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"Homme libre, toujours tu chériras la mer !"
"La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent."
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 Du minet pour souper? (pv Zeviehl Voronwë)

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MessageSujet: Du minet pour souper? (pv Zeviehl Voronwë)   Mer 10 Oct 2012, 06:32

La ville! L’endroit rêvé pour les rencontres, pour les achats, pour les marchandages, et toutes ses grandes choses de la société… Si seulement cela nous intéresse. Et encore, faut-il avoir de l’argent. Chose inconnu pour le jeune démon qui se faufile tel un chien errant entre les habitants. Ses vêtements de cuire usés étaient boueux et couvert de tâche brunâtre qui n’avait rien à voir avec la terre, mais plutôt avec le sang séché. Son corps présentait des traces de lute, vestige d’une rencontre avec un géant lors de son voyage vers la grande ville. Pourquoi Reilor? Aucune raison en particulier. Si ce n’est les délicieux effluves de poisson et de toute sorte de nourriture qui l’y avait attiré. Nébiros avait l’habitude de jeuner, de manger bien peu, mais tout ce festin! Il croyait rêver! Mais y avait-il droit? Sans autorisation il risquait d’être puni. Il ne comprenait pas le système de l’argent, mais comprenait la loi du plus fort, et surtout, qu’il n’était qu’un animal, qu’il n’avait aucun droit.

Certaines personnes sur son passage s’écartaient, effrayés, ou dégoûtés, d’autres lui jetaient des regards d’horreur ou d’incompréhension. Quel démon marchait à quatre pattes ainsi? S’humiliait de la sorte? Bien que pour la plupart, on l’ignorait. Plusieurs semaines déjà qu’il était seul, que son maître avait disparu, peut-être même qu’il était mort. Nébiros voyageait sans réel but, sinon de retrouver ce seigneur, ne comprenant pas que c’était sa chance d’être libre. De cesser de se comporter comme un animal. Il avait été dressé pour en être un, pour être le parfait chien de garde. Son ombre s’étirait sur le pavé, alors que le soleil descendait sur l’horizon, les rues achalandées devenaient de plus en plus calme. Dans peu de temps, la noirceur prendrait le dessus et le démon pourrait voir de nouveau. Le soleil était sa plus grande faiblesse, nuisant à sa vision. Son unique œil était couvert d’un voile blanc, mais toujours fonctionnel. Plus il faisait noir, et mieux il voyait. Il lui était arrivé jusque là de se retrouver en travers du chemin de certains habitants à cause de cette défaillance, mais heureusement aucune bagarre n’en était découlée. Pour l’instant il ne pouvait discerner que des ombres embrouillés, et devait se fier sur ses autres sens.

Une odeur de viande crue attira son attention, et Nébiros bifurqua vers la boucherie. Tous les marchands commençaient à ranger leurs choses en prévision de la nuit et le propriétaire de l’endroit était à l’intérieur entrain de régler quelque chose avec son dernier client. Ce parfum si doux à ses narines… Cette touche métallique si alléchante… Son ventre gargouilla avec force. Oh et puis au diable les punitions! Il avait si faim… Et si personne ne le voyait, personne ne saurait. L’animal s’avança vers le comptoir, tendit l’une de ses mains griffus, et une machette s’abattit pour bloquer sa trajectoire. Étais-ce le bruit de son ventre qui l’avait trahi? Son regard rencontra celui du boucher, un démon visiblement en colère, et avant que celui-ci n’ai le temps d’utiliser son outil de travail pour faire de Nébiros le prochain rôtie en vente, le jeune démon se sauva comme un chat de gouttière prit sur le fait. Il allait devoir trouver autre chose…

Il poursuivit son chemin dans la ville, tel l’animal errant qu’il était, l’astre solaire se couchant derrière l’horizon. Sa chaine trainant sous lui en un cliquetis métallique sur son sillage. Cette laisse bien particulière qui était cadenassé à son collier. S’il était calme dans cette ville, s’il n’avait pas répliqué face au bouché, qu’il ne l’avait pas égorgé, c’était grâce à cet accessoire d’allure anodin. Certains penseraient probablement que la lui retirer lui permettrait d’être libre, mais tout ce qui serait libérer par ce geste, serait la créature meurtrière qu’il pouvait être. Alors que tous les marchants avaient fermés boutique, du à la pénombre qui prenait le relais sur le jour, un nouvel espoir passa dans le regard du démon. L’un des vendeurs n’avait pas terminé de rangé, il gesticulait avec un client qui se plaignait apparemment d’une quelconque arnaque sur le prix. De simples humains… Des êtres qu’il n’avait pas peur de défier et qui ne seraient jamais son supérieur.

A pas de velours, accroupie au sol tel un félin, Nébiros s’avança contre le comptoir, usant de la noirceur pour se cacher sans être vu des deux hommes. Il tendit la main au-dessus de lui, tâtant le rebord jusqu’à ce qu’il touche quelque chose de froid et visqueux qu’il attrapa et ramena rapidement à lui tel un trophée. Son œil luisait de bonheur face au petit poisson qu’il avait réussit à chaparder, mais encore fallait-il qu’il parte sans se faire voir pour le déguster. Le coinçant entre ses dents pointus, il partie de la même façon qu’il était venu, tous ses muscles roulant sous sa peau, seul le bruit de sa chaine venant troubler son parfait silence. Mes les deux humains criaient entre eux et ne s’en rendait pas compte. Poussant un soupire de soulagement, l’animal se terra dans une ruelle pour être à l’abri et manger son maigre butin.

S’asseyant le long du mur de brique, Nébiros mordit dans la chaire avec plaisir, mangeant le poisson cru, sans même prendre la peine de l’apprêter, sans même se soucier des arrêtes et de la tête. Tête qu’il dévora d’un grand coup de dent. Il tourna son regard laiteux vers un autre animal qu’il jugeait s’approcher de trop prêt. C’était SON poisson! SON butin! Si ce chat en voulait, il n’avait qu’à aller se le chercher lui-même! Il ne partagerait pas avec une autre bête. Son repas à demi-dévoré, il gronda contre se félin, l’avertissant de ne pas s’approcher d’avantage s’il ne voulait pas devenir lui-aussi son repas. Un chat… Ce serait de la bonne viande. Hm… Il en aurait même plus qu’avec un maigre poisson. Voilà une idée intéressante! La tête de la créature se pencha de côté avec intérêt alors qu’il fixait toujours ce félin. Il glissa sa langue sur ses lèvres et se redressa, s’avançant vers le matou. Un gigot d’agneau ficelé n’aurait pas eu plus d’intérêt pour lui en ce moment que cette boule de poils…
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MessageSujet: Re: Du minet pour souper? (pv Zeviehl Voronwë)   Dim 21 Oct 2012, 22:38


Mr Grifou, nom propre, masculin :
Chat, espèce féline. Animal indépendant, qui ne perd pas une occasion d'aller chassé un peu avant de s'adonner à sa seconde passion qu'est : le lavage de soi-même. Ah ! Et il sait demander les câlins et la bouffe quand il est trop feignant.

*Note à moi même : ... Attacher ce chat et le mettre dans un sac à chaque fois que je prévois de voyager*
Le vampire soupira.
Soit. Mr Grifou était également un chat doté d'une intelligence tout à fait exceptionnelle, car il sait exactement à quel moment il doit s'enfuir pour embêter le nain, Silgrum. L'ami de Zeviehl... Son animal avait décidé de partir en solo. Dans une ville pareille, il préférait le retrouver rapidement, de peur de ne jamais le retrouver, ni entier, ni ... Du tout.
"On va être en retard" pesta le nain. "Tout ça à cause d'un chat !" ...
Zeviehl soupira de nouveau et commença à enquêter de son côté.

Pendant ce temps, tout naturellement, le chat trottinait tranquillement dans les rues, sans se soucier que son maître le cherchait partout. Il était futé et peu soucieux des soucis qu'il pouvait engendrer. Le poile-roux arriva péniblement devant un stand de poisson... Il bailla longuement. Il préféra observer un autre animal s'en prendre à la nourriture, plutôt que de se bouger lui-même.
Il regardait la minutie de cette créature. Sans doute devait-elle avoir très faim pour prendre de tel risque. Les marchands se retournaient ? Non, apparemment trop absorbés dans une conversation. Grifou marcha doucement vers des tonnelets, pour se cacher. Il vit la "bête" s'enfuir avec quelque chose dans sa gueule. A l'odeur, c'était un poisson bien frais. Le chat le suivit.
Il s'arrêta à quelques mètres, regardant l'autre avec de grands yeux envieux. Il miaula et avoua son petit creux. Il se prendrait bien un petit bout de ce poisson pour casser la croûte. Mais son interlocuteur ne semblait pas partageur, et grognait sur le félin.
Mr Grifou sentait un danger imminent. Ses poiles se hissèrent, dressés sur son dos poilu, et cracha, lèvres retroussés et oreilles baissées. Il ne recula pas, affrontant. Chasseur contre chasseur.

Zeviehl arriva dans la rue adjacente. Il apperçut une personne marchant à quatre pattes, s'en y faire plus attention...
Jusqu'à ce qu'il reconnût son chat et que la "personne" en question s'avançait vers son animal avec un air trop bestial.
Les yeux agrandis, le vampire leva un sourcil d'incompréhension.
- Grifou !

Il détala rapidement, très rapidement par rapport à la normal. Ce qui était naturel, vue qu'il n'était plus humain. Il choppa entre ses mains son chat pour lui éviter de se faire dévorer. Il le mit dans son sac à dos et lui incita à rester SAGEMENT dedans.
- Et j'ai dit "sagement"...

Il entendit le chat cracher puis ne plus rien dire. Zeviehl soupira de soulagement, puis se tourna vers... Vers un homme ? Un animal ? Les deux ? De loin, on aurait dit une personne. De plus près, on voyait les détails de son petit œil blanc et l'impression d'avoir une créature autre qu’humaine en face de lui augmentait progressivement.
- Euh... Bonsoir ? -Le vampire croisa les bras- Je suis désolé si mon chat vous a importuné...

Zeviehl se sentait un peu ridicule. Par le fait que Mr Grifou le menait par le bout du nez, mais également parce qu'il ne savait pas si l'homme allait lui répondre. Il s'attendait à des grognements à la place...
La curiosité du vampire le poussa à rester encore un peu dans cette rue, avec "lui". Le soleil se couchait à peine, ceci étant que Zeviehl fut obligé de garder sa capuche rabaissé et de se mettre un peu plus dans l'ombre des maisons. Les marchands n'avaient rien vue de ce qui s'était produit, puisqu'ils rentraient chez eux. Aucun passant n'allait et venait. Ils étaient seuls.

Zeviehl était seul. Avec un homme/bête, quelqu'un ou quelque chose. C'était la première fois qu'il n'arrivait pas à mettre un nom précis sur ce qu'il voyait.
En tout cas, il semblait avoir faim. Le vampire chercha dans son sac et prit un morceau de viande.
Mr Grifou miaula.
- Tu protestes ? Tu n'aurais pas fuis, tu l'aurais eu ... -Il se tourna vers l'autre et lui tendit la viande- Tenez, peut-être qu'une fois rassasié vous pourrez vous relever. Et me dire ce que... vous faites ici ? Quoi que vous soyez...

Hésitant, il garda le bras tendu. Il ne savait s'il faisait quelque chose de bien ou de mal en lui offrant de la nourriture. Une chose était certaine : Ses sens étaient en alerte.
N'ayant pas encore tout bien compris dans le fonctionnement du vampirisme et tout le tintouin, il essayait de faire confiance à ses instincts aiguisés. S'il existait un manuel "Les codes des vampires et leurs façons de fonctionner" ça serait bien plus pratique...
On fait avec ce qu'on a, malheureusement.


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MessageSujet: Re: Du minet pour souper? (pv Zeviehl Voronwë)   Mer 24 Oct 2012, 06:36

Quelle surprise! Une proie courageuse, c’était plutôt rare venant d’un petit animal de ce genre. Ils avaient plutôt tendance à fuir devant Nébiros. Il était un adversaire assez coriace, et les griffes du félin n’égalaient pas les siennes. Et il ne craignait pas d’être blessé en attaquant Mr Grifou, ce n’était après tout, qu’un simple chat. Il lui laisserait probablement quelques marques, mais sans plus. Le poil, d’une couleur qu’il ne pouvait percevoir, n’avait rien d’intéressant, et n’était tout de même qu’un simple petit détail désagréable qu’il allait devoir arracher de ses dents pour atteindre la chaire ferme de son futur repas. Du sang chaud… Rien n’égalait cela. Un vrai délice, lorsque l’on avait grandit avec une diète comme la sienne. Les choses douces de la vie, il n’en connaissait aucune. Le démon poursuivait de s’avancer, accroupie en position d’attaque, encore quelques pas et il bondirait sur sa proie sans ressentir aucune peur. Un sentiment qu’il ne connaissait pas. Non en fait, il connaissait la peur de se faire punir, mais en dehors de cela, aucune. Ce qui le rendait un combattant dangereux, puisqu’il ne craignait pas d’y laisser sa vie. Il grondait de nouveau, offrant au matou une dernière chance de faire demi-tour, sans pour autant désirer le laisser fuir. Mais une présence l’arrêta.

