-il être un incube ? Du fond de son être et détourné le regard à se rêve interdit ? Ce même sourire charmeur anime ses traits. Il n’a pas besoin de prendre cette décision maintenant, et le mieux est toujours d’essayer… Oui, ce soir il mangera à la sauce des songes.

Un rire retient son attention, il tends l’oreille et repère des pas. Il se dirige dans cette direction, ayant l’air d’un simple humain. Un humain démoniquement beau certes, un humain aux yeux de braises tardives, mais un humain tout de même. Alors qu’il franchit l’angle de la rue, il dévisagea la silhouette féminine qui se dresse devant lui. Son esprit se mécontente alors que la certitude l’envahit. Cette femme ne rêve pas, ce n’est pas une humaine. Il ne sait que faire alors il reste là, à la regarder, se concentrant également sur une autre proie qu’il pourrait repérer, mais la ville semble soudain si vide. Il n’y a que cette être et lui, tous deux masqués par un voile de pénombre.

HRP : Voilà dit moi si tu veux que je change quelque chose Razz

















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*Vampire*

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MessageSujet: Re: Quand Morphée vous abandonne (Pv Lucy)   Sam 23 Fév 2013, 00:03

Spoiler:
 

Il fait nuit quand je sors de la salle des Violettes. Une nuit encore jeune, pas tout à fait noire, et pleine de promesses. Mon humeur est excellente, je pourrais presque sourire à tous ces mortels qui se ruent au-dehors avec moi. J’écoute les commentaires glissés de l’un à l’autre et je crois que dans l’ensemble les spectateurs ont apprécié la musique. Je ne pouvais pas manquer tel évènement : Georges Dealy, pianiste de renom, et Sylvia Brumin, cantatrice soprane à la voix cristalline. Je ne connaissais pas l’oeuvre interprétée, mais certaines notes ont soulevé sur mes bras, ma nuque et mon dos, quelques poils dans un frisson de plaisir.

Le soleil couché mon ventre ma rappelle à la faim qui l’anime toujours. Je peux boire le sang dans ces ténèbres naissantes. Cependant je sais les caprices joués par ce démon affamé et grondant en moi. La nuit dernière fut nuit d’oppulence, il ne reste ce soir que de la gourmandise, déguisée en l’instinct bestial propre à ma famille. Peut-être donnerais-je la mort avant le matin, mais pour l’instant je reste bercée des notes harmonieuses entendues, régalée de la performance des artistes, emplie d’une paix que seule la musique parvient à me procurer.

La toilette que je porte est à la hauteur des standards de la salle des Violettes : robe de soie d’un noir profond, ornée de motifs argentés au cou, à la poitrine et au bord des manches, collier d’or serti de rubis, bottes de fourrure délicates, chapeau large aussi noir que ma robe, dont le voile trouble et assombri mon visage à la face du monde, et enfin manteau en fourrure d’hermine blanche, finement travaillé. C’est autant par plaisir que pour m’accorder à la noblesse que je prétend que je m’habille ainsi. La tenue est très importante pour l’impression que l’on veut donner de soit et je compte bien marquer ma différence de ces badauds du samedi soir, ivrognes et bas-peuple, qui ont déjà engloutit les quelques âmes raffinées venues assister au spectacle.

Le pas lent me voilà en train d’arpenter les rues de Reilor. Il encore si tôt que je ne pense pas une seconde me tourner vers la maison. Le fond de l’air a beau être frais, je ne crains rien enveloppée dans mes fourrures. Aussi je pense être au début d’une longue promenade en ville.

Seulement cela fait déjà six mois que je suis installée dans cette capitale et je crois en avoir fait le tour maintenant. Larges avenues, petites et grandes places, rues marchandes, ruelles glauques, j’ai vu tout ce que les hommes avaient battit au fil du temps. Et si beaucoup des bâtiments que je côtoyais dans ma jeunesse ont disparus, détruits ou trop modifiés pour êtres reconnaissables, l’âme de Reilor n’a pas changé. Centre névralgique de Lan Rei Est, on y trouve tout ce dont on peut avoir besoin. Il y a le port bien sur, immenses étendues de quais et centaines de bateaux, et les quartiers marchands associés. Il y a les lieux de vie communs : habitations modestes, boutiques, tavernes et auberges. Les quartiers mal famés ne manquent pas, ça et là on en remarque les ruines et l’ambiance y est pour le moins pesante. J’aime chasser dans ces endroits, prendre la vie de quelque vermine et toujours moralement plus acceptable que prendre celle d’un innocent. Puis il y a les « beaux » quartiers, dans l’un desquels j’ai pu acheter une maison et jardin digne du rang que je m’octroie. La ville est la plus belle dans ces lieux : plantes, statues, marbre, propreté, tout y est pour que les privilégiés comme moi apprécient leur séjour dans la capitale.

Pour l’instant mes pas me portent vers le port. Je sais que je n’approcherai pas l’océan, je hais ces eaux tumultueuses, cependant je vais bientôt passer dans des rues pleines d’hôtels et d’auberges. Car si observer les bâtiments ne m’apportent plus guère de satisfaction, il reste bien sur les vivants. Je pourrais aborder n’importe lequel d’entre eux. Et le convaincre de me suivre dans l’ombre de la ville, mettre une main sur sa bouche pour le faire taire et planter mes crocs dans son cou palpitant. Prendre une vie innocente au hasard procure son lot d’ivresse. Bien qu’après des tourments viennent saisir ma conscience, cela me semble sur l’instant le plus délicieux des mets.

Oui, cela pourrait occuper ma nuit, prendre une vie innocente… Mais observons d’abord, rencontrons, jouons, trompons le monde. Je suis presque arrivée à destination, le moment de ma promenade où j’ai le plus de chance de trouver un être à qui m’intéresser. Qui sera-t-il ? Homme ou femme, enfant, adulte ou vieillard, je n’ai qu’à chercher celui ou celle qui attirera mon œil.

Me voilà dans la longue rue bordée d’enseignes aux noms plus originaux les uns que les autres : la Truite Dansante, le Palais des Chevaliers, les Deux Chênes, le Mirage d’Agatte, la Cinquième Saison… Oh que je suis excitée de la rencontre à venir, presque une enfant. Derrière mon voile je scrute chaque passant, à la recherche d’un détail plaisant, d’une situation cocasse, n’importe quoi qui sorte du lot. Distrayez-moi, peuple de Reilor, car dans ma grande mansuétude je ne cherche pas à prendre vos vies !

