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"Homme libre, toujours tu chériras la mer !"
"La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent."
"La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit."
"Il est des moments où les rêves les plus fous semblent réalisables à condition d'oser les tenter."
"Le voyage est une suite de disparitions irréparables."
"Nous sommes de l'étoffe dont sont faits les rêves, et notre petite vie est entourée de sommeil."
"Dieu nous rêve. S'il s'éveille, nous disparaissons à jamais."
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"Il n’est pas de vent favorable, pour celui qui ne sait pas où il va…"
"Il y a trois sortes d'hommes : les Vivants, les Morts, et ceux qui vont sur la Mer."

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 Au chat en boite (Karot)

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MessageSujet: Au chat en boite (Karot)   Sam 18 Fév 2012, 18:37

La nuit était à peine tombée, mais déjà les clients se pressaient dans la grande salle de la taverne. Les deux serveuses, recrutées récemment, étaient déjà relativement efficaces, et je n’avais encore que peu de travail. A demie camouflée dans la pénombre d’un des coins de la pièce, entre le comptoir et l’escalier, j’observais la scène, me préparant à faire mon apparition. Je savourais déjà l’agitation, la dépense d’énergie que je sentais presque couler de tous ces corps en mouvement, s’élever comme une vapeur, une odeur. J’esquissais un sourire un peu tendu. J’avais faim. Il allait me falloir plus d’énergie. Plus d’agitation.

Avisant une de mes serveuses, je l’appelais d’un geste de la main. Elle se pencha vers moi, prête à recevoir mon ordre, un peu trop empressée, même. Je sentais un parfum différent se dégager d’elle, un désir dirigé d'avantage vers le physique plus qu’engageant de mon corps d’emprunt (que je savais bien mieux mettre à son avantage que son précédent locataire, il fallait bien le dire) que vers sa hâte de m’obéir. Un instant amusée, j’en revins à ma préoccupation de base. Créer du bruit. Je chuchotais à son oreille, m’amusant de son trouble soudain. Je n’avais pas trop de doutes sur la raison de son postulat. A vrai dire, je n’avais de doutes que sur un nombre très réduit de choses, mais là n’est pas la question. A ce rythme, elle ne durerait pas plus longtemps que les précédentes. Je soupirais en la regardant partir, accrochant déjà quelques regards insistants. Ces choses-là se cassaient un peu trop vite à mon gout. Il faudrait que j’y fasse plus attention.

Mon regard se détacha à nouveau de la scène. Malgré toute mon attention, toute ma bonne volonté, je n’arrivais pas à apprécier cette soirée. J’aurais donné n’importe quoi pour être ailleurs, pour courir dans la montagne, savourer la caresse des ombres, comme avant. Mon esprit était perdu, déboussolé. Car la nuit passée, il quelque chose qui n’aurais pas dû être possible s’était produit. J’avais rêvé. Si tant est qu’on peut nommer rêve une visite intégrale de son être entier. Et cela avait ravivé d’anciennes blessures, bien enfouies, bien cachées, qui ne voulaient plus retourner au silence.

Je fus tirée de mes pensées par un sifflement à mon oreille. Un objet solide venait de frôler ma joue, me manquant d’un cheveu. Etait-ce un pichet ? Une bouteille ? Une assiette ? Une tête ? Mystère. Heureusement, le projectile avait également épargné mon piano, auquel j’étais adossée. C’était l’essentiel. Après m’être rassurée sur le sort de mon bel instrument, je reportais mon attention sur ce qu’il se passait dans la salle. Un homme était monté sur une des tables, et repoussait les assauts d’un autre, plus jeune, qui semblait pourtant prendre l’avantage. L’atmosphère était enfin suffisamment agitée. La serveuse était encore au milieu des clients, qui commençaient à se déchainer un peu trop violement. A ce rythme-là, mon mobilier et mon personnel n’allait pas y résister longtemps. Je réalisais trop tard que c’était un prix trop cher à payer pour un peu d’amusement.

Mais je ne savais pas quoi faire. Me battre, et risquer d’abîmer mon beau visage ? Pas question. Commencer à jouer maintenant ? Trop de bruit, ils ne m’entendraient pas, et il fallait un peu de temps pour que la musique fasse effet, d’autant que les tavernes ne se prêtent pas aux grands airs.
C’est alors que j’avisais quelqu’un qui ne semblait pas désirer se mêler à la bagarre. Il aurait pourtant, à mon avis, eu pas mal de chances de s’en tirer honorablement. J’y vis à la fois une occasion de m’amuser, de sauver une partie du personnel et de détacher la serveuse de moi. L’occasion rêvée, en somme. Discrète, je me faufilais à ses côtés.


-Hm, dites-moi. Que diriez-vous d’un repas et d’une chambre gratuite ? Je vous offre le séjour si vous parvenez à calmer ces idiots-là. Et si vous pouviez aussi aider cette charmante damoiselle qui est certainement d’ailleurs la cause de ce raffut, je suis certain qu’elle pourra vous en être… disons, très reconnaissante.

Je tachais de prendre un air sérieux et préoccupé. Ce n’était pas facile, car l’énergie déployée par les hommes commençait à me faire perdre prise. Mon côté démoniaque réclamait de la nourriture, et je dus me faire violence pour ne pas laisser transparaitre mon appétit féroce. Voler la force des clients pouvait être une bonne solution pour sauver les meubles, mais pas pour donner bonne réputation à l’établissement.

-Alors ? En êtes-vous capable ?

Je fixais franchement mon interlocuteur. Il me semblait humain, du moins physiquement parlant. Pas d’oreille pointues, ni d’ailes, ni de queue de poisson, mais ça ne voulait rien dire. Il était étrangement calme comparé aux autres, déjà passablement imbibés. C’était sans doute ça qui m’avait poussé à lui parler.

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MessageSujet: Re: Au chat en boite (Karot)   Mar 21 Fév 2012, 17:31

Petite Halte Dans Une Taverne


Posons le décor pour commencer vous voulez bien ? Il faisait nuit, pas depuis très longtemps hein. Cela devait faire quelques minutes que la nuit était tombée pour vous apporter un peu plus de précision au cas où vous en désireriez. Le jeune homme qu'était Karot n'était revenu que depuis très peu de temps à Reilor, au cas où vous ne le sauriez pas, ce qui serait d'ailleurs parfaitement légitime dans un certain sens, il avait entamé un voyage autour du monde quelques mois auparavant, six pour être exact, et il venait à peine d'en revenir. D'ailleurs, il avait eu le droit à un combat de haut niveau dès son retour avec une Elfe particulière qui portait le nom de Lunielle Elwindor. Maintenant qu'il y repensait, même si il y avait eu un affrontement entre eux, il aimait plutôt bien cette jeune demoiselle qui faisait partie de la race elfique mais passons... Là n'était plus la question étant donné qu'il n'était plus avec elle actuellement. Où se trouvait-il actuellement ? En voilà une bonne question, pour le moment, le jeune Karot était dans une taverne de Reilor. Elles étaient toujours aussi agitées qu'avant ne put s'empêcher de remarquer intérieurement le jeune Lycan avec un petit sourire sur son visage calme. Cette ambiance lui avait quelque peu manqué il devait l'avouer, même si il n'était pas comme tous ses hommes imbibés d'alcool et tout ça, il était même totalement différent.