Grifou? Quel nom étrange. Nébiros releva la tête en cessant de montrer ses dents, en apercevant le chat désormais dans les bras d’un homme. Il avait à peine perçu son mouvement, sa vue n’étant pas son point fort, mais l’avait entendu, et par le son il avait su que quelqu’un s’interposerait. Mais pas de cette façon. Apparemment ce félin appartenait à quelqu’un… Dommage. Il lorgna tout de même le sac de cette personne de son œil blanc, ce n’était que partie remise… Pour l’instant, il devait se tenir sage. Si cet homme lui interdisait de toucher à son petit compagnon à poils, il n’aurait d’autre choix que de lui obéir. Un vampire… Il pouvait le sentir, ce mélange de mort et de vie, cette odeur caractéristique de tout les mort-vivant. Ce n’était pas aussi puissant, selon son éducation, qu’un démon, mais restait tout de même une créature des ténèbres supérieur à lui, et il se devait de le respecter. Le visage redevenu neutre, la créature se détendit, s’assoyant sur le pavé tout en observant l’inconnu chercher dans son sac. Il avait penché la tête légèrement sur le côté en repassant les paroles de cette personne, confus. Avait-il bien compris? Des excuses? A lui? Mais pourquoi donc s’excusait-on à lui? C’était habituellement l’inverse. Il ne comprenait pas… Étais-ce un piège qu’on lui avait tendu pour s’assurer de son obéissance? Son maître disparu aurait été bien assez diabolique pour songer à une telle arnaque pour le tester.

La tête de la bête se redressa et son œil papillonna un instant en fixant le bout de viande qui lui était tendu. Il huma l’air en quête d’un quelconque poison, elle aurait pu être avarié que cela ne lui aurait pas dérangé en fait. Il était plutôt en quête de réponse face à ce comportement qui lui semblait étrange, inhabituel pour lui. Pourquoi être si… Gentil? Il se redressa enfin sur ses quatre pattes, et s’il s’était montré prêt à l’attaque face à Mr Grifou, avec Zeviehl il était de méfiance, hésitant lui aussi, il s’avança lentement en gardant la tête basse, sans toute fois quitter sa prunelle blanche du bout de nourriture. La chaine attachée à son cou pendait entre ses bras, raclant le sol d’un bruit métallique, sans que cela ne semble le déranger. Il n’avait pas besoin de se faire discret comme il avait fait face au marchand. Le démon redressa un peu la tête pour aller sentir ce qui lui était tendu, son globe sans couleur cette fois se relevant sur l’inconnu. Il voulait savoir des choses sur lui, peut-être pourrait-il l’aider à retrouver son maître? Mais pourquoi le vouvoyait-il au fait? Décidément ce vampire était bien étrange pour Nébiros. Trop courtois, trop gentil, il cherchait encore l’arnaque derrière tout ça. Ça sentait le piège! Mais peut-être se trompait-il aussi… C’était la première fois qu’on lui montrait de l’intérêt autre qu’en tant que chien de garde. Enfin, tout doucement, délicatement, il entre-ouvrit les lèvres, touchant à peine le bout de nourriture, s’attendant à tout moment de se faire crier après ou de recevoir des coups. Ses dents se refermèrent sur l’extrémité de la viande sans jamais quitter Zeviehl de l’œil, prêt à reculer au moindre geste qu’il ferrait. Il récupéra ce qu’on lui offrait et s’écrasa de soumission au sol en attendant la foudre venir. Attendant le fouet ou tout autre outil. Le démon récupéra dans l’une de ses mains la collation qu’il n’avait fait que prendre, attendant d’être certain qu’il pouvait le manger avant de le faire. Et réfléchissait, le visage penché vers la pierre sous lui, à comment répondre à la question qui lui avait été posé.

« … Nébi… Rrrrosss…. Chhh… »

Quel était le mot déjà? Lorsque son maître désirait quelque chose et qu’il y allait il allait… Chercher! Ah voilà! Pas facile à dire pour cette bête qui parlait bien peu. On l’avait docilement dompté pour qu’il ne le fasse jamais, et bien qu’il lui fût arrivé d’avoir de petit écart, il y avait bien longtemps que sa voix n’avait plus été entendue. Mais depuis qu’il s’était retrouvé libéré, cette règle semblait changer. Son chemin avait croisé un démon avant d’arriver en cette ville, Ash, qui avait aussi eu droit à son parlé peu élaboré. Sa voix était roque et sa prononciation peu évidente à comprendre. Il roulait ses R et dédoublait certaines consonnes, chaque mot semblant lui écorcher la langue tant cela lui était difficile. S’il pouvait trouver un télépathe pour communiquer, cela aurait été bien plus simple!

« Nébirrrros chh… ehrr… chehrrrchhh…. Mmay… maitrrr… »

Il cherchait son maître pour être plus précis. Mais Zeviehl comprendrait-il ce qu’il disait et en ce sens? Ou comprendrait-il qu’il se cherchait un maître et non son maître? Quoi qu’il en soit, l’animal était toujours accroupi, fixant le sol et prêt à recevoir son châtiment pour avoir parlé, même s’il n’avait fait que répondre à la question qui lui était posé. La viande était coincé dans sa main replié qui reposait contre le sol, insouciant de la salir, de mettre de la terre dessus. Il suffisait qu’il y touche pour la salir de toute façon. Son corps, comme a son habitude, était crasseux, de terre et d’autres résidus. Mais aussi de sang séché. Du sien et de celui de proie. On pouvait voir de nombreuse cicatrice sur les bouts de sa chaire visible, dont une blessure à l’épaule récente qui avait commencé à se refermé, vestige d’un combat avec un géant. Il s’était blessé au visage à ce moment là, mais cette marque peu profonde avait tôt fait d’avoir disparue en ne laissant qu’une bien fine trace impossible à voir sous sa saleté. Il avait toute fois encore légèrement mal à des côtes, mais qu’étais-ce la douleur pour lui sinon son pain quotidien? Il endurait sans difficulté. Son endurance était remarquable et le secret de sa force.

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MessageSujet: Re: Du minet pour souper? (pv Zeviehl Voronwë)   Dim 11 Nov 2012, 20:07

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C’était très difficile de se dire : On a quelqu’un en face de soi. Car cette « personne » se comportait avec excellence comme un… Un chien ? Oui voilà ! C’était tout à fait un canidé qu’il regardait, sans les poils, sans le museau et sans la bave. Curieux, Zeviehl attendit de voir s’il allait accepter sa viande ou non. Il aurait pu se faire mordre, mais un vampire ne craignait ni les blessures ni les maladies. Ça piquera juste un peu avant de se résorber complètement et de cicatriser dans la seconde, ne laissant plus aucune trace du malentendu. En effet, une incompréhension pouvait vite se produire, car Zeviehl ne savait pas trop comment se comporter. D’homme à homme ? D’homme à bête ? Ou de bête à bête, peut-être ?...

Un vampire si on enlevait tout le côté charmeur, courtois, tous ce qui le fait paraître humain et que l'on prenait le côté bestial. Autrement dit, l’instinct vampirique qui pouvait prendre le dessus suite à une pulsion. Celle de la chasse, celle du sang. Est-ce que l'on va pour autant dire que les vampires n’étaient que des animaux ?
Zeviehl ne le voyait pas ainsi. Il n'était plus humain, ceci était très clair pour lui. Son corps n'émettait plus le son de la vie dans sa poitrine. Il était fait de sang, et chassait pour le sang, désormais.
Il le savait non-humain, cet homme, il en était certain, et ce n'était pas un vampire. Peu importe ce qu'il était, Zeviehl ne le jugeait pas. Car il n'aimerait pas qu'on le juge pour ce qu'il est, tel quel.
Car c'était un monstre, si on le jugeait tel quel.

L’homme-chien, à défaut d'une autre appellation, s’avança tout doucement, l’air méfiant, humant sa viande.
Approche petit, je ne te ferais rien.
Le vampire avait déjà eu un marchand au dîné, qui l’avait rassasié pour plusieurs jours. Mr Grifou s’agita dans le sac et réussi à sortir la tête. Un œil braqué sur la viande, l’air désespéré. Zeviehl soupira et amena une main pour pousser son chat et le forcer à se cacher. Cela ne lui avait pas servit de leçon de passer à deux doigts de se faire bouffer tout cru par Nebiros… Apparemment non. Sacré tête de chat.

Il observait d’un œil un Zeviehl qui ne bougea pas. Il ne tremblait pas, ne tressaillit même pas, c’était propre aux humains tout ça. Son corps était devenu froid et tout ce qui était chaleur, frisson, soubresaut n’existait plus. Par contre, il pouvait toujours sourire pour être plus avenant. C’est ce qu’il fit lorsque « l’homme » prit enfin la viande dans sa bouche. Il se plaqua au sol et montrait toute les caractéristiques d’une personne qui avait l’habitude de se faire punir. Intrigué, Zeviehl attendit qu’il commence à manger la viande. Il lui avait donné, ce n’était pas pour le chasser tout de suite après… C’était pour se faire pardonner, à la place de Mr Grifou qui ne pouvait pas parler et qui aurait bien pris la viande pour son quatre heures, et pour pouvoir communiquer avec lui.

D'ailleurs, l'homme essayait de répondre à sa question : Né… Nébi…
Zeviehl fronça les sourcils, essayant de déchiffrer ce qu’on lui disait.
- Nébir… Nébiros ? C’est bien ça ?

Patient, le vampire s’accroupit en face de lui. Son long manteau traîna par terre en dessous du sac à bandoulière, où Mr Grifou râla son désarroi en feulant. Il avait également sentit que son maître s’était rapprocher de l’autre bête. Car le matou ne faisait aucune différence. Pour lui, c'était une bête qui avait essayé de l'attaquer et de le manger. Zeviehl intima à son chat de se taire en mettant un doigt sur ses lèvres et l’accompagner d’un « chut ». Il se retourna ensuite vers son interlocuteur, qui peinait à parler. Zeviehl grimaça de douleur pour le pauvre Nébiros. Il tenta de l'écouter attentivement pour discerner ces paroles :
« Nébirrrros chh… ehrr… chehrrrchhh…. Mmay… maitrrr… »
- Hein…, fit le vampire, onomatopée venant d’un réflexe de non-saisi. Demandez à quelqu’un de traduire une personne alors qu’il n’avait pas l’habitude de le faire, vous aurez de drôle de surprise. Mais le vampire prit son temps, ne voulant pas provoquer de discorde.
- Nébiros chhh… cheuuurr…

Jouons aux devinettes : Qu’est-ce qui commence par le son « ch » avec le son « rrrrrrrr » dedans ?
- Nébiros cherche ?

Bingo !
- Vous cherchez quelque chose ? Quelqu’un ?

Le voilà embarquer inévitablement dans une aventure, Zeviehl était très doué pour se fourrer dans les affaires d’autrui. Maintenant qu’il avait trouvé, pourquoi ne pas continuer dans cette voie ?
- Vous cherchez quelqu’un sans doute, vous m’avez l’air un peu perdu ? La personne est en ville ? Vous voulez peut-être que je vous aide à chercher ?

C’était le temps de s’occuper de lui alors que le nain l’attendait aux portes de la ville ? Zeviehl n’avait pas vraiment de temps à perdre. Mais ce personnage l’intriguait, et peut-être qu’il finira par comprendre qui il est, ce qu’il faisait là. Et qui il cherchait ? Ainsi le vampire serait en mesure de savoir s’il pouvait l’aider ou non. Qu’est-ce qu’il avait à y gagner ? Pas grand-chose, mais s’il pouvait passer vingt minutes de plus en compagnie de quelqu’un d’intéressant et faire poireauter le nain un peu plus juste pour l’embêter. Pourquoi pas…
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MessageSujet: Re: Du minet pour souper? (pv Zeviehl Voronwë)   Sam 17 Nov 2012, 20:27

D’un hochement de tête, le démon confirma que l’inconnu avait bien saisi son nom. Il se demandait toute fois si le reste de ses paroles avaient bien été compris. Nébiros était loin d’être doué pour la parole. Mais que Zeviehl ai compris ou non, il restait calme. Aucune punition, aucune réprimande. Tout se passait bien, sans aucun signe d’agressivité. S’en était plutôt surprenant pour le démon. Encore plus lorsqu’il l’aperçu se pencher à sa hauteur. Mais que faisait cet homme?? N’avait-il donc aucune peur de l’humiliation en s’abaissant à son niveau? La surprise ne s’arrêta pas là.

