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"Homme libre, toujours tu chériras la mer !"
"La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent."
"La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit."
"Il est des moments où les rêves les plus fous semblent réalisables à condition d'oser les tenter."
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 En route pour une nouvelle vie ! (Aelix)

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MessageSujet: En route pour une nouvelle vie ! (Aelix)   Lun 20 Fév 2012, 01:53

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Dernière édition par Jordane Livingston le Lun 28 Jan 2013, 08:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle vie ! (Aelix)   Sam 25 Fév 2012, 18:16

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Le soleil se levait. Ses rayons brulants ne tranchaient pas encore le ciel nocturne, mais déjà les étoiles commençaient à s’éclipser, petit à petit. L’horizon, loin au-delà des collines, au-dessus de la ligne bleue-noire de la mer, se parait de vert et de blanc, prémices de l’aube. C’était magnifique, et c’était précisément la raison de ma présence en ce lieu à cet instant précis. J’avais passé la nuit là, allongée dans l’herbe haute, qui de ma vue au ras du sol semblait caresser les étoiles, occupée à digérer. Pas de musique pour moi ce soir, j’avais laissé la taverne aux bons soins de mon associé. Après tout, il fallait laisser à la nourriture le temps de se ressourcer.
La vie au côté des humains était plutôt agréable, en réalité. Surtout depuis que j’avais hérité de ce corps. Personne pour me lyncher, pour hurler ou s’évanouir à ma vue, et je dois avouer que j’étais plutôt fière de mon image. En résumé, j’avais une vie assez heureuse.

Je me relevais, étendant mes membres engourdis par une longue nuit d’immobilité, et sorti une petite flûte de mon sac. J’avais simplement envie de jouer pour moi, sans aspirer de force vitale, sans avoir à me retenir. Je pris une grande inspiration, savourant déjà le déluge de notes qui allait suivre, quand j’avisais soudain un spectacle particulier. Là-bas, à une centaine de mètres devant moi, un peu plus haut sur la colline, une silhouette s’avançait d’un pas chancelant, presque douloureux. Intriguée par cette vision inattendue, je restais sans bouger quelques instants, la flute brandie devant mon visage, retenant toujours mon souffle, pendant que la silhouette poursuivait son chemin d’une démarche d’automate. De ce que je pouvais en voir dans cette semi obscurité, il s’agissait d’une jeune fille, dont les longs cheveux noirs battaient la brume du petit matin. Elle descendait vers la ville, dont les vapeurs et fumées coloraient étrangement le ciel palissant. Elle franchit la ligne de la colline, et je la perdis de vue. Sans raison particulière, peut-être à cause d’une sorte de réminiscence de mon ancien métier de Passeuse, ou simplement par curiosité, je décidais de la suivre. Je me hâtais pour rattraper mon retard, mais quand j’arrivais en haut de la côte, elle avait disparu. Totalement. Les herbes s’agitaient dans la brise matinale, calmes, me narguant d’un air innocent.

Je sentis monter en moi une légère contrariété qui m’empêcha de faire simplement demi-tour pour me recoucher dans l’herbe. La flûte toujours à la main, je m’avançais sur le sentier. Les cailloux ricochaient sur mes bottes, sans bruit pourtant, car les anciens habitants de la Brume savent se déplacer dans un silence total. Et même si ce n’était ici pas vraiment nécessaire (j’étais armée, à ma façon), c’était une habitude dont j’avais du mal à me défaire. J’avais à peine fait une dizaine de pas quand je l’aperçue. Elle était là, à quelques mètres de moi, étendue sur le bord du chemin, face contre terre.
Sans me presser, je la rejoignis, et m’accroupie à son côté. Tête penchée, je la détaillais un moment. Son visage, bien que détendu par l’inconscience, me semblait triste, douloureux. Ses cheveux étaient un peu emmêlés, comme si elle avait marché toute la nuit à une bonne vitesse. Cette hypothèse fut confortée lorsque j’avisais ses pieds nus couverts de terre et poisseux de sang. J’interrogeais silencieusement (encore heureux) mon estomac mental. D’une certaine façon, il me répondit qu’il n’était pas attiré par cette créature. Pourquoi alors me sentais-je mal à l’idée de l’abandonner là ?
En réalité, je n’avais pas envie d’y penser. Pas envie de réfléchir, pas envie de trouver de réponses. J’étais juste curieuse. La curiosité est le juste refuge des sentiments et des raisons qu’on ne souhaite pas exposer. J’avançais une main vers son visage et tirais une mèche perdue derrière son oreille.