Une silhouette sort alors de l’ombre, venant d’une rue perpendiculaire, elle arrive juste devant moi sur le trottoir. Je vais pour soupirer, quel est l’imbécile qui se met en travers de ma route ? pourtant lorsque mes yeux croisent les siens, je retiens mon souffle. Son regard brillant, ses cheveux noirs juste assez désordonnés, son allure étrangement différente… Il est d’une beauté rare, un brin sauvage et un brin apeuré, résolu malgré tout, son regard ne me lâche pas. Je suis arrêtée et nous nous regardons un moment de la sorte. Je vois sa perplexité, comprendrait-il ma vraie nature ? Peut-être sont-ce simplement mes apparats qui l’impressionnent.

- Allons, jeune homme, ne savez-vous pas qu’il est grossier de dévisager les dames ainsi ?

Je m’approche de lui doucement, inspirant un grand bol d’air dans lequel j’emprisonne son odeur. Subtile, il y a quelque chose de plus qu’humain chez lui… Je tend une main dans sa direction, espérant qu’il ait les manières pour la saisir et la baiser.

- Mais ce regard que vous m’adressez est flatteur, aussi je ne peux vous en vouloir. Je suis Lucy Jerral et je suis ravie de vous rencontrer, monsieur… ?

J’esquisse un sourire amical. J'ai trouvé ma perle rare, ma distraction, mon mortel avec lequel jouer.

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*Succube*

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MessageSujet: Re: Quand Morphée vous abandonne (Pv Lucy)   Lun 25 Fév 2013, 21:01

Voilà le rayon de lune qui s’étend, doucereux, il plonge dans cette étendue noire rayonnante d’étoiles et vient folâtrer près de monde inusité. Tel un chat il se frotte contre ces motifs argentés, c’est ornements qui brodent les contours d’une somptueuse robe de soie réfugié sous un manteau d’une blancheur lunaire. La créature qui porte ces accoutrements de la grande classe est bordée par des enceintes qui ne semblent pas ressortir de ce même environnement, il ne s’agit guère d’opéra ou de fins restaurants, mais d’auberges qui ont du voir maintes grivoiseries et autres événements tristement lubriques.

Elle aussi, cette beauté damné, elle aussi elle dévisage un instant l’être qui lui fait fasse au bout de la rue. Elle ne devine pas sa frustration, lui qui espérait trouver de quoi rassasier ses envies charnels, sa faim, mais elle semble comprendre qu’il est dérouté et que visiblement il ne s’attendait pas à tomber sur une dame tel qu’elle. Elle s’approche d’un pas assuré, c’est quelque chose qui manque à Sangre, de l’assurance. Il se débrouille très bion lorsqu’il est dans son élément, mais il craint de se retrouver un jour face à une succube ou encore, un vampire, et que ces être lui fasse goûter le châtiment qui lui était destiné dès sa naissance. Les incubes sont soumis, et la plus part ne grandissent pas suffisamment longtemps pour saisir totalement le goût de la vie. Mais la folie de sa mère en aura fait un fou.

Elle s’approche d’un pas lent, hypnotisant pour n’importe quel mortel qui se serait attardés à observer le doux ballant de cette jupe qui glisse sur des cuisses agiles, des jambes fortes mais gracieuse. Elle arrive à sa hauteur et tends une main.

- Allons, jeune homme, ne savez-vous pas qu’il est grossier de dévisager les dames ainsi ?

L’incube se saisi de la main dans sa paume et sans détacher son regard de celui de son interlocutrice, il baise les jointures d’un baiser infiniment léger sans se débarrasser de ce sourire charmeur qui manipule la commissure de ses lèvres. Sa peau est fraîche en comparaison à la morsure brûlante de la bouche de Sangre, froide même, mais la nuit ne l’est-elle pas tout autant ?

- Je vous pris d’accepter mes plus sincères excuses, Milady.

Elle semble se distraire de cette rencontre, ne point lui en vouloir en rancune. Les bonnes bases sont acquises, Sangre et sa poésie intérieure auront au moins eu l’honneur d’être utile à quelque chose. Aussi laisse-t’il de côté sa déception passagère, des nuits à savourez il y en aurait bien d’autres, il pouvait se passer de l’une d’entres elles pour goûter à cette rencontre plutôt… intéressante.

- Mais ce regard que vous m’adressez est flatteur, aussi je ne peux vous en vouloir. Je suis Lucy Jerral et je suis ravie de vous rencontrer, monsieur… ?

Continuant d’incarner son parfait Gentleman, il tire poliment une courte référence en s’annonçant, répondant au sourire amical que lui lance la dites Lucy. Son interlocutrice semblait compter sur les bonnes manières, mieux valait ne prendre aucun risque de la décevoir, surtout qu’il ignorait à qui, ou à quoi, il avait à faire.

- Je suis moi-même enchanté de faire votre connaissance, chère Lucy, l’on me nomme Sangre, je suis votre humble serviteur.

Il ne savait s’il devait l’énoncé sous le titre de madame ou de mademoiselle, ne voulant pas faire fausse gaffe il avait été légèrement provocateur, mais il se doutait que sa nouvelle amie lui pardonnerait une fois de plus ce petit manque… Ou plutôt il y comptait bien, vu le petit clin d’œil qu’il y avait placé.

- Si je puis me permettre d’être indiscret, il n’est pas plaisante heure pour une dame en tel lieu, que vous amène par ici ?

Il entretenait la conversation en pure garçon bien élevé, mais son œil brillait de cette curiosité de savoir, peut-être avait-il trouvé quelqu’un comme lui, ou quelqu’un qui pourrait de nouveau l’aider à retourner à ses instincts de créatures nocturnes ? Si sa queue était visible elle fouetterait l’air avec agitation, c’était une drôle de chasse dont l’intrigue était pour le moins… particulière.
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MessageSujet: Re: Quand Morphée vous abandonne (Pv Lucy)   Mer 27 Fév 2013, 00:26

Le jeune homme s’excusa, me gratifia d’un titre enorgueillissant et, parfait gentleman, baisa délicatement ma main tendue. Ah, quel plaisir de trouver quelqu’un d’aussi courtois, cela était si rare. Il effectua même une petite révérence des plus respectueuses, tout sourire, et se présenta à son tour. Il ne donna qu’un simple nom cependant : Sangre. Soit il n’avait jamais eut de nom de famille, peut-être un orphelin ou bien il venait d’un endroit si dépeuplé que seul un prénom lui suffisait à se distinguer, soit il ne souhaitait pas partager son patronyme, ce qui inspirait la méfiance. Je ne posai pas la question bien entendu, je m’intimai seulement d’être prudente avec ce personnage, tout bons aspects qu’il apparaissait.