Le vouvoiement du vampire lui fit cligner de l’œil d’incrédulité. Mais qui était-il pour se comporter ainsi face à lui? Tout cela, étais-ce un piège pour s’assurer de son obéissance? Jamais on ne s’était adressé de la sorte à l’animal, jamais on l’avait traité aussi courtoisement. Encore une fois, aucune violence, que de douceur qui émanait de cet inconnu qui cherchait avec peine à le comprendre. Nébiros restait méfiant, craignant encore plus ce comportement puisqu’il lui était inconnu. Comment devait-il réagir face à cela? Il n’y comprenait plus rien. Sa prunelle incolore se releva sur le chat, le seul qui avait une réaction logique, qui lui était connu. Il le regarda avec insistance, sans cacher l’envie de le dévorer de son regard. Quel goût aurait cette petite chose rousse? Il ne devait cependant en aucun moment, succomber à cette envie. Le félin appartenait au vampire, et à moins d’indication contraire, il n’avait pas le droit d’y toucher. C’était avec méfiance cette fois que le démon acquiesça alors que l’homme avait réussit à le comprendre. Son attention se reportant à celui-ci.

L’œil de la bête s’était agrandit d’incrédulité et de confusion. Attendez… Le vampire, un pur inconnu, un être supérieur à lui, venait de lui offrir son aide?! Devant tant de bonté, Nébiros recula de quelques pas en restant accroupie. Non, cela n’allait pas, ce n’était pas normal! Ça sentait mauvais tout ça, et ce n’était pas sa propre odeur corporelle, mais la situation. Un être normal aurait accepté cette aide, et en aurait été reconnaissant, mais l’animal n’était pas dans la norme justement. Et cette gentillesse l’effrayait bien plus encore que toute punition.

« Ai… Aide…? P-p… Pourrrquoi? »

Qu’allait-il se passer s’il acceptait? Quel acte diabolique pouvait bien se cacher derrière cette allure doucereuse du vampire? De plus qu’il perdrait bien son temps à l’aider, Nébiros n’avait pas la moindre idée d’où chercher, et si cela se trouvait, son maître était peut-être mort depuis longtemps déjà. C’était l’occasion rêvé pour cette bête de prendre sa liberté, de fuir cette autorité qu’il servait et d’oublier se maître, son passé. Mais Nébiros ne le comprenait pas et n’arrivait pas à le concevoir. Qu’étais-ce que la liberté? Troublé, perdu, il posa son postérieur sur le dallage, une main au sol entre ses jambes repliées. Son autre main se releva face à son visage, humant de nouveau cette nourriture qui lui avait été donné. Pouvait-il vraiment la manger? Il avait faim… Il avait toujours faim! Nébiros était un gourmant, un estomac sur patte, bien qu’il était rare qu’il puisse satisfaire cette envie. Il mordit dans la viande, arrachant aisément un bout à l’aide de ses dents tranchante. Il verrait bien ce qu’il adviendrait en acceptant de manger ce qui lui avait été offert. Sa bouché avalé, sans quitter le vampire du regard, il reprit, de sa voix rocailleuse et profonde.

« M-maitrre… Di… Disssp…p… »

Encore ce mot! Disparu, il n’arrivait jamais à le dire. Même face au démon qu’il avait rencontré quelques jours plus tôt, il n’y était pas arrivé. D’une petite moue frustré de ne pas y arriver, il changea sa formulation.

« P-pas… là… M-maitrrre… pas là… Nébirrross s… sait p-pas… où… »

Un maître disparu, et le démon n’avait pas la moindre idée d’où il était. Malgré sa crainte que cette situation se termine en queue de poisson, ne croyant pas qu’il soit possible d’être aussi gentil dans la vie, il dévora tout de même ce qui lui restait de la viande qui lui avait été donné. Gourmand comme il pouvait être, il ne craignait pas les moindres représailles à ce sujet. Puisqu’elle en vaudrait la peine si cela devait arriver.
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MessageSujet: Re: Du minet pour souper? (pv Zeviehl Voronwë)   Sam 24 Nov 2012, 15:25

Il avait l’impression de le troubler… Pourquoi le fixait-il comme ça avec son œil ? Remarque, vu qu’il n’avait qu’un œil, il ne pouvait pas faire autrement que de le regarder avec insistance, mais… Il avait l’air si étonné, si dérouté…
Qu’avait-il fait ? A part lui proposer de l’aide, il n’avait rien fait de si surprenant. A moins que Nébiros était accoutumé à ne pas recevoir d’aide… Cela renforçait la conviction du vampire. Il n’avait pas une « personne » devant lui. En partie oui, peut-être, mais il sentait quelque chose de plus. Outre le comportement, Zeviehl ressentait comme un quelque chose, une espèce de pressentiment très compliqué à décrire. Il avait déjà ressenti cela à la présence d’Aelix, un jeune homme, flûtiste talentueux, qu’il rencontra près de la forêt. Alors qu’il jouait de cet instrument, il avait perçu sa magie. Le jeune lui avoua qu’elle était enchantée, soit, mais le vampire n’était pas dupe et crut pendant un instant avoir affaire à un démon. Ce fût peut-être le cas, qui sait.
Est-ce que l’histoire se répétait alors ? Nébiros était un démon ? D’où sa curiosité, d’où son envie d’en savoir plus sur ce drôle de personnage ? D’où sa proposition de l’aider ? Ce dernier point venait plus d’une appréhension du vampire… Si une créature comme celle-ci se trouvait là, une autre pouvait se cacher non loin.



Apparemment non, d’après ce qu’il essayait d’articuler. Disparu ? C’était bien ce qu’il avait dit ? Un maître disparu… Donc il « appartenait » ou dans ce cas à « appartenu » à quelqu’un… Zeviehl ne s’était pas trompé en le comparant à un chien. Même s’il avait dû mal à le voir ainsi à cause de son physique d’homme. On pouvait alors prendre le terme d’esclave ?
- Vous êtes seul donc ?… Je vois.

Le vampire ne savait pas trop comment l’aider. Si son maître n’était pas dans les parages, que pouvait-il faire de plus ?
L’emmener avec lui ? Pour qu’il se fasse haché menu, plat typique radical des nains… Non, il ne pouvait pas laisser cet homme le suivre partout comme un chien et son maître. Mr Grifou serait sans doute très contrarié qu’il les suive, de plus. Zeviehl prit le temps de réfléchir. Car de toute évidence, il avait en face de lui une personne seule, qui a été délaissé ou oublié… Une personne… Ceci était encore difficile à déterminer. Cela ne se faisait pas de demander de but en blanc : Mais zut, qu’es-tu donc ? Il devra se montrer patient, juste le temps de découvrir sa face caché. Même si le vampire avait l’impression d’avoir déjà ressentit une « aura » semblable.
Une fois la viande mâchée, terminée et avalée, Zeviehl reprit la parole :
- Vous avez l’air passablement perturbé, non ? C’est moi qui vous mets dans cet état ? Ou êtes-vous si troublé que votre « maître » ne soit plus là ?

La nuit était tombée, ils étaient seuls entre hommes adultes. Vous allez me dire que la curiosité était un vilain défaut qu’il fallait savoir modérer. Mais Zeviehl n’en pouvait plus, il devait savoir. Il devait en être sûr, et ne plus douter de ce qu’il ressentait dans ses impressions !
- Bon écoutez, de vous à moi, maintenant que nous sommes sûr d’être seul – Il se releva doucement et dévisagea son interlocuteur, sans sourciller- Il semblerait que nous soyons tous les deux du même bord. Je veux dire que nous sommes assez humains pour passer inaperçu ou presque, mais assez peu en réalité pour nous surnommer « hors normes »… C’est peut-être ce détail qui vous met mal à l’aise ? Entre créature de la nuit, nous pouvons peut-être nous entendre et nous entre aider. Quand pensez-vous ?

Si Zeviehl avait vu juste, il saurait dans peu de temps s’il avait raison de penser que Nébiros était humain, ou non. Il se mettait légèrement à nu en révélant qu’il n’était pas humain lui-même. Même s’il doutait que l’autre avait déjà deviné, d’où sa méfiance. Zeviehl pensait qu’en procédant de cette manière, il pourrait savoir un peu plus de choses. Puis se faire un allié n’était jamais de trop. Dans un monde tel que celui du Lan Rei, et surtout celui de Reilor, il fallait mieux avoir plus d’amis que d’ennemis. A moins d’avoir des ennemis dignes de confiances et des amis lâches et fuyards… Zeviehl était peu opportuniste d’habitude, lui préférait faire sa petite vie tranquille. Mais quand il s’agit d’avoir un potentiel démon en allié, il était présent pour s’en assurer. Un démon c’était mieux de l’avoir en face plutôt que dans le dos.

Le vampire était encore jeune d’expérience en matière de créature surnaturel, mais à moins que Nébiros se comportait volontairement en chien ou faisait parti d’une espèce encore inconnu, il n’y avait plus beaucoup de choix à prendre… A moins que se soit un lycan ? … Comment pouvait-on le savoir au juste ? Zeviehl était persuadé de ce qu’il ressentait, cette espèce d’instinct au fond de lui… Qui lui susurrait doucement des pressentiments comme des alertes… A chaque fois qu’il avait une autre « créature » devant lui.


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MessageSujet: Re: Du minet pour souper? (pv Zeviehl Voronwë)   Mer 28 Nov 2012, 06:28

D’un simple hochement de tête, le démon avait confirmé la question de l’inconnu. Il était bien seul, et cela depuis plusieurs jours, peut-être même semaines déjà! Pour ce qu’il en savait… Nébiros n’avait aucune notion du temps, cela faisait partie des connaissances général qui lui était pourtant inconnu. Il voyait bien la lune disparaître le jour pour revenir la nuit, mais n’en comprenait pas le principe. Cette base irréfutable que le soleil finissait toujours par se lever était une logique trop complexe pour son esprit fermé.

Il fut une fois de plus perturbé par les paroles qu’il entendit, cet homme qui s’acquittait de savoir s’il était responsable de son trouble. Mais qui était donc cet inconnu?? L’animal n’avait jamais été aussi confus de sa vie. Il n’avait aucune idée de comment il devait agir face à cette situation nouvelle. Depuis quand prenait-on le temps de savoir ce qui n’allait pas chez lui et quel en était la cause? Son regard dévia autour de lui, dans cette ruelle déserte à l’exception d’eux. Il n’avait personne pour le sortir de ce moment dérangeant, son maître n’y était pas pour lui apprendre le comportement à respecter. Il était seul. Terriblement seul. Face à un étranger qui l’effrayait. Oui. Voilà. Il avait peur de Zeviehl, pour la simple et bonne raison, qu’il se retrouvait face à l’inconnu. Son œil se posa sur le félin, en quête d’une quelconque réponse quand a la marche à suivre. C’était un animal lui aussi après tout. Il l’observa, surveillant son comportement face à ce vampire. Cela l’aiderait à savoir comment lui-même réagir. Mais ses sourcils étaient plissés d’inquiétude. Pour la première fois de sa vie, il avait peut-être réellement peur! Quel ironie que ce soit devant quelqu’un désireux de l’aider.

Il écouta la suite que plus abasourdi encore, son œil s’agrandissant en une bille blanche. Et se redressa sur ses quatre membres pour reculer de quelques pas de méfiance. C’était plus terrifiant selon lui de se faire traiter comme un humain, que d’être un animal! Les humains n’étaient que de la basse espèce, de misérable victime bonne qu’à se faire les dents. Mais ils étaient tout de même supérieurs à Nébiros… Qui n’était qu’un animal. Même pas un esclave, ce terme était trop doux pour ce qu’il avait été. Tout ça devait être un piège! Un test pour savoir si le chien de garde qu’il était aurait des idées mal placé en se croyant plus important qu’il ne l’était! Oui! Ce n’était là, la seule raison valable qu’il voyait pour justifier ce que cet étranger lui faisait vivre.

« P… p-pourrrquoi? »

La bête regardait de son unique œil l’homme face à lui, paniqué, terrifié même. Mais comment pourrait-il lui répondre? Comment pourrait-il savoir aussi pourquoi il voulait l’aider? Zeviehl ne se comportait comme personne dans toute son éducation qu’il se rappelait, s’était comporté.