Tu as de la chance, charmante petite chose… j’ai déjà mangé aujourd’hui.

Mais maintenant que je l’avais trouvée, je ne pouvais pas l’abandonner là. J’étais trop curieuse pour la laisser. Déjà, il me fallait trouver un ruisseau pour laver ses blessures. L’eau était relativement pure dans les environs, malgré la proximité de la ville et des pâturages. Je laissais là son bâton et la pris dans mes bras, de façon plus pratique qu’agréable. Elle était remarquablement légère, ce dont je lui fus reconnaissante, n’ayant pas eu récemment à faire usage de mes muscles. Je me souvenais avoir croisé un ruisseau en montant cette pente la veille, et j’en retrouvais le chemin sans grande difficultés, guidée par la musique de l’eau sur les pierres. Ce n’était vraiment pas loin, à peine une vingtaine de mètres, mais quand je posais la jeune fille sur le sol, j’avais déjà des courbatures dans les bras et les épaules.

Je serais toi, je me réveillerais maintenant, petite chose. Ma curiosité à des limites, ma générosité est inexistante et je n’ai aucune patience…

Après tout, qu’est ce qui m’empêchait de la laisser là ? Rien. Je ne pouvais pas, et c’était tout. Pas d’explication. Pas de réponse imposée. Haussant les épaules, je me détournais pour fouiller dans son sac. Elle devait bien avoir une gourde, un récipient quelconque dans lequel je pourrais mettre un peu d’eau pour laver ses blessures. Ensuite, oui, ensuite je partirais.
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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle vie ! (Aelix)   Lun 27 Fév 2012, 17:11

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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle vie ! (Aelix)   Lun 26 Mar 2012, 16:24

Après une bonne minute de fouilles, je mis enfin la main sur une gourde. Elle paraissait encore à moitié pleine, et j’hésitais à la remplir. Peut-être que le contenu suffirait pour l’usage que je voulais en faire. J’allais la sortir du sac lorsque celui-ci retomba, me faisant lâcher la gourde qui roula un peu plus loin. Etonnée, je me redressais sans réelle hâte, simplement curieuse. Je ne bougeais pas quand la jeune fille s’éloigna, ne me relevant complètement que lorsqu’elle perdit l’équilibre. Ses pieds blessés ne semblaient plus pouvoir la porter bien loin. Je me baissais pour ramasser la gourde, puis m’avançais vers elle, tranquillement, espérant juste qu’elle n’allait pas continuer de fuir à genoux ou à quatre pattes. Elle avait l’air si fragile, dans son écrin d’herbes et de terre, et sa supplique avait sur moi le même effet qu’un immense panneau lumineux clignotant avec l’inscription « contrat ». Je fis tournoyer la gourde dans ma main, puis m’accroupi en face de l’inconnu.

On peut au moins dire que tu as un bon instinct de survie, petite chose.

J’aimais bien ce surnom, « petite chose ». Il lui correspondait, à mon avis, parfaitement : une petite créature, jeune et effarouchée, avec quelque chose de fragile, qui m’évoquait un petit chaton abandonné. Mais c’était une humaine, et mon envie de la rassurer s’envola à cette pensée. Les humains étaient des êtres vils, indignes de confiance. Vous les aidez, les soignez, et ils sautent sur la première occasion de vous planter un joli couteau dans le dos. Il était impératif de résister à mon instinct. Une caresse mentale effleura ma conscience, apportant dans un souffle une pensée qui n’était pas la mienne.
* Tous ne sont pas ainsi, tu le sais bien, nous le savons tous les deux. Aide la. S’il te plait. *

Ah. Bien. Au moins, maintenant, je savais pourquoi je n’avais pu m’empêcher de la suivre. Je penchais la tête sur le côté, détaillant le visage de l’humaine, pesant le pour et le contre. Finalement, je lui décochais un nouveau sourire, et lui tendis la gourde.