Aussi, le jeune homme ne fut pas du tout étonné lorsque des projectiles commencèrent à voler de toutes parts, c'était courant dans ce genre d'endroit les bagarres après tout. Vous savez, lorsqu'on picolait un peu trop, on était plus vraiment responsable de nos actes ou on avait en tout cas du mal à les contrôler, surtout lorsqu'on ne tenait pas bien l'alcool ce qui était souvent le cas des personnes dans ce genre de taverne. Ne trouvez-vous pas que cela était quelque peu paradoxal ? Les gens venaient ici, souvent pour boire tout en sachant pertinemment qu'ils ne tenaient pas l'alcool et qu'ils risquaient donc de faire des choses qu'ils pourraient regretter ensuite. C'était plutôt stupide non ? Car, si en ce moment il s'agissait d'une simple bagarre qui allait se régler d'une minute à l'autre par un moyen ou un autre, ce n'était pas toujours le cas. Combien de personnes avaient failli être tué dans une taverne, c'était d'ailleurs ce qu'il risquait de se passer si cela continuait ainsi maintenant que Karot y pensait, mais au pire il agirait. Mais il y avait aussi un nombre de personnes incalculables qui avaient trompé leur bien-aimée dans ce genre d'endroits, pourquoi ? Car ils ne tenaient pas l'alcool et qu'il y avait souvent de très belles filles, soit à la sortie de ces tavernes, soit à l'intérieur même de cette dernière. Inutile de dire qu'il y avait aussi un grand nombre de viols, bref c'était une ambiance festive de base qui pouvait virer au véritable cauchemar, la vie quoi.

Bref, vous vous demandiez pourquoi le jeune homme n'intervenait pas alors qu'il aurait pu arrêter le conflit en moins d'une minute, pour ne pas dire en quelques secondes ? Eh bien, il n'y voyait pas vraiment l'intérêt pour le moment, personne n'était en danger de mort et au pire ils abîmeraient cette belle taverne et auraient à faire au patron alors... A moins que quelqu'un ne lui demande son aide pour résoudre ce petit problème, il ne comptait pas bouger. Il demeurait cependant observateur quant à la situation pour qu'elle ne dégénère pas et qu'il ne se produise pas un drame devant lui. Il ne supportait pas trop de voir des gens mourir devant ses yeux voyez-vous alors... Il préférait intervenir pour séparer deux personnes en plein combat à mort quitte à risquer sa propre vie plutôt que de les voir s'entre-tuer. Mais pour le moment, le jeune Lycan considérait cela comme une simple querelle de taverne qui avait dégénéré en bagarre à cause de l'alcool et peut-être d'une autre raison plus importante d'ailleurs... Enfin, quoi qu'il en soit, n'était-ce pas là un assez bon résumé de la situation actuelle ? Il semblait à Karot que si mais bon, il n'avait ni la science infuse ni la connaissance parfaite des choses alors il ne pouvait pas vraiment savoir en réalité, à part en prenant part au conflit en fin de compte.

C'est alors qu'un homme vint à sa rencontre, il devait sans aucun doute être le propriétaire de la taverne au vu de l'offre qu'il faisait à Karot. Il devait avouer qu'il avait besoin du gîte et du couvert actuellement mais il avait l'argent pour s'offrir une chambre, à manger et tout ce qui lui fallait donc ce n'était pas vraiment chose qui l'intéressait. Non, les deux choses qui firent que l'homme qu'était Karot décida d'accéder à la requête de l'homme qui se trouvait en face de lui étaient les suivantes... Premièrement, c'était un service qu'on lui demandait et de par sa générosité, Karot refusait rarement un service, surtout qu'il ne risquait rien dans cette vulgaire bagarre d'hommes ivres. Deuxièmement, d'après ce que lui avait dit le tavernier, une fille était mélangée à cette histoire ce qui changeait tout d'un coup beaucoup de choses car il risquait de lui arriver quelque chose si il n'intervenait pas au plus vite. L'homme lui demanda si il en était capable, il semblait faussement préoccupé et sérieux mais on pouvait tout de même voir qu'il désirait vraiment que Karot mette fin à tout ce raffut., alors c'était ce qu'il allait faire, surtout pour protéger cette jeune femme qui prenait d'énormes risques sûrement de manière involontaire, ou peut-être volontaire mais quelle importance ? Quoi qu'il en soit le jeune homme le regarda droit dans les yeux avec son sourire habituel.


"Je me nomme Karot Ryuu et puisqu'il faut aider une demoiselle et que vous me demandez un service, je vais accéder à votre requête tout de suite."

Le jeune Karot était assis au moment où l'homme en question était venu lui demander ce service, il se leva alors avec son calme et son sourire habituel et se dirigea vers l'endroit où la bagarre avait lieu, il avançait avec calme comme si la situation était parfaitement normal et son visage innocent ne laissait aucunement présager la force qu'il possédait actuellement. Il ne sortit pas ses deux Katanas qui étaient accrochés à sa ceinture et il finit par arriver au niveau des deux hommes. C'était toujours le plus jeune qui avait l'avantage dans ce combat à mains nues, mais le plus vieux avait fini par sortir un coup, sûrement de rage et avait tenté de mettre un coup de couteau au plus jeune. L'action qui suivit dura le temps d'un éclair. Karot disparut du champ de vision de tous les êtres de la pièce durant un quart de seconde et réapparut au milieu des deux hommes, il désarma le premier d'un simple geste de la main et arrêta le coup de l'autre avec son autre main. Il leur demanda avec gentillesse de se calmer, car il avait toujours son sourire et ce calme sur son visage. Et par preuve de bonne foi, il les lâcha en leur disant que si ils faisaient encore une erreur ils ne seraient pas aussi cléments. Il s'éloigna alors de quelques mètres avant de sentir que les deux se précipitaient vers la demoiselle dont il était question depuis le début, Karot disparut alors à nouveau et réapparut devant la demoiselle. Il bougeait en fait simplement très vite, trop vite pour l'oeil humain non entraîné et seuls les démons, elfes, anges et autres créatures pouvaient le voir. Ils eurent tous les deux le droit à un coup de poing magistral dans le ventre qui eut pour effet de les faire tomber dans les pommes instantanément. Il souriait toujours et semblait toujours aussi calme et il revint alors vers le tavernier avec le corps des deux hommes, la jeune femme l'avait-elle suivi pour le remercier ou quelque chose du genre ? Il n'en savait rien du tout. Quoi qu'il en soit, il regarda à nouveau l'homme dans les yeux avec son sourire.

"Voilà, votre problème est réglé. L'agitation est cependant désormais à son comble, tout le monde est excité par le spectacle qui a eu lieu. Peut-être est-il temps de jouer de votre instrument désormais ?"