« Q… qui… ?... »

Le plus difficile restait toujours le moyen de communiquer pour lui. Comment lui faire comprendre ce qu’il lui demandait? Il voulait simplement savoir qui il était. Il secoua la tête, consterné, mais toujours si confus. Il se toucha le torse pour se désigner tout en reprenant la parole. Essayant du moins.

« Nébirrross p-pas… hu… m… humain… Nébiros a… animal!! »

C’était avec énormément de conviction qu’il s’était désigné en tant qu’animal. Ce qu’il croyait sincèrement être. Il pointa le vampire, à défaut de connaître son nom.

« … P-pas a-animal… P-pas humain… Sss… Sssent morrt!... V-vampirrre! Nébirosss animal! Vampirrre!»


Il se toucha le torse de nouveau à la mention qu’il était un animal, et pointa une fois de plus l’inconnu en le nommant vampire. Oui il savait ce qu’il était, dès le premier instant qu’il l’avait vu. L’odeur de ses créatures ne démentait pas. Pour un fin odorat comme le sien, il y avait la présence de la mort tout autour de ses êtres de la nuit. Il poursuivit, plus déterminé que jamais à se faire comprendre, et à comprendre. Il voulait savoir pourquoi cet offre d’aide, alors qu’il n’était qu’un vulgaire toutou obéissant?

« V… Vampirrre pas ai… aide… animal! P-pourrrquoi Vampirrre aide Nébirros? »

S’il pouvait exister un traducteur de pensé, les choses seraient bien plus simple pour tout le monde. Mais Nébiros avait passé de nombreuses années sans dire un mot et en avait perdu la capacité. Il devait tout réapprendre, et se débrouillait déjà pas si mal étant donné l’élevage qu’il avait suivi. Mais touts ses efforts… Si c’était fatiguant pour ceux qui l’écoutait, ce l’était encore plus pour lui qui s’efforçait de trouver les mots, et de traduire ses pensés de la façon la plus cohérente qu’il lui était possible. Et cet épuisement mental commençait à se faire sentir. La créature se prit la tête de ses deux mains, un horrible mal de crâne commençant à pointer le bout de son nez.

« Nébirosss p-pas con… comp-p… comprrrendrre… »

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MessageSujet: Re: Du minet pour souper? (pv Zeviehl Voronwë)   Dim 30 Déc 2012, 17:39

Pourquoi.
Pourquoi… Pourquoi.
Pourquoi la terre, le ciel, la mer, pourquoi l’astre, pourquoi la vie. Cette question brûlait les lèvres des plus curieux et surtout des personnes en quêtes de réponses, ces personnes qui étaient effrayées par l’inconnu. L’étrange inconnu, la terrifiante instabilité dans l’esprit, lorsque qu’on ne « sait pas ».
Nebiros était dans ce cas, présentement, de non connaissance. Il ne comprenait pas quelque chose, c’était évidement à la vue de cette œil confus qui fixait Zeviehl. Il était perdu, complètement terrifié, alors que le vampire l’observait, debout, les yeux ronds. Il se demandait ce qui le mettait dans cet état de peur.
- Pourquoi quoi ?, Demanda-t-il, un sourcil levé.

L’avantage était qu’il comprenait de mieux en lieux sont interlocuteurs. Ce qui ne saisissait pas, c’était le comportement. La question de « qui » vint à son tour le plateau. Qui… Qui donc, qui de quoi, qui de où… ?
Qui il était ? Juste un vampire nouveau-né errant vers une destiné plutôt sombre en ces temps durs. Mais ce n’était sans doute pas le sens réel de la question, car Zeviehl ne s’était pas encore présenté. Nébiros continua à parler, soudain très loquace. Etait-il si confus, qu’il voulait hâtivement connaître les renseignements qui lui faisaient défauts ?
Que dit-il ? Pas humain ? Lui ? Un… animal ? Zeviehl sursauta de surprise. Pourquoi ce précipiter sur ce bord ? Se considérait-il comme un animal parce qu’il marchait à quatre pattes alors qu’il avait l’air parfaitement humanoïde et qu’il parlait comme un homme ?
Le vampire fut à son tour dans la confusion et le désordre dans sa tête, qui lui balança diverses questions.
« … P-pas a-animal… P-pas humain… Sss… Sssent morrt!... V-vampirrre! Nébirosss animal! Vampirrre!»
Vampire. Oui il était bien un vampire. Et donc, comme il l’avait si bien reconnu, Zeviehl ne pouvait qu’en déduire qu’il était bel et bien un non-humain. Qu’est-ce qui pouvait être non-humain et se dire animal ?

Et c’était ainsi, qu’au milieu d’intense réflexion, à faire griller le cerveau, la question du pourquoi revint. Pourquoi il l’aidait ?
C’était une bonne question. Le vampire détourna la tête, ne sachant pas quoi répondre sur le coup. A la base, c’était désintéressé. Il pensait tout simplement que l’être était en détresse et qu’il avait besoin d’un coup de main. Dans sa jeunesse, il avait croisé beaucoup de sans abris, de mendiants et d’enfants des rues. Il en fit partit, ces enfants qui couraient dans les couloirs étroits entre les maisons pour se cacher. Se faufiler pour échapper aux gardes, pour ne pas perdre une main, après avoir volé… Ils leurs étaient arrivés de voir des hommes au sol, affamés. Tout ce qu’ils souhaitaient c’était manger. Rien qu’un bout de pain, ça faisait l’affaire, pour combler ce désir primaire que possédaient tous êtres vivants.

Zeviehl sortit de ses pensées. Il se sentit un peu bizarre… C’était la première fois qu’il revint aussi loin dans ses souvenirs, des songes de sa vie passé, de son vivant… Il se sentait… Si triste, parfois, quand il y repensait.
Il posa ses yeux miels sur Nébiros, suspendu à ses lèvres, en attente d’une quelconque réponse.
- Je ne vous aide pas, trancha-t-il, un peu froidement. Il se remit accroupi, en face de lui et continua avec un sourire amène :
- Vous m’intriguez. Je croyais que vous étiez un mendiant, ou un homme perdu qui cherchait de l’aide. Mais il est rare de croiser des êtres comme vous qui se disent être… comment dites-vous ?... Un animal ? Vous ne ressemblez pas du tout à un animal, Nébiros.

Zeviehl souffla sur Mr Grifou qui avait sortit sa tête, ce qui eut pour effet de le faire fuir dans le sac.
- Lui c’est un chat, de la race féline. Vous, vous n’êtes en rien identique à cela, ni en aucune autre "bête". Pourquoi vous présenter comme tel ?

La curiosité de Zeviehl avait atteint un paradoxe intense. Il disait qu’il ne voulait pas l’aider, alors qu’au fond il était venu volontairement vers lui avec ce désir là. Ce qui faisait toute la complexité du personnage, de ce vampire qui, parfois, ne faisait pas paraître ses pensées et ses plans. Une espèce de coup de génie…
Zeviehl n’était qu’un lâche. Il était capable de vous laisser derrière pour continuer à vivre, ou exister dans ce cas là. Pacifiste oui, quelque part ça l’arrangeait qu’on le prenne pour cela. Il était tranquille, profitant de ses seuls désirs de courir derrière les femmes, de s’éclater un peu, mais tout ça avec respect et classe. L’enfant qu’il fut n’avait jamais eut l’occasion de s’amuser…

La vie était donc un jeu désormais ? Il avait longtemps eut le rôle de pion. Il l’était toujours d’ailleurs… Mais cela lui convenait pour le moment. Mais dans un échiquier, un pion seul avait des amis. Non qu’il considérait Nébiros comme un pion, mais plutôt comme un allié. Quelque chose en lui, un instinct encore mystérieux chez le vampire, qui le guidait à bien s’entendre avec… un simple animal ? Non… Quelque chose d’autre. Ni humain, ni animal, ni…
Mais qu’es-tu donc ?
- Je m’appelle Zeviehl. Si c’est trop dur à prononcer, appelez-moi comme vous voulez, sourit-il un peu maladroitement. Vous savez que je suis un vampire, bravo. Peu de personne saisissent du premier regard ce que je suis… Ou alors peut-être êtes-vous également une créature qui sait reconnaître les êtres comme moi.

Le regard de Zeviehl fut plus insistant. Toujours accroupis, il ne bougea pas, comme si le temps c’était arrêté pour lui et que tout autour bougeait encore.
- Qu’êtes-vous, Nébiros ?

La réponse lui semblait évidente, elle était au bout de sa langue. Mais l’hésitation du vampire lui faisait toujours défaut… Sa jeune expérience dans le domaine du surnaturel était flagrante. Ce qui le rendait un peu trop… vulnérable.


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MessageSujet: Re: Du minet pour souper? (pv Zeviehl Voronwë)   Sam 16 Fév 2013, 04:55

Ne pas l’aider? Nébiros serra plus fermement son œil fermé, alors que ses mains griffues restaient accrochées à sa tête dans laquelle il sentait son cœur battre. Cet organe qui s’excitait, mais dont l’accélération n’avait rien à voir avec un quelconque plaisir. C’était la peur. La terrifiante peur de l’inconnu. De la liberté. Et les paroles du vampire n’avait rien pour le rassuré lui. Elles lui provoquaient encore plus de ses questionnements. Ce Zeviehl était fou pour l’avoir confondu à un homme! C’était pourtant évident qu’il n’était qu’une horrible créature de la sous-espèce destiné à servir plus fort que lui. Avec son apparence décharné, ses ails qui n’avaient plus que de faible lambeau de cuire sans plus aucune plumes, qui se collaient contre son dos. L’obscurité n’avait peut-être pas permis à cet inconnu de voir ce détail. Mais ses cornes… Ses petites choses blanches qui s’échappaient d’entre ses cheveux ne mentaient pas! Bien qu’elles étaient minuscules pour un être de sa race.

C’est d’entre ses mains, qu’il ouvrit sa prunelle blanche pour observer avec crainte son interlocuteur, la faible lumière de la ruelle si reflétant lugubrement. Son corps en tremblait et ses maigres ailes se déployèrent pour s’ébrouer avant de se plaquer de nouveau contre son dos vouté. Il était troublé et ne savait que dire. Une seule envie lui venait, fuir. Fuir loin de tous ses questionnements, de toutes ses remises en questions. C’était beaucoup trop compliqué pour lui! Pourquoi se dire un animal s’il n’en avait pas l’apparence?

Je suis un animal, je l’ai toujours été et je le serais toujours.

Voilà ce qu’il aurait voulu répondre, mais les mots ne sortaient pas et cela n’expliquait en rien pourquoi il s’identifiait comme tel. Son maître lui disait qu’il était un animal. Mais pourquoi? Sur quoi ce basait-il pour le traiter ainsi? Il ne savait pas. Il ne pouvait même pas inventer une réponse, mentir pour éviter d’approfondir le sujet. Nébiros ne savait pas mentir! Il se répétât le nom de l’homme en tête plusieurs fois, essayant de le former en parole, mais sa bouche s’ouvrait et se refermait sans n’arriver à le prononcer. Le Z le bloquait. Il était incapable de le prononcer. Aussi réussit-il qu’à le dire de façon diminué.

« … Viehl… »

C’était toujours mieux que rien, et puis le vampire avait bien mentionné qu’il pouvait l’appeler comme bon lui semblait. Ce n’était donc pas une faute passible de punition que de réduire son nom ainsi. Mais il restait muet pour la suite. La personne face à lui ne s’écartait pas, il restait penché à sa hauteur et son regard se faisait insistant. Le souffle du démon en était rapide d’appréhension, s’attendant à tout moment de voir le poing ce lever pour le frapper. Il abaissa enfin ses bras pour poser ses mains délicatement sur le sol. Sa mâchoire s’était crispée et son visage s’était abaissé pour ne laisser voir qu’une fente blanche comme regard. Il en avait assez de toute cette peur! Il était temps de reprendre le dessus, de faire savoir à cet inconnu qu’il était, oui un animal, mais avant tout une bête redoutable face à qui il ne fallait pas se frotter! Nébiros refusait de voir la vérité, refusait de pousser plus loin toutes ses réflexions, il choisissait la seule solution qu’il connaissait face aux impasses. La violence. Bien qu’ici ce n’était aucunement une menace physique qui se présentait sur son chemin, mais purement psychologique. Mais comment peut-on se battre face à une menace psychologique? Qui plus est qui cherche à vous aider, ou du moins à vous faire réaliser la vérité? Hors de question qu’il laisse ce vampire détruire son petit univers bien à lui dans lequel il avait grandit, dans lequel il avait été élevé. C’était, pour lui, son cocon de confort. Ses lèvres se retroussèrent sur ses dents acérées et ce qui restait de ses ailes s’étirèrent de façon menaçante avant qu’il ne crache ses paroles en un râle bestial.