Je ne t’emmènerais nulle part tant que tes blessures ne seront pas nettoyées. Vous êtes si fragiles, vous autres, que cela pourrait prendre une tournure désagréable si tu ne te soigne pas vite.

Je laissais un petit silence planer, puis me laissais tomber en position assise avant de m’étirer comme un chat. Le soleil et ses chauds rayons s’élevaient dans le ciel, chassant déjà l’aube, brisant l’étalage de couleurs que j’avais admiré plus tôt. La journée s’annonçait belle, chaude. Je reportais pourtant rapidement mon attention sur la jeune fille.

Bien. Maintenant, dis-moi ce que tu fuis. Si tu le désires, je pourrais t’aider. Mais chaque service vient avec un prix, c’est la loi de la vie, tu dois en être consciente.

Je lui souris encore, plus gentiment cette fois. Bien sûr, Ael ne me laisserait jamais l’abandonner ici, sans nourriture (je n’avais compté que trois pains dans son sac, à peine de quoi tenir deux jours dans ces monts), avec juste un peu d’eau et, manifestement, poursuivie. Mais j’entendais bien pouvoir retirer quelque chose de cette affaire.
Je rangeais ma flûte dans mon sac, n'estiment plus devoir m'en servir. L'inconnue ne me semblait pas très dangereuse, pour l'instant du moins, et je ne sentais aucune autre présence dans les montagnes. Il n'y avait que nous, le ruisseau, le ciel et les herbes.

*Pour l'instant*

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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle vie ! (Aelix)   Lun 02 Avr 2012, 16:28

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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle vie ! (Aelix)   Lun 02 Avr 2012, 22:00

Je me passais machinalement une main dans les cheveux, ébouriffant plus encore mes mèches blondes qui prenaient déjà des reflets de miel. Je ressentais une certaine gêne, un brin de malaise. J’avais beau exercer depuis quelques temps une profession exigeant une certaine cohabitation avec les humains, je ne m’en approchais généralement pas. Leurs réactions m’étonnaient toujours. Rien n’était jamais simple avec eux. Pourquoi n’utilisait elle pas l’eau ? Je ne l’avais même pas empoisonnée, et le ruisseau lui permettrait de refaire des réserves. Etait-ce parce que je lui faisais encore peur ? J’avais pourtant rangé ma flûte, et ma position ne me permettait (aux yeux de toute personne normale du moins) pas d’attaque rapide. Alors pourquoi ? Qu’avais-je encore pu faire de travers ? Je soupirais longuement, ignorant l’amusement que je sentais chez Ael. Je n’y comprenais rien.

Il me sembla, à un moment, entendre un bruit curieux, que je ne sus comment interpréter. Trop sourd pour être de l’orage, pas assez pour n’être que mon imagination. Mais il ne se reproduisit pas, et je l’oubliais au moment où la jeune fille repris la parole. Envolées, les intonations craintives, adieu, l’air désespéré. Elle ne parlait plus comme la « petite chose » effondrée et fragile, mais comme quelqu’un de … fort ? Avec une touche de résignation, peut-être, un brin de chagrin, une pincée de naïveté… mais plus confiante, assurée. J’en fus à la fois heureuse et déçue : l’image de petit chaton abandonné s’estompait et l’humaine revenait en courant, avec tout ce qui vient avec : trahison, mesquinerie, méchanceté. Pourtant, quand je fixais le visage de la jeune fille, je fus incapable de retrouver un quelconque signe de ces caractéristiques.

Ainsi donc, elle pensait ne rien pouvoir m’offrir… bien sûr, elle ignorait encore ma nature, ce qui n’était sans doute pas plus mal. Elle aurait sans doute déguerpi bien plus tôt, pieds en sang ou non, si elle avait su. J’allais la démentir lorsqu’elle brandit sa main devant mon visage. J’eu le réflexe de me raidir et de découvrir mes dents de quelques millimètres en esquissant un geste vers mon sac avant de comprendre qu’elle ne m’agressait pas mais au contraire me proposait un prix.
Son anneau. Je ne l’avais pas encore remarqué, mais il était d’une belle facture, ancien comme un lègue de famille peut l’être. Je ne comprenais pas en quoi posséder une telle chose puisse être un danger. Je ne profitais donc pas du silence qui flotta entre nous lorsqu’elle but à sa gourde pour la détromper, sentant que les explications n’allaient pas s’arrêter là. Et en effet, elles continuèrent, tant et si bien que je perdis quelque peu le fil. J’essayais pourtant de me raccrocher au peu que j’avais retenu, pour démêler les fils de ce qui me semblait être une affaire de famille bien complexe. Je profitais donc du silence qui suivit pour exprimer ma pensée, dans l’optique aussi de lui inspirer d’avantage confiance.