Il se dit mon humble serviteur et j’en fut si ravie. Cela pouvait n’être que des mots, du vent, une formule de politesse, pourtant je sentais la sincérité dans sa voix. Et, oh, comme cela me contentait ! Avec le temps j’appréciais de plus en plus que l’on soit à mon service, j’avais besoin de ces gens dévoués. Jouer la jeune héritière, orpheline venue s’installer à la capitale, m’avait attiré beaucoup de ces chevaliers bienveillants pour m’aider. La richesse que j’étalais aussi incitait à se trouver dans mes bonnes grâces. Mais je n’étais pas naïve : cela faisait de moi une victime facile, une proie attrayante pour chaque voleur, escroc et bandit de la ville. Je n’étais pas sans défense non plus et ces indignes personnages devenaient l’occasion de festins sanglants.

Sangre pouvait être l’un d’entre eux. Je ne savais rien de lui et il ne sentait pas comme les autres…

Il n’y avait qu’une mauvaise note à déplorer dans sa chanson et c’était la familiarité qu’il se permettait. Car je ne pouvais lui être « chère » pour l’instant, nous nous rencontrions tout juste, et il usait de mon prénom sans la moindre vergogne. Je me dit que cela pouvait être l’usage là d’où il venait. Cela corroborait mon hypothèse de la peuplade éloignée où les noms de famille étaient superflus. Mon jeune âge apparent aussi pouvait être la raison de cette familiarité. Je ne lui en tenait donc pas rigueur mais ma curiosité à son sujet grandissait, comme une faim insidieuse, je voulais savoir qui il était. Son histoire, sa nature, ses aspirations… Son gout, comment pouvais-je me mentir à ce sujet ? Avant tout, je devais savoir si je pouvais lui faire confiance.

- Si je puis me permettre d’être indiscret, il n’est pas plaisante heure pour une dame en tel lieu, que vous amène par ici ?

- Oh, ce n’est pas indiscret. Je reviens d’un concert aux Violettes. Sublime, vraiment. Et en sortant je n’avais pas le cœur à rentrer. Il est encore tôt, il ne fait pas trop froid, alors je profite de la nuit. Je ne crois pas que cet endroit soit plus dangereux qu’un autre vous savez. Il y a beaucoup de passage ici en plus, la foule protège contre une agression sournoise, il y a tant de témoins, ou de braves pour prendre la défense des faibles. Mais si vous craignez pour ma sécurité Sangre – j’esquissai un sourire amusé – pourquoi ne m’accompagneriez-vous pas ?... Oh, je plaisante ! Vous avez sans doute mieux à faire, quelques amis avec qui trinquer, une jolie fille à visiter, quelque travail à accomplir... D’ailleurs je vous retourne la curiosité, que faites-vous ici ?

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MessageSujet: Re: Quand Morphée vous abandonne (Pv Lucy)   Jeu 14 Mar 2013, 20:19

- Oh, ce n’est pas indiscret. Je reviens d’un concert aux Violettes. Sublime, vraiment. Et en sortant je n’avais pas le cœur à rentrer. Il est encore tôt, il ne fait pas trop froid, alors je profite de la nuit. Je ne crois pas que cet endroit soit plus dangereux qu’un autre vous savez. Il y a beaucoup de passage ici en plus, la foule protège contre une agression sournoise, il y a tant de témoins, ou de braves pour prendre la défense des faibles. Mais si vous craignez pour ma sécurité Sangre pourquoi ne m’accompagneriez-vous pas ?... Oh, je plaisante ! Vous avez sans doute mieux à faire, quelques amis avec qui trinquer, une jolie fille à visiter, quelque travail à accomplir... D’ailleurs je vous retourne la curiosité, que faites-vous ici ?

La curiosité est un bien vilain défaut qui visiblement était partagé chez ces deux partenaires, enfants de la nuit. c'est avec un sourire amusé que la jeune femme conclue sa phrase interrogative. Des amis avec qui trinquer, Sangre n'en avait guère, il esquivait les gens le plus souvent, et particulièrement les ivrognes qui étaient évidement plus aptes à commettre quelconque vices. À dire vrai, des amis Sangre n'en avait pas. Pour ce qui est de la jolie fille à visité.... Ce n'était certainement pas dans l'illusion qu'elle sous-entendait. Il aurait bien aimé, mais cela lui était visiblement interdit. La seule qu'il avait rencontré, avec qui il aurait peut-être pu entretenir une amitié, il avait préféré s'en éloigné. Il ne savait toujours pas dans quel intérêt, mais il ne sentait pas qu'il avait fait le mauvais choix.

Il observa le ciel un instant, esquissant un sourire amusé, prenant l'un de ses personnages de grands coeur dont le charmes avaient déjà maintes fois frappé.

- C'est avec grande joie que j'accepterais votre invitation, si c'en est une bien évidement.

Il enchaîna en la détaillant du regards, ses yeux dévorant avidement les détails, se fascinant de la texture de sa robe, de l'aspect lustré de son manteau, elle possédait un corps bien équilibré, un corps fait pour la chasse...

- C'est à dire que j'ai une âme poète, dévoué et fidèle à cet astre magnifique qui éclaire vos traits.

Il s'approcha de son interlocutrice, lui tendant son bras afin de marché côte à côte avec elle, son sourire se voulait invitant mais également intéressé.

- Si vous le voulez bien, je crois que pour ce soir Lune me permettra une petite aventure. Puis-je faire de vous ma muse, Milady ?


Il était intéressé, ce n'était pas un mensonge, même s'il savait très bien quelle ne pourrait pas être l'une de ses proies, il y avait quelque chose de terriblement familier chez cette femme... Ou peut-être était-ce simplement cet amour de la nuit qui était réciproque ? Si elle voulait bien s'accrocher à son bras, s'il s'agissait bien d'une invitation... Alors Sangre était visiblement tombé sur une créature particulièrement charmante.
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MessageSujet: Re: Quand Morphée vous abandonne (Pv Lucy)   Sam 16 Mar 2013, 19:13

Sangre s’était approché, offrant son bras à la demoiselle que j’incarnais dans l’espoir que nous cheminerions ensemble. Oh, comme je me réjouissais qu’il se soit jeté sur cette invitation ! Il ne semblait pas très sûr de lui, redoublant de courtoisie, il restait plein de précautions. Aussi je le rassurais sans tarder : prenant son bras j’eus un petit sourire, et je laissai mes joues rosir aux flatteries qu’il me faisait.