« NÉBIROS ANIMAL!! »

Et d’un bond prodigieux, digne d’un fauve, il se retrouva sur Zeviehl, qu’il étendit au sol sous son poids et sa force, avant de sauter aussi vite qu’il était arrivé, pour s’en éloigner avant la riposte. Il courut sur ses quatre membres plus loin encore dans la ruelle. Ses muscles roulant sous le cuire de ses habits. Il s’enfonça dans l’ombre où seule la lueur démoniaque de son œil resta visible. Braqué sur cet homme et son chat. Qu’il ose à nouveau le défier de la sorte, et il répliquerait plus violemment encore! Car oui… Pour cette créature, c’était sa façon d’interpréter cette conversation.
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MessageSujet: Re: Du minet pour souper? (pv Zeviehl Voronwë)   Sam 09 Mar 2013, 21:29

Spoiler:
 

Zeviehl sourit. Il venait de prononcer un bout de son nom, cela signifiait qu’ils s’étaient tous les deux biens compris sur ce détail. Mais le vampire s’inquiétait sur la suite de la conversation. Car Nébiros semblait avoir peur, encore et toujours. De plus en plus même…
L’homme voulait juste comprendre. Quand on était ou qu’on avait l’air d’être un être humain, ou une espèce humanoïde, pourquoi s’abaisser dans le domaine de l’animal ? C’était se diminuer tellement, en tant que personne libre de ses choix…
Est-ce que Nébiros était vraiment libre après tout ? C’était peut-être la raison qui le poussait à se dire animal, sa façon de dire qu’il n’était pas libre, qu’il travaillait pour quelqu’un… Mais pourtant, de ce que Zeviehl avait compris durant la conversation, Nébiros cherchait quelqu’un. Il n’était donc plus attaché à cette personne, il pouvait vivre sa vie librement.
Alors que Zeviehl allait dire quelque chose, il souleva un détail qu’il n’avait pas vue jusqu’au là. Hormis le fait que le comportement de Nébiros changeait radicalement, il perçut des sortes d’ailes, ou se qu’ils en restaient, dans son dos. Intéressant.

Le vampire ne put réagir assez vite et se retrouva par terre. Il fut étonné de voir autant de fureur, autant de force aussi. Tel un chien enragé, Nébiros fila à toute allure et se planqua dans un coin sombre, à quelques distances de lui. Le vampire se releva et se retourna, le voyant sans peine, alors que la nuit commencer à tomber.
Zeviehl grimaça. Il n’avait rien eu, pas de blessure, pas encore. Il était contrarié. L’échec de ne pas avoir réussi à lui faire comprendre qu’il était libre, et désormais voir Nébiros en colère était gênant. Il ne voulait pas se battre avec lui…
Humain ou démon, ça n’avait pas de grande importance. Par contre, si des gens les découvraient, cela allait avoir beaucoup plus de conséquences.
- Nébiros… Calmez-vous…

La diplomatie n’allait pas être simple. La fuite sera sans doute le dernier recourt s’il ne voulait pas employer les poings. Tout bien réfléchit, Zeviehl n’était plus dénué de force. Il avait mangé un homme récemment, cela a dû lui donné des ressources. En cas de combat féroce, il pouvait se défendre et même gagner s'il le souhaitait. Sauf si Nébiros cachait bien son jeu et le prenait par surprise avec une méthode bien à lui... Il ne faut pas imaginer ce genre de chose ! Non, sinon on ne s'en sortait plus avec ces divagations et on passait plus de temps à imaginer des choses qu'à faire attention aux réelles détails.
Il verrait bien, mais il devait mettre Mr Grifou hors de danger. C'était presque un combat de titan qui allait s'engager, aux yeux du chat. Il ne voulait pas le mettre en danger.
- Grifou, chuchota-t-il. File de là, sauve ton cul poilu, compris ?

Le chat sortit du sac et fila comme une flèche dans les ruelles sombres de la ville, sans demander son reste. Zeviehl balança son sac sur le côté et fit face à Nébiros…
- Ok, tu veux te battre ? Si tu as fait ce choix, c’est que tu es libre de tes actions, comme n’importe quel humain, ou être possédant un libre arbitre. Ou alors vous êtes bien un animal qui ne fait pas de différence. L’intelligence règne dans vos yeux, donc j’opte pour la première facette… Je paris même qu’après avoir prononcé ces mots, vous allez réfléchir, sans doute allez vous également m’attaquer.

Zeviehl mit ses mains derrière son dos…
- Vous allez attaquer quelqu’un qui ne se défendra pas.

Sauf si cela atteignait sa vie bien sûr... Il n’avait aucune idée des futures actions de son « adversaire ». Il ne savait pas s’il allait réellement réagir sur ses paroles… Une chose était sur : Un vampire ne craignait pas grand-chose au niveau blessure physique. Alors si Nébiros voulait se défouler, il pouvait. Zeviehl l’y autorisait. Pour le moment… Étonnant oui je sais, Zeviehl réfléchissait et faisait des hypothèses. Lorsqu’on a connu la mort et que l’on revient parmi les vivants d’une quelconque façon que se soit, cela amenait à réfléchir un peu. Mais le vampire vivait toujours avec des souvenirs, deux, trois regrets à peine et encore… Le seul véritable regret qu’il avait, c’était qu’il était triste de ne pas avoir été assez rapide face à la vampire. Stupide comme pensée… Fierté blessée…

Enfin, il n’allait pas se plaindre davantage. Sa situation n’était pas si désespérée. Par contre celle de Nébiros le rendait un peu triste… Il était libre, s’il avait bien compris. Hors il refusait de voir l’évidence même de cette liberté qu’il pouvait empoigner de toutes ses mains. Une lueur de tristesse passa dans le regard du vampire, comme s’il se voyait lui-même il n’y a pas si longtemps que ça… Quelques années en arrière… Alors qu’il devait servir un marchand avide d’argent et de pouvoir.

Zeviehl attendit que Nébiros fonce sur lui… Immobile.
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MessageSujet: Re: Du minet pour souper? (pv Zeviehl Voronwë)   Mer 13 Mar 2013, 22:35

Spoiler:
 

Le vampire n'avait rien et ne partait pas ! Bon rien, ça il s'en était douté, il fallait bien plus qu'une bousculade pour blesser ce genre de créature. Mais il avait espéré que Zeviehl comprendrait par cette démonstration et qu'il partirait pour ne pas se battre contre lui. Ou bien même, qu'il riposte à son tour et qu'un combat s'enchaine. Mais rien de tout cela ! La réaction de l'homme était hors de toute attente pour le démon. Il l'entendait parler, essayer de le calmer, sans même ne sembler avoir été dérangé par l'attaque de Nébiros. Il gronda férocement en réponse à sa demande de se calmer et observa son repas filer loin d'eux, jusqu'à disparaître. Le lâche ! Ce chat ne restait même pas pour l'affronter...

Son oeil se releva sur le mort-vivant qui s'était placé devant lui. Et ses lèvres se retroussèrent sur ses dents pointus en lâchant un nouveau grognement. Libre !! Ce mot, bien qu'il en rêvait, l'effrayait. Le démon s'était accroupi en l'écoutant, sans ne jamais détourner son globe blanc de lui. Il s'apprêtait tranquillement à lui sauter de nouveau dessus. Tous les muscles tendus et prêt à l'assaut. Mais cette fois il ne fuirait pas. D'ailleurs, pourquoi ne pas être resté sur lui la première fois pour lui arracher la gorge et les entrailles ? Au lieu de fuir dans ce coin obscure... Il en avait fait le choix. Lui-même. C'était sa décision.

- ... après avoir prononcé ces mots vous allez réfléchir...

L'expression de la créature avait changé du tout au tout. Désemparé son regard se faisait fuyant, cherchant une quelconque réponse qui ne se trouverait jamais autour de lui. Le vampire s'offrait sans défense à lui, et disait juste... il réfléchissait. Nébiros n'était pas dénué de conscience. Faire des choix... il en avait fait. Il était partie en quête de son maître disparu sans que personne ne le lui ordonne. Il avait attaqué Zeviehl sans que personne ne le lui dise. Il avait choisi. C'était bien de lui-même qu'il avait prit cette initiative. Mais comme tout prisonnier retenu captif trop longtemps, ce commencement de prise de conscience, cette réalisation de sa liberté, l'effrayait et il avait du mal à le concevoir. S'il était libre et qu'il n'était pas un animal. Alors qu'était-il ? Que devait-il faire ? Il n'avait personne pour le guider !!! Mais c'était la le bon côté de cette liberté, encore fallait-il qu'il apprenne à en profiter, à continuer de faire ses propres choix comme il avait fait jusqu'à maintenant inconsciemment.

«... Viehl... dit, ... Nébiros choisi... Nébiros li... librrre ?...»


Sa pupille s'était posé de nouveau sur l'homme, la confusion bien visible sur son visage qui n'avait pas l'habitude de ce genre d'émotion. Soumission et agressivité avaient été les seuls sentiments qui l’avaient guidé depuis déjà plusieurs années. Son corps était resté tendu, mais ça n'avait plus rien à voir avec la violence. Il était tétanisé face à son manque de connaissance, face à cette situation dont il n'avait aucune idée de comment réagir.

« ... Mais... maître... ? Maître trouver Nébiros... maître pu... puni...punir Nébiros... »

Il tremblait face à l'inconnu. Il ne savait pas quoi faire, totalement perdu, il avait besoin d'être guidé. Et si son maître le retrouvait lui ? Comme il avait tenté d'exprimer. Son maître le punirait forcément d'avoir cru à tout cela, et Nébiros aurait prit goût à cette liberté. Cette idée lui faisait encore bien plus peur que celle d’être libre. Goûter à la liberté pour qu'elle vous soit ensuite enlevée... Cette idée lui rappelait vaguement quelque chose. Un petit garçon noir de cheveux comme lui, avec de magnifiques petites ailes de plumes tout aussi sombre, aux yeux d'un bleu perçant, courant dans un champ de fleurs, un papillon fuyant devant lui. L'odeur des fleurs lui revenait, il aurait même pu préciser leurs couleurs et celles de l'insecte. Mais comment étais-ce possibles ? Se souvenir était-il le sien ? Étais-ce lui ce gamin ? Il n'avait pourtant plus qu'un seul oeil blanc, et ne percevait plus aucune couleur. Sans parler de ses ailes en un bien mauvais état. Si le démon avait été une créature plus émotive, s'il avait connu les larmes, on aurait pu voir des sillons humides parcourir ses joues salie de terre. Mais il n'en était rien. Tout ce passait à l'intérieur. C'était à ce moment qu'une personne normalement constitué, aurait cherché les bras de l'autre pour une étreinte réconfortante, mais une fois de plus cela était inconnu pour cette bête. Et se souvenir qu'il croyait appartenir au monde des rêves le troublait plus que tout. Il n'était pas un animal dans se songe... non plus un esclave...

«Nébiros pas... animal ?... Nébiros... quoi ?»

Sa voix profonde et grondante se faisait beaucoup moins assurée, elle tremblait par toutes ses émotions confuses qui se bousculaient en lui. Et si le vampire disait vrai ? S'il n'était pas un animal ... Alors qu'était-il ? Que devait-il faire ? Qu’allait-il devenir ? Comme l'homme lui avait fait remarquer, il réfléchissait. Si bien, qu'il avait prit inconsciemment la décision de ne pas réitérer son attaque. Son regard se fit plutôt suppliant qu'agressant. Zeviehl détenait-il la vérité ? La respiration de la créature se faisait plus sifflante d'angoisse. Il n'en tenait qu’à Zeviehl maintenant de lui apprendre le vrai sens de la vie.


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MessageSujet: Re: Du minet pour souper? (pv Zeviehl Voronwë)   Mer 20 Mar 2013, 21:50

Spoiler:
 

Zeviehl s’attendait que Nébiros retente un assaut. Mais au lieu de ça, l’animal se décrispa un peu et semblait de nouveau en proie par la peur. Plus de colère, plus d’agressivité, mais une trouille de l’inconnu. Le vampire avait réussi à faire quelque chose, à le faire réagir. Oui, non ? Peut-être ? Faut voir. Le vampire leva un sourcil alors que son interlocuteur articula quelque chose comme :
«... Viehl... dit, ... Nébiros choisi... Nébiros li... librrre ?...»

Grands yeux d’étonnement, le vampire figé sur place ne répondit rien, ne bougeait plus. C’était une illumination ? Nébiros venait enfin de se rendre compte des choses, de comprendre ce qu’il a voulu dire ? Zeviehl n’en revenait pas. Même s’il était perdu, confus, il venait de voir les choses en face et donc qu’il était loin d’être un animal.
Un animal ne pensait pas. Un animal vivait par l’instinct. Les hommes aussi possédaient cet instinct mais ils avaient la capacité de penser et de communiquer avec des mots. Ce que Nébiros faisait. Ce qu’il fait maintenant. Et de là amenait forcément le libre arbitre et la liberté.
L’un avec l’autre.