J’ignorais que naître femme puisse être si mal vu, et qu’un simple anneau puisse avoir tant de pouvoir. Du moins, entre les mains de simples politiciens.

Bien qu’en réalité, il me semblait me souvenir de l’histoire d’une guerre ayant justement commencé avec un anneau… qui devait gouverner tous les autres, mais avait fini fondu dans sa propre forge. Un échec regrettable, mais dont l’idée démontrait d’une créativité fort intéressante.

Quoi qu’il en soit, pourquoi ne pas avoir simplement laissé ton anneau là-bas ?

Mais elle reprit son explication, m’avouant que cet anneau pourrait causer ma perte, tout comme il allait surement causer la sienne. Et qu’elle ne pourrait me protéger. Ma vie… elle s’inquiétait pour ma vie. Je suppose que si j’avais eu un tempérament un tant soit peu plus humain, j’aurais éclaté de rire à ses paroles. Mais je ne fis qu’esquisser une moue dubitative, agitant les doigts devant mon visage.

Je ne doute pas qu’en l’état, tu ne puisses guère te défendre. A vrai dire, tu ferais même une proie de choix, si je puis me permettre. Dans ces collines, ton espérance de vie serait assez limitée, poursuivants ou non. Mais contrairement à ce que tu sembles penser, je suis tout à fait en mesure de me défendre. De nous défendre, si tu le veux.

Un rictus m’échappa, plus carnassier que bien attentionné. Il me sembla même, un instant, y sentir plus de dents que dans les sourires d’Ael. Je cachais donc rapidement ma bouche de ma main, et me relevais pour aller chercher le sac de la jeune fille, tout en en profitant pour tester la pointe de mes dents du bout des doigts. Depuis quand étaient elles aussi pointues ? Mais cela ne dura pas, et quand je revins devant elle, elles avaient retrouvé leur aspect normal.

En réalité, je ne parlais pas de ce type de prix. Je ne saurais que faire de ton anneaux, je n’ai pas besoin d’argent. En fait, je pensais d’avantage à un service, une dette que je viendrais prendre lorsque le besoin s’en fera sentir. En échange, je t’accompagnerais à Reilor, et (je me sentais une étrange bonté d’âme que j’imputais immédiatement à Ael, mais que je ne pus réfréner) je te laisserais même rester un ou deux jours chez moi, le temps que tu trouves de quoi… subvenir à tes besoins.

Je désignais sa gourde, puis le ruisseau qu’on devinait entre les herbes hautes.

Tu peux marcher jusqu’à là-bas ? Je te ferais ensuite un pansement, un peu sommaire, j’ai peur de ne pouvoir faire mieux, je suis musicien, pas guérisseur, mais qui te permettra d’avancer sans trop de douleur.

Il n’était pas dans mes habitudes d’aider ainsi les âmes abandonnées, mais je subissais deux influences qui me forçaient à agir ainsi. L’une, bienveillante, était évidemment celle d’Aelix, encore imbibé de cet « humanisme » dégoulinant qui me mettait les nerfs en pelote. L’autre, que j’avais moins de réticences à suivre, était plus sombre, presque… démoniaque. Je flairais, comme on respire un parfum, un certain potentiel venant de cette créature. Comme l’ombre d’un démon en devenir. Mais c’était impossible, elle était si frêle, si … naïve. Trop pure, peut-être, mais le mensonge avait déjà délicieusement corrompu son âme.
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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle vie ! (Aelix)   Lun 09 Avr 2012, 21:21

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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle vie ! (Aelix)   Lun 16 Avr 2012, 17:58