[Si quelque chose te gène, MP Wink]
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MessageSujet: Re: Au chat en boite (Karot)   Sam 10 Mar 2012, 16:45

J’adore les présentations. Souvent, mes connaissances n’ont pas le temps d’atteindre ce stade, généralement parce qu’un des deux partis a tenté de tuer l’autre. Cela fait, il faut l’avouer, rarement de bonnes bases pour une entente cordiale. Mais les présentations, elles, souvent, sont de meilleurs augures. Cela signifie qu’on accorde une durée de vie plus longue à l’autre. C’est agréable.
Je ne m’attendais absolument pas à ce que le jeune homme en vienne aux noms aussi rapidement. Je n’avais pas encore pris l’habitude. Avant, dans mon ancienne vie, le premier contact tenait plus du lancer de pierres que de la salutation basique. Aussi ne réagissais je pas immédiatement lorsqu’il se présenta et se leva. Je ne lui donnais pas non plus mon nom, pas immédiatement du moins. Il avait déjà du comprendre ma fonction, c’était l’essentiel, je suppose. Pas la peine de poursuivre, tant d’effusions risquaient de me perturber d’avantage, et j’estimais déjà l’être suffisamment. Je me contentais de pencher la tête sur le côté, petite habitude que j’avais prise à mes amis félins et qui indiquait à qui me connaissait bien que j’étais à la fois amusée et intriguée. Avisant les deux sabres pendant à la ceinture du jeune homme, j’eu un instant peur qu’il ne les dégaine et n’abîme mes clients plus que nécessaire, mais ce ne fut pas le cas. Il prenait la chose avec un calme très appréciable, qui laissait entrevoir que ce n’étais pas la première fois qu’il se chargeait de ce genre de problème. Simplement, les autres clients ne semblaient pas tout à fait prêts à oublier leur désaccord aussi facilement. Je me pris même à espérer un petit spectacle. Mais en réalité, tout se passa très vite. Si vite que tous les clients ou presque ne purent qu’entrapercevoir les mouvements du jeune homme.


*Tssk… *

Il était puissant, plus que je ne l’aurais cru de prime abord. L’affaire fut réglée promptement, en quelques mouvements, sans enchainements inutiles, simplement efficace. Trop, peut-être. Il n’était pas difficile de deviner qu’il était tout sauf un humain ordinaire, et ce genre de puissance, associée à son physique humanoïde, ne laissait que peu de possibilités quant à son espèce. Et les démons, tout comme les lycans, n’étaient pas très appréciés en ville à cette époque. Je laissais un sourire aussi éphémère qu’inhumain étirer mes lèvres. Il était amusant et rassurant de voir que certains n’étaient pas tourmentés par la crainte de s’exposer. En supposant qu’il sache pour le statut assez précaire des lycans en cette ville, bien entendu. Depuis l’évasion aidée par l’un des leurs, et le meurtre sanglant à la prison, très récent celui-là, les gardes avaient un certain problème relationnel avec les représentants de cette espèce fascinante. Et il aurait suffi qu’un seul de mes clients imbibés décide de se plaindre auprès de la garde pour que le jeune homme soit chassé sans autre forme de procès. Le fait que ce soit mon entière faute ne me dérangeait pas réellement, mais je me devais au moins de le prévenir. Peut-être.
Il revint vers moi avec un air calme mais victorieux qui manqua de me faire sourire à nouveau. Il fallait savoir apprécier des joies simples, après tout, même les plus petites victoires. Je trainais négligemment les deux corps inconscients vers un coin relativement tranquille et les laissais là en attendant de décider quoi en faire. Je n’avais rien contre les bagarres de tavernes, intérieurement du moins, et j’adorais l’énergie qui se déployait durant les affrontements, même de si petite envergure. Mais officiellement, la direction de la taverne devait se montrer ferme. Peut-être qu’une double dose de musique lobotomisante servirait de leçon, et leur ferait oublier les actions du jeune homme.
Celui-ci était un bon observateur, à ce qu’il en paraissait, ou du moins assez pour avoir remarqué le piano, pour le moment plongé dans l’ombre, et en avoir déduit ma fonction. J’esquissais un nouveau sourire à ses paroles. Certes, l’incident était clôt, et je sentais l’énergie des clients se dérouler et couler sur ma peau comme une onde tiède et agréable. Mais le moment n’était pas encore venu de jouer, et j’étais curieuse. Aussi répondis-je, avec un petit rire contrastant mon regard froid et sérieux :


Ne soyez pas si prompt à me laisser jouer avec votre esprit. Je jouerais, bien entendu, mais pas tout de suite.
Mon… problème est en effet parfaitement réglé, et je vous en remercie. Le vôtre, en revanche, risque d’être plus compliqué à résoudre.


Je laissais planer un très court silence, avant de changer radicalement de masque et de ton, plaquant un grand sourire et un air joueur sur mon visage, sans attendre de véritable réponse.

Profitez bien de votre repas gratuit. Notre personnel *impossible de me souvenir de son nom. Sarah ? Elwi ? Arian peut être… qu’importe* vous accompagnera à votre chambre.

Finalement, je ne lui dirais pas. Pas tout de suite. Je me sentais d’humeur très changeante, peut-être à cause de la faim, peut-être à cause de mon « rêve », ou peut-être simplement parce que j’avais toujours été ainsi. J’allais me retourner, mais quelque chose me retenais. Je fis un rapide retours mental sur les évènements et fini par mettre le doigt dessus : le nom. J’avais le sien, sans lui avoir donné le mien. J’hésitais encore un quart de seconde, puis lâchais :

Mon nom... Appelez-moi Aelix, si toutefois vous avez motif à le faire. C’est toujours agréable de pouvoir s’adresser à quelqu’un. Vous comptez rester longtemps ici ?

Spoiler:
 


Dernière édition par Aelix Sith le Ven 16 Mar 2012, 14:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Au chat en boite (Karot)   Ven 16 Mar 2012, 14:08

Premier problème, réglé.


Karot avait toujours été très rapide lorsqu'il s'agissait des présentations et tous ceux qui le connaissaient le savaient. Beaucoup lui avaient dit que cela pouvait être dangereux de se présenter ainsi à n'importe qui mais bon... C'était bien parce que les personnes étaient inconnues qu'on se présentait à elle et... Si on ne se présentait pas, comment pouvait-on faire réellement connaissance avec quelqu'un ? Karot avait de toute façon sa propre manière de faire et personne ne pourrait changer cette dernière, il était ainsi et c'était comme ça, il n'y avait rien à en dire de plus, si vous n'êtes pas content... C'est exactement la même chose que si vous l'étiez pour moi. Enfin bref, si il avait sa propre façon de faire, il respectait aussi la façon de faire des autres personnes qui se trouvaient autour de lui ou qu'il venait très simplement de rencontrer. Aussi, lorsque la personne qui était en face de lui et qui lui avait demandé de l'aide ne se présenta même pas à lui, cela ne le dérangea aucunement se disant qu'il saurait le nom de cet homme mystérieux en temps et en heure. Il en savait déjà pas mal sur lui, il était le propriétaire de cet endroit, il était pianiste, pas humain au vu de son odeur et surtout... Il avait besoin de lui alors il n'avait pas vraiment besoin d'en savoir plus pour le moment, chaque chose en son temps comme on disait.