Une âme poète ? Pouvais-je espérer meilleure rencontre en ce soir ? Non. Il était parfait : singularité olfactive, visage séduisant, mots soignés, artiste, et déjà accroché à mon bras.

- Si vous le voulez bien, je crois que pour ce soir Lune me permettra une petite aventure. Puis-je faire de vous ma muse, Milady ?

Nous nous étions mis en route, marchant du pas lent des promeneurs que rien n’attend. Sous nos pieds le pavé déroulait l’avenue aux dizaines de tavernes et auberges, chaque établissement répandant ses cris et musiques festives jusqu’à la nuit que nous traversions. Cet homme dont j’étudiais l’odeur, plus forte et plus frappante maintenant qu’il tenait mon bras, recelait encore tant de mystères. Il ne semblait pas être attendu, il s’autorisait lui aussi le temps d’une rencontre. Seul probablement, un voyageur sans doute.

- La nuit et la poésie, deux amours que je ne saurais vous retenir d’exprimer. Cependant vous ne m’avez pas répondu : que faites-vous ici ?... je suis curieuse voyez-vous. Alors pourquoi ne me conteriez-vous pas votre histoire en poème plutôt ? Vous me semblez venir d’ailleurs et j’ai toujours adoré les histoires de voyageurs, oui… enfant déjà elles me faisaient rêver…

Un instant je perdais mon esprit à essayer de me remémorer les traits de cet oncle qui, marchand errant, revenait toujours au village avec moult récits sur le monde qu’il parcourait. C’était lui qui m’avait donné le gout de l’aventure, lui qui me faisait espérer mieux qu’une vie de paysan... Mais aujourd’hui, son visage n’était que brume du passé.

Sangre serait-il emballé par cette proposition que je lui faisais, ou bien déçu que je ne me contente pas des vers flatteurs qu'il s’apprêtait à réciter ? J'étais une jeune demoiselle, mon caprice était légitime. Mais je comprenais l'embarra qu'il pouvait ressentir, étaler son vécu n'était pas du gout de chacun, et certainement pas de ceux qui portent avec eux un secret... Ah, il n'avait qu'à inventer ! Un bon conteur se moque bien de la vérité. Un bon spectateur aussi.

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MessageSujet: Re: Quand Morphée vous abandonne (Pv Lucy)   Jeu 21 Mar 2013, 17:21

Bras dessus, bras dessous, les voilà qu’ils arpentaient pas à pas le pavé de la nuit. L’incube était bien heureux d’avoir su trouver de la compagnie. Déception et instincts bestial s’étaient docilement terrés dans un coin de son esprit, observant la scène mais ne se présentant désormais plus comme des envahisseurs. La créature à son bras étaient bien différente de celles qu’il avait l’habitude de côtoyée, et c’est exactement pour cette raison qu’il croyait que cette nuit lui apporterait quelque chose de fort intéressant. Ce ne serait pas du rêve, cette chose magnifique lui était uniquement offerte lorsqu’il se contentait en étant lui-même, or il portait ici un masque. Un masque qui ne lui permettait pas de mentir, mais plutôt de transformer la réalité. Qui sait, peut-être aux première lueurs de l’aube tomberait-il ?

Et elle, qui était-elle ? Malgré ses airs de bourgeoise cultivée, elle avait une curiosité à son égard qui n’était pas commune à toutes dames de cette classe. Plusieurs auraient simplement passé leur chemin, outré qu’un homme tel que lui puisse se trouver dans leurs pattes. Mais Lucy était différente, non ? Ou était-elle simplement ouverte d’esprit ? Leur petite balade au clair de lune allait certainement apporter quelques réponses…

- La nuit et la poésie, deux amours que je ne saurais vous retenir d’exprimer. Cependant vous ne m’avez pas répondu : que faites-vous ici ?... je suis curieuse voyez-vous. Alors pourquoi ne me conteriez-vous pas votre histoire en poème plutôt ? Vous me semblez venir d’ailleurs et j’ai toujours adoré les histoires de voyageurs, oui… enfant déjà elles me faisaient rêver…


- Vous êtes donc également une enfant de la lune, chère rêveuse, ajouta-t’ il alors qu’un sourire amusé naissait à la commissure de ses lèvres. Vous n’avez pas tort, je viens bien d’ailleurs, laissez-moi un instant que je rassemble ses souvenirs décousus et que je vous tisse des vers.

Tout en continuant de marcher, le voilà qu’il se remet à penser à son enfance, à Ghurol que sa mère ne lui a jamais fait connaitre, autrement il en aurait péri… Ces parties de chasses dans une ville et dans une autre, cette nuit fatidique où il avait versé le sang du père et non de la jeunesse, l’élan de bonté, toute cette remise en question quant au bien, au mal, à sa façon d’agir… Et puis cette elfe fatidique qui avait semé le doute dans son esprit : Ne devrait-il pas être tout simplement un incube et arrêter de s’illusionner sur des questions de moindre importance? Ensuite il y avait eu une ange, il l’avait sauver des griffes d’un moindre humain qui s’imaginait pouvoir tout détenir. Elle n’avait pas de rêves pour la bercé elle non plus à la nuit tombé… C’est peut-être pourquoi il s’en était bien assez vite éloigné par la suite… Ensuite de l’errance. Encore. Il était toutefois demeuré à Relior, n’ayant pas le courage d’aller chez les siens, ou du moins peut-être cherchait-il simplement à faire le point avant d’y arriver ?