J'hésitais à soutenir la jeune femme jusqu'au ruisseau. Mais je ne le fis pas : à vrai dire, je pensais l'avoir déjà suffisamment aidée pour le moment. Le plus important était pour l'heure qu'elle atteigne l'eau. Qu'elle y aille en rampant ou en volant n'avait après tout que peu d'importance. Je haussais pourtant les sourcils lorsqu'elle plongea sans broncher ses pieds sanglants dans l'eau glacée. Ça devait piquer. Elle resta ainsi, laissant l’eau nettoyer ses plaies, et je m’assis à mon tour sur une grosse pierre, profitant de la fraicheur tout en restant à distance respectable. Je n’avais toujours pas confiance en l’eau, même si elle était claire. Et tentante.
Pourtant l’onde parut procurer quelques forces à la jeune femme, car ce fut avec, il me sembla, plus d’assurance qu’elle me traita plus ou moins d’incapable. J’inspirais à fond, puis, quand je fus certaine que ma voix transformerait mon début d’énervement en demi-amusement, je lui répondis :


Qui te dit que je ne suis pas armée ?

Je tapotais doucement ma sacoche, avec une moue un brin sadique (je ne pouvais pas non plus ne faire que sourire, ça aurait nuit à mon côté démoniaquement classe).

Je pourrais facilement venir à bout d’une petite armée. J’espère ne pas avoir à en arriver là, mais ça ne serait pas la première fois.

Bon, ce n’était pas exactement vrai. Bien sûr, mon don me permettait de dévorer la force des gens, mais déjà, d’une part, je n’avais pas suffisamment faim pour m’occuper d’une armée entière, fusse-t-elle petite, et mon action supposait un silence quasi parfait et une bonne acoustique. La flûte, je l’avais remarqué à plusieurs reprises, était bien plus meurtrière que le piano. Etait-ce dû au fait qu’elle avait déjà appartenu à un démon ? Mystère, mais c’était une arme et un divertissement formidable. J’enchainais avec un sourire franchement diabolique. Oh, je n’avais que faire des petites corvées, je pouvais toujours engager quelqu’un pour cela. Ce n’était pas ce que j’attendais d’elle, mais elle avait tout le temps pour le découvrir.

Bah, ne t’inquiète pas trop pour ça. Je ne te demanderais rien de ce genre, saches simplement que tu n’y perdras rien, loin de là.

Mais quelque chose m’intriguait dans sa façon de parler, dans son air fier quand elle parla de se battre, de se déplacer furtivement, de chasser. Ce n’étaient généralement pas des qualités que des filles de bonne famille mettaient en avant - c’est d’ailleurs cette soumission partielle qui me faisait les mépriser. Non, elle parlait comme un jeune homme avide de faire ses preuves.
Détournant enfin mes yeux de son visage, j’ouvris ma sacoche et entrepris de fouiller dedans. Mais alors que je mettais enfin la patte sur un morceau de tissus avec lequel je pourrais confectionner des bandages de fortune, sa nouvelle question me fit relever la tête. Je ne m’attendais pas à cette question, mais, à vrai dire, je ne m’attendais pas à autre chose non plus. Mais, dans quel monde croyait-elle vivre ? Comment pouvait-elle ignorer autant de choses, sans avoir non plus l’air totalement inculte ? Ça me dépassait.


Bien sûr, j’y crois. Comment ne pas le faire ? Les nains, les lycans, les vampires, les elfes et les anges existent, aussi surement que toi et moi. En quoi seraient-ils moins réels que vous ? Tu n’en as jamais vu ? Tous ne sont pas dangereux, tu sais. Mais tu as raison, les humains ne sont pas les plus tendres. J’aurais même tendance à penser que ce sont les pires.

Je sortis la pièce de tissus, une sorte de châle d’un brun clair et chaud, que je m’empressais de déchirer en larges bandes. La voix de la jeune femme était agréable, douce, et je réalisais avec un peu de retard que j’avais moins de mal que par le passé à faire la conversation aux humains.

Mon nom ? Eh bien… C’est Aelix. Mais tu peux m’appeler Ael. Et toi, comment dois je t’appeler ?