Enfin, quoi qu'il en soit, ce n'était pas trop son genre de se donner en spectacle, il allait juste faire en sorte de régler les choses rapidement pour qu'il n'y ai aucun débordement ni aucune effusion de sang dans cette taverne ce soir. Désolé pour les déçus qui s'attendaient à voir une joute sans merci ou quelque chose du genre mais... De toute façon, même si il n'était pas sérieux, et il ne l'était d'ailleurs pas, les deux hommes alcoolisés qui en étaient venus aux armes étaient à des années lumières de pouvoir lui procurer une quelconque difficulté. Ils étaient même totalement ridicules en terme de puissance, surtout lorsqu'il comparait la leur à celle de la jeune femme qu'était Lunielle Elwindor et qu'il avait affronter amicalement quelques jours plus tôt. Enfin bref, le problème était désormais réglé alors personne n'aurait à se plaindre sans doute, la foule était surexcitée désormais, le tavernier et pianiste qui lui avait demandé son aide avait vu son vœu exaucé, la jeune demoiselle n'était pas blessée et... Ils ne se souviendraient sûrement de rien au réveil étant donné qu'ils étaient complètement bourrés au moment où Karot les avait frappé, et même bien avant d'ailleurs mais bon. Eh bien, on pouvait dire qu'il était bel et bien à Reilor, cela lui avait manqué dans un certain sens, normal n'est-ce pas ?

Alors comme cela le tavernier et pianiste n'allait pas jouer tout de suite ? C'était bien dommage car le jeune homme aurait bien aimé l'entendre mais bon... Il fallait savoir être patient dans la vie et il le savait parfaitement aussi le serait-il parce qu'il le devait et puis... Le plaisir d'entendre n'en sera que plus grand à la fin étant donné qu'il aurait attendu. C'était peut-être une logique bizarre pour vous mais elle était en fait totalement plausible et logique si je pouvais me permettre de dire cela en tout cas. Mais quoi qu'il en soit, quel problème pourrait-il bien avoir ? Il ne comprenait pas vraiment ce que l'homme en face de lui avait voulu dire par cela ? Il n'avait pas voulu lui faire peur ou quelque chose dans le genre, c'était quelque chose de plutôt sérieux au contraire mais le jeune homme ne savait vraiment pas quelle était la signification de cette phrase... Vous me direz, il avait été absent de cette ville et de cette partie du monde pendant de longs mois alors il avait sûrement dû se passer beaucoup de choses entre temps. Peut-être les lycaons étaient-ils désormais interdits dans cette ville ? Enfin, ils n'avaient jamais vraiment été appréciés de toute manière... Enfin, il n'en saurait de toute évidence pas plus puisqu'il semblait que le tavernier voulait laisser du mystère planer autour de cette question, ce n'était pas grave.

Ah, il allait avoir un repas gratuit ? Il avait oublié ce petit détail qui lui plaisait beaucoup, il était un gros mangeur après tout et il aimait donc beaucoup manger, logique n'est-ce pas ? En tout cas, quelque chose aurait presque pu faire rire Karot, c'était que le gérant semblait avoir oublié le nom de son propre personnel, ce n'était pas si rare que cela mais bon, c'était toujours assez étrange. Juste avant qu'ils ne se quittent, il sembla que le tavernier semblait hésiter sur quelque chose, Karot se dit alors qu'il devait attendre qu'il se décide... Finalement, après à peine un quart de seconde, il finit par se présenter sous le nom d'Aelix et lui dire qu'il pouvait s'adresser à lui si besoin était... Tout en lui demandant ensuite si il comptait rester longtemps en ces lieux. C'était une bonne question qu'il posait là, peut-être allait-il rester jusqu'à ce qu'il reprenne son voyage bien qu'il ne savait pas combien de temps cela allait prendre. Il resterait au minimum une semaine et au maximum un mois ou deux sans doute. Mais il ne pouvait pas être sûr de lui, on ne savait jamais ce qui pouvait arriver, peut-être serait-il même forcé de partir le lendemain... Ou peut-être que quelque chose le bloquerait ici plusieurs années. On ne savait jamais ce que l'avenir pouvait nous réserver alors il ne fallait pas trop s'avancer sur ce genre de choses, ainsi souriait-il toujours tout en réfléchissant en moins d'une seconde.

"Enchanté Aelix. Pour être sincère avec vous, je n'en ai aucune idée. Sûrement jusqu'à ce que je reprenne mon voyage à travers le monde. Mais je payerai ne vous inquiétez pas, j'ai de quoi. Sinon, je pense aller manger un morceau comme vous me l'avez si gentiment proposé. Pourriez-vous simplement me faire appeler lorsque vous commencerez à jouer s'il vous plaît ? Je vous en remercie d'avance."

[Pas de problèmes, j'ai moi-même mit un peu de temps ^^.]
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MessageSujet: Re: Au chat en boite (Karot)   Dim 08 Avr 2012, 14:52

Enchanté… quelle étrange façon de saluer. Je l’avais déjà entendue avant, certes, et je savais qu’il ne s’agissait que d’une formule de politesse, mais le sens profond me heurta soudain, comme le font parfois les mots ou les expressions quand on prend le temps d’y songer. Enchanté. Ça aurait presque pu être drôle, si cette salutation avait été sincère… enfin, véritablement sincère, jusqu’au tréfonds de l’âme des mots. Je penchais légèrement la tête sur le côté en écoutant la réponse du voyageur. J’aurais aimé, moi aussi, ignorer tout de mes lendemains, être maitre de mes errances, marcher sans contrainte entre les différents mondes, sauvages ou civilisés. Mais je ne pouvais plus, pas si je voulais manger à ma faim. Je dépendais de cette organisation, et pour le moment personne ne s’en était plaint. A vrai dire, la majorité d’entre eux se souvenaient à peine de la fin de soirée : chaque soir, j’attendais quelques heures, puis je jouais, et les notes achevaient l’action de l’alcool, tout en me procurant ma nourriture. Cela convenait à tout le monde.
Mais pourrais-je continuer comme cela encore longtemps ? Quelqu’un allait bien finir par s’apercevoir de quelque chose.
Peut-être. Qu’importe, au fond. Ils avaient déjà tenté de me tuer deux fois, sans y parvenir. Qu’ils réessayent.


Bien. Demandez ce que vous désirez, ce soir vous être un invité, ici. Nous venons d’ouvrir, et les… clients... ont parfois un peu de mal à rester en place. C’est agréable de voir qu’il existe encore des personnes serviables, dans le coin. Les humains sont intéressants mais extraordinairement remuants.

Je m’en retournais après un dernier sourire. L’opération avait eu l’effet désiré : l’agitation était là, et je n’avais pas éveillé de soupçons, les rares regards trop curieux étant dirigés vers le jeune homme qui m’avait aidé.

*tu l’as mis en danger…*

*c’était ça, mourir de faim, ou tuer un autre village en perdant le maigre contrôle que j’ai. Je pense que tu préfères encore ça.*

*Tu devrais l’aider, au moins. Couvrir ses arrières.*

Il avait raison, comme d’habitude. Les humains évanouis n’allaient pas le rester longtemps, et bien qu’ils ne fussent pas dans un très bon état, ils risquaient de parler. Et avec les derniers évènements qui avaient eu lieu dans la ville, les lycans n’étaient pas franchement appréciés. Et j’étais plutôt bien placée pour savoir ce que les humains faisaient à ceux qu’ils n’aimaient pas.
Je trainais donc discrètement les corps dans un coin derrière mon piano, là où les ondes sonores se concentraient et se répercutaient, tout en chantonnant doucement.