Le vampire sourit, soulagé quelque part de ne pas avoir fait tout ça pour rien, mais très étonné d’avoir… Fait quelque chose ? Oui… De bien pour une fois. Peut-être que maintenant, son interlocuteur allait partir faire sa vie, libéré de toutes entraves, sans maître, et faire ce qu’il voulait. Pour une fois, Zeviehl n’avait pas fait quelque chose avec calcule, mais avec ses convictions. Ces choses-là qu’il avait enterré parce qu’on ne peut remplir des contrats d’assassinats avec, ni cambrioler convenablement, ni tromper la garde ou réfléchir pour s’en sortir indemne.
Pas de préceptes. Pas de bonnes choses…
« ... Mais... maître... ? Maître trouver Nébiros... maître pu... puni...punir Nébiros... »
- Je ne sais pas qui est votre maître, ni qui il « était ». Mais il n’en reste pas moins qu’un être. Quelque chose. Chaque chose peut dominer d’autres, mais inversement, ces autres peuvent se rebeller contre le dominant. C’est se libérer de l’emprise, non ?

C’était facile dit comme ça. Zeviehl n’avait jamais été emprisonné, ni eut de maître ou quoi que se soit. Il aurait été bien trop malheureux avec des entraves… Mais sa façon de pensée, plutôt optimiste, l’avait sauvé plus d’une fois dans la vie et permit de s’en sortir, même dans les situations les plus désespérées.
Le vampire, d’ici, voyait le malaise de Nébiros. Ses tremblements, ses doutes, ses peurs… L’inconnu. Cela faisait toujours peur. Et avoir peur devant ça était naturel, si compréhensif. Nébiros était bien un homme… Peut-être plus un humain, mais pas un animal.

Zeviehl s’approcha doucement, avec la volonté de venir en paix à ses côtés. Il mit même ses mains derrière son dos pour lui prouver sa bonne volonté et s’arrêta non loin de lui, pour lui laisser de l’espace. Il entendit sa question qui laissa le vampire perplexe…
- Nébiros quoi ?... Vous… Vous êtes…

Sans doute pas humain.
Sans doute pas animal et loin d’être normal. Normal dans les façons de faire, dans les façons de réagir. Zeviehl les possédaient également, mais il était vampire. Une chose destinée à devenir un monstre aux regards du monde. Deviendrait-il vraiment une créature comme décrite dans les livres, les légendes et les contes ?
- Non…, dit-il un peu ailleurs, comme s’il se répondait à lui-même, mais regardait pourtant Nébiros. Vous n’êtes rien dans « quoi ». Par contre je peux vous dire « qui » vous êtes, puisque vous me l’avez dit tout à l’heure.

Il se remit accroupi pour l’avoir bien en face des yeux et pointa un doigt sur lui.
- Zeviehl, vampire. Ça vous l’avez deviné…, sourit-il avant de pointer le doigt à l’opposé. Nébiros… Et vous êtes… Appartenez-vous par le plus simple des hasards à une autre espèce que celle des humains ? Je le pense. Ou alors vous avez été modifié, comme moi… Mais avant tout, ce que vous devez savoir c’est que peu importe ce que vous êtes, vous le resterez aux regards des autres. Je suis un vampire, mais m’avez-vous vue vous attaquer pour vous dévorer ? Non. Parce que je suis libre de faire ce que je veux, quand je veux. C’est ça être libre, surpasser la penser d’autrui, et devenir ce que vous avez envie d’être.

Evidemment, écoutons Zeviehl le vampire philosophe. Il avait envie de se taper la tête contre les murs et de trouver des femmes… Mais il avait le sentiment que ce personnage en face de lui avait besoin de conseil et d’attention. Pousser quelqu’un à vivre sa vie était plutôt honorable, alors laissons ce vampire augmenter son karma.
Le vampire soupira à l’intérieur de lui-même, ayant un sentiment nouveau en lui. Celui du regret, le regret d’avoir fuit dans le bois, le soir de la morsure… Le regret d’avoir peut-être fait trop de mauvais choix… D’avoir eu si peu de chance…
Mais il se reprit, car ce sentiment n’avait pas sa place dans sa tête.
Non pas maintenant… Car il désirait se venger avant toutes autres choses. Aider quelqu’un pouvait faire naître de bonnes choses pour la suite. Même si sur le coup, le vampire n’avait pas eu de réels arrières pensés, juste une trop forte curiosité. Peut-être pourra-t-il lui demander de l’aide, au cas où, mais il fallait déjà que Nébiros prenne conscience de sa position dans le monde.
- Alors, Nébiros ? Qu’allez-vous faire maintenant ?
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MessageSujet: Re: Du minet pour souper? (pv Zeviehl Voronwë)   Ven 22 Mar 2013, 05:32

Un enfant perdu, en quête d'un parent pour le guider. Voilà ce qu'était à présent Nébiros. Il avait tant à apprendre, ne serais-ce que pour être autonome. Certes il savait chasser, certes il savait survivre. Mais voilà tout ce qu'il savait faire de lui-même. Survivre. Il n'avait aucune connaissance en cuisine, ne savait pas comment faire cuire ses aliments, et n'avait même jamais mangé cuit d'aussi loin que remontait ses souvenirs. Quand à l'hygiène... on n'y songeait même pas. Il n'en connaissait qu'une, celle du sceau d'eau qui lui était balancé par la tête par l'un des subalternes de son maître lorsque l'on trouvait que son odeur devenait trop insupportable. Une bête, ou plutôt un enfant sauvage, voilà ce qu'il était. Zeviehl aurait-il la patience de lui apprendre les petites choses banale de la vie ? Ou laisserait-il le démon se trouver son propre tuteur ? C'était comme d'avoir un gamin en charge... mais le jour que Nébiros serait devenu autonome, alors la personne qui lui aurait tout apprit, aurait de quoi être fier de lui-même.

La tête de la créature se renfonça entre ses épaules en entendant le vampire lui parler de rébellion. Il en gardait la bouche entre-ouverte d'ébahissement. Lui? Nébiros? Se rebeller contre son maître s'il le retrouvait? C'était impensable!! Il se voyait déjà attaché dans son coin, et fouetté jusqu'à sang, jusqu'aux os!! Sa main gauche quitta la surface froide du sol pour venir frotter ce bracelet de métal, qui entravait le poignet de sa main opposé. Un long frisson d'horreur traversant son corps à cette idée de punition s'il osait, ne serais-ce qu'un peu, démontrer de la résistance à son maître lorsqu'il le reverrait. À chaque extrémité de ses membres il portait cette entrave, serti d'un anneau permettant de l'attacher à tout moment. Ces bracelets qu'il était bien incapable de se défaire, incapable de retirer.

L'être décharné laissa retomber sa main en voyant l'homme se rapprocher de lui, il se laissa retomber vers l'arrière pour se retrouver assit sur ses talons, ses mains reposant en travers de la chaîne, toujours présente à son cou, sur ses cuisses. Un autre lien qui faisait de lui un animal, il portait une laisse. Et celui qui oserait l'en libérer, même s'il s'agirait d'un acte de bonté afin de lui rendre sa liberté, se verrait face à une toute nouvelle situation. Nébiros avait été si bien éduqué, qu'une fois les maillons retirés, il ne restait plus rien de son humanité, il devenait la bête féroce pour laquelle on l'avait élevé. Une créature sanguinaire sans plus aucunes pensés, attaquant le premier venu, avec une seule chose en tête. Tuer. C'était purement psychologique comme réaction, mais comment l'en défaire? Il valait mieux pour tous que jamais personne ne songe à lui retirer cette chaîne attaché à son cou.

Il pencha sa tête sur le côté avec curiosité, intrigué. Ses sourcils se relevaient en attente de la suite. Qui ? Il pouvait lui dire qui il était ? C'était déjà un bon départ et il voulait le savoir ! Son oeil blanc ne quittait pas le vampire, avide d’apprendre. Mais la réponse était toute autre que celle de son attente. Il n’était pas humain. Évidement qu’il n’était pas humain! Cette race était faible! Même lui, en tant qu’animal, se considérait au-dessus d’eux. Mais qu’était-il donc alors? Il fronça les sourcils en écoutant chaque mot et se perdant de plus en plus dans les explications de l’homme. Pourquoi Zeviehl aurait-il dû l’attaquer simplement parce qu’il était vampire? Il ne comprenait pas… Nébiros ne connaissait rien des stéréotypes des races. Il ne savait pas qu’un vampire était vu comme une mauvaise créature, assoiffé de sang. Il ne savait pas qu’un démon était tout aussi mal vu, un tueur sans pitié très certainement. Il ne connaissait rien de tout cela. Et il avait beau se repasser les paroles de son compagnon en tête, il ne comprenait toujours pas pourquoi le fait d’être un vampire aurait du guider ses actes et qu’il ne l’avait pas fait, et pourquoi il était libre.

Sa bouche s’ouvrit, afin de répliquer, de chercher des explications, mais Nébiros la referma sans rien dire. Incapable lui-même de mettre de l’ordre dans ce qu’il voulait dire pour mieux y comprendre. Zeviehl avait été malheureusement trop philosophe pour lui. Ses connaissances étaient assez limitées, même s’il n’était pas idiot en vérité. Le démon se pencha vers l’avant, pour venir poser son front contre le dallage de la ruelle, et ramena ses bras autour de sa tête en une plainte douloureuse. Lui si résistant aux blessures physique, se retrouvait avec un mal de crâne qui lui semblait bien plus horrible que toutes les coupures et tous les os brisés, qu’il avait pu avoir par le passé!

« Nébirrros… pas… sa… savoir… »


Quoi faire? Quoi faire? Il ne savait pas!! Et se mal de tête qui l’empêchait de bien y penser… Il tremblait en se tenant toujours le crâne. Quel était cette douleur intérieure? Jamais il n’avait connu ça. Il était certain que sa réponse ne serait pas satisfaisante, mais que pouvait-il répondre d’autre? C’était la vérité, pure et simple. Aucun mensonge ne pouvait sortir de sa bouche. Nébiros ne connaissait pas le mensonge… Et Zeviehl aurait pu lui raconter n’importe quoi, qu’il le croirait. Mais accepter le fait qu’il était libre, était tout autre que de croire, mais bien de réaliser, de comprendre. Quand bien même qu’il était libre, que devait-il faire maintenant? Que faisait-on lorsque l’on faisait nos propre choix? Qu’avait-il envie de faire? C’était pourtant si facile pour la plupart des gens de répondre à cela. Mais pas pour le démon. Ses choix, ça n’avait jamais été consciemment qu’il les avait fait. Et celui qu’il prendrait à l’instant, s’il décidait de faire ou pas ce qu’il voudrait, serait sa première vraie décision. Il redressa la tête pour regarder son compagnon avec confusion, manquant d’assurance en lui. Ses mains étaient toujours posées sur sa tête, écartant par ce fait ses cheveux crasseux de son visage. Son unique pupille blanche regardait le mort-vivant avec incertitude, alors que son autre œil n’était qu’une paupière creuse, orné de fines cicatrices causé par des griffes, témoin de la violence de cette perte.

« Né… Nébiros librrre. Nébi… choisi?... »

Et s’il avait tout compris de travers? Et si ce n’était pas ça? Pouvait-il vraiment choisir lui-même ce qu’il voulait s’il était libre? Il craignait de s’être trompé, d’avoir mal compris l’homme. Ses mains relâchèrent sa tête pour se poser au sol et son regard se baissa, se faisant fuyant.

« Pas re… retrou…ver… , … Nébirrros… pas vou… vouloir retrrrouver… maître… »

Il avait honte de le dire, et encore plus peur de la punition qu’en temps normal il aurait eu pour de tel propos. En vérité, il n’avait pas envie de le retrouver ce maître violent et sans cœur!! Son globe blanc, troublé par ses émotions, termina de fuir, pour s’arrêter sur Zeviehl.

« Viehl… choi… choisirr… pour Nébi?... »


L’incertitude était toujours présente dans son regard, et pour cause. Il demandait à Zevhiel de devenir son nouveau maître! Au final, il n’avait peut-être pas si bien compris le concept de la liberté… Ou du moins, il avait compris que le vampire, lui, était libre. La bonne chose, il était ouvert à apprendre, à ce qu’on lui montre.