Tout en parlant, je m’étais rapprochée d’elle et avais commencé à m’occuper de ses blessures.
Après avoir ôté les quelques cailloux et échardes qui restaient incrustés dans la peau, et nettoyé rapidement les plaies, j’enroulais les bandes de manière à ce qu’elle puisse marcher sans trop de mal, puis je fis de même avec le deuxième pied.
J’avais presque terminé lorsqu’un bruit me fit relever la tête. Je sentis mes oreilles bouger imperceptiblement, cherchant l’origine du son. C’était lointain, diffus, mais il me semblait reconnaitre des pas, nombreux, sur le chemin. Je les situais à plusieurs minutes de nous, loin vers l’ouest, près de la forêt. Ce n’était peut-être rien. Et c’était peut-être tout. J’achevais mon travail en vitesse, et me remis debout.


Bien, je suggère que nous y allions, si vraiment tu es poursuivie, autant mettre un maximum de distance entre toi et eux, tu ne crois pas ? Et puis, en ville, on pourra soigner plus efficacement tes pieds.

Je pris son sac, ainsi que le mien, et regrettais d'avoir laissé son bâton sur le bord du chemin. Elle en aurait bien eu besoin pour avancer. Par précaution, je sorti à moitié ma flûte, de sorte à n'avoir que le rabat à pousser en cas de besoin.
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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle vie ! (Aelix)   Sam 21 Avr 2012, 02:13

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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle vie ! (Aelix)   Dim 29 Avr 2012, 17:36

Je fus prise d'un doute soudain sur la capacité de la jeune fille à me suivre sur la route vers la ville. Elle était vraiment exténuée, et le léger et court somme durant lequel je l'avais ramassée n'avait manifestement pas suffit à recharger ses batteries. C'que c'était faible, un humain. Je me demandais sérieusement comment ils avaient pu faire pour survivre aussi longtemps. L'instinct du groupe, peut-être. Incapables de se défendre et de se débrouiller par eux même, la multitude restait leur refuge, au détriment de leurs libertés et de leur personnalité. Pathétique.
Mais lorsqu'elle se raccrocha à moi, je ne fis durer le contact que le temps de rétablir son équilibre. Son commentaire, sans réellement me blesser (la bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe, et même si je ne pas exactement blanche, disons que je suis suffisamment pâle pour que l'expression puisse s'appliquer à moi), m'avait tout de même un peu irritée.


Allons, allons, qui essaye de séduire qui, déjà ? Mais ne t'inquiète pas, je ne tenterais rien. Les humaines ne m’intéressent pas.

Et toc. Dans les dents. Aelix me suffit. De toute façon, on n’a que deux places.
Je la soutins tout de même en marchant, la ramasser nous aurait fait perdre trop de temps, et je sentais, par une légère accélération du battement de la terre, que les Autres approchaient. Et je n'avais vraiment aucune envie de découvrir si c'était d'innocents voyageurs ou.... autre chose.
Nous repassâmes devant l'endroit où je l'avais trouvée étendue et je la laissais le temps de prendre son bâton, qui par chance ne s'était pas enfuit en courant, que je lui tendis ensuite.


Tiens, ça devrait aider.

Je jetais un regard pensif vers la forêt, inquiète malgré tout. Je ne tenais pas à me retrouver dans un affrontement quelconque. Mais il n'y avait rien.

Bien, je pense qu'on peut vraiment y aller maintenant.

Tout en descendant la pente douce de la colline, je repensais à ses explications sur ce qu'elle appelait les Contes. Malformations, histoires, rumeurs, mais qu'avaient donc les humains à vouloir sans cesse rationaliser la Vie ?

Croire ou non en la magie est ton choix. Mais quand tu seras à Reilor, car c'est là que conduit cette route, là que j'habite et là que je te mène, ne t'étonnes pas de voir des choses que tu penses impossibles. J'ignore où et comment tu as vécu, mais les choses du mondes réel sont Différentes. Il ne sert à rien de chercher la logique et la rationalité là où il n'y en a pas. Ou pas celle que tu veux trouver.

Emportée par mon élan, j'avais manqué de dévoiler le fond de mes pensées à la jeune humaine. La flamme de haine amère qui s'était allumée dans mes yeux s'éteignit, et je tournais la tête vers elle avec une mine penaude confectionnée en toute hâte.

Excuse mes paroles, je me suis un peu laissée allée. Les Hommes ne sont pas toujours bons, et je n'ai pas du tomber sur les plus gentils.