Soyez sages, mes agneaux, soyez sages et dormez bien, si vous souhaitez vous réveiller au matin…

Je relevais la tête, ébouriffée, scrutant l’assemblée. Les clients étaient revenus à leurs occupations, mais je sentais une énergie latente se dégager de cet ensemble de corps, bien plus épaisse, parfumée, qu’elle ne l’avait été quelques minutes plus tôt.
Je vis du coin de l’œil une des serveuses apporter le repas de Karot. Cherchant par réflexe la deuxième, je ne la trouvais pas. Elle n’était nulle part. Fronçant les sourcils, je passais derrière l’escalier, jusqu’à un léger renfoncement ouvrant sur les cuisines. Elles étaient vides, à l’exception du cuisinier, mon associé, qui me salua de la tête avant de replonger dans ses marmites. Je soupirais et fis demi-tour, me retrouvant nez à nez avec la serveuse restante.


Tu n’aurais pas vu… *mince, il me faut un nom, là…*

*Nabelle.*

*Nabelle ? Comment tu sais ça, toi ?*

Ce n’était pas le moment de faire une crise interne de jalousie. Je me raclais la gorge, et repris.

Tu n’aurais pas vu Nabelle, par hasard ?

Si, elle est sortie il y a quelques minutes.

Sortie ? Mais… Où ? Elle est en plein milieu de son service !

Je ne sais pas, mais elle me laisse tout le travail sur les bras.

Elle me dépassa, pendant que mon cerveau carburait. Elle était partie juste après l’incident. Ce n’avait pourtant été qu’une petite bagarre, rapide et sans conséquence, si on la comparait à celles qui agitaient les autres établissements. Alors pourquoi ? Je me pris à regretter de ne pas mieux la connaître.
Contrariée, je reviens vers la salle bondée, ne cherchant plus à éviter les regards. Le publique était prêt, il était grand temps de jouer.

J'allais m’asseoir sur le tabouret devant le piano lorsque la porte s’ouvrit à la volée.

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MessageSujet: Re: Au chat en boite (Karot)   Mar 03 Juil 2012, 19:42

Tout cela m'avait manqué...


Karot venait de régler les petits problèmes qui se déroulaient dans la taverne à la demande du tavernier. Il ne savait pas encore que cela allait sûrement lui amener plusieurs plus ou moins importants donc il n'était pas encore inquiet, ne serait-ce qu'un petit peu. Il savait après tout que c'était un peu normal les bagarres dans les tavernes pour des raisons que vous connaissez vous même sans doute déjà mais... Le fait était qu'il était un Lycaon et non un Humain alors il aurait sûrement le droit à un traitement un peu plus violent si les forces de l'ordre apprenaient ce qu'il s'était passé durant cette soirée... Mais, puisque Karot n'était pas au courant de tout ce qu'il s'était passé durant son absence et le sort qu'on réservait désormais aux Lycaons qui commettaient un crime qu'il soit mineur ou majeur, il s'en moquait un peu vous savez. Mais passons... Si le jeune homme disait qu'il était enchanté, c'était bel et bien parce qu'il était enchanté, c'était certes une formule de politesse mais il le pensait aussi. Bien entendu, il le disait toujours par simple politesse mais là... C'était un peu différent, pour quelles raisons ? Je préfère garder le mystère pour le moment et je pense que vous le comprendrez. Le mystère était aussi une chose importante vous savez, il ne faut pas se découvrir complètement, c'est beaucoup trop dangereux.

Quoi qu'il en soit, maintenant que cette petite affaire était bel et bien réglé, il fallait s'intéresser à autre chose. Peut-être à l'offre que venait de lui faire le tavernier ? Enfin... Qu'il lui avait déjà faite quelques secondes avant que Karot n'intervienne pour stopper le combat. Alors, comme ça... Il était l'invité de la maison hein ? C'était quelque chose qui était assez plaisant pour le jeune homme, surtout qu'il était extrêmement gourmand comme vous le savez peut-être. Il pourrait ainsi manger presque autant qu'il voudrait sans que personne ne l'en empêche et cela était plutôt cool même si ça ne durerait pas très longtemps. Et puis... Karot était tout de même civilisé, respectueux et tout ça alors... Il ne viderait tout de même pas les stocks de la taverne, à moins de pouvoir les réapprovisionner dans l'heure, et ce n'est pas une expression quand je dis dans l'heure. Vous savez... Il en était en plus capable, une petite transformation en Lycaon pour aller plus vite au pire et tout serait réglé très vite mais... Etant très rapide même sous sa forme humaine, une transformation ne serait sûrement même pas nécessaire en réalité... Enfin... Je me perds un peu là il me semble alors je pense que nous devrions changer de sujet, vous êtes d'accord avec moi je suppose ? Alors faisons ainsi dès maintenant je vous pris, inutile de perdre du temps.

Ah ? Ils venaient d'ouvrir ? Karot se disait bien qu'il n'avait jamais vu cette taverne auparavant mais il ne pensait pas qu'ils venaient tous justes d'ouvrir... Il pensait que cela faisait même un bon bout de temps mais qu'il ne l'avait simplement jamais remarqué avant, cela arrivait vous savez... Enfin, il connaissait quand même la ville comme sa poche donc cela aurait été assez bizarre qu'il n'aie pas remarqué un endroit comme celui-ci avant si il avait été ouvert depuis longtemps. Karot n'était pas parti si longtemps que cela mais il y avait énormément de choses qui avaient changé dans cette ville, si bien qu'il avait parfois l'impression d'être arrivée dans une ville nouvelle qu'il se devait de visiter pour la connaître. Il n'aurait jamais pensé qu'il aurait été possible de faire tant de changements en moins d'un an... Enfin... C'était surtout des changements invisibles qui avaient eu lieu, et Karot n'avait même pas vu le quart de ces changements, il préférait ne même pas imaginer pour tout vous dire. Les humains étaient remuants de l'avis de l'homme qui se nommait Aelix... Ce n'était pas forcément faux mais ce n'était pas forcément vrai non plus. Il y avait pire que les humains et il était sûr qu'il y avait aussi mieux. Enfin bref, c'était un peu comme si les humains étaient entre deux feux, totalement même.

Bref, Karot était donc parti s'installer à une table, enfin ce qu'on pouvait appeler une table et qui serait en tout cas l'endroit où il mangerait dans cette taverne. Il attendait qu'une des serveuses vienne lui apporter à manger, il n'était pas pressé alors il ne s'attendait pas forcément à ce que ce soit rapide mais si cela l'était il ne pourrait pas se plaindre n'est-ce pas ? Le service était assez impressionnant pour tout vous dire. Ce n'était pas un des endroits chics qu'on pouvait voir dans d'autres endroits de Lan Rei mais... Le personnel était assez intéressant et le plus aimable du monde, vous aurez bien compris que la dernière chose dite est une expression n'est-ce pas ? Et puis... Même si le tavernier semblait quelque peu particulier, il était plutôt sympa apparemment. Bien entendu, il n'était sans doute pas humain et pas forcément clair dans ses actes mais cela ne voulait pas dire qu'il était un mauvais bougre. Après tout, on ne pouvait se permettre de juger les gens à leur apparence vous savez... Par exemple, Karot ne semblait pas du tout être un guerrier redoutable puisque c'était presque une aura angélique qui semblait l'entourer et le baigner et pourtant... Il était pas mal puissant. Bon y avait plus puissant que lui, vraiment plus puissant que lui et ce, partout dans le monde mais c'était normal.