« Nébi… veut ap… apprre… savoirrr. Viehl maitrre Nébirrros! »


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MessageSujet: Re: Du minet pour souper? (pv Zeviehl Voronwë)   Mar 02 Avr 2013, 15:47

Spoiler:
 


Zeviehl observa Nébiros... Longuement. Son interlocuteur ne disait rien, ouvrant à un moment la bouche. Zeviehl lui avait sourit comme pour l'encourager à lui réponse mais rien ne vint. Pas un seul mot. Il était hésitant, semblait réfléchir beaucoup. Et lorsque le vampire répara dans les yeux du petit l'incompréhension à ce qu'il avait dit, il leva les yeux au ciel en se disant au fond de lui : "Merde"...
Échec total. Enfin peut-être pas cela dit. Zeviehl redoutait tout de même être aller trop loin dans ses explications. Bizarrement, il était plutôt maladroit lorsqu'il s'agissait de soutenir mentalement une personne. Manque d'habitude, en général les personnes réagissaient assez vite. Mais pas Nébiros. On aurait dit un enfant qui avait beaucoup de chose à apprendre.
« Nébirrros… pas… sa… savoir… »

Zeviehl eut une douleur qu'il ne pensait plus réavoir de sitôt. Il posa une main sur son crâne en ébullition, jurant quelque chose dans son coin. Ils étaient deux désormais à ne plus savoir quoi faire. Un vampire et un démon prient en tenaille par des maux de crânes (ils vaincront !) et ils restaient figés dans le décors qui s'assombrissait de minute en minute.
Une ville très calme ce soir, en Reilor. Ou alors la rue n'était pas fréquentée de nuit. Tant mieux. C'était déjà assez compliqué avec le démon, il ne fallait pas en rajouter dans tout les sens.
« Né… Nébiros librrre. Nébi… choisi?... »

Zeviehl ouvrit les yeux et serra un poing de victoire.
[color=orange]- Mais oui voilà ! C'était ce que je voulais dire, vraiment ! Oublie mes phrases compliqué et retient au moins ça : Librrrre égale choisirrrr.[/orange]

Le vampire articula correctement les trois derniers mots, afin que Nébiros le comprenne. La suite n'allait pas être simple à formuler s'il devait procéder ainsi. Il tenta tout de même sa nouvelle chance :
- Toi, choisirrr... Retrouver ou pas ? Oui. Toi, pas vouloirrr retrouver Maître à Nébiros ? Toi, fairrrre ce que toi vouloir. Toi librrrre, toi assumer choix.

Il regarda l'unique oeil de Nébiros, suspendu à ses lèvres. Il imagina qu'il avait dû le comprendre et espérait du coup avoir bien parlé, bien formulé, pour qu'il sache ce qu'il voulait dire. C'était ça aussi la liberté : Choisir et faire des choix et assumer ses choix. Il avait peur qu'il ne comprenne pas ce dernier point, mais s'il comprenait le reste c'était déjà un très bon début. Un jour, peut-être, Nébiros pourra mieux parler, mieux comprendre ensuite.
« Viehl… choi… choisirr… pour Nébi?... »
- Quoi ? ...

Non ce n'était pas prévu dans le programme ça ! Attendez que quelqu'un fasse...
« Nébi… veut ap… apprre… savoirrr. Viehl maitrre Nébirrros! »
... quelque chose...

Avec de grands yeux, à la fois stupéfaits et perdus, le vampire ne lâcha pas le démon du regard. Il venait de lui demander quoi ? ... De devenir son maître. Zeviehl passa de longues minutes, à son tour perdu et troublé par les évènements, perdant le fil de ses pensées et perdant le fil de la conversation. Il se redressa sur ses jambes et commença à faire les cent pas, techniques approuvées par ceux qui essayaient de réfléchir, ou d'en avoir l'air seulement parce qu'ils étaient complétement paumés.
Zeviehl, maître de Nébiros... C'était à l'encontre de tout ce qu'il venait de lui expliquer. Puis il eut une idée qui le fit s'arrêter et se tourner vers le démon :
- Non. Pas maîtrrre à Nébiros... Moi être ton... -Il hésita et chercha un mot peu compliqué à comprendre- Prrrrofesseur ?

Maître en faite... Zeviehl se tapa le front avec sa paume, se sentant stupide sur le coup et revient dans ses explications.
- Toi vouloirrr moi maîtrrre ? Moi être maîtrrre de toi, mais toi ressster librrre. Toi librre, toi apprrrendre avec moi ou amis de moi.

Zeviehl était de moins en moins sûr que Nébiros sache ses mots. Il espérait de tout coeur qu'il comprenne ce mot "apprendre". C'était la base pour qu'il sache que maître n'était pas forcément synonyme de torture et de servilité mais également, et surtout à la base, synonyme d'enseignant. Comme le maître d'arme, le maître cuisinier, ou encore le maître forgeron.
Zeviehl se remit accroupis en face de Nébiros et tendit légèrement une main, en signe de paix.
- Moi maîtrrre, mais moi maîtrrre ami de Nébiros, pas maîtrrre qui rend Nébiros esclave. Hum ?

Il garda la main tendu, comme un père qui voulait faire traverser la route à son enfant. Comme un ami qui tendait la main pour aider. C'était à peu près tout ce qu'il pouvait faire pour le moment, désarmé et impuissant pour le moment. Zeviehl n'était pas très bon pédagogue, ses amis l'étaient davantage. Il espérait les retrouver et alors peut-être qu'à trois ils enseigneraient ce qu'ils savaient à Nébiros. Mais la question restait la même : c'était un démon, pouvait-il être digne de confiance ? Mais alors posons nous la question en sens inverse : et lui-même, en tant que vampire alors ?
C'était vrai. Donc il ne devait pas trop craindre le petit.
Il ne semblait pas si mauvais que ça. Juste entraîné à tuer... Mais après tout, Zeviehl avait eu un enseignement tout pareil non ? Et pourtant il était humain, à cette époque.
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MessageSujet: Re: Du minet pour souper? (pv Zeviehl Voronwë)   Mer 03 Avr 2013, 06:03

Spoiler:
 

Non attendez... mais qu'es-ce que faisait Zeviehl là ? Pourquoi imitait-il la façon de parler du démon? Se moquait-il de lui? Si Nébiros avait été plus conscient de tout ce qu'un être vivant pouvait faire, uniquement pour rabaisser l'autre, c'était ce qu'il aurait pensé. Mais ce n'était pas le cas. Il le regardait simplement en clignant de l'oeil, en cherchant la raison de ce soudain changement dans ses paroles. Le vampire croyait-il qu'il comprendrait mieux ainsi? Ce devait être cela... mais l'effet était raté. Il le trouvait plutôt ridicule, et avait plus de difficulté à le comprendre. L'animal s'exprimait peut-être mal, mais on n’avait pas besoin de s'y adresser de la même façon. Il comprenait très bien les conversations normales. Ce qu'il ne connaissait pas, le plus souvent, c'était le sens de certains mots, leurs significations. Et ça qu'importe qu'on roule les R ou qu'on les décortique par syllabes... C'était une question d'expérience, tout simplement. Il avait grandit comme étant un vulgaire chien de garde, il lui était donc normal de ne pas connaître les bases de l'existence. Qu'étais-ce vraiment que de prendre ses propres décisions ? Quand à assumé ses choix... la seule chose qu'il arrivait à comprendre à cela, c'était les punitions. Puisque lorsqu'il se montrait désobéissant, qu'il ne remplissait pas bien les ordres, c'était son choix, et la conséquence qui s'en suivait.

Il l'observa faire les cent pas en restant de marbre. Ne bougeant pas d'où il était sans ne dire mot. Que ce passait-il? Avait-il dit quelque chose de trop? Qui avait choqué cet homme? Si c'était le cas, il était prêt à assumer la punition. Oui en quelque sorte, il savait déjà ce que c'était que d'assumer ses choix, il ne savait juste pas que de bonne choses pouvaient en découler. Tout en attendant sagement la suite, le démon se demandait comment il pourrait lui faire part que cette nouvelle manie de parler en attardé ne servait à rien d'autre que de le faire passer pour un fou. Zeviehl n'avait pas à se rabaisser à son niveau de la sorte!! Ah! Si quelqu'un les voyaient en ce moment... on en rirait bien. Ce pauvre bougre au prise avec un démon ne connaissant rien d'autre de la vie que celle d'un esclave, et même, d'un animal. Qui lui demandait de devenir son maître... N'importe qui de malveillant aurait sauté sur l'occasion pour s'en faire son propre chien de garde. Heureusement que le vampire n'était pas si mauvais au fond. Bien que... Que pourrait bien lui apprendre cet homme? Les joies de la bonne chaire? Charmer les dames? Les beuveries dans les tavernes? Qui sait s'il ne surprendrait pas tout le monde en vérité.

Les sourcils de la créature se froncèrent en écoutant l'homme qui avait reprit ses explications. Un prrrrofesseur? Qu'étais-ce donc que cela? Il n'avait jamais entendu se mot. Étais-ce un autre genre de maître ou une façon de dire qu'il allait le vendre? Mais oui... une petite vente d'esclave, ça devait bien se faire encore, à l'abri des regards. Le reste le laissa que plus confus, les questions se bousculant dans sa tête.

« M... Maîtrrre et...librrre? »

Deux mots qui n'allaient pas ensemble. Comment pouvait-on être les deux à la fois? C'était à n'y plus rien comprendre. Nébiros avait été certain que la liberté était impossible avec un maitre. Et ce mot qu'il répéta, qu’étais-ce donc qu'un ami? Ses sourcils étaient toujours froncé, mais cette fois en sens inverse, les pointes au milieu relevé sur son front, et les extrémités vers en bas. Il baissa sa pupille incolore sur cette main qui lui était tendu, sans comprendre ce que son compagnon attendait de lui face à ce geste. Une poignée de main? Cette idée ne traversa même pas son esprit, ne connaissant tout simplement pas cette coutume. A la place, la créature eu la réaction que tout animal aurait eu. Il baissa la tête de soumission et se rapprocha. Sa langue glissa sur cette main, avant d’y frotter son visage crasseux. Sans ne jamais songer un seul instant que cela pourrait dégoûter l’homme. C’était sa façon de démontrer qu’il l’avait bien choisi pour maître, quoi qu’avait voulu dire tout son discours. Il lui était désormais obéissant. Il lui restait maintenant à comprendre tout le reste. Son œil s’était fermé et sa tête était toujours pressée contre cette main tendue, lorsqu’il osa enfin exprimer le sujet qui le troublait le plus.

« Viehl p… pa… parrler… »


Mais encore une fois, c’était si difficile de mettre des mots sur ses pensés. Il secoua la tête tout en soupirant longuement. Il avait l’impression que son crâne allait lui ouvrir. Ce que ça pouvait être désagréable!! Il préférait de loin les blessures physiques. Celle mentale était difficile à ignorer.

« Viehl pas parrler… comme Nébi… Viehl parler Viehl… Viehl vampire, pas animal. Nébirrros pas com… comp… comprendrrre tout… si Viehl p-parrler comme Nébi… »

Le démon empoigna la main du vampire pour la tenir sur sa tête. Il n’avait aucune idée si Zeviehl comprendrait qu’il voulait qu’il recommence à parler normalement et qu’il cesse de faire comme lui.

« Viehl ap… apprrr…prendrre… Nébi. Nébiros ap… apprendrre! M… mais… Nébi mal… mal là… »

Il pressa un peu plus la main sur sa tête après avoir confirmé qu’il voulait apprendre. Il ne comprenait pas tout, mais il apprendrait, ce n’était pas cause perdu! L’enseignement serait probablement fastidieux, mais non pas vain. Il rouvrit son œil incolore en relâchant sa main, et redressa le dos pour se retrouver assit au sol. Il était avide de savoir, même s’il avait mal au crâne. Et la première chose qu’il voulait savoir, était ce mot troublant qu’il ne se souvenait pas n’avoir jamais entendu. Il avait pourtant l’impression de savoir, quelque part au fond de lui, ce que c’était.

« Ami… Quoi êtrrre Ami? Nébi pas savoir… »

Et l’amour? Qu’étais-ce que l’amour? Et les baisers? Et les tendresses? Et toutes ses questions embarrassantes qui viendraient probablement un jour… Zeviehl avait-il idée à quel point les connaissances du démon étaient limité? L’aide de ses amis ne seraient probablement pas de trop, mais eux… Serraient-ils de confiance? Ou bien profiteraient-ils d’avoir un toutou obéissant pour faire tout ce qui leurs passerait par la tête?