J'avais en même temps furieusement envie de lui décrire la beauté du vol des anges, les facéties des lutins et les merveilleux sourires des fées. J'avais envie de parler de ce monde que j'avais péniblement appris à connaitre, ce monde qu’elle ne connaissait pas, ce monde qu’elle allait bien devoir découvrir à son tour. Et cette frustration difficilement contenue faisait vibrer mes tympans comme sous le flot d'une terrible migraine. Je me massais donc les tempes en essayant de la faire partir, sans grand succès.
Portée par le courant, venue du fin fond de mon être, une voix résonna dans mon esprit, accentuant mon malaise.


*Sith, je me disais... Elle n'a pas l'air d'être suffisamment ouverte d'esprit pour Voir l'évidence, même lorsqu'elle est sous son nez.*

*J'te le fais pas dire. C'que ça m'énerve !*

*Je peux comprendre. Mais réfléchis : elle ne te verra jamais comme un démon. Jamais comme une femme non plus. Pour elle, tu es moi. Tu es humaine.*

*Tu veux dire...*

*Oui, Sith. C'est peut être une chance réelle d'être humaine pour quelqu'un. Normale, amie, cette chance que tu as toujours voulu avoir. Et si elle se doute de quelque chose, tu n'auras qu'à lui dire que tu es un peu sorcier.*

Je méditais sur cette possibilité, continuant d’avancer à un rythme régulier sans être trop rapide. J’avais inconsciemment sorti ma flûte de mon sac, et je la faisais tourner entre mes doigts. Nous venions de finir de gravir une dernière colline, et la ville s’étendait au fond de la vallée, devant nous, s’étirant comme un chat paresseux jusqu’à la baie où scintillait la mer, portant sur ses vagues les voiliers et les bateaux de pêche à peine visibles à cette distance. Il nous faudrait encore marcher une bonne demi-heure, peut-être un peu plus, avant d’atteindre les premières banlieues.
Cette vision me ramena à des considérations plus terre à terre, et je songeais brusquement que la jeune fille devait probablement avoir faim. Peut être même que c'était l'origine du bruit étrange qui c'était produit par deux fois. Je plongeais ma main libre dans mon sac pour en ressortir une pomme et une petite brioche ronde et dorée, que j'avais emporté en cas de creux. Je tendis le tout à Jordane, tout en continuant de marcher.


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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle vie ! (Aelix)   Lun 21 Mai 2012, 21:19

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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle vie ! (Aelix)   Lun 28 Mai 2012, 15:59

L’humaine claudiquait à mon côté. Je ne pouvais rien faire de plus pour l’aider, à part peut-être la porter, mais je ne m’abaisserais à cette solution que si elle venait à tomber de nouveau inconsciente. Eventuellement. Et encore. Cela dépendrait de mon humeur du moment.
Je lui jetais de temps à autre un regard mi alarmé mi exaspéré. Mes tentatives pour maintenir la conversation semblèrent glisser sur elle comme sur une toile cirée, et cela me vexa un peu, mais je haussais les épaules et décidais de garder le silence, simplement. Si elle ne voulait pas m’écouter, et bien soit, tant pis.
Même la brioche eu un effet inattendu. Je n’avais jamais vu personne pleurer devant la nourriture, mis à part peut-être ces rares fois où ladite nourriture s’avérait être un être cher à leurs yeux. Or j’étais presque sure que la brioche ne faisait pas partie de la famille de la jeune fille. J’hésitais à reprendre la brioche, histoire d’éviter une crise de larmes, mais décidais finalement d’insister : si elle ne mangeait pas maintenant, elle allait surement s’effondrer. Et je n’avais pas envie de la porter maintenant, même si Ael ne me pardonnerait surement pas de l’abandonner là. Je me demandais si ce n’était pas lui, plutôt, qui avait besoin d’une amie plus humaine : qu’importe, j’étais prête à lui accorder ce petit caprice, je lui avais déjà trop pris.


« Je… Je… Je ne peux accepter… j’ai normalement des vivres dans mon sac »

*Oh. Il est donc question de fierté. Qu’importe, mange donc, l’orgueil ne sauvera pas ton estomac.*

Elle la prit finalement, croqua timidement sa peau dorée, et mâcha, désespérément lentement, presque douloureusement. Mais avec quoi avait-elle été nourrie ? De la compote ? Sa mâchoire semblait faible, mais pas ses dents, et au vu de son état physique, je me demandais depuis combien de temps elle n’avait pas mangé.