Le repas de Karot ne mit pas longtemps à arriver d'ailleurs. Il semblait que la serveuse qui lui amena était franchement débordée... Il était vrai que Karot ne voyait plus la deuxième serveuse qui avait été au milieu de la bagarre qui avait précédemment eu lieu. Où pouvait-elle bien être ? Peut-être était-elle partie dénoncer le jeune homme ou quelque chose du genre ? C'était le genre dont Karot ne pouvait même pas avoir idée étant donné qu'il était totalement ignorant des nouvelles lois de la ville mais... Le jeune homme était du fait plus inquiet qu'autre chose pour cette dernière, peut-être était-ce dû à cette bagarre ? Peut-être avait-elle eu un problème ? Le jeune homme était en train de réfléchir tout cela tout en mangeant à une vitesse des plus impressionnantes. Oui, Karot avait toujours mangé extrêmement vite et extrêmement tout court... Peut-être était-ce parce qu'il s'entraînait énormément ou quelque chose du genre ? Il n'en savait rien mais en tout cas, c'était un trait de son caractère et de sa physionomie qui ne l'avait jamais quitté et qu'il affectionnait de toute manière pas mal pour tout vous dire. De toute manière, c'était bien simple... Karot aimait plutôt son caractère, il savait qu'il était loin d'être parfait et c'était justement sûrement cela qui lui plaisait le plus en fin de compte même si cela peut sembler bizarre dit comme cela.

Soudain... La porte s'ouvrit à la volée, attirant l'attention de toutes les personnes qui étaient aujourd'hui présentes dans la Taverne. Il y avait de quoi étant donné le bruit sourd que cette ouverture si violente avait produite. Karot se retourna vers celle-ci avec un morceau de poulet dans la main et un autre dans sa bouche ne sachant pas vraiment ce qu'il se passait comme sans doute la plupart des autres personnes qui se trouvaient ici... Enfin, peut-être qu'il était le seul à ignorer que son petit spectacle avait peut-être attiré les autorités ou la milice devrais-je peut-être dire. Après tout, comment aurait-il pu le deviner tout seul étant à peine revenu à Lan Rei, le tavernier l'avait plus ou moins prévenu mais bon. Les hommes en questions s'approchèrent alors du jeune homme qu'était Karot et ils lui demandèrent quelque chose qui l'étonna assez et qui le fit presque sourire. On lui demanda de quelle race était-il, il aurait sans doute dû répondre humain mais il dit avec fierté qu'il était un Lycaon, un de ceux qui étaient surentraînés qui plus est et qu'il ne valait mieux pas laisser en captivité car, même si ils se contrôlaient, ils étaient infiniment dangereux si ils se rebellaient. Mélange de peur et d'envie de tuer Karot, c'était la chose qui était perceptible actuellement chez ces hommes. Karot ne voulait pas détruire la taverne aussi sortit-il dehors avec les inconnus en question. Il s'exclama alors à voix haute pour que le tavernier se reconnaisse.


"Ah ! Que je suis impatient de pouvoir profiter de mon repas et de ma chambre. Sûrement dans quelques minutes, le temps qu'un spectacle aie lieu à nouveau. Peut-être bien... Ou peut-être pas."

[Désolé encore une fois de mon retard.]
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MessageSujet: Re: Au chat en boite (Karot)   Sam 07 Juil 2012, 00:05

Le bruit généré par les portes résonna un temps sous le haut plafond de la salle, porté par le soudain silence qui y régnait. Les clients, inquiets, fixaient les nouveaux arrivants : quelques hommes de la garde, qui, visiblement bien informés, se dirigèrent immédiatement vers la table où Karot, le lycan qui m’avait aidé plus tôt, profitait de son repas gratuit. Je le soupçonnais d’ailleurs de pouvoir ingurgiter des quantités inquiétantes de nourriture et commençais presque à regretter ma proposition, bien qu’elle soit, me soufflait mon instinct, la première d’une longue série. Peut être était il plus simple de répéter les erreurs que l’ont savait corriger, que de s’aventurer dans les eaux troubles de l’inconnu. Peut être étais je sage, en fin de compte.
Ou probablement pas.
Mais telle n’était pas la question. Pressentant que ces charmants visiteurs n’étaient pas venus jusque là dans le but de prendre le thé, je me redressais, curieuse. Qu’allaient-ils faire ? Je sentais les émotions des autres spectateurs s’entrechoquer et l’atmosphère s’électriser, crépitant délicieusement contre ma peau. Pas besoin de musique, l’agitation était telle qu’elle pénétrait directement mes veines. Malheureusement, elle n’avait pas que des effets positifs. La culpabilité, lancée contre mon esprit comme un chien de chasse sur un renard, mordait mes pensées. Je savais qu’elle avait été déclenchée par Ael, et qu’elle n’aurait du avoir aucune influence sur moi, mais je n’étais pas capable de résister à ce sentiment étrange, pinçant, désagréable.


Excusez moi, mais le patron, ici, c’est moi. Que voulez vous ?

On nous a rapporté la présence d’un lycan, tavernier. Ne te mêle pas de ça. Tu sais ce que tu risquerais.

L’homme me fut immédiatement antipathique. Me parler ainsi, à moi, avec cet air de dédain orgueilleux ? Je louchais soudain sur une grande fourchette à viande posée sur la table à côté de moi. Ce stupide humain mériterait une bonne correction, assurément.

Je juge parfaitement seule de ce qui est risqué pour moi et de ce qui ne l’est pas, garde. Et demandez lui, avant de juger.

Etonnement, après un regard goguenard, le stupide garde obtempéra. C’aurait pu être une bonne chose, si Karot n’avait été aussi fier de son appartenance, allant jusqu’à se vanter, consolidant volontairement les opinions des gardes.
*tsss*
Bien, je ne pouvais pas faire grand-chose pour lui à présent. Je vis Nox commencer à débarrasser sa table, puis s’arrêter alors que je le fixais avec de gros yeux. Je n’avais pas dit mon dernier mot, même si je n’avais pas encore d’idée précise de la procédure à suivre.
Dés que la petite troupe fut sortie, la taverne retrouva son atmosphère habituelle. Petit à petit, les discussions reprirent, et je devinais que bientôt, l’incident serait totalement oublié.
Soupirante, je me dirigeais vers des portes, que les gardes avaient bien évidement oublié de refermer. Il ne faisait pas particulièrement froid, mais je préférais être prévenue de l’arrivée de nouveaux clients, et le carillon fixé au dessus du chambranle m’aidait à ne pas perdre le fil. Alors que j’allais retourner à mon comptoir, la phrase du lycan me frappa.
Un spectacle ?
Ohoh, ce serait magique. Une sorte d’excitation enfantine me saisi et avant que j’ai eu le temps d’y réfléchir, je poussais la porte, ma besace passée à la va vite frappant contre ma hanche. Nox me fit un signe de main alors que la dernière serveuse frôlait la syncope, s’apercevant qu’elle était désormais seule pour s’occuper de toute la salle. Nul doute que je ne devrais pas compter sur sa présence le lendemain soir. Mais il serait toujours temps de regretter plus tard.
Je m’élançais aux trousses des gardes, suivant les jurons et les insultes des riverains dérangés dans leurs activités nocturnes par cette patrouille. J’eu tôt fait de les rattraper, alors qu’ils étaient encore à bonne distance de la caserne, et m’arrangeais pour surgir de l’ombre aux côtés du chef. Celui-ci sursauta, me faisant sourire.