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MessageSujet: Re: Du minet pour souper? (pv Zeviehl Voronwë)   Mar 18 Juin 2013, 16:30

Spoiler:
 

Zeviehl était tout de même troublé. Nébiros ne semblait pas comprendre davantage ce qu’il essayait de lui expliquer, même en parlant un peu comme lui. C’était peut-être une erreur ? Il espérait ne pas l’avoir trop vexé. Il garda la main tendue… Ne sachant pas du tout comment il allait réagir. Le vampire attendit, tout simplement, quelque chose. Un petit geste, un petit signe. Il se rendait bien compte que tout ce qu’il avait dit, toutes ses paroles, ne mèneraient pas très loin sur le chemin de la compréhension. Mais une chose était dure : En établissant un tel contact, il avait changé quelque chose en Nébiros.
Il n’était plus du tout pareille à tout à l’heure, un animal féroce. Il avait des étincelles dans le regard, de l’intelligence. Ce qui faisait de lui, et ça Zeviehl le savait depuis le début, un être doté de capacité à réfléchir et à agir selon ses propres choix.

Nébiros était plongé dans une réflexion, alors que le vampire tendait toujours la main. Maître… Ce mot était bien trop puissant. Zeviehl ne serait pas vraiment son maître car il fallait avoir beaucoup d’expérience pour se proclamer maître de quelque chose. Il lui avait parlé d’être son professeur, pour le guider vers ce chemin de liberté. Mais il serait plus vraisemblablement un ami. Ce mot était également très fort, mais après tout, le vampire lui donnait sa confiance. Pas complètement car les amitiés se façonnent en plusieurs années, mais Nébiros avait déjà prouvé qu’il était digne. Alors au fond… Pourquoi ne pas tenter sa chance ?

Il lui lécha un peu la main pour ensuite y mettre son crâne, comme un chien fidèle. Le vampire sourit, touché par cette attention. Il semblait lui aussi lui donner sa confiance. En espérant qu’aucun des deux se trompent sur l’autre… C’était un peu compliqué au vue de leurs… conditions. Un démon et un vampire qui s’entendent… On aura tous vue, mais c’était plutôt bon, non ?
« Viehl p… pa… parrler… -Zeviehl écouta attentivement, fronçant les sourcils d’un air de concentration- Viehl pas parrler… comme Nébi… Viehl parler Viehl… Viehl vampire, pas animal. Nébirrros pas com… comp… comprendrrre tout… si Viehl p-parrler comme Nébi… »

- Oh… Je pensais que cela pouvait t’aider à mieux me comprendre. Désolé, s’excusa-t-il, un sourire un peu bête aux lèvres, gêné. Il prit un air surprit lorsque le démon prit sa main et la posa sur ses cheveux en bataille… Il leva désormais un sourcil interrogateur.
« Viehl ap… apprrr…prendrre… Nébi. Nébiros ap… apprendrre! M… mais… Nébi mal… mal là… »

Mal à … ? Zeviehl réfléchit. Puis il saisit que le démon n’avait peut-être pas l’habitude qu’on lui parle avec autant de tact et avec des mots compliqués. En tant qu’esclave, on devait lui parler avec violence et avec des ordres simples… Pauvre petit.
- Tu as mal à la tête, sourit-il, riant un peu. Je suis vraiment désolé, Nébiros.

Il ne savait pas s’il comprendrait le sens de ce mot, mais il était réellement navré et il devait présenter ses excuses. Une politesse parmi tant d’autres, un réflexe naturel à force. Il s’assit à côté de Nébiros et le regarda dans l’œil. Il lui posait là une question bien difficile. Zeviehl avait lui-même dû mal à savoir exactement toutes les trames, les différences de ce terme qu’est « amitié ». Il avait été trahi par une personne qu’il avait appelée ami un jour… Il prit le temps de réfléchir longuement. Avant de répondre à ce petit qui attendait qu’on lui explique comme un enfant qui apprenait. Car Nébiros voulait apprendre… Zeviehl lui avait dit qu’il l’aiderait, qu’il serait son « professeur ». Tout ceci était fou, vraiment. Depuis quand un homme tel que lui avait quelque chose à enseigner ? En tout cas, puisque le destin, joueur, en avait décidé ainsi, il acceptait avec bonne humeur ce sort. Bonne humeur, et sourire, comme toujours. Nébiros ne semblait pas être un démon comme les autres… Pourvue qu’il ne se trompe pas. Les apparences peuvent l’être… Trompeuses.
- Qu’est-ce qu’un ami ?... C’est une personne avec qui tu t’entends si bien qu’il aurait pu être ton frère. Tu places une grande confiance en lui, et inversement. C’est une personne qui t’écoute, qui ne t’abandonne jamais, et il sait également que tu ferais pareille pour lui. C’est un frère d’arme, un coéquipier… -Le vampire se perdit un peu dans ses explications- C’est très difficile à expliquer l’amitié… C’est une forme d’amour en quelque sorte… Mais je soupçonne que tu ne saches pas vraiment ce qu’est l’amour, hmmm ? -Zeviehl lui prit la main, sans être brusque, pour ne pas lui faire peur- Tu vois ? Je te fais confiance, ainsi je peux te serrer la main en signe d’amitié. Avec le temps, tu pourras mieux comprendre et nous pourrons faire équipe, qui sait.

Il finit avec un sourire… Celui d’un homme qui avait eu plus d’ennemis que d’amis. Alors se faire un ami était un fait rarissime et unique.
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MessageSujet: Re: Du minet pour souper? (pv Zeviehl Voronwë)   Ven 21 Juin 2013, 06:18

Spoiler:
 

Cette rencontre était un tournant important dans la vie de Nébiros. Si le vampire n'aurait pas prit la peine de lui expliquer tout cela, de lui parler, le démon n'aurait jamais compris qu'il était libre. Il aurait poursuivi les recherches de son maître disparu. Aussi extraordinaire que cela pouvait sembler, Zeviehl avait bel et bien changé quelque chose en lui. Le choix. Ses propres décisions. La créature n'aurait plus peur d'en prendre. Et que l'un soit vampire et l'autre démon, ça ne changeait rien pour Nébiros. Il n'était pas affecté par la culture générale, aucunement influencé par les ouï-dire. Il aimait, il n’aimait pas, et ce que les autres en pensaient n'avait aucune importance.

Toutes ses réflexions qu'il se faisait, toutes ses choses qu'il essayait de comprendre et de faire comprendre. Nébiros fût soulagé que son nouvel ami comprenne ce qu'il essayait de lui dire. Il n'eu pas conscience de l'embarras qu'il causa à l'homme en lui faisant remarquer sa façon de parler. Il était inutile d'être gêné avec lui, puisque cette notion d'humiliation lui était totalement inconnue. Aussi, Nébiros observa simplement ce sourire avec intrigue. Voilà une chose qu'il n'avait jamais eu l'occasion de voir. Oh il avait bien vu des sourires diabolique, mesquin, cruel... Mais de vrai beau sourire comme Zeviehl faisait si aisément? Jamais. Et puis se rire qu'il entendit... Son œil observa son expression tout en l'écoutant.

« T... T-tête... »

D'un hochement de tête, il approuva. Oui c'était bien cela, il avait mal à la tête! Et lui qui avait cru qu'il y aurait une façon plus complexe de dire cela. C'était qu'il avait peu l'habitude des migraines causées par trop de concentration. Habituellement c'était dû par des coups sur la tête. Les conversations lui étaient peu coutumières. Dans le temps, on s'était contenté de lui donner des ordres. Quand aux excuses… C’était la première fois qu’il en entendait, et il n’en compris pas le sens. Qu’étais-ce que d’être désolé? Heureusement pour Zeviehl, le démon ne chercha pas à en comprendre plus que cela. Son mal de crâne était bien suffisamment accablant ainsi. Toutes ses nouvelles choses qu’il lui faisait découvrir… Il avait soiffe de connaissance, mais comme toute personne, il avait son quota. Et tout cela le saturait amplement pour cette nuit là.

Tous deux assient à même le sol, Nébiros prodigua un dernier effort intellectuel pour suivre ce qui lui était expliqué. L’amitié, un concept étranger et bien difficile à concevoir pour lui. Il écoutait son compagnon avec étonnement en analysant tous ses mots, certains lui étant inconnu, il arrivait à comprendre en partie ce qui était dit grâce au sens des phrases. Il ne cacha pas ne pas savoir ce qu’était que l’amour même. Le démon secoua négativement la tête d’un air désemparé. Tout ça, tout ce qu’il disait, c’était vrai? Comment étais-ce possible? Ça semblait être si beau l’amitié. Totalement à l’opposé de tous ce qu’il avait vécus. Il ne savait pas ce que c’était que l’amour, mais ça aussi, ce devait être quelque chose de merveilleux. Il baissa son regard sur la main du vampire qui prit la sienne, aucunement craintif de ce geste. Il ressentait bien des choses mélangées en lui dont il ne savait mettre de mot dessus. Des sensations qu’il n’avait jamais eu du plus loin qu’il se rappelait. Il était chamboulé. Complètement. Et ne savait plus quoi en dire. Il le sentait au plus profond de lui que cette amitié que lui offrait cet homme, était quelque chose de précieux. Extrêmement précieux.

« Viehl ami Nébiros. »

Son œil embrumé de tout ce sentiment de reconnaissance, bouleversé et accablé par ce qu’il découvrait, se reporta dans ce regard emplis de sincérité du vampire. Sa main resserra la sienne, en y portant une attention particulière pour ne pas le griffer par accident. Ce contact, bien que troublant puisque ça ne lui causait aucune douleur, lui plaisait énormément. C’était… réconfortant. Il avait l’impression de ne plus être seul.

« Nébiros ja… jamais ami. Viehl prrr… prremier ami Nébiros. » En plus de son regard, même sa voix exprimait toute cette explosion en lui. Légèrement tremblante de ses émotions. « Nébiros prrotéger Viehl!! »

Zeviehl n’avait pas à s’en faire, il venait d’offrir sa confiance à un être digne de l’avoir. Il n’y avait pas plus fidèle que Nébiros, et jamais il ne le trahirait. C’était une amitié pour la vie qui venait de ce créé. Un sourire aurait probablement été de mise avec de telles paroles, mais le démon était incapable d’en faire. Ou du moins, il n’en avait pas l’habitude. Mais il se souvenait très bien de ceux fait par Zeviehl il y avait à peine quelques minutes, et même encore il lui en faisait un! Alors de sa main libre, il leva ses doigts crasseux et imprégnés d’odeur de poisson, pour aller toucher les lèvres du vampire. Sans songer un seul instant que sa malpropreté pourrait être repoussante, puisque c’était encore là, quelque chose qu’il ne connaissait pas. Il posa son pouce et son index de chaque côté, et lui étira un peu plus les lèvres pour reproduire exagérément ce sourire qu’il aimait voir. Il inclina la tête sur le côté en l’observant.

« Lè… lèvre Viehl… s’é-étirre. Nébiros aime voir lèvrre é-étiré! Et b-bruit fait Viehl aussi quand lèvre étire! Beau! »

Il ne savait trop comment cela s’appelait, que de sourire et de rire, mais il aimait cela. C’était bien plus agréable que tous ces rictus de cruauté dont il avait l’habitude! Il laissa retomber sa main au sol. Et regarda de nouveau celle de Zeviehl dans la sienne. Il aimait la sentir. Tout ce réconfort dont il en ressentait! Jamais on ne l’avait touché de façon aussi douce. Il avait envie de plus! Beaucoup plus! Inconsciemment, il voulait qu’on le serre dans ses bras, se blottir et avoir un simple câlin. Mais comment savoir ce que l’on désirait lorsque l’on ne savait même pas que cela existait?

« Nébiros pas tout co…comp..p-prrendre… Lib… Librre… Choix Nébi… et ami. Mais Nébi apprendre!! Nébi ré… ré… fff… l… réfléchir! Et ob… obserrrver! »

Et même si tout ce que ce vampire venait de lui apprendre le plongeait dans une profonde confusion, ce n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd!! Le démon allait y repenser à tout cela. Il allait y réfléchir et analyser. Il allait observer les autres, lui-même, et Zeviehl. Il avait la volonté pour parvenir à tout comprendre.

« Mais Nébiros… é… ép-puisé… veut plus app… apprendre ce soirrr. »

Ça irait toute fois au lendemain pour faire ses propres analyses. Pour cette nuit, il ne serait plus capable d’en prendre. Et pour appuyé ses dires, et répondre à cette étrange envie qu’il avait, dont il n’avait pas conscience, Nébiros se coucha sur la pierre, et sa tête reposa sur les cuisses de Zeviehl. Ne semblant pas pour le moins du monde, gêné de s’installer ainsi. Il en avait envie, il le faisait. Ne pouvait-il pas faire ses propres choix? C’était ce qu’il faisait! Monsieur Grifou allait peut-être être jaloux de le voir ainsi prendre ses aises.
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Du minet pour souper? (pv Zeviehl Voronwë)

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