- Je n’ai ni de plume, ni d’encre en cette soirée sinon ma verve pour énoncé et votre ouïe pour retenir, j’essaierai de ne pas trop m’enveloppé de lyrisme comme il en est à mon habitude puisque c’est une histoire que vous demandé et non pas des états d’âme, sur ce, voici mon voyage :

Mon berceau fut l’exil que ma mère adoucie
À mon peuple je fus caché, en échange de la vie
En vagabondant j’appris leur us et mœurs
Bien que sans ma mère je n’y voyais que rumeurs

Je fis de moi un homme, à l’image de ma patrie
Et ma mère disparue, à l’aube de cette nuit
Seul, je continuai mon art, créant mon histoire
Jusqu’à cet instant, où ma vision fut noire

Je contredis mes règles sacrées, pour une émotion
Plus forte que le rêve, et plus que de passions
Sous la nue, sous la lune, je me voyais faire justice
Pour le pire des crimes, un indécent vice

Et me voilà en cavale, sur une nouvelle route
Étrangement confus de cette soudaine joute
Qui rageait en mon centre, pour le bien ou pas,
Pour la raison ou l’intuition, drôle de schéma

Mon nouveau plaisir, dura quelque temps
Mais l’on remit en cause, mes agissements
Une elfe, une gitane, ne remercie guère
Elle te maudit et de son âme espère

Depuis je vogue je cherche réponse
Qui donc suis-je, ligoté par ces ronces
Du secours, de la justice que je soutiens
Qui me distance encore des miens

Et voilà Lune qui m’apporte compagnie
Celle qui, la belle musique, apprécie


Il avait gardé un ton calme, enjoignant les vers doucement, l’un après l’autre. Il se voulait poète, il était donc normal que ses paroles reste vagues et les interprétations multiples. Un sens général s’en dégageait, mais lui seul pouvait comprendre les infimes détails de sa vie qu’il y avait métaphoré.

(si tu veux commencer à douter de ma race en associant des parties de mon histoire à votre tradition vis-à-vis les incubes, libre à toi Razz)
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MessageSujet: Re: Quand Morphée vous abandonne (Pv Lucy)   Mar 26 Mar 2013, 03:01

Je ne savais pas ce qu’il entendait par enfant de la lune. A la vérité, mon sang s’était glacé – s’il pouvait être plus froid – lorsqu’il avait prononcé ces mots. Évoquait-il ma nature à demi-mots ? son sourire à cet instant lui donnait l’air malicieux, cependant il n’attendait pas de réponse. Je le laissai donc tout à son inspiration, silencieuse, accrochée à son bras. Reilor berçait nos pas d’échos festifs alors que nous descendions l’avenue. Finalement Sangre pris la parole.

Il me conta en douces rimes son enfance : je rencontrais une mère, fuyant pour la vie de son fils. Je voyais leur long voyage, portée par le parfum exotique de mon poète… A cet instant je savais qu’il n’était pas de Lan Rei, une certitude aussi inexplicable que frappante. J’entendais l’histoire de cet étranger, obligé de s’intégrer à un pays qui n’était pas le sien. Sans racines… Et la tristesse quand sa mère disparut.

Je le vis ensuite errer, tourmenté des maux du voyageur solitaire, confronté à des choix difficiles. Je l’imaginais prendre une vie, le regretter. Je sentais le questionnement, les remises en causes, le basculement d’une vie... Je rageais bien sûr de ne pouvoir lire et relire ces mots, extraire leur âme et, j’étais curieuse, voir si le rythme était régulier. Ce n’était que de l’improvisation mais il était doué et j’étais prête à lui fournir toute l’encre et toutes les plumes qu’il souhaitait pour travailler son art. Des vers je comprenais la lutte en lui-même, cherchant sa propre identité. Et je voyais la gitane lui imposer un chemin… Comprenais-je de travers ? Tout cela n’était que métaphores sans doute, une vie romancée, je voyais pourtant son âme écorchée par de grandes questions. On dit que c’est le propre de l’artiste que d’être tourmenté.

Je ne pus que sourire à ses deux derniers vers. En brisant le drame, il me rappelait à la réalité. Je resserrai doucement son bras, me laissant une seconde pour savourer l’écho de son histoire, avant de le féliciter :

- Vous savez jouer avec les mots, Sangre, tellement mieux que nombre de bardes prétentieux, vous avez du talent c’est certain. Et si ce n’est qu’une question d’encre et de papier, je serais ravie de combler vos éventuels besoins en la matière. J’aime plus que simplement la musique : l’art sous toutes ses formes, bien que je ne sois en rien une artiste moi-même, a toujours tenu une place importante pour moi. Ma famille est fortunée – je fixai ses pupilles, scrutant sa réaction à ces mots – et, à défaut de produire mes propres œuvres, je fais du mécénat à mes heures perdues…

Je marquais une pause, portant mon regard au-devant de nos pas. L’idée m’effleurait, amusante, de lui proposer un contrat comme barde personnel. La présence d’un bel homme comme lui à mes côtés, palpitant de sang et de vie, récitant contes et poèmes, avait de quoi allécher. Mais s’il était celui qu’il venait de présenter, je doutais qu’il accepte de s’enchaîner si facilement. Je l’espérais plus libre, il ne pouvait pas être traité comme un simple mortel, puisqu’il n’en était pas un. Et cette conviction entraînait l’interrogation sur sa nature réelle… Il n’était pas humain, de cela j’étais certaine. S’il n’était pas de Lan Rei, restaient Rosyel et Ghurol… Il n’avait pas mentionné sa terre natale, par prudence sans doute, ce qui redoublait ma curiosité. Il n’était pas elfe non plus, ni hybride, car il apparaissait tel un homme. Il n’était pas vampire, impossible, ni loup-garou, ces chiens sont repérables de loin, mais je connaissais cette odeur…

- Je dois dire que je me suis reconnue par moments dans votre histoire. Perdre sa famille, être loin des siens, grandir parmi des étrangers… La vie, la mort, n’épargnent personne. C’est comme cela voyez-vous, parfois on perd beaucoup. Je n’ai plus mes parents et quand je suis arrivée ici il y a quelques mois j’étais peut-être riche, mais aussi seule au monde. Sans personne, sans but, que sommes-nous ? Je ne crois pas au destin, ou alors c’est quelque chose réservée aux grands héros. Les gens normaux n’ont pas de destin. On peut faire semblant d’en avoir un : certains prennent les armes, d’autres se lancent en politique… Pour ma part, je me contente de m’abreuver de musiques et de chants, de livres et de pièces de théâtre. Je fais quelques affaires aussi – j’esquissais un sourire presque gêné – c’est qu’il ne faudrait pas dilapider l’héritage, vous voyez.

Nous n’étions pas à la fin de l’avenue mais je lui indiquait une rue sur la gauche. Pour nous éloigner peu à peu de la foule, en direction des quartiers résidentiels des collines, mais surtout pour ne pas avoir à franchir le pont et la rivière un peu plus bas. Car cela était presque impossible pour une créature de la nuit telle que moi... Voilà ce qu’étaient les entraves de ma vie éternelle.