Si tu avais des vivres, tu aurais pu les consommer avant de tomber d’inanition, au moins, soupirais-je sans vraiment attendre de réponse.

Je continuais d’avancer, la laissant manger en paix, et regardais les herbes hautes s’agiter sur le sentier. Ce ne fut que quelques minutes plus tard que je m’aperçus que je marchais seule. Je me retournais, étonnée, et fixait la jeune fille, qui était assise paisiblement au milieu du sentier.

*Qu’est-ce qu’elle me pond, encore ?*

J’attendis quelques secondes, espérant qu’elle pourrait se relever seule, ce qu’elle fit à mon grand soulagement. Je remarquais avec un léger temps de retard un petit objet rouler au sol. Sa bague ? Mais n’était-elle pas supposée avoir de la valeur pour elle ? Et même de la valeur tout court ? Je n’étais pas réellement pingre, mais tout de même, jeter ainsi un bijou, c’était… Elle aurait pu le revendre. Mais bon, c’était ses affaires après tout.
Je décidais donc de l’ignorer, mais c’était sans compter sur la pente de la colline qui amena l’objet à rouler jusqu’à cogner contre mes chaussures. Avec une moue septique, je me penchais et le ramassais : si le destin me l’avait amené, c’était surement parce qu’il voulait que j’en fasse quelques chose.
La pâtisserie avait au moins eu pour effet de rendre la parole à la jeune fille. J’espérais qu’elle lui avait aussi rendu ses oreilles, mais c’était apparemment trop demander. Sa manière de penser était toujours autant dénuée de tout sens commun. Les non-humains, créatures du diable ? Déjà, c’était qui, celui-là ? Au vu de mes maigres connaissances des croyances humaines, j’aurais dit un humain très méchant, ou un démon. Voire un humain possédé par un démon. Ou un démon possédé par un humain.
J’hésitais entre éclater de rire et étrangler proprement l’idiote pour abréger nos souffrances respectives.


*Tu es sur de vouloir de ça pour amie, Ael ?*

*…*


J’optais pour le rire.

La femme du diable, sérieusement ? Demandais-je avec un petit rire. Il n’y a vraiment pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. Cesses tes questions idiotes et vient. Nous y sommes presque.

Nous reprîmes donc notre rythme de marche, et une vingtaine de minutes plus tard, les faubourgs s’étendaient devant nous.
Je guidais la jeune fille au travers des rues bondées, songeant que si elle n’avait jamais quitté son petit village, elle devait se sentir sacrément dépaysée. Moi-même, quand j’étais arrivée pour la première fois il y avait de cela bien des années, j’avais été surprise par la densité de ces artères où déambulaient à toute heure de la journée des centaines d’habitants affairés. Les humains dominaient en nombre, mais on pouvait apercevoir dans la foule quelques elfes de passage et même un centaure, plus bas.
En coupant par les ruelles moins empruntées, il nous fut plus facile d’atteindre la ville même. Je jetais un œil à ma compagne, me demandant si elle tiendrait le choc. Elle semblait quelque peu nauséeuse, mais c’était peut-être moi qui me faisais des idées. Ses bandages de fortune s’étaient déchirés, et sa tenue alliée à sa mine ahurie commençait à attirer l’attention. Je me mis donc en quête d’une boutique de vêtement et d’une apothicairerie. J’en avais repéré une, quelques jours plus tôt, pas très loin de ma taverne, et je décidais donc de commencer par là, tout en lâchant de temps à autres des commentaires sur ce que nous voyions, pour renseigner Jordane.
Un chien énorme et agressif nous obligea à un grand détour par le cœur de la ville, et la jeune humaine pu donc admirer les bâtiments principaux pendant que je grommelais dans une barbe que je n’avais pas.
Enfin la boutique fut en vue. Je soupirais de soulagement en voyant qu’elle était bien ouverte, et poussais la porte.


Il y a quelqu’un ?

Il faisait un peu sombre à l’intérieur, et l’air était lourd de senteurs d’herbes médicinales. J’observais les lieux en plissant les yeux, cherchant à discerner leur propriétaire.

Suite à Reilor.
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En route pour une nouvelle vie ! (Aelix)

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