Excusez moi, mais je crois qu’il y a eu mésentente. Ce lycan est mon client, et en tant que tel, j’apprécierais qu’il ne lui soit fait aucun tort. Sa chambre est déjà prête, vous comprenez. De plus, il me semble évident qu’il est plus risqué de le contrarier que de le laisser en paix. Mais peut être êtes vous de ceux qui préfèrent obéir à leurs croyances idiotes qu’à leur esprit ? Oh, pardon, c’est vrai, je ne devrais pas rappeler aussi violemment à votre mémoire cette partie qui vous fait si cruellement défaut… si seulement le reste était à la hauteur, vous auriez peut être une chance de survie. Quel malheur.

L’homme me fixa d’abord avec des yeux ronds, avant de se reprendre enfin et de grogner comme une bête en rogne. Ce n’était surement pas malin de ma part de l’agresser ainsi, mais c’était tellement plus amusant… Et puis, le lycan m’avait promis un spéctacle. Cela ne me rassura pourtant qu’à moitié, et ma main, dans mon sac, se crispa nerveusement sur ma flûte.
Avais-je eu tort ?

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MessageSujet: Re: Au chat en boite (Karot)   Mar 10 Juil 2012, 16:50

Si je m'attendais à ça...


L'ambiance pesante qui était maintenant présente dans la taverne était celle que le jeune Karot avait voulu provoquer. Il trouvait que cela était très amusant contrairement à l'atmosphère qu'il y avait précédemment. Toutes les personnes qui étaient en train de s'amuser et qui baignaient dans l'insouciance la plus totale quelques secondes avant l'entrée des gardes dans la taverne avait laissé place à un stress et une inquiétude très forte et perceptible. Du côté de Karot, il n'y avait ni stress ni inquiétude ni aucun autre sentiments de ce genre en lui, que ce soit perceptible ou non d'ailleurs. Il n'était pas non plus insouciant mais il savait parfaitement qu'il n'avait rien à craindre de ceux qui semblaient se présenter comme des opposants. Quoi qu'il arrive, il savait qu'il ne pouvait pas perdre contre de simples gardes, après tous les dangers qu'il avait traversé au cours de sa courte vie, ce n'était pas de simples gardes de Lan Rei qui allaient réussir à l'arrêter de quelque manière que ce soit. Il se demandait d'ailleurs toujours autant ce qu'il s'était passé en ces lieux pour qu'il y ait désormais de telles lois à propos des Lycaons, il ne se souvenait pas que c'était le cas lorsqu'il était parti en voyage, ou peut-être n'était-il pas au courant à l'époque mais que c'était déjà le cas ? Cela était possible en y réfléchissant bien.

Le tavernier que j'avais aidé précédemment s'interposa si on pouvait dire cela entre Karot et les gardes en leur demandant ce qu'ils voulaient... Ceux-ci n'hésitèrent pas une seconde à balancer qu'il était un Lycaon et à parler de manière très supérieure et orgueilleuse au tavernier nommé Aelix afin de lui faire comprendre qu'il valait mieux pour lui qu'il ne mette pas son nez dans cette affaire si il voulait éviter toutes sortes de problèmes. Quelle façon orgueilleuse de parler... Le jeune homme ne comprenait pas pourquoi les personnes se sentaient infiniment supérieures lorsqu'elles avaient un tout petit peu plus de pouvoir que les autres, plus que de l'incompréhension, c'était une chose qu'il ne supportait pas et détestait presque autant que les lâches. Enfin bref, qui avait bien pu rapporter qu'il était un Lycaon sans même avoir de preuves ? Il fallait dire que les ragots tournaient vite dans cette ville, mais il ne s'était pourtant pas mis en forme animale ou quoi que ce soit du genre. Enfin bref... A partir du moment où on soupçonnait quelqu'un d'être un Lycaon, le fait qu'il le soit réellement ou pas n'avait qu'une importance secondaire à ce que voyait Karot. Pourquoi ? Il ne voulait même pas chercher à connaître la réponse, il savait que ce serait une réponse des plus énervantes de toute façon.

Quoi qu'il en soit, pourquoi Karot aurait-il dû se cacher de son appartenance à une race aussi fière et majestueuse que celle des Lycaons ? Bien entendu, il y avait différentes sortes de Lycaons qui plus, les deux catégories principales que faisaient Karot dans son propre esprit et qu'il jugeait comme pertinentes étaient tout d'abord celle des Lycaons qui savaient se contrôler opposée à celle des Lycaons qui n'avaient aucun contrôle sur leur forme animale. L'un était plus dangereux que l'autre car incontrôlable mais aussi très vulnérable car guidé par son seul instinct tandis que l'autre était d'apparence plus calme ayant encore une conscience de ses actes mais encore plus dangereux que l'autre grâce à cette conscience de lui-même justement. Karot faisait parti de la deuxième de ces catégories à force d'un entraînement des plus intenses et à force de se transformer et de se forcer à se contrôler bien entendu. Ce n'était pas chose aisée mais tout était possible avec plus ou moins de volonté dans ce monde, c'était en tout cas ce en quoi croyait le jeune homme au fond de lui et qu'il n'hésitait pas à clamer d'ailleurs. Bref, il fallait sortir de la taverne pour éviter d'apporter des problèmes inutiles au tavernier et c'est la seule raison pour laquelle Karot accepta de suivre ces abrutis de garde trop sûr de leur supériorité.

Où est-ce qu'ils allaient emmener le jeune homme ? C'était une question qu'il se posait pour vous dire la vérité mais pas pure curiosité. Il se demandait si ça allait être long, il allait devoir attendre un petit moment avant de pouvoir les exploser, histoire d'éviter que d'autres gardes ne rappliquent car il ne voulait pas non plus annihiler la garde de sa ville natale, et il n'était pas non plus sûr d'en être capable pour vous dire la vérité. Une petite dizaine c'était facile mais plusieurs milliers de soldats si il n'abusait pas... C'était une toute autre histoire, nous sommes bien d'accord sur ce sujet-là n'est-ce pas ? Qu'affronter dix personnes était différent que d'affronter mille personnes. Mais bon, pour le moment, ils étaient tous en train de marcher dans une direction que Karot connaissait plutôt bien dans l'ensemble mais qui ne lui semblait pas être l'endroit où on envoyait les prisonniers... Peut-être avaient-ils prévu de le tabasser avant toute chose ? Où peut-être voulaient-ils le vider de son argent et de tout ce qu'il avait de valeur. Il ne fallait pas croire que les représentants de la justice étaient tous des personnes avec de l'honneur et respectant cette justice, ils utilisaient juste leur pouvoir à leur guise pour mettre en place leur propre justice même si elle n'était pas forcément justifiée.