- Et que faites-vous à Reilor à part réciter quelques poèmes à la Lune ? Vous avez un métier ? Ou êtes-vous simplement… opportuniste ?

Et qui était-il sous ces charmes ?... J’inspirai comme pour la première fois et un vent de Ghurol du atteindre mes narines. Etaient-ce les effluves pernicieuses d’un démon ou celles, plus subtiles, d’un incube servile ?


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MessageSujet: Re: Quand Morphée vous abandonne (Pv Lucy)   Jeu 28 Mar 2013, 20:05

La fin de son histoire la fit sourire, et Sangre s’en voya flatter. Certes, il n’était pas un véritable poète vagabond de Relior, mais cela faisait parti de lui. Il ne mentait pas, toutefois il gardait caché sa nature véritable, n’offrant à sa muse que les mets les plus appétissants de sa personnalité. Il offrait un buffet savoureux, à dévorer du regards, car dès la première bouchée l’on constate le goût de la chaire, la goût du sang, le goût du rêve. Il était un inccube, certes un inccube à l’esprit totalement tordus, aux principes étranges et doté d’une morale louche, mais un iccube tout de même, respectant les femmes de sa race et conscient de son charme. De voir qu’une créature non-humaine, bien qu’il ne sache réellement ce que cette gente dame pouvait bien avoir dans ses veines, et bien de voir que cette dernière appréciait son art qu’il considérait davantage comme des divagations qu’un gagne pain réchauffant son sang, s’il pouvait être plus bouillant.

Son bras se resserra autour du sien un mince instant alors qu’elle semblait retenir l’écho du poème qui s’immisçait déjà entre les briques des maisons. L’instant d’après, elle lui lança de sincère félicitation qui ne manquèrent pas de renflouer l’égo du charmeur. Elle alla même jusqu'à lui proposer plume et encre afin que son art s’immortalise. Mais ce n’était pas que cela, elle était de bonne famille, appréciait l’art et semblait tout bonnement lancée une perche au mécénat. Le voulait-elle sous son aile, lui qui déjà l’avait adopté comme muse en cette soirée ?
Sangre s’interrogea sur le sous-entendu. Les chemins semblaient se multiplier, parallèle au sien, il n’aurait qu’à faire un pas dans la direction qu’il lui proposait, qu’il serait alors sous la bonne garde de Lucy… Mais encore là, il ne ferait que fuir encore et encore ce qu’il devait confronter : Ghurol…

- Si mes œuvres continuent de vous charmer par delà le temps, et qu’il advienne que vous deveniez ma mécène j’en serais fort honoré. Toutefois je crois qu’avant d’immortaliser par l’encre et le papier les déchirures de mon esprit, il faut lui laisser la chance de grandir et de voyager. J’ai quelques convictions à aller chercher de là où mon peuple est originaire, mon poème, comme vous aurez pu le constater, est une histoire inachevée. Du moins, il me faut y apporter un morale que je ne saurais trouver sans la vivre.

Elle et lui semblait avoir en commun de nombreuses choses, de leurs goûts à leur histoire et surement de par delà tout cela. Elle ne croyait pas au destin, Sangre lui n’y avait jamais véritablement réfléchi. Il s’était toujours posé des questions intérieures, il n’avait pas foi en quelque chose de plus grand que lui. Toutefois, il savait devant qui il se devait de s’incliner.

- Je crois que vous fassiez bien, de vivre votre vie pleinement et d’investir sans pour autant vous privez de vos plaisirs. Vous appréciez les passions et en faites la votre, c ‘est tout à votre honneur, bien plus que ces gens blasés qui se dirigent tel des fantômes croyant qu’il leur arrivera un jour quelque chose de palpitant qu’il ne provoqueront pas. Le hasard a toujours besoin d’être bousculé un peu non ?

Elle l’entraina vers une rue à gauche, vers les cartiers résidentiels. Où l’amenait-elle? Sangre eu un sourire amusé en s’imaginant quelques scénarios invitants, mais il se ressaisit en se rappelant son rôle de poète gentleman.

Elle lui posa alors une autre question à laquelle il ne sut que répondre. En réalité, il fuyait, il retardait son départ vers la maison de son peuple. Néanmoins il s’y risqua.

- Je ne fais pas grand chose à vrai dire, je remets à plus tard un départ vers ma mère partie. Ayant grandi loin d’eux j’ai cette certaine crainte d’être mal reçu je crois…

Il resta songeur, se demandant quand finalement il se ressouderait à y aller. La femme à son bras, bien que loin d’être humaine, n’était qu’une fleur de plus qui l’inspirait et l’amenait loin des déserts de son peuple.

- Et je me dois d’avouer que notre rencontre ne me pousse pas à mon départ au contraire, vous êtes compagnie dont je me délecterais bien pendant encore de longs instants.

Un sourire malicieux mais charmeur étirait ses lèvres. C’est une phrase qui aurait bien pu comporté quelques sous-entendu, mais l’intention n’y était pas. Il en riait intérieurement de cette habitude qu’il avait de tourner ses phrases de façon enjôlant. En espérant que cela ne brise pas l’amitié qui semblait s’installer entre les deux enfants de la nuit.
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MessageSujet: Re: Quand Morphée vous abandonne (Pv Lucy)   Mar 02 Avr 2013, 03:39

- Je ne fais pas grand chose à vrai dire, je remets à plus tard un départ vers ma mère partie. Ayant grandi loin d’eux j’ai cette certaine crainte d’être mal reçu je crois…

Etait-il de ces véritables erres dont seul le vent porte les pas ? Il aurait inventé quelque mensonge s’il s’agissait seulement d’éloigner ma curiosité à son sujet. Je me trouvais cependant un peu déçue qu’il n’en ait pas plus à dire sur lui. Je le laissai se perdre un instant, puis reprendre :

- Et je me dois d’avouer que notre rencontre ne me pousse pas à mon départ au contraire, vous êtes compagnie dont je me délecterais bien pendant encore de longs instants.

Je retins le rire qui me venait par peur de le vexer – affichai à la place un sourire charmé – mais que savait-il des longs instants ?... L’invitation était aussi flatteuse qu’habile et je sus à cet instant qu’il ne pouvait être que de ces séducteurs-nés : un incube. Je détaillai son visage, plongeai dans l’encre de ses pupilles et relevai la beauté de chacun de ses traits. J’inspirai une nouvelle bouffée d’air, imprimant son odeur. Oui, il appartenait à ce peuple de reines. Et avait eu le malheur de naître mâle. Sacrifié dès sa naissance aux miens peut-être ; et il aurait eu la vie sauve grâce à sa mère, à leur exil, à son habileté à se cacher… La partie venait de prendre un tournant intéressant, mais je ne devais pas laisser le silence s’installer. Alors que mon cerveau bouillonnait d’hypothèses nouvelles, je laissai ma langue aller à quelques mots, répondant assez vite je l’espérais pour ne pas révéler le tumulte de cette révélation.

- La nuit est encore jeune, je vous en prie tenez-moi compagnie. Et si vous restez en ville quelques temps, n’hésitez pas à me faire lire vos compositions. Mais je comprends votre envie de partir… partir découvrir le monde pour se découvrir soi-même. Beaucoup en rêvent, beaucoup admirent ces voyages initiatiques. Peu franchissent vraiment le pas. Vous m’avez l’air de faire partie de ces gens d’exception, j’espère avoir raison.

Je lui glissai un sourire en terme de conclusion, espérant qu’il recevrait ces compliments sans s’enorgueillir. Un vent frais vint soulever quelques mèches dans ses cheveux, je sentis mes fourrures onduler et ma chair frissonner en dessous. Il était incube. Ce n’était pas le premier que je rencontrais, mais les autres n’étaient qu’esclaves, au service de leurs femelles ou offerts à la maison Moroi. Ma maison, ma famille, puisque Marianne m’avait faite… Si la vie en avait été autrement, ce Sangre aurait pu n’être qu’un des flots de sang que j’avais bu ces dernières années.

Ah, je ne me refaisais pas ! Une simple pensée pour le rouge et ma faim s’éveillait. La bête grognait et s'agitait, quelque part dans mes entrailles, ma poitrine, mon cerveau. Elle flairait cette odeur si proche, presque offerte, parfum exotique, peau jeune, et salivait d’imaginer ouvrir une entaille sur son cou, boire la chaleur de son être… Une ivresse connue si souvent, pourtant, mais chaque soif s’épanchait dans autant d’ivresse que les précédentes.

- Et vous n’avez pas d’attache donc, pas d’engagement... Ah, vivre si hasardeusement, j’en serais bien incapable ! Je tiens trop à mon petit confort vous voyez. Mais j’ai un grand respect pour ceux qui s’en passent. Cependant, personne ne peut vivre sans or. Ou mal, pas ici, pas en ville. Et voyager sans le sou, et bien, je vois mal comment on peut espérer traverser les océans. Je ne sais pas ce que vos poésies peuvent rapporter à Reilor, mais si vous comptez embarquer sur un long courrier, il vous faudra montrer quelques belles pièces.

Je marquais une pause, reprenant mon souffle et cherchant mes prochains mots. Nos pas étaient si lents… Le désir de disparaître avec lui dans les ténèbres naissait avec la faim. Je voulais être ailleurs, loin, dans l'ombre et dans l'oubli. Car chaque passant venait perturber notre tranquillité. Chaque lumière était le témoin de cette chasse dont je rêvais en esprit. Un incube… Leur sang n’était pas celui des humains, qui est le plus désirable d’entre tous, mais le sang était le sang. Et j’étais son esclave… D’une gifle mentale je m’éloignais de ces troubles éternels pour en revenir à lui.

- Je ne peux rien vous promettre pour quelques mots prononcés sous la lune, cependant je suis certaine de pouvoir trouver utilité à vos… talents. Que diriez-vous de cela, amasser un peu d’or ? Ne serait-ce pas un bon premier pas vers votre mère patrie ?

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MessageSujet: Re: Quand Morphée vous abandonne (Pv Lucy)   Ven 05 Avr 2013, 21:45

Tiens donc, la voilà qu'elle se fait insistante, quelque chose semble avoir changer. Elle veut le garder auprès d'elle. Est-ce cette promesse maquillé qui la fait rêver ? Surement pas, elle est grande dame, elle n'est surement pas l'une de ses jouvencelles qui attendent la nuit pour se permettre de rêver à des gestes défendus... Elle avait un sourire charmé certes, mes ses yeux pétillaient de cette onde de convoitise urgente. Il la connaissait bien cette onde, c'est elle qui avait toujours poussé l'élan de ses chasses, comme un vent encouragea qui nous soulève pour accélérer notre course. Elle voulaient le voir comme un homme d'exception, de ceux qui poursuivent leurs objectifs et les atteignent. Néanmoins elle était curieuse tout à coup,. Cette fièvre s'agitaient dans le sang de l'incube, elle ne le laissait pas paraître, très habile comédienne, mais depuis déjà trop d'années Sangre se nourrissait de ces montagnes d'émotions qui montent et descendant j'ai ses partenaires éphémères. Il ne savait ce que Lucy pensait, toutefois il savait qu'elle ne le voyait plus de la même façon... Elle le complimente, ses mots sont des caresses... Elle n'est plus l'admiratrice qu'il avait rencontré, elle n'est plus la délicieuse muse, Sangre voudrait bien se mettre sur ses gardes, mais il est confus. Comment doit-il agir, elle n'est pas une proie, ni une protégée. Il y a si peu ils marchaient côte à côte, mais voilà qu'elle avait déployé son filet et l'emprisonnait au jeu de l'argent... Il est vrai, ce personnage de Sangre avait une faille, on ne gagne pas sa vie en poète vagabond, on ne voyage pas ainsi, et pourtant Sangre ne manquait pas d'argent, il dépouillait ses corps encore chaud et continuait sa route, les vivres aussi plein que cette panse inexplicable. Le rythme de ses paroles contredisait celui de ses pas. Mais qu'était-elle ? Elle le voulait à son service, elle jouait les bonnes mécènes, mais qui est si réellement éperdu d'art pour avoir ce soupir au fond de sa gorge, cette soif langoureuse. Aime-t'on l'art comme l'on aime quelqu'un ?