A bien y réfléchir, il s'avérait que c'était bel et bien vers la caserne que Karot était entraîné d'être emmené par les gardes mais.. Alors qu'ils étaient encore plutôt loin du lieu dit, le tavernier de tout à l'heure s'opposa à nouveau à la garde dans une provocation digne d'un maître en la matière. Karot explosa alors de rire tandis que le chef des gardes semblait être des plus contrariés par cette intervention provocante et incongrue. Il avait raison sur bien des points si vous vouliez tout savoir, après tout... On savait tous qu'il valait mieux laisser les bêtes tranquille plutôt que de les enrager inutilement, non ? Enfin bref, puisqu'ils semblaient déterminés à se battre et à ne pas laisser Karot partir, il allait falloir agir. Le jeune homme ne se serait pas battu aussi vite si l'un des gardes n'avaient pas essayé de s'en prendre à Aelix. A partir de ce moment-là, Karot disparut littéralement pour réapparaître entre le garde et Aelix, il attrapa sa tête et la jeta contre le sol avant d'à nouveau disparaître pour mettre un coup de genou ultra-rapide derrière la nuque à un autre. Il resta alors sur place et trois personnes foncèrent sur lui, il ne bougea pas d'un poil mais lorsqu'ils frappèrent tous, il se baissa d'un seul geste et ils s'embrochèrent tous. Quelle triste destinée. Karot sourit alors et regarda le chef de la garde ainsi que ses quatre comparses.


"Vous pensez vraiment qu'il est nécessaire de continuer ? Vous êtes à mille lieues de pouvoir même me toucher. Allez partez s'il vous plaît, vous mourrez sinon. Et je ne veux pas."
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MessageSujet: Re: Au chat en boite (Karot)   Sam 15 Sep 2012, 17:45

La seconde qui précéda l'intervention de Karot me sembla durer une éternité. Raison à cela, l'incertitude qui me rongeait : aurais je le temps d'esquiver ? Pouvais je utiliser ma flûte devant ces gens sans craindre de problèmes ? Le lycan était manifestement grillé (allez savoir comment), mais ma couverture tenait encore... non, vraiment, ça n'était pas une bonne idée. Peut être pourrais je utiliser mes dons pour les étourdir ? Les mots, la musicalité de la voix, avaient un effet certes moins fort que les notes d'un instrument, mais tout de même assez efficace...
Heureusement, le lycan me tira de ce mauvais pas.
En une poignée de secondes, il mit à terre, sans difficulté, cinq des gardes. Il en restait encore autant debout, soufflés eux aussi par l'enchaînement des événements. Pour faire bonne mesure, je m'assurais que le premier à être tombé était bien mort.
Il ne l'était pas.
La peau de son visage avait été arrachée par le choc, et présentait de multiples petites coupures, comme un fruit trop mur tombé de son arbre. Il respirait encore, mais était inconscient. Le choc aurait pourtant du le tuer. Il n'avait pas eu de chance.
Entendant la proposition de Karot, je me redressais, et pris un air ennuyé.


Si je puis me permettre, ils ont une véritable raison de vous poursuivre, maintenant. Si vous les laissez partir, ils préviendront les autres, et ma taverne sera mise à sac. J'aimerais éviter.

M'adressant directement aux gardes, je pris un ton plus froid.

Vous savez quoi, je vais quand même vous laisser le choix. La désertion : un bateau part pour Ghurol cette nuit, j'ai entendu dire qu'ils manquaient de bras pour transporter la marchandise.
Ou la mort. Inutile de vous dire que la deuxième option m'arrangerait.


Tout en parlant, j'avais avancé, forçant notre petit groupe à rentrer dans une nappe de ténèbres ou personne ne pourrait nous voir. Cela laissait peu de place pour manœuvrer, mais les gardes étaient pris au piège. La petite démonstration de Karot avait visiblement sapé leur suffisance insupportable, et je m'en réjouissais. Rien de tel qu'une petite leçon de modestie au beau milieu de la nuit pour égayer le quotidien. C'était agréable d'être accompagnée de quelqu'un d'intimidant. Ael avait beau être plutôt grand et bien bâtit, son côté apprêté, que je trouvais pour ma part charmant, nous faisait souvent perdre un peu de crédibilité dans ce genre d'occasions. Karot avait l'avantage d'être efficace et doté d'une aura effrayante quand il s'y mettait.
Heureusement cependant que j'avais de meilleurs yeux que la plupart des humains, car sinon je n'aurais pu profiter vraiment du combat éclair.

Enfin, au bout d'un instant de flottement, le garde en chef parti dans un grand éclat de rire. Je secouais la tête, désolée de ne pas avoir été prise au sérieux. Maintenant que les ombres cachaient mon visage, je n'avais plus de raison de me cacher. Je sorti ma flute.


Dernière chance. Ne soyez pas si pressés de me plaire.

J'avais sûrement anéantis les efforts de Karot. Peut être que si je n'étais pas intervenue, ils auraient accepté son offre. Peut être même qu'ils n'auraient rien dit. Mais je n'avais pas envie qu'ils s'en tirent vivants. C'était aussi simple que ça.

Qu'est ce que tu comptes faire avec ton bout de bois ? Me l'enfoncer dans le nez ? C'est mignon...

Typique réplique d'imbécile. Je notais pourtant qu'aucun ne faisait mine d'avancer, intimidés qu'ils étaient par le lycan. Si puissant, sans avoir besoin de se transformer... Je comprenais qu'ils en aient peur. Mais j'étais aussi un peu vexée qu'ils accordent aussi peu crédit à mes paroles. Je leur offrais une chance, après tout ! Ils auraient du être reconnaissant, la saisir et vénérer à jamais ma clémence comme s'ils étaient les élus d'une divinité. Mais non. Ils étaient trop idiots pour le comprendre.

Vous voyez, dis je, ignorant le chef des gardes. Ils ne veulent pas d'une solution pacifique. Si la chasse vous ennuie, je vous laisse retourner à la taverne. Sinon, partageons, d'accord ?

Un premier garde, après une légère hésitation, se jeta sur Karot, profitant de ce que nous détournions les yeux de leur groupe. Un deuxième le pris à revers. Je ne m'y attardais guère plus cependant, car un troisième garde, profitant de la diversion, s'était élancé dans la ruelle, certainement pour aller chercher du secours. Malheureusement pour lui, dans ce coin du port les ruelles formaient un véritable labyrinthe, que la nuit et la panique ne devaient pas rentre plus simple à élucider. Souriante, je m'élançais à sa suite, écrasant au passage le visage d'un autre garde qui tentait de me retenir contre le mur en crépis. Il y laissa une longue traînée sanguinolente avant de s'écraser au sol. J'espérais que c'était douloureux.
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