Peut-on se laisser séduire par la musique, comme par les paroles du coeur, peut-on frissonner du violoncelle de la même façon que l'on frisonne d'un souffle dans un coup, peut-on accrocher au mur, un tableau comme l'on plaque quelqu'un contre son corps, peut-on souhaiter s'exprimer autant par l'art que par la chair à cet instant décisif ? (ca je vais clairement le réutiliser en poème xD)

Peut-importe qui elle était, peut-importe ce qu'elle voulait, pourquoi ne pas lui accorder ? Son sourire charmeur étire ses lèvres, ses douces flammes se réveille dans ses yeux de charbons, elles lèchent sensuellement le contour de ses iris. Il peut bien mettre la poésie de coté un instant pour se laisser être ce qu'il est vraiment. Après tout, que risque t'il, elle semble se gonfler de son être, l'observer comme il observes ces rêveuse, et comme maintenant il l'observe elle... Il entre en chasse, puisqu'il ne veut être une proie. Il se place fasse à elle, plongeant son regard dans le sien et réponds d'une voix soudainement plus lourde, plus attentionné;

- Il est difficile de refuser une telle offre, chère Lucy.

Il laissa s'échapper dans un souffle cette dernière syllabe. Il jouait, il saurait tôt ou tard ce qu'elle attends véritablement de lui. Il l'observe, il la sonde. Cette peau pâle qui s'était avérer étrangement froide lors de ce baisemain... Se pourrait-il que...

- Je serais honoré de vous faire profiter de mes... talents... tant que vous prendrez plaisir à les savourez...

Il voulait savoir, il devait savoir...

- Dès maintenant, si vous me le permettez, mon sang battra pour mon art, et mon art sera pour vous, douce muse. Puissiez-vous y goûter pleinement...

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MessageSujet: Re: Quand Morphée vous abandonne (Pv Lucy)   Lun 08 Avr 2013, 19:32

Il est vrai que mon offre était grossière, et peut-être avais-je fait naître une certaine méfiance en l’appâtant si vulgairement… Il me surprit en brisant notre marche pour me couper la route. Vexée de son initiative, je m’arrêtais pour écouter la réponse attendue :

- Il est difficile de refuser une telle offre, chère Lucy.

Il avait changé, sa voix avait changé. Il m’inspectait et je l’observais se poser mille et une question à mon sujet.

- Je serais honoré de vous faire profiter de mes... talents... tant que vous prendrez plaisir à les savourer...

Il acceptait… Mais je sentais le poids et la mesure dans chacun de ses mots, le test qu’il me faisait subir. Mon visage n’affichait qu’une légère surprise, cependant mon esprit résonnait de ce « savourer » insistant.

- Dès maintenant, si vous me le permettez, mon sang battra pour mon art, et mon art sera pour vous, douce muse. Puissiez-vous y goûter pleinement...

Oh, il était malin oui. Une intelligence délicieuse, j’avais face à moi un joueur, manipulateur, menteur, si semblable à ce que j’étais… Habilement maquillé en ménestrel, assez subtil pour ne pas avoir la grossièreté de ne pas nommer ma race à haute voix, oh, si aimable ! Il savait, il devait savoir. Cela pouvait n’être qu’un piège, une façon de me faire avouer ma nature, pourtant, même si ce n'était qu'à demi-mots, il venait de m’offrir son sang. Et j’en avais si envie…

Je fis un mouvement vers lui, approchant de ce corps battant de chaleur et de vie. Je fixais mon regard sur ses yeux, y cherchant la moindre étincelle de crainte mais je n’en vis point. J’inspirais chaque bouffée d’air comme les hommes s’enivrent d’alcool. Un pas vers lui, presque imperceptible et j’esquissais un petit sourire.

- Vous êtes trop bon Sangre…

Je posai une main sur l’avant-bras que je tenais une minute avant, voulant retrouver ce contact charnel, et approchai doucement mon visage du sien.

- Accepter ainsi de vous donner corps et âme

Resserrant un peu l’étreinte sur son bras, je laissai tomber mon regard sur sa nuque palpitante, devinant le rythme sans doute un peu rapide de son cœur. Oh, j’étais si proche ! Ma faim décuplée par cette proximité ne me faisait désirer qu’une chose : plonger dans ce cou chaud, mordre la chaire et boire le rouge qui s’écoulerait de la plaie.

Nous autres vampires pouvons bien nous gargariser de nos raffinements, de notre immortalité ou de tout le savoir que nos longues vies permettent d’appréhender, pourtant lorsque la nuit vient, nous ne sommes guère plus que des parasites. Nous suçons le sang, absorbons et détruisons la vie alentour pour satisfaire nos besoins contre nature. Égoïstes par excellence, certains donnent à nos actes une dimension spirituelle : nous servons la Nuit que nous avons embrassée. D’autres se justifient par leur simple volonté de vivre, peut-être en fais-je partie, nous refusons de mourir et cette seule volonté naturelle pardonne chaque meurtre, chaque tromperie et chaque faiblesse s’il s’agit de se nourrir.

Jeune, je n’aurais pu résister à cette tentation que j’avais sublimée en effaçant la distance entre nous. Je descendais doucement vers cette carotide appétissante et je savais qu’à l’aube de mes jours je n’aurais pas pu revenir en arrière. Mais plus de deux siècles s’étaient écoulés depuis que Marianne m’avait offert son immortalité. Je n’étais plus l’enfant impulsive et asservie par la soif que j’avais pu être. Mes crocs ne déchirèrent pas cette chaire aux parfums de soleil. A la place je choisis de remonter le long de sa nuque, caressant sa peau de mon souffle. Il aurait été si dommage de manquer une telle occasion, d’achever si tôt la partie qui se jouait entre nous. Mes lèvres s’ouvrirent quand elles furent tout près de son oreille et je murmurai comme un secret :

- Mais je pense que vous avez mal compris mon offre, cher Sangre.

Je reculais alors, sourire complice, lâchant son bras pour remettre entre nous une distance respectable. Des yeux et des oreilles se trouvaient toujours tout autour de toute façon, j’étais une dame et mon rang comme la prudence m’interdisaient de plonger dans une frénésie sanglante. D’une voix plus légère, plus claire pour nos auditeurs éventuels aussi, je poursuivais.

- Maintenant, si vous le voulez bien, nous pourrions poursuivre notre conversation dans un endroit plus approprié. Discuter des détails ennuyeux mais nécessaires à la tâche que je souhaite vous confier. Et je pense que tout accord doit être scellé par le partage d’une coupe de vin qu’en pensez-vous ? Nous parlerons à mon domicile, si cela vous convient.

D’une main je désignais la rue devant nous, tout en lui offrant mon bras pour poursuivre notre marche.

- Oh, et, serait-ce trop vous demander de réciter quelque poème pour patienter jusqu’à notre arrivée ?

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Quand Morphée vous abandonne (Pv Lucy